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EAN : 9791030702583
256 pages
Au Diable Vauvert (21/03/2019)
3.65/5   51 notes
Résumé :
2040. Dans un monde socialement fracturé, Foogle décrète la Grande lumière, rendant publiques les données personnelles de chacun. Dépourvus d’intimité, les gens s’isolent et vivent avec des androïdes facilitateurs de vie. De plus en plus nombreux, les pauvres sont chassés des centres, et perdent tous leurs droits. Après des années de dépression et de solitude, un écrivain quinquagénaire tombe fou amoureux de son androïde et rompt avec son statut protégé…Cette magnif... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Nous sommes en 2040 et Foogle décrète la Grande lumière qui donne accès libre au dossier numérique personnel de chaque être humain. Ainsi, à portée de clic, chacun a accès à la vie de l'autre. Puis, le Grand Tri est effectué par des algorithmes et l'humanité est classée en trois catégories : les élites (5 %), les désignés (25 %) et les inutiles (70 %).

Maxime, 50 ans, ancien enseignant et écrivain, dépressif, faisant partie des désignés, statut de protégé, va tomber amoureux fou de son androïde et va vivre du coup une véritable renaissance, retrouvant une volonté d'insurrection. Il va partir ainsi à la recherche de son fils disparu.
Ce roman d'anticipation m'a fait frémir car la fiction pourrait vite devenir réalité. L'auteur décrit avec une grande justesse ce lien social qui est en train de se déchirer avec les réseaux sociaux, toutes ces informations qui entrent et sortent sans notre consentement.
Il met en évidence tous nos dérapages et nos dérives et nous fait prendre conscience, s'il en était besoin, que si nous continuons ainsi nous allons droit dans le mur et pourtant, nous continuons.
Antoine Jaquier en créant cette relation entre Maxime et l'androïde, apporte une touche très originale car ce dernier, de par son désir d'imitation du sentiment amoureux, va aimer Maxime, d'où le titre : Simili-love.
J'ai aimé que l'auteur ne se contente pas d'une fiction avec un monde dominé par l'IA (intelligence artificielle) mais que, justement grâce à cette force que lui redonne l'androïde, Simon se révolte, s'insurge, rompt avec son statut de protégé. S'il n'est pas un super héros, il est humain et la deuxième partie du roman, notamment, nous montre un personnage extrêmement attachant.
Je ne suis pas une adepte des romans de science-fiction mais celui-ci, en étant très prêt de la réalité, peut nous faire prendre conscience de ce qu'il pourrait advenir de l'humanité si nous ne réagissons pas vite.
Simili-love est un récit engagé et fort, une mise en garde et même si la fin apporte une lueur d'espoir, il faut agir sans attendre : un roman d'actualité ! À noter la belle couverture route vif avec un corps mi humain, mi mécanique.
Je remercie sincèrement les éditions Au diable vauvert et Lecteurs.com pour m'avoir fait découvrir ce magnifique roman.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Franchement, je suis assez bouleversé par ce livre. Je viens tout juste de le finir et là, bah wow !

En premier lieu, je voudrais remercier l'édition "Les Poches du Diable" ainsi que Masse Critique, vous gérez, merci beaucoup pour cet envoi :)

Bref, revenons au livre.
En lisant le résumé, je m'attendais à un livre du style Divergente ou Hunger Games, avec une société qui oblige à beaucoup de choses, et une rebellion qui se forme. Mais ici, la Société (qui électronise tout) contrôle tout (Internet est le boss, on n'y peut rien :o), et il n'y a pas de rebellion. Ou plutôt, pas de rebellion visible pour la population. Les rebelles sont en quelque sorte virés de la société. Voilà, tout simple et pratique.

Et donc là, notre héros, Maxime, décide un beau jour de partir à la recherche de son fils en dehors de la Société, c'est à dire, dans la "poubelle" ou se retrouvent tous les rebelles.

Bon, alors, le livre vous racontera l'histoire mieux que moi, j'espère que je suis pas trop flou dans mon résumé :)

Pour en venir à mon avis, j'ai assez apprécié ce livre. J'ai accroché dès le début à l'histoire intéressante et le concept encore jamais vu :) Et, point positif que j'apprécie aussi, c'est le fait que le livre soit beaucoup lié aux années 2000 à 2020 :)

J'ai toutefois une remarque à faire, concernant le livre... je trouve qu'il y a énormément de descriptions sur les faits, la vie,... tout en fait, du personnage principal ! Et très peu de dialogues. J'ai trouvé ça perturbant au début, mais je m'y suis habitué :)

Mis à part mon avis personnel, je trouve que ce livre fait beaucoup réfléchir, sur la façon dont la société sera organisée dans les années 2040 (années du livre), et sur les progrès informatiques. (Si quelqu'un de 2040 passe par ici, qu'il n'hésite pas à le dire :) !)

