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EAN : 9782490040001
252 pages
Éditeur : Auto édition (08/12/2017)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Un jour de janvier, un cataclysme sans précédent décime la quasi-totalité de l’humanité en quelques secondes. Les survivants doivent affronter par la suite toute l’hostilité de la planète ravagée, les fous dangereux sillonnant les routes… et les hordes d’anges descendus du Ciel pour les exterminer. Le tout sous des coups lancinants frappés à la Grande Horloge de l’Apocalypse. Douze coups, six cents jours, à la fin desquels la réalité telle que nous la connaissons di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
April-the-seven
  05 décembre 2017
J'ai découvert Rozenn Illiano à travers ses superbes illustrations il y a déjà plusieurs années. Je savais qu'elle publiait ses romans en auto-édition, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de la lire jusqu'à aujourd'hui. Verdict ? Il faut croire qu'elle écrit aussi bien qu'elle dessine, car j'ai passé un excellent moment avec Tueurs d'anges.
Ce premier tome raconte l'histoire de l'apocalypse comme celle que l'on trouve dans les films ou dans beaucoup de livres. D'abord, il y a le cataclysme qui décime la Terre et tue la quasi-totalité de l'humanité. La seule différence, c'est qu'ici, on ne doit pas s'attendre à tomber sur des extraterrestres ou des zombies. Ce sont les anges qui se chargent d'éliminer les derniers survivants avant que le douzième coup de l'horloge sonne la fin du monde. Dans ce chaos indescriptible, Ana a réchappé au cataclysme et fait son possible pour ne pas attirer l'attention des anges, espérant survivre le plus longtemps possible. le monde tel qu'elle l'a connu n'existe plus. Les rares humains qui croisent sa route ne sont pas tous animés de bonnes intentions. Certains se sont reconvertis en pilleurs, d'autres, au contraire, ont choisi de traquer leurs traqueurs. On les appelle les tueurs d'anges.
Dès la première page, le ton est donné et j'ai su que j'allais accrocher. C'est assez fou de savoir d'un seul coup d'oeil que l'histoire est faite pour nous, mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti. L'ambiance générale du récit n'est pas pour nous mettre à l'aise – bien au contraire ! –, mais la plume de Rozenn Illiano est là pour nous alpaguer dès les premiers mots posés. J'ai rarement vu une telle singularité dans une écriture. Elle a du cachet, elle peut se faire tour à tour sarcastique et oppressante. Il y a une assurance que l'on ne retrouve pas partout et qui fait qu'on croit sans problème à l'histoire. L'espace de quelques heures, j'ai eu le sentiment que l'Apocalypse avait réellement eu lieu et que je tentais de survivre aux côtés d'Ana, Elias, Chester et des autres…
La première partie de l'histoire est racontée par Ana et c'est ce personnage qui a fait toute la différence, à mon sens. Il y a en elle un mélange de fragilité et de force qui fait qu'on s'attache sans tarder. J'ai aimé qu'elle soit aussi méfiante et brute de décoffrage. Et même si elle est délicieusement caustique, on sent bien qu'elle reste une jeune fille apeurée dans ce monde trop vaste aux multiples dangers.
Sa rencontre avec Elias et les révélations qui en découlent apportent un second souffle à l'intrigue. Outre le fait que celle-ci engendre bon nombre de questionnements, Rozenn Illiano ne nous laisse pas reprendre notre souffle bien longtemps puisque de nouveaux mystères viennent épaissir la trame. Je n'en dirai pas plus, mais la seule chose à retenir, c'est que cette petite touche d'onirisme est comme la cerise sur le gâteau. Ce mélange des genres rend l'histoire encore plus prenante (si tant est que ce soit possible !).
Tout au long du roman s'installe une tension de plus en plus palpable. J'avais clairement l'impression d'entrer dans un univers où il n'y avait aucune issue, quoi qu'il se passe durant cette « période de grâce » entre le cataclysme et le douzième coup de l'horloge. Car on sait bien que le monde va disparaître. D'ici peu de temps, tout sera terminé. Mais certains ont pris la décision de mettre à profit ce temps pour agir. Ça peut sembler vain et inutile, mais c'est ce qui rend le récit si empreint de désespoir. Et je n'ai eu aucun mal à me laisser entraîner par ce désespoir.
