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ISBN : 230206383X
Éditeur : Soleil (25/10/2017)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 27 notes)
Résumé :
L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer. Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  25 octobre 2017
Face aux dessinateurs de mangas qui sortent 48 pages en 2 semaines et face aux dessinateurs de comics qui sortent 48 pages en 2 mois, il est difficile de fidéliser un public avec des dessinateurs de bandes dessinées qui font 48 pages en 2 ans… Donc de plus en plus d'éditeurs ont opté pour la formule gagnante de la collection thématique où interviennent plusieurs auteurs (les puristes crient à l'hérésie, mais il fallait bien trouver une solution pour ne pas dépérir encore davantage face à la concurrence). C'est dans cette optique qu'après les séries "Elfes" et" Nains", c'est tout logiquement que les éditions Soleil lance la série" Orcs & Gobelins" consacrée aux enfants mal aimés du tolkienisme...

Nous sommes avec ce tome 1 inaugural dans une Série B de belle qualité : en quelques années la saga a atteint plusieurs dizaines de titres, avec une moyenne de 24 pages par mois donc un rythme de parution digne d'un comic, mais avec des qualité scénaristiques et graphiques supérieures voire très supérieurs à ce proposent nos voisins anglo-saxons. Editorialement c'est soutenu, donc on différencie sans mal les forces des tomes qui ont eu le temps de se peaufiner des faiblesses des tomes ceux qui ont du affronter les affres de la deadline.
Turuk le semi-orc beau gosse se relève mal en point et amnésique dans une ville déserte et inconnue... Enfin pas si déserte, car il est poursuivi par une mystérieux archère qui veut sa peau pour remplir sa mission, et la nuit la ville se remplit de créatures impies qui elles veulent sa peau pour remplir leurs ventres... Nous ne sommes pas une tome à mystères, puisque l'amnésie n'est qu'une astuce de narration pour faire découvrir les tenants et aboutissants du survival en cours par les yeux d'un fort sympathique connard. Car au finla Turuk s'avère être est un taulard en cavale depuis son évasion du bagne d'Armuhr situé au coeur de la forêt de Daëdenn. Et il retrouve donc ses codétenus Rondar'r et Firr ainsi que la matonne belle gosse Dalyam, qui en plantant leurs dragons durant leur fuite les a fait s'écraser dans un nouveau bagne : une prison à ciel ouvert dont les milliers de geôliers attendent la première occasion pour tous les dévorer, fuyards comme traqueurs... Nous sommes à l'époque de la peste zombie lâchée sur le monde par la nécromancienne elfe Lah'saa, et on suit tous les codes des films du légendaire George Romero : les personnages sont coincés dans un lieu A en sécurité relative à très court terme (le beffroi de la cité marine d'Iruan), et pour sauver leurs peaux ils doivent atteindre un lieu B où ils seraient en sécurité absolue à long terme (la cité voisine de Casteleon), sauf que pour cela ils doivent d'abord traverser la zone C remplie d'horribles créatures semblent n'exister que pour les crever salement avant de les bouffer encore plus salement (le tunnel souterrain nain qui les relie ^^)...
C'est d'un grand classicisme sur le fond mais d'un redouble efficacité sur le forme, tant grâce au travail de Jean-Luc Istin que grâce au travail du brésilien métisse Diogo Saïto qui n'a jamais aussi bien dessiné qu'ici... Il faut s'unir ou périr, mais Turuk est un crevard persuadé que puisque l'homme est un loup pour l'homme il ne faut avoir aucun scrupule à ne penser qu'à sa grande seule. Il nous raconte à la première personne sa propre histoire, et nous autres lecteurs sommes les spectateurs et les complices de toutes ses manipulations, fourberies et trahisons, mais il oublie que l'arnaqueur peut lui aussi peut se faire arnaquer... Car c'est bien connu, tout le monde ment !
ATTENTION SPOILERS DE LA MORT QUI TUE : JE VOUS AURAIS PREVENUS !

10 tomes sont d'ores et déjà prévus et j'ai hâte de découvrir Myth le voleur qui emprunte à Aladin, Gri'im le vieux guerrier orc en quête de vengeance, Sa'ar l'Al Capone gobelin, les Dirty Dozen d'Ayraak, ou de retrouver l'orkelin La Poisse déjà vu dans le tome 18 de la série "Elfes"... Enjoy !
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TheWind
  25 février 2018
Chouette, des p'tits nouveaux sur les terres d'Arran !
Et pas des moindres, hein...
Après les superbes et éminents Elfes, les Nains forts en gueule et en vaillance, garez-vous, v'la les vrais méchants pas beaux..j'ai nommé : les Orcs !
Dans ce premier opus, on découvre Turuk. Lui, il a un peu triché, il n'est qu'un semi-orc. Sa mère était une Orc. Une orque ?? Une remorque ?? Bah laissez tomber la comparaison mais on n'est pas loin. Un Orc c'est drôlement balaise, ça pèse au bas mot un quart de tonne et c'est verdâtre...