Bref, désolé si mes idées sont éparpillées, mais c'est toujours comme ça à la fin d'un livre :)

Encore une fois, merci beaucoup à Masse Critique, bonne découverte :)

Bonne lecture, bonne semaine, et 185 critiques !
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Vous ne connaissez pas Antoine Jaquier ? Il va peut-être falloir vous pencher sur Simili Love !

Bienvenue en 2040, au temps du tout numérique…

Dans un monde socialement fracturé, Foogle rend publiques les données personnelles de chacun, poussant les gens à l'isolement, avec des androïdes qui feront office de partenaires et de facilitateurs de vie, un peu comme des smartphones améliorés, mais à forme humaine… de plus en plus nombreux, les pauvres sont chassés des centres, et perdent tous leurs droits.

La solitude, la dépression font rage, les relations humaines n'existent plus, seuls les androïdes permettent d'avoir un semblant de vie sociale. Les gouvernements n'existent plus et sont remplacés par DEUS, un conglomérat des géants du numérique, de la finance, de la pharmacie et de l'agroalimentaire.

En 2050, après des années de solitude, le personnage principal, narrateur et écrivain quinquagénaire, tombe fou amoureux de son androïde et perd son statut de privilégié ! L'humanité est divisée : les Élites, les Désignés, et les Inutiles, population majoritaire… Ya comme un goût de déjà vu… Autant vous le dire tout de suite, les inutiles n'auront rien, même pas les miettes, ni droit à la parole. C'est l'argent qui domine… J'entends au fond « on dirait aujourd'hui… » C'est bien là, la force d'Antoine Jaquier… On est dans le présent tout en étant dans le futur.

Un roman d'anticipation très actuel, sans que cela soit une intrigue post apocalyptique où notre monde change radicalement. L'androïde est une belle parabole pour désigner les réseaux sociaux, nos téléphones portables…

Un roman d'anticipation, assez proche de notre présent, tout en permettant une réflexion intéressante sur l'hyper connexion, l'Intelligence Artificielle (vendue comme l'avenir de l'Homme), la place de la machine dans notre quotidien et ce que cela peut engendrer comme dérive.


L'auteur nous décrit un nouveau monde, mais fait émerger une réflexion sur notre possible avenir si nous n'évitons pas les dérives. Un futur où l'amour, la confiance sont des concepts qui n'existent plus, avalés par notre usage des réseaux sociaux, où la vie privée est complètement diluée dans la sphère publique, où l'amour n'est plus, où l'amour devient une simulation comme tout le reste… Simili love… Notre futur serait condamné aux faux-semblants, à la perte de notre humanité… Bref, ce n'est franchement pas terrible.

L'auteur nous pousse à la réflexion, jusqu'au-boutiste de la sienne avec une intrigue qui trouve tous les ingrédients dans notre présent. Une réflexion engagée qui nous pousse dans nos retranchements et à ouvrir les yeux sur ce que nous ne voudrions certainement pas vivre. Un futur où l'être humain se diluerait dans le néant, avalé par l'absence totale de chaleur et conscience humaine.
Lien : https://julitlesmots.com/202..
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« Alors que le lien social se déchirait comme une complainte sans fin depuis l'arrivée de Facebook, il s'est d'un coup brisé net en 2040 avec la Grande Lumière. »

La Grande Lumière qui a rendu publiques toutes les données partagées informatiquement. Les vôtres, les leurs, les nôtres. Messages, e-mails, photos, historiques de navigation… tout est à présent en accès libre. L'an 2040 n'est pas si loin. Pourtant, le monde a beaucoup changé. C'en est fini des pays, il se découpe aujourd'hui en régions : la Région France, la Région Suisse… Facebook est obsolète, la toute-puissance s'appelle Deus.

Divorcé, Maxime a cédé à l'appel de la technologie après avoir longtemps lutté. Il a remplacé sa femme par Jane, un androïde créé pour le satisfaire. Jane le connaît mieux que personne – mieux qu'il ne se connaît lui-même. Une contrariété, un coup de fatigue ? Une petite dose de soma, la drogue de cette nouvelle ère, et les problèmes disparaissent. Pour un temps. Maxime ne fait pas partie des plus à plaindre, il est un Désigné, ce qui équivaut à la classe moyenne. C'est ainsi que la population est répartie : les Élites, les Désignés et les Inutiles, ces derniers étant destinés à s'éteindre, parqués dans des villages en ruine et stérilisés à leur insu via l'eau potable boostée aux hormones. En tant que scénariste d'un programme à succès, Maxime côtoie les Élites, sans oublier l'équilibre relatif de sa situation : de l'autre côté de la frontière sociale, son ex-femme et son fils, dont il n'a plus de nouvelles, se meurent parmi les Inutiles.

