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Antonin Artaud (Autre)
ISBN : 2070366901
Éditeur : Gallimard (04/10/1975)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 567 notes)
Résumé :
Le Moine (The Monk) est un roman gothique de jeunesse écrit par Matthew Gregory Lewis, et publié en 1796. Mathew Gregory Lewis a écrit Le Moine dans le but de divertir sa mère. Il peut paraître très subversif dans les thèmes abordés (viol, inceste, matricide, magie noire...) ou dans l'attitude de certains personnages.

Dans Le Moine la morale reste ancrée dans les us et coutumes de la société. Dans ce sens, Le Moine véhicule les peurs aristocratiques ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  07 février 2013
Roman de la perversion par excellence, le Moine figure en bonne place dans ce registre auprès de Don Juan et des Liaisons Dangereuses.
J'ai lu la version remaniée (donc pas la plus fidèle à l'original de Lewis) proposée par Antonin Artaud il y a quelques années (beaucoup d'années en vrai, mais, chuuut ! ne le dites à personne) et je vais tâcher d'égrener mes souvenirs de la façon la plus constructive possible.
J'ai d'abord souvenance d'un beau style, très classique et très travaillé mais non dénué de fluidité ce qui rend la lecture fort agréable. Ce style est à mon sens l'un des grands points forts de l'ouvrage.
Ensuite vient le scénario, un peu plus confus, je dois l'admettre, mais en gros, on assiste à la mise à mort du sentiment de vertu ou du sens moral chez un religieux qui professe à tous vents la vertu et le sens moral.
Cet homme, ce moine, cet Ambrosio, est un rigoriste, un janséniste, que sais-je, un intégriste des valeurs morales prônées par l'église catholique, notamment en ce qui concerne les questions de l'amour et de la chair dans l'Espagne du XVIIIème siècle ou peut-être même avant, je ne me le souviens plus très bien.
Quelque chose en lui me rappelle d'autres avatars d'instruments du diable comme le Claude Frollo de Notre-Dame de Paris ou encore l'abbé Donissan de Sous le Soleil de Satan, quelqu'un de trop brut, de trop pur, de trop obscur, de trop intransigeant soit pour être humain, soit pour être totalement sincère jusques aux tréfonds de sa propre chair.
Or, nous apprendrons, par l'entremise d'un jeune novice dont je préfère ne rien dire de plus, qu'il est finalement humain, donc faillible, et que derrière ce masque d'intransigeance se cache en fait un immense réservoir de tentations refoulées et qui ne demandent qu'à être assouvies de la façon la plus violente et la plus perverse qui soit.
De ce point de vue, le roman prêche en faveur de l'existence du vice sous le plus épais et apparemment immaculé voile de vertu qui se présente à nous et, à l'instar d'un ancien slogan publicitaire vantant les mérites d'une marque de frites surgelées, où il était dit que c'était ceux qui en parlaient le moins qui en mangeaient le plus, l'auteur de ce roman (Lewis ou Artaud, au choix) nous invite à réfléchir sur les grands moralisateurs, les chevaliers errants de l'ordre éthique, les grands défenseurs des hautes valeurs morales humaines, et peut-être bien que pour eux aussi, ce sont ceux qui en parlent le plus qui en ont le moins. Parce que justement, ils se sentent tiraillés en eux-mêmes par l'appel satanique, parce qu'ils savent ce que les apparences cachent de perversion et d'inavouable, ils crient au loup, alors que le loup... c'est eux ! du moins, c'est probablement un peu chacun de nous… à méditer.
D'un point de vue historique, l'ouvrage de Matthew Gregory Lewis, puis cette nouvelle mouture d'Artaud marquent une étape importante de la littérature dite « gothique » et tous les critères du genre (ou à peu près) sont réunis ici en un seul volume.
Je vous avoue que ce n'est pas cet aspect du roman qui me séduit le plus, mais celles et ceux qui sont sensibles à cette littérature goûteront avec plaisir l'un des fleurons historiques du genre.
Voici donc ce que mes quelques souvenirs me dictent, au demeurant, ils ne font qu'exprimer mon petit avis de néophyte en matière de roman gothique, autant dire, pas grand-chose.
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isajulia
  29 octobre 2014
Voilà un roman comme je les aime!
J'ai entendu parler du Moine par les lecteurs de Babelio, en voyant défiler dans mon fil d'actualité certaines chroniques concernant ce livre, ma curiosité à été piquée au vif alors quand j'ai trouvé un exemplaire d'occasion à la librairie je n'ai pas hésité une seule seconde avant de l'acheter.