En résumé, Tueurs d'anges est un premier tome remarquable qui jette les bases d'une intrigue apocalyptique ou chaos, dangers et mystères s'entrelacent étroitement. En dehors de la tension et de la fébrilité omniprésentes, le récit s'avère finalement très psychologique et finement joué. Rozenn Illiano est parvenue avec brio à transformer ce qui nous semble pur et bienveillant en quelque chose de sombre et maléfique. Un surprenant cocktail qui vous fera vivre mille émotions.

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Ice-Queen
  23 octobre 2017
J'ai découvert la plume de Rozenn Illiano grâce à Wattpad et j'avais hâte de voir ce que cela donnerait sur un roman entier. En tout cas, je n'ai pas été déçue ! J'aime beaucoup sa façon d'écrire, ce style à la fois fluide, sombre et presque poétique parfois dans ses descriptions. J'ai trouvé le rythme du roman plutôt bon, même si (et c'est le seul bémol) l'histoire était peut-être un petit peu longue à démarrer. Après, ça reste un premier tome. Il est donc tout à fait normal de prendre le temps d'introduire les choses. Je sais que ce n'est pas forcément facile de trouver le « bon dosage » pour la mise en place, de définir un cadre sans alourdir l'action. Cela reste un petit détail sans importance pour moi.
J'ai trouvé l'histoire vraiment originale. Alors, bien sûr, les dystopies fleurissent de partout depuis quelque temps, mais il est d'autant plus difficile de se démarquer dans ce genre. Rozenn y est parvenue haut la main !
Si le début m'a un peu fait penser à la 5e vague, la comparaison ne peut se faire bien longtemps. Car ici il n'est pas question d'une quelconque menace extraterrestre, mais ce sont les anges eux-mêmes qui viennent décimer les quelques humains qui ont survécu au cataclysme. Pire encore, le monde est voué a disparaître lorsque sonnera le douzième coup de la grande horloge de l'apocalypse. Quelques survivants ont décidé de tenter le tout pour le tout, traquant les anges au lieu d'attendre que ces derniers les débusquent. Ils deviennent des tueurs d'anges. Comment faire pour survivre lorsque le ciel est contre vous, lorsque les Hommes en perdent leur humanité et se déciment entre eux ? Tout en sachant que ce combat est vain, puisque le monde cessera d'exister à la fin du compte à rebours…
Ces questions m'ont tenue en haleine tout le long du récit. C'est simple, j'avais un mal fou à reposer le livre ! L'univers créé par Rozenn est vaste et en avançant dans ce premier tome, on se rend compte qu'il est bien plus complexe que ce à quoi on pouvait s'attendre au départ. On sent vraiment qu'elle travaille depuis longtemps sur cette saga et que le tout s'inscrit dans un projet encore plus grand. D'ailleurs, je ne parlerai pas plus de l'histoire en elle-même. Je n'ai pas envie d'en dire trop !
J'ai apprécié également la structure de l'histoire. Chaque grande partie est narrée par un personnage différent, ce qui offre au lecteur différents points de vue sur la situation.
Au départ, nous faisons la connaissance d'Ana. J'ai vraiment adoré ce personnage. S'il y a bien une chose qui m'agace d'habitude, c'est le genre d'héroïne nunuche, tête brûlée, mais qui ne sait pas ce qu'elle veut au final. Ana est à l'opposé de cela. Elle est franche, directe et ne cherche pas à plaire aux autres. Solitaire dans l'âme, elle est également paradoxalement effrayée par la solitude. Un changement s'opère tout doucement en elle depuis l'apocalypse et cela l'effraie. D'autant plus qu'elle a conscience d'être dangereuse pour les autres, même si elle ne peut rien faire pour stopper le processus qui semble la consumer petit à petit. le seul à pouvoir la comprendre et l'aider un peu est Élias, qui possède lui aussi une particularité : il est clairvoyant. La souffrance d'Anna fait écho à celle d'Élias et tous deux deviennent très vite inséparables, presque fusionnels. Élias est d'ailleurs le deuxième personnage à prendre le relais dans la narration de cette histoire. Je l'ai beaucoup apprécié également. Sa souffrance et sa manière d'affronter le monde ont réussi à me toucher. Il est certes bien entouré, mais il est aussi très seul. Cette solitude vient du fait qu'il garde certaines choses enfouies en lui, ce qui fatalement creuse un gouffre entre lui et les autres.