C'est à travers les yeux de Max que l'auteur nous invite à découvrir le futur. Celui qui nous attend ? On n'en est pas si loin. Et ce roman fait froid dans le dos. Je ne lis pas d'anticipation, c'est un genre dans lequel je ne me reconnais pas, dont les codes me sont hostiles et qui ne m'intéresse pas. Avec Simili-love, Antoine Jaquier propose une vision réfléchie de demain, sans jamais trop en faire. le côté science-fiction est parfaitement intégré au quotidien du personnage principal, et ne demande pas au lecteur de déployer des trésors d'imagination pour y adhérer. On se situe aisément dans cette nouvelle société où les anonymes ont succombé à la curiosité de fouiller sans vergogne l'intimité d'autres anonymes. « Tout ce que vous avez pu dire pourra être retenu contre vous » ferait une bonne devise de la Grande Lumière. Mais dans ce monde informatisé jusqu'à la déshumanisation, l'auteur a laissé à son héros la capacité de s'émerveiller. D'un voyage, d'un paysage, d'une sortie en mer. Maxime cite John Fante et continue d'éprouver les sentiments d'un homme, et d'une certaine façon, il est tombé amoureux de Jane, qu'il refuse de considérer comme un vulgaire robot que son statut de semi-privilégié lui a permis de s'offrir.

Ce n'est pas tant l'histoire, assez simple en soi, qui m'a plu dans ce bouquin, que la conception d'un futur où les réseaux sociaux se sont retournés contre leurs utilisateurs, où la haute technologie a pris le pouvoir – que nous avons bien voulu lui laisser –, et cette effrayante facilité avec laquelle l'auteur nous assimile, tous autant que nous sommes, à ses personnages. Sans nous cloisonner dans l'une des catégories qui régissent la population, il nous entraîne dans les bas-fonds du monde, et se pose alors la question du choix : qui sont les plus aliénés ? Et quelle place reste-t-il à la nature humaine, à son essence, ses émotions ?