Avant de me lancer dans la lecture de ce livre qui sentait le vice à plein nez, j'ai été partagée entre deux sentiments : la peur de m'ennuyer à mourir malgré les divers avis enthousiastes et l'envie d'en savoir plus sur ce moine à la pseudo conduite exemplaire. L'envie à pris le dessus et j'ai rudement bien fait de me plonger dans ce bouquin car je n'ai pas pu le lâcher avant d'en savoir la fin.
Sous le soleil de Madrid, nous allons faire la connaissance d'Ambrosio, moitié moine/ moitié saint tellement le monsieur est suffisant quant à sa capacité à résister aux plaisirs de la chair. Vénéré comme une idole, toute la bonne société se presse dans son église pour écouter ses sermons, ce qui contribue à gonfler l'orgueil de ce prêtre strict et intransigeant. Sûr de lui et de sa vertu, Ambrosio est loin de se douter que le mal n'est jamais loin et réserve des surprises aux individus dans son genre. C'est sous l'apparence d'un jeune novice répondant au nom de Rosario, qu'Ambrosio va voir sa belle morale voler en éclats...
Alors là, je dis chapeau, j'ai vraiment adoré! L'écriture est belle, le récit est bien construit, le suspense va crescendo et les personnages sont tous intéressants, ce qui fait du Moine, à mes yeux, un petit bijou de la littérature classique (connaissant pas ou peu la littérature gothique je ne vais pas me risquer à faire des comparatifs sur ce style, d'autres lecteurs seront certainement plus avisés que moi en la matière). J'aurai été sacrément bête de passer à côté et je ne regrette vraiment pas de l'avoir découvert car il va rentrer dans le top 10 de mes livres préférés. Je me suis vraiment éclatée à découvrir la déchéance de ce démon d'Ambrosio. Il est tellement suffisant, sûr de lui et des bonnes grâces qu'il croit avoir du Tout Puissant qu'il met le vice un cran au-dessus quand il accomplit ses péchés. Non content d'être corrompu jusqu'au cou, le bonhomme est en plus un poltron de première, de quoi en faire un héros de roman particulièrement drôle malgré lui et l'image que veut en donner l'auteur. Viol, perversion, vice, horreur... tout est réuni pour offrir un cocktail moderne et explosif qui comblera le lecteur, en plus halloween approche à grand pas alors inutile de s'en priver. Foncez les amis, vous ne serez pas déçus!
A lire!
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HannibalLectrice
  25 mai 2014
Un livre que l'auteur aurait écrit pour divertir sa chère maman?! un livre qui fut forcement censuré et pour cause!!! Un condensé d'horreurs et de cruautés, viol, meurtre, inceste. le mal fait quasi son apparition à chacune des pages, par le mal l'auteur voit les tentations auxquelles sont soumis tout individu et plus particulièrement les hommes et femmes d'église. Les superstitions et croyances de l'époque ont également une belle place dans ce récit, sans oublier la condition de la femme.
Croyez moi ou non, là je ne parle ni de croyances, ni de superstitions, mais ce livre m'a littéralement scotchée voire ensorcelée et c'est un fait! Divinement bien écrit ou du moins traduit et je ne pactise avec aucune entité en disant cela, un livre écrit en 1795, oui oui 1795, un auteur, un précurseur j'vous dis, mais malheureusement pas le plus connu de la littérature Gothique.
Verdict... Je veux bien pactiser avec ce genre la (littéraire of course).
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Gwen21
  22 février 2017
Archétype du roman gothique, "Le moine" de Lewis présente une structure narrative très proche de celle du "Manuscrit trouvé à Saragosse" du polonais Jan Potocki. Les deux oeuvres ont été écrites à dix ans d'intervalle et témoignent bien d'un courant littéraire qui marquera autant les lecteurs que les auteurs-héritiers.
Comme chez Potocki qui s'en sera sans doute inspiré, c'est dans une Espagne baroque que se situe l'action de ce roman aux multiples identités : récit d'apprentissage, d'aventures, noir et fantastique où se croisent des spectres, des démons et des êtres apparentés aux vampires ; roman picaresque, libertin, "à tiroirs", riche de portée philosophique et de réflexion sur l'humanité. Passion amoureuse, luxure, pacte diabolique, combat des vices et des vertus... une chose est sûre, on ne s'ennuie pas une seconde.
Pour une raison aussi obscure que les caveaux souterrains du couvent de Sainte-Claire - théâtre funeste de plusieurs scènes du roman -, je craignais de me frotter à ce classique. J'avais peur de découvrir un style suranné, dépassé et des "aventures" à faire frémir de l'ovaire les Saintes-Nitouches de l'époque mais mes craintes étaient complètement injustifiées. Malgré la noirceur et parfois le côté alambiqué du récit, le style reste accessible voire actuel, rien d'exacerbé (hors les sens), et si au début j'ai craint la multiplicité des personnages, on s'y familiarise facilement (beaucoup plus facilement en tout cas que pour Potocki).