Enfin, Chester est celui qui nous raconte la fin de l'histoire. S'il n'a pas de capacité particulière comme Ana et Élias, il est pourtant le plus mystérieux à mes yeux. Il n'aime pas beaucoup parler de lui. Comme tout le monde, il a vécu des choses difficiles. C'est quelqu'un de très courageux et vraiment gentil. Il ne recule devant rien pour aider les habitants de Town.
Je ne vais pas faire le tour de tous les protagonistes, sinon je vais écrire une chronique de 20 pages… quoi qu'il en soit, les personnages secondaires sont tous intéressants également. Chacun a son utilité et sa propre personnalité.
Vous l'aurez compris, ce livre est un véritable coup de coeur et il me tarde de lire la suite ! Tout un tas de questions demeure à la fin. Et quelle fin d'ailleurs ! Bref… parmi ces questions, l'une peut sembler banale, mais je me demande (tout comme Chester) pourquoi les anges utilisent des armes humaines pour traquer les survivants ? Je suis curieuse de le savoir !

En résumé, si vous avez envie de lire une dystopie qui change de ce qu'on peut lire d'habitude, avec un univers sombre et des héros hauts en couleur, n'hésitez pas à vous plonger dans Tueurs d'anges !
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Lire-une-passion
  05 décembre 2017
Moi qui suis fan de toutes les histoires d'anges et démons, je ne pouvais clairement pas passer à côté de cette histoire. Et pour être honnête, même si je savais que ça parlait d'anges, je n'en savais pas plus que ça, sauf qu'une apocalypse avait décimé toute la population. Apocalypse + anges = Justine très intriguée. Et je dois dire que j'ai tout simplement adoré cette lecture !
Un jour de janvier, un cataclysme a décimé une partie de la population. Les survivants doivent affronter par la suite les fous dangereux sillonnant la route, mais surtout les hordes d'anges descendus du Ciel pour les exterminer. le compte à rebours a commencé. Il ne leur reste que 12 coups de la grande Horloge de l'Apocalypse, soit six cents jours. Au-delà, tout disparaîtra. Ana part à la recherche d'un refuge où se terrer quand la fin viendra. Sur sa route, elle rencontre Elias, un clairvoyant qui n'a qu'une mission: tuer le maximum d'anges.
Vous aussi ce résumé vous intrigue assez pour avoir envie d'en savoir plus? Eh bien n'hésitez plus: vous allez découvrir une histoire particulière, atypique avec une plume maîtrisée et d'une qualité indéniable. Ici, vous ne rencontrerez pas d'anges gentils, là pour sauver le monde. Bien au contraire. Vous allez plutôt en rencontrer qui sont là pour tuer les derniers humains qui parsèment la Terre. Pourquoi? Telle est la question que l'on se pose.
J'ai tout de suite accroché à Ana. Cette jeune fille à tout perdu: famille, logement et même la motivation pour essayer de combattre ce fléau. Elle, ce qu'elle veut, c'est juste trouver un endroit où finir sa vie. C'est dans cette optique qu'elle part de chez elle et qu'elle fait la rencontre d'Elias. À ses côtés, elle va apprendre des choses qu'elle n'imaginait pas exister. Qui est-elle vraiment ? Et Elias, qui prêtent être clairvoyant?
Ce premier tome n'est pas forcément tourné sur l'action. Vous ne trouverez pas de combats qui vous laisseront sur les fesses. Mais vous trouverez plutôt des personnages avec une psychologie complexe, complète et tellement bien menée. L'auteure a été au bout des choses, nous montrant à quel point une personne peut changer devant un fait aussi grave que celui-ci. Que certains peuvent péter les plombs, alors que d'autres restent maîtres d'eux-mêmes, malgré les circonstances. Ici, Rozenn Illiano nous offre des personnages tous différents, mais qui au final arrivent à se compléter drôlement bien.