Avec du sang elfique dans les veines, qui lui vient de son paternel, Turuk s'en sort un peu mieux que les autres. C'est le beau gosse, quoi ! Enfin, tout est relatif..hein !
Mais la bôgosse attitude s'arrête là, parce que côté caractère, il ne fait pas dans la dentelle, le Turuk. Égoïste et sans pitié pour ses petits compagnons de route, il fonce dans le tas et n'a qu'une idée en tête : sauver sa peau !
J'ai beaucoup aimé ce tome. le scénario n'est pas forcément très fouillé et on se trouve (encore ?!!) face aux vilaines goules présentes dans la série Elfes, mais qu'à cela ne tienne, le rythme soutenu et les dialogues enlevés participent à la joie de découvrir un nouvel univers en terre d'Arran, qui, soit dit en passant, reste une petite merveille graphique !
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Crossroads
  28 novembre 2017
Les Elfes, on connaît.
Les Nains, on connaît.
Tiens, un p'tit nouveau. Enfin je dis petit de loin car de près, ce semi-orc, portant le doux nom de Turuk, ferait plus penser à un char d'assaut qu'à un pistolet à bouchon.
Une nouvelle franchise associant Orcs et Gobelins (on oubliera ces derniers ici aux abonnés absents), pourquoi pas au vu du niveau des séries précitées.
Le rythme des diverses parutions ne laissent pas de me surprendre mais quand c'est bon, c'est bon.
Bienvenue à toi, donc, verdoyant héros en bien fâcheuse posture dans cet île infestée de vils bouffeurs de chair fraîche. Comme un p'tit relent de Je Suis Une Légende de prime abord. Au second également.
Mais peu me chaut, un récit pêchu au phrasé très actuel venant ici appuyer un visuel hyper agréable à l'oeil droit, le gauche étant bien plus difficile à contenter, le tout se déguste prestement, le curseur plaisir flirtant solidement avec la zone rouge.
La trame ne brille pas par son originalité, certes, mais contentera aisément tous les fans de ces univers désormais familiers.
Porté par un personnage attachant à défaut d'être d'une intégrité sans faille, ses amis ne me contrediront pas sur ce point, Turuk le belliqueux, secondé par un allié des plus surprenants, ouvre le bal de façon jubilatoire avant que Myth, gobelin de son état, ne prenne la relève.
Plus qu'à nous souhaiter le même panard de lecture...
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Enki
  03 novembre 2017
Turuk, orc de naissance, se réveille la mémoire en lambeaux sur ce qui semble être une cité insulaire… vidée de toute vie. Si rapidement deux rencontres viennent contredire cette première impression, pointes de flèches et crocs acérées lui donnent la preuve que les autres occupants de l'île n'ont rien d'amical…
La bande à Istin, Peru et consorts remet le couvert pour une troisième série. Après les elfes et les nains c'est au tour des peaux vertes d'être mises à l'honneur. Projet éditorial de plus en plus tentaculaire, le monde d'Arran s'élargit pour accueillir nos sales gueules favorites. Nombre de talents de Soleil sont mis à contribution au détriment de potentiels autres titres, mais la qualité est toujours la norme ici, alors qui s'en plaindra ? Le scénario, exercice de survie à la mode zombi compense son manque d'originalité, véritable classique rôlistique, par son efficacité. Le dessin, de qualité, fait la part belle aux plongées et contre-plongées offrant vitesse et verticalité à un récit qui alterne poursuites et bastons. Deux éléments viennent toutefois entamer ce vif enthousiasme. D'une part le lecteur fourbi peu de doutes quant à la capacité du héros semi-orc à survivre aux épreuves qui lui sont opposées, petit échec pour une histoire qui se veut étouffante, terrifiante, haletante... D'autre part la race des personnages paraît n'être qu'un prétexte. Trop peu d'éléments donnent véritablement corps à ces orcs qui, tout bien pesé, pourraient être issus d'autres rangs. A l'image d'une Harley Quinn dont la pire atrocité serait de briser une vitrine pour en extraire un sac à main, ces peaux vertes peinent à transpirer le vice et la brutalité… L'album reste cependant de haute tenue, et c'est bonne nouvelle sachant que les ambitions des auteurs ne s'arrêtent pas là, puisque déjà quatre autres albums sont sur le métier. Ne reste qu'à souhaiter que ces derniers soient un peu plus inspirés.
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belette2911
  19 août 2018
Le sexy XIII serait-il revenu sous les traits imposants d'un Orc ? Parce qu'un mec qui se réveille sans savoir qui il est, ni ce qu'il fait là, ça ressemble vachement à la saga XIII, non ?