Nul doute qu'à sa parution ce roman a dû faire une grande sensation et ôter le sommeil à bien des lecteurs, hommes ou femmes. Il sent le souffre et traîne le scandale dans son cortège.

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Bibalice
  07 janvier 2014
J'avais quelques souvenirs confus du Moine de Matthew Gregory Lewis tel que traduit par Antonin Artaudque je me souviens avoir lu adolescent vers 15 ou 16 ans. C'était autant le nom et la réputation d' Antonin Artaud que celle de ce livre qui m'avaient séduits. On m'avait parlé de ce roman gothique comme d'un livre maudit, censuré maintes fois. Je voulais alors tout savoir sur la littérature gothique et ses origines. Celui-ci était l'un des premiers et donc typiquement le genre de livres que l'on aime avant d'en ouvrir la première page. Puis mon intérêt pour les romans gothiques a faibli et je dois dire que j'ai peu à peu oublié ce livre. Il ne m'était pas resté en mémoire comme d'autres lectures du même âge et je ne me souvenais plus de grand chose avant de le relire grâce aux Presses universitaires du Mirail, qui publient une nouvelle version en s'écartant de la traduction de Artaud et que je remercie chaudement. L'histoire est donc celle d'un prêtre rigoureux aux moeurs bien solides et dictées par sa foi. Il ne vit qu'à travers ses règles et, au début du roman, il ressemble un peu plus à un saint qu'à un homme fait de chair et de sang. Une arrivée dans les monastère va changer la donne en dévoilant son vrai visage et le plongeant dans une vague de tourments sans précédents. Ses tourments portent le nom d'une jolie none. Au delà de son habit de moine, ce dernier est bien un homme et un de ceux qui se corrompt peut-être encore plus facilement que d'autres. le moine, si prompt à pourfendre "le mal" y succombe assez vite. Croyez-vous pourtant que cela l'amènera à réfléchir sur son comportement et sa très stricte idéologie ? C'est toute la clef de ce puissant roman sur l'hypocrisie. Un roman violent -où personne ne sort totalement indemne- mais porté par une plume sublime. L'édition des Presses universitaires du Mirail, enrichie de gravures de l'époque et commentée par un spécialiste est une merveille du genre.
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Citations et extraits (110) Voir plus Ajouter une citation
SeshetaSesheta   09 juin 2008
Il y avait à peine cinq minutes que la cloche du couvent sonnait, et déjà la foule se pressait dans l’église des Capucins. N’allez pas croire que cette affluence eût la dévotion pour cause, ou la soif de s’instruire. Ce n’étaient là que de rares exceptions : dans une ville telle que Madrid, où la superstition règne en despote, on chercherait inutilement la vraie piété. L’auditoire assemblé dans l’église des Capucins y était attiré par des raisons diverses, mais toutes étrangères au motif ostensible. Les femmes venaient pour se montrer, les hommes pour voir les femmes : ceux-ci par curiosité d’entendre un si fameux prédicateur ; ceux-là faute de meilleure distraction avant l’heure de la comédie ; d’autres encore, parce qu’on leur avait assuré qu’il n’était pas possible de trouver des places dans l’église ; enfin la moitié de Madrid était venue dans l’espoir d’y rencontrer l’autre. Les seules personnes qui eussent réellement envie d’entendre le sermon, étaient quelques dévotes surannées, et une demi-douzaine de prédicateurs rivaux, bien déterminés à le critiquer et à le tourner en ridicule. Quant au reste des assistants, le sermon aurait pu être supprimé sans qu’ils fussent désappointés, et même très probablement sans qu’ils s’aperçussent de la suppression.
Quoi qu’il en soit, il est certain du moins que jamais l’église des Capucins n’avait reçu une plus nombreuse assemblée. Tous les coins étaient remplis, tous les sièges étaient occupés ; même les statues qui décoraient les longues galeries avaient été mises à contribution : des enfants s’étaient suspendus aux ailes des chérubins ; saint François et saint Marc portaient chacun un spectateur sur leurs épaules, et sainte-Agathe se trouvait avoir double charge. Aussi, malgré toute leur diligence, nos deux nouvelles venues, en entrant dans l’église, eurent beau regarder alentour : pas une place.

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KrisPyKrisPy   15 juillet 2014
Quelles tentations avez-vous vaincues ? Lâche ! vous avec fui la séduction, vous ne l'avez pas combattue. Mais le jour de l'épreuve arrivera : oh ! alors, quand vous céderez à la violence des passions, quand vous sentirez que l'homme est faible et sujet à errer ; lorsque, en frissonnant, vous jetterez l'oeil en arrière sur vos crimes et que vous solliciterez, avec effroi, la miséricorde de Dieu, oh ! dans ce moment terrible, pensez à moi, pensez à votre cruauté ! Pensez à Agnès et désespérez du pardon !