Mais le point fort de ce récit, outre cette plume diablement maîtrisée, c'est les différents points de vue. Coupé en trois parties, ce premier tome nous offre trois points de vue différents, de trois personnages qui ressentent un profond attachement les uns pour les autres mais qui pourtant connaissent les doutes et les colères que peuvent ressentir toutes personnes vivant ce genre d'angoisse. Et c'est à ce moment-là qu'on se rend compte à quel point la psychologie des personnages est rondement menée et que l'action devient alors superflue, tant le reste se suffit à lui-même.​
​En résumé, voilà un premier tome qui m'a surprise par la qualité de la plume, mais aussi par le choix de l'auteure de miser sur la psychologie des personnages, plutôt que sur l'action. Un risque, mais qui se transforme très vite en une qualité non négligeable. Des anges méchants, des personnages atypiques et surprenants, une intrigue qui tient en haleine jusqu'au bout. En somme, un cocktail d'étonnant, qui a parfaitement fonctionné sur moi. Il me tarde de lire la suite !
SORTIE LE 8 DECEMBRE 2017 !
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Solivresse
  17 novembre 2017
Un roman ? Mais de quoi parle t-on ? D'un cataclysme qui a ravagé la Terre en très peu de temps, laissant derrière lui, quelques poignées ici et là de survivants. Certains vont se reconvertir en pilleurs, d'autres en neph, ou encore... en tueurs d'anges. Parce que, oui, la fin du monde est proche, les anges sont sur Terre pour nous exterminer, et les douze coups de l'horloge sonnent la fin de l'humanité. Parmi les survivants, Ana, Elias et bien d'autres, dont nous allons suivre la destinée.
Je trouve bien de commencer par dire une chose bête et simple ; la couverture est magnifique. Il fallait le souligner. Tout y a un sens, et avoir choisi de représenter cette tour est symbolique. Je n'en dirais pas plus, mais quand même, il faut avouer qu'elle est sublime !
Tout d'abord, l'histoire. Histoire assez complexe de mon point de vue, mais qui s'éclaircie totalement (ou du moins au trois quart) au dernier chapitre. Enfin, assez complexe ! Je veux dire par là que si on est pas à fond dans l'histoire, on peut se perdre. Entre tout ce qui arrive à Elias et Ana notamment, où l'on est dans l'incompréhension totale du pourquoi du comment. Mais c'est ce qui donne envie de continuer, de lever le voile sur tous ces mystères, qui comme je le disais plus tôt, nous sont expliqués vers la fin du roman. Un bon suspens donc -même très bon-, et une intrigue bien menée, puisque pour ma part je ne me suis douté de rien !
Pour le récit lui-même, pendant ma lecture, j'ai eu une impression de lenteur et de rapidité à la fois. Sensation très étrange me direz-vous ! J'ai eu l'impression que l'histoire ne se pressait pas, et pourtant, des fois je me disais, « ah, bientôt la fin ! ». Cela est peut-être dû au fait qu'il n'y a pas beaucoup de dialogue, pour la partie narration représentée. Enfin je ne l'explique pas vraiment, mais le principal est que globalement, ma lecture a été plutôt brève (pas dans le sens négatif évidemment !).
Il y a donc de nombreux rebondissements durant tout le récit, et pas des moindres puisqu'il est pratiquement impossible de se douter de la finalité des évènements. On ne peut absolument pas prévoir la tournure de l'histoire, et c'est ça qui est assez incroyable (ou alors je suis trop bête ?). D'ailleurs, je ne remercie pas l'auteure de m'avoir brisé le coeur, pour ensuite le recoller pour mieux l'écraser de nouveau !
L'univers en lui-même est extrêmement bien développé et approfondi. Pour ma part, c'est un univers que je n'ai vu nul part ailleurs (bon, mis à part le post-apocalyptique évidemment), ou en tout cas que je n'ai pas lu autre part ! C'est le principal.
Venons-en aux personnages. Alors, autant il y en a que j'ai beaucoup aimé, autant d'autres, pas du tout. Si on tient compte que l'histoire est découpée en trois parties, on peut donc dire qu'il y a trois personnages principaux ; Ana, Elias puis Chester.