Si le discours est parfois un peu entendu, ce roman n'en demeure pas moins visionnaire, intéressant, perturbant, et propice à la réflexion. Ce qui ne se refuse pas par les temps qui courent.
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Antoine Jaquier, tu connais ? Non ? Tu rates vraiment quelque chose !
Perso, je suis total in love et pas simili love de sa plume. 🙂
Je me suis donc, bien évidemment, jetée sur ce petit dernier sans même savoir ce qu'il en était...
La décision de Foogle de rendre publiques les données de chacun, provoque une vague dévastatrice. Les états ne sont plus et tout part en cacahuète. L' humanité s'effondre. Elle se retrouve, alors, gérée, classée en trois catégories: les élites, les désignés et les inutiles. Pas besoin de te préciser que les inutiles n'auront pas grand-chose à dire. le fric, le pouvoir d'achat fera la différence.
Ce Nouveau Monde est si proche de la réalité que tu le toucheras du doigt.
J'ai eu cette impression de plonger dans quelque chose de la même lignée que "The handmaid's tale" avec un petit goût de "Blade Runner" et "Black mirror". Je jubilais.
Et puis cet ultra-réalisme m'a percutée de plein fouet et là, j'avoue, c'était moins drôle...
La boule au ventre, la larme à l'oeil, j'ai dû faire face à ma plus grande peur: notre futur ainsi qu'à ma plus grande haine: la bêtise humaine.
Ce récit m'a bouleversée au point qu'il m'est difficile de t'en parler.
On le sait tous que nous allons droit dans le mur. On le sait tous, et pourtant la plupart d'entre nous continuent à suivre le troupeau...bêtement (non ce n'est pas le mot, j'ai toujours trouvé qu'il était insultant pour ces, soit-disant, bêtes).
Antoine nous dépeint ce monde nouveau avec brio. Il joue avec l'anticipation de main de maître. Pas juste comme ça à la légère, mais avec une gigantesque réflexion. Avec une observation sans faille de notre monde actuel pour en déduire un futur.
Un monde où l'amour et la confiance ne sont plus. Un monde détruit par nos affres sur les réseaux sociaux. Un monde sans vie privée. Un monde où l'androïde se commande sur mesure pour remplacer ses amours perdus. Un monde où il n'est plus question d'amour mais de simili-amour... Magnifique, non ?
Pour ma part, j'ai très hâte d'y être….Et toi ?
My god ! Quel livre, quel récit engagé, criant de vérité et porteur d'un message.
Antoine Jaquier nous offre, cependant, au travers de ce récit, une belle histoire touchante et surtout, peut-être, une SOLUTION…
J'aurais pu choisir des centaines d'extraits, je pourrai dire des milliers de choses sur tout ce qui ressort de cette lecture mais je suis sans voix, le caquet bouclé…
Je n'ajouterai qu'un seul mot puisque quoi je dise sur les qualités de ce récit, ce ne sera jamais assez et plutôt que de te faire perdre ton temps à lire ma pseudo analyse, mon avis, mes blabla, je te laisse tes précieuses minutes pour tout simplement le lire parce que, oui, c'est: EXCEPTIONNEL ET PERCUTANT
Lien : https://sangpages.com/2019/0..
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critiques presse (2)
Liberation
17 avril 2019
Ecrit dans un style fluide qui tente d’éviter la surcharge de détails, Simili-love, à l’inverse de l’acceptation de la Grande Lumière, raconte le cheminement d’une conscience qui finit par se réveiller.
Lire la critique sur le site : Liberation
Actualitte
09 avril 2019
Dans Simili-Love paru au Diable Vauvert, Antoine Jaquier nous sert une vision implacable de ce que pourraient devenir nos vies dans un récit terrible de réalisme et d’anticipation.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Rien que l'idée de devoir revêtir mes habits de désigné me donne envie de rester sous la couette. On ne peut plus sortir sans la panoplie connectée au risque de faire collapser les IA. Les vêtements de polyaniline et carbone mesurent chaque réaction physiologique et nous indiquent, via le bracelet, si notre rythme de croisière est convenable ou si nous devons presser le pas. Système cardiovasculaire et IMC semblent être leur obsession. Le tissu intelligent mesure même l'indice UV et nous impose parfois de marcher à l'ombre. Nos chaussures vibrent lorsqu'il est temps de traverser. Plus question de choisir notre itinéraire - une IA jusque dans le pantalon. Flâner est un truc d'inutile. L'errance, je n'en parle même pas.
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2040 aura été l'année charnière. La Grande Lumière. Mais cela faisait un moment que tout se mettait en place. Des événements qui, pris séparément, ne payaient pas de mine. Des nouvelles lois. Des mises à jour. Des règles de fonctionnements numériques qu'on ne lisait même plus avant de les accepter. les journalistes ont été muselés. Une surveillance généralisée grandissante que les États justifiaient par la traque du terrorisme. Il avait bon dos, le terrorisme. Il avait tué mille personnes en France sur dix ans. La route trente cinq mille, l'alcool un demi million et la cigarette sept cents mille. Je n'ai pas le chiffre de l'alimentation industrielle mais il dépasse sans doute tous les autres réunis et je ne parle même pas de la pollution.
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Par respect pour les victimes, sans doute, on avait laissé la sécurité intérieure fliquer chaque citoyen puisque c'était l'unique réponse du gouvernement aux attaques des islamistes. L'État faisait quelque chose et on se disait que c'était déjà ça.
Il fallait pourtant sérieusement s'accrocher aux œillères pour ne pas voir que ça basculait.
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Novembre 2040, jugeant que l’anarchie n’était pas à son comble, Foogle a décidé de rendre gratuit l’accès à toutes ces informations. Le domaine public. Le monde s’est tétanisé. Des milliards de gamins décadents qui jouaient dans l’obscurité de leur chambre étaient surpris par Big Mama qui allumait la lumière. On est restés figés, conscients du ridicule de notre posture de l’instant. Humiliés. Terrorisés d’avoir oublié le détail de nos premières années de surf mais conscients que tout cela ne devait pas être glorieux. D’un jour à l’autre il a été possible de consulter sans la moindre démarche préalable les historiques des navigateurs, lire les emails de chacun depuis l’invention du web, découvrir chaque photo prise sur smartphone ou transmise d’une manière ou d’une autre. Nos textos. Nos déplacements jour par jour, heure par heure, et bien entendu chaque profil de l’ancien Facebook, WhatsApp et Snapchat, ainsi que de leur rejeton dévorateur qui les incluait tous – Foogle.
Et les interminables fils des chats sur plus de trente ans. « Supprimer la conversation » ne l’effaçait que pour nous. « Vider la corbeille » aurait dû être titré « Ajouter au grand dossier vous concernant ».
Ma femme avait enquêté sur ma vie avec une ex, cherchant à percer je ne sais quel mystère de ma personnalité. Décembre 2040 a vu les rues désertées, chacun passait en revue, jour après jour, nuit après nuit, l’intimité de ses connaissances. C’était plus fort que nous, il fallait aller voir. S’en est suivi la fin du couple traditionnel et des vagues de licenciements sans précédent. Des crimes passionnels et un bouleversement brutal du rapport à l’autre.
Contraints à un déplacement, les gens baissaient les yeux, craignant famille, amis, voisins et collègues. Le simple fait d’être identifié pouvait exciter la pulsion voyeuriste. La honte s’était abattue sur le monde et il s’était voûté.
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Certaines plantes protègent naturellement leur environnement des bactéries, champignons et virus, et inscrire ces connaissances scientifiques dans le réel est un art au service du vivant.
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