Ces derniers mots avaient épuisé ses forces, et elle tomba sans connaissance dans les bras d'une nonne qui était à côté d'elle; On l'emporta immédiatement hors de la chapelle, et ses compagnes la suivirent.
Ambrosio n'avait pas écouté ces reproches sans émotion. Une secrète angoisse au coeur l'avertissait qu'il avait traité cette infortunée avec trop de dureté. Il retint donc la supérieure, et se hasarda à prononcer quelques paroles en faveur de la coupable.
- La violence de son désespoir, dit-il, prouve qu'au moins le vice ne lui est pas familier; Peut-être en la traitant avec un peu moins de sévérité, et en mitigeant jusqu'à un certain point la punition ordinaire...
- La mitiger, mon père ! interrompit la dame abbesse : ne croyez pas que je le fasse. Les lois de notre ordre sont strictes et sévères ; elles sont tombées depuis longtemps en désuétude ; mais le crime d'Agnés me démontre la nécessité de les faire revivre. Je vais signifier mes intentions au couvent, et Agnès sera la première à éprouver la rigueur de ces lois, qui seront exécutées au pied de la lettre. Adieu, mon père !
A ces mots, elle sortit rapidement de la chapelle.
- J'ai fait mon devoir, se dit Ambrosio.
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latinalatina   02 août 2011
L'horloge du clocher voisin sonna "une heure". Je sentis un frisson soudain se répandre sur mon corps. Je tremblais sans savoir pourquoi; des gouttes froides me coulaient du front et mes cheveux se hérissaient de frayeur. Tout à coup, j'entendis des pas lents et lourds monter l'escalier. Involontairement, je me mis sur mon séant et je tirai le rideau du lit. Une simple veilleuse, brûlant sur le foyer, jetait une faible lueur dans la chambre. La porte s'ouvrit avec violence; une figure entra, et s'approcha de mon lit d'un pas solennel et mesuré. Tremblant de crainte, j'examinai ce visiteur nocturne. Dieu tout-puissant ! c'était la nonne sanglante ! (...) Je contemplais le spectre avec une horreur trop grande pour être décrite; mon sang était gelé dans mes veines. Je voulus appeler au secours, mais le son expira sur mes lèvres. Mes nerfs étaient comme garrottés dans une complète impuissance, et je restai dans la même attitude, inanimé comme une statue.
Le fantôme de la nonne me considéra quelques minutes en silence; il y avait quelque chose de pétrifiant dans son regard. Enfin, d'une voix sourde et sépulcrale, elle prononça les paroles suivantes :
"Raymond ! Raymond ! tu es à moi ! Raymond ! Raymond ! Tant que le sang coulera dans tes veines, je suis à toi !"
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isajuliaisajulia   22 octobre 2014
L'horrible expression de solennité peinte sur le visage de Mathilde poursuivit les pensées du moine comme un remords, et réfléchissant qu'il y avait infiniment plus de mérite à vaincre la tentation qu'à l'éviter, il se réjouit de l'occasion qui lui était offerte de prouver la solidité de sa vertu. Saint Antoine avait bien résisté à toutes les séductions de la volupté, pourquoi, lui aussi, n'y résisterait-il pas? D'ailleurs, saint Antoine avait été tenté par le diable, et lui, Ambrosio, n'avait à redouter qu'une simple mortelle, craintive et pudique, qui n'appréhendait pas moins que lui de le voir succomber.
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Nastasia-BNastasia-B   08 février 2013
Ambrosio était dans la pleine vigueur de l'âge ; une femme, jeune, adorable, charmante, s'offrait à lui, que son amour avait mené aux portes du tombeau. Il s'assit sur le bord du lit. Sa main n'avait pas quitté le sein de Mathilde et la tête dorée de la tentatrice reposait toujours voluptueusement sur sa poitrine. Quel homme à sa place aurait résisté à une aussi complète fascination ? Il se laissa aller et plaqua ses lèvres sur celles qui les cherchaient. Ses baisers rivalisèrent d'ardeur et de fougue avec ceux de son amante ; il l'étreignit de toute son âme et laissa sourdre vers elle le flux montant de ses désirs. Il n'y eut ni vœux, ni sacrements, ni honneur, il n'y eut plus que la volupté de l'heure.
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Video de Matthew Gregory Lewis (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Matthew Gregory Lewis
Bande annonce "Le moine" (2011), adaptation de Dominik Moll du célèbre roman gothique de Matthew G.Lewis, publié en 1796, « Le Moine ». Avec Vincent Cassel dans le rôle-titre.
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