En plus, tout comme le plus célèbre amnésique de la bédé, Turuk est plutôt beau gosse pour un Orc !
Tiens, à lui aussi on veut lui faire la peau. Décidément, c'est vraiment XIII en version fantasy.
Nouvelle série pour cette saga qui, après les Elfes et les Nains, s'attaque maintenant aux Orcs et aux Gobelins, tout en faisant tenir leurs histoires dans un Grand Ensemble scénaristique, puisque certains Nains vont chez les Elfes et certains Gobelins des Elfes auront leur Histoire dans cette nouvelle série.
Vous suivez toujours ? Non ? Retenez juste que tout le monde se mélange avec tout le monde et que tout cela reste foutrement cohérent ! Mais pas sexuel…
Une autre référence à l'univers des Elfes, ce sont les zombies, les goules, les morts-vivants qui veulent toujours vous faire des gros poutous puants. Ben oui, ils ont envahi le monde des Elfes, des Nains et des Orcs, puisque c'est le même monde. Élémentaire.
L'amnésie de notre géant vert sera de courte durée et principalement utilisée pour nous présenter la vie et le passé du beau Turuk, comment il est arrivé là, dans ce trou paumé et pendant que le scénariste nous présente son passé, Turuk se rend compte qu'il n'est pas seul dans ce village peuplé de zombies et qu'il n'est pas LE seul non plus à ne pas être infesté.
Va falloir se serrer les coudes pour s'évader.
Turuk, c'est l'Orc dont on aimerait avoir pour ami, un type qui ne vous lâche pas, sauf si sa vie est en danger, alors là, vous irez vous faire pendre ailleurs car Turuk partira sans vous. Turuk, c'est l'immonde salaud qu'on arrive pas à détester vraiment car en nous racontant sa vie et sa survie, il nous rend complice de ses exactions.
Dans ce premier tome, c'est de l'action pure et dure, mêlée à des mystères, une quête, une enquête et une fuite endiablée de nos amis pour tenter d'échapper aux bisous horribles de ces créatures en putréfaction qui sèment des morceaux d'eux un peu partout.
On pourrait croire le scénario éculé (rajoutez pas un "n" mal placé), mais non, car le scénariste arrive à insuffler du mystère et une tension énorme durant le périple des Orcs et de l'Elfe afin d'atteindre une zone où ils ne seront plus mis en danger.
— Cours, Forest, cours !
Sans oublier que, selon le célèbre Docteur House, tout le monde ment !
Le scénario est déjà bien travaillé, mais en plus, les dessins sont à tomber par terre tant ils sont superbes !
Alors, que demander de plus ? La suite, bien entendu ! Se sera avec Myth le voleur, puis avec Gri'im le vieux guerrier Orc en quête de vengeance, Sa'ar le gobelin, Dirty Dozen d'Ayraak, sans oublier l'orkelin La Poisse croisé dans le tome 18 de la série "Elfes".
Sans être un chef-d'oeuvre au niveau scénario, cet album tient toutes ses promesses et je me réjouis à l'idée de découvrir les aventures des Orcs et Gobelins !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (2)
Auracan   01 février 2018
Les dessins sont, comme souvent dans la franchise, d’excellente facture.Il n’y a qu’à voir les décors, dont certains en plein page (ou double pleine page) pour s’en convaincre. Un premier tome réussi qui en appelle d’autres et qui sont teasé en fin d’album.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   31 octobre 2017
Esthétiquement très réussi avec un scénario basique mais efficace, Orcs et gobelins ne remporte cependant pas réellement le challenge attendu. Peut-être que l'acteur troglodyte manquant embrayera la seconde vers des contrées encore inexplorées...
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
EnkiEnki   03 novembre 2017
Mon maître Brök m’a toujours débité : « Turuk ! On ne dit jamais non à une belle souffrance ! » J’ai fait honneur à sa mémoire et lorsque je suis parvenu au sommet… quand j’ai enfin pu voir la ville dans son ensemble… j’ai compris que mon chemin de souffrance ne faisait que commencer… parce que j’avais beau scruter la ville de long en large, je reconnaissais que dalle !
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   23 novembre 2017
Quand on veut survire, il ne faut pas pavoiser avec les sentiments. Pourquoi j'accepterais de crever si quelqu'un d'autre peut le faire à ma place?
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MarquePageMarquePage   30 novembre 2017
Je ne voulais surtout déranger personne, mais allez savoir pourquoi, c'est quand vous faites tout pour être silencieux que vous devenez maladroit...
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AlfaricAlfaric   24 octobre 2017
Un Orc rit toujours face à la mort. On pense que ça l'effraye.
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Luna07Luna07   26 novembre 2017
Enfin, pas tout à fait ... Des violeurs, des meurtriers, des opposants politiques, tous ceux que les cours de justice, du nord au sud, condamnaient parfois de manière peu équitable, finissaient dans ce trou.
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