Autant vous dire de suite que j'ai détesté Ana et Elias. C'est comme ça ! Ils m'ont agacé à se prendre le chou à longueur de journée, à tirer tout le temps la tronche, etc. Bien qu'Ana soit la pire des deux, car j'ai un peu plus de compassion pour Elias, qui a su me toucher un peu, contrairement à elle. Elias et ses esprits le torturant, cet homme qui tente de sauver son village malgré sa douleur psychique. Alors qu'Ana... je n'ai su, non pas l'apprécier parce que ce serait un grand mot, disons la supporter qu'à l'arrivée de Chester, car j'ai su à travers lui et ses émotions, la voir différemment. Mais rien qu'un peu.
Chester, lui, est celui que j'ai préféré, bien qu'il arrive tardivement dans le récit. Il reste le seul censé dans l'histoire, celui qui ne fait pas de vague, qui relativise toujours, qui reste optimiste. Et c'est bien le seul ! Je t'aime Chester.
Autrement, au delà de ces trois personnages principaux, j'ai beaucoup apprécié Maria et ses deux compagnons (nos Trois mousquetaires, à jamais dans mon coeur), tout comme j'ai trouvé Michael incroyablement inutile et insignifiant. Ce n'est que mon point de vue !
En bref, une lecture qui n'est vraiment pas passée loin du coup de coeur, et que je recommande chaudement à quiconque sait apprécier le fantastique ! Vraiment, chapeau à l'auteure. Ah oui ! Et je suis très curieuse de savoir ce qui va encore bien pouvoir être dévoilé dans les prochains tomes alors... sortez les vite s'il vous plaît !
Lien : https://solivresse.blogspot...
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Le_plaisir_de_lire
  12 décembre 2017
Nous sommes assez rapidement plongés dans cette Apocalypse. Peu d'informations concernant celles-ci circulent, et jusqu'à la fin, on ne connait pas le but des Anges en la créant. C'est à la fois un point négatif et positif, même si moi, en tant que lecteur, j'aime bien pouvoir comprendre assez rapidement ce genre de choses.
Nous faisons directement la connaissance d'Anaëlle, ou Ana, puisqu'elle est la narratrice du roman (du moins d'une bonne moitié). C'est un personnage très intéressant. Seule depuis longtemps, évitant les survivants et les Anges comme la peste, elle reste un personnage avec des forces et des faiblesses.
J'ai adoré ce personnage, notamment son sens de la survie, et ses réactions très humaines.
En ce qui concerne les autres personnages, j'ai évidemment adoré les quelques principaux, Elias et Maria en tête de liste. Tous les personnages sont intéressants dans le sens où ils ont tous un côté sombre. Ensemble ils se serrent les coudes et restent optimistes concernant la fin du monde, mais une fois seuls, ce n'est plus pareil.
Le seul qui ne m'a pas vraiment parlé c'est Chester, un personnage qui débarque assez tard dans l'intrigue, et qui s'impose très rapidement comme un des leader de la ville.
Puisque je viens de parler de la ville, on enchaine sur l'histoire ! Encore une fois, j'ai vraiment adoré le début, la première partie. L'histoire d'Ana est très intéressante, et j'ai beaucoup aimé sa rencontre avec le premier groupe de résistants mené par Elias. Sa relation avec Maria est aussi un plus, et j'aurai adoré que ça aille encore plus loin !
La présence du surnaturel, en dehors des Anges, est bien amenée. On découvre certains pouvoirs, ainsi que des personnages forts et assez mystérieux.
J'ai beaucoup aimé cette première partie, qui correspond bien à ce que j'attendais et ce que la quatrième laisser penser.
Ils rejoignent ensuite la « ville » tenue par les résistants, et, à partir de là, c'est vrai que j'ai été moins emballé.
Que ce soit dans cette ville, ou ensuite lorsqu'ils vont fonder « Town« , j'aurai aimé en savoir plus sur l'organisation générale. Tout au long du livre, les différents narrateurs nous bassinent sur le fait que Michael orchestre la ville d'une main de maître et qu'il est un génie. Mais en fait on n'a absolument pas la moindre idée de ce qu'il fout à part tenter (et réussir) à rétablir l'électricité et l'eau courante dans la ville. Ça pourrait tenir si le récit se déroulait sur quelques jours, or ça se compte en mois.
De même que le récit, une fois Town fondée, manque un peu d'action. Il est plusieurs fois fait allusion à d'autres humains (des « néphilistes ») qui cherchent à prendre Town par la force, mais j'aurai aimé en savoir plus, peut-être même vivre un petit combat. de même, je n'ai aucune idée, après avoir fini ce tome, de la façon dont ils organisent les défenses.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé les descriptions de Town très abstraites, et j'avoue que je serai incapable de décrire fidèlement (ou moins fidèlement) ce dernier (ou presque) bastion humain.
Toujours est-il que même si la deuxième moitié du livre possède tous ces défauts, ça m'a quand même plu. L'histoire est bien ficelée, et on sent l'esprit tordu de l'auteure quand on voit tout ce qu'elle a imaginé pour ce livre. La fin est pleine de révélations mais soulève encore plus de mystères, et promet beaucoup pour la suite !
Je ne vais pas m'étendre plus sur Tueurs d'anges, même si j'aimerai développer certains sujets. le livre vient de sortir, et il est assez difficile de l'aborder de manière exhaustive sans révéler les noeuds de l'intrigue. Je préfère donc vous laisser le découvrir par vous-même ! J'aurai l'occasion d'en parler plus tard, notamment lors de la sortie des prochains tomes !

Retrouvez la critique complète sur le plaisir de lire : http://www.leplaisirdelire.fr/town-tome-1-tueurs-danges-rozenn-illiano/
Lien : http://www.leplaisirdelire.f..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ValHou57ValHou57   11 avril 2018
Pour la première fois depuis longtemps, cette vision m'arrache un sourire. J'ai un peu l'impression de rentrer chez moi. Ou, du moins, quelque part où je pourrais me considérer comme chez moi. Cette sensation s'accompagne d'un grand soulagement car, il faut bien le dire, vivre seule jusqu'à la fin de ma vie n'était pas vraiment ce que je voulais, au fond de moi. À force de me méfier de tout et de tout le monde, j'en venais à me persuader que mes congénères n'étaient pas dignes de confiance, et que les fuir était la seule solution. À dire vrai, je n'ai jamais été une solitaire. Ni une vraie cynique mais après tout, tout le monde change.
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ValHou57ValHou57   11 avril 2018
Le silence règne sur Rennes comme s'il en était le souverain. Le paysage qui s'étend sur mes yeux est celui d'une cité brisée. Les immeubles renversés, les rues désertes... Nuances de gris et de sanguine, épais coups de pinceaux à l'encre noire des maisons calcinées. Rares traces de couleurs vives, là où la vie s'efface. Au loin, le soleil poursuit sa course, indifférent au sort du monde. Il va disparaître bientôt, et pour toujours. Et alors? En fin de compte, ce n'est pas si grave. Il est déjà bien généreux de nous donner sa lumière, à nous, cette humanité incapable de garder sa civilisation et sa planète intacte.
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ileanamaboitedepandoreileanamaboitedepandore   08 février 2018
Oh que oui, j’ai de la chance. Si, au début, je n’avais pas vu les choses comme ça, je n’ai pas mis longtemps avant de comprendre à quel point cette capacité était précieuse. N’étant ni très costaude, ni franchement débrouillarde, il a bien fallu m’en accommoder. Mais cette sensation au fond de mon ventre quand je les entends venir est synonyme de cauchemar. D’angoisse. Quelquefois, je voudrais ne pas savoir lorsque ces créatures se trouvent à proximité. Ne pas savoir à quel moment le couperet va tomber, ne pas voir la mort débouler.
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ValHou57ValHou57   11 avril 2018
Tout irait mieux si je n'étais pas prise d'un tel mauvais pressentiment... Soyons honnêtes, je suis littéralement morte de peur à l'intérieur. Plus que la menace représentée par les anges, c'est celle que la Terre nous réserve : le grondement venu de sous le sol, ces parcelles de terre qui s'effondrent sur elles-mêmes, ou le vacarme des tempêtes orageuses en plein mer. Comme si la planète me parlait, agonisante, en proie à la douleur.
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