AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290090131
Éditeur : J'ai Lu (05/07/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 550 notes)
Résumé :
L'obscurité descendait sur le monde et le monde changeait...
Roland, le pistolero, s'éveille sur une grève déserte. Issus de la mer, des monstres carnivores l'attaquent et lui dévorent quelques doigts des mains et des pieds... Affaibli, rongé par l'infection, il sent qu'il va mourir s'il ne franchit pas la Porte qui mène à d'autres espaces-temps.

De l'autre côté, il rencontrera Eddie le junkie, puis, dans l'Amérique des années 60, Det... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
02 février 2013
À la fin du tome précédent, nous avons laissé le pistolero sur la grève de la Mer Occidentale. Épuisé, il s'est endormi sans savoir que les eaux allaient lâcher sur lui des monstres plein de questions. Blessé, amputé et empoisonné, Roland le pistolero envisage son avenir sans espoir. Mais qu'en est-il des trois cartes que l'homme en noir a tirées de son funeste tarot ? Il a prédit trois rencontres à Roland : le Prisonnier, la Dame d'ombres et la Mort. À chacune de ces cartes correspond une porte vers un autre monde.
La première porte s'ouvre sur Eddie, un junkie en fâcheuse position. Roland l'entraîne sur la grève de la Mer Occidentale. « Bon, maintenant, j'emmène cette porte partout avec moi […] et Eddie aussi. Elle nous accompagne comme une malédiction dont on ne pourrait se débarrasser. » (p. 120) Roland poursuit sa route vers la deuxième porte et celle-ci s'ouvre sur Odetta Holmes et Detta Walker, deux femmes qui n'en sont qu'une. Elles aussi entrent dans le monde du pistolero. Et l'étrange équipée avance vers la dernière porte, celle qui dont dépend la vie de Roland. Quand elle s'ouvre sur Jack Mort, la mort de Jake et les accidents d'Odetta Holmes prennent tout leur sens. Mais ces trois portes ne sont nullement le bout de la quête du pistolero : la Tour sombre est encore loin et rien ne saurait empêcher Roland de la rejoindre.
Roland le pistolero est un chevalier d'un âge nouveau : il répond à un code d'honneur ancestral et exigeant. « Je me suis damné pour mon devoir. » (p. 126) S'il ne peut oublier sa responsabilité dans la mort de Jake, il est prêt à tout pour atteindre enfin la Tour sombre, sinistre fanal dans un monde dont le sens échappe sans cesse. « Il s'agit peut-être d'une sorte de cheville. Un pivot central maintenant ensemble tous les plans de l'existence. Tous les temps, toutes les dimensions. » (p. 190)
Le deuxième tome du cycle de la Tour sombre esquisse plus de questions que de réponses et le lecteur ne peut que repartir en quête aux côtés de Roland. Si le récit est ouvertement fantastique avec ses passages entre les mondes, il résonne également des accents d'un engagement que l'on suppose être celui de l'auteur. En filigranne, guerre du Vietnam et ségrégation sont pointées du doigt : à l'aune de l'honneur que l'auteur prête à Roland, la valeur d'une vie innocente ne saurait se soumettre aux idéaux viciés d'un monde, aussi immense soit-il. Il me tarde de lire la suite des aventures de Roland et d'Eddie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Arakasi
02 juillet 2014
La première partie de la quête de Roland, le dernier pistolero de l'Ancien Monde, est terminée, mais rejoindre l'homme en noir n'a apporté que peu de réponses à ses questions. A l'issu du volume précédent, trois cartes ont été tirées par le mage noir, celles du Prisonnier, de la Dame d'ombre et de la Mort. A chacune de ces cartes correspond une ouverture vers un autre monde : un monde étrange et effrayant où des monstres de métal volent dans le ciel et où des voitures sans chevaux roulent dans les rues, un monde qui, s'il ne cesse de stupéfier Roland, nous est en revanche extrêmement familier – parbleu, c'est le nôtre ! Projeté sans préavis à différentes périodes du New York de la seconde moitié du XXe siècle, Roland va rentrer en contact avec trois personnes indispensables à la réussite de sa quête, même s'il serait bien en peine de deviner pourquoi : Eddy Dean, un jeune junkie coincé dans une méchante affaire de trafic d'héroïne, Odetta Holmes, une milliardaire atteinte d'un dangereux dédoublement de la personnalité, et Jack Mort, un curieux monsieur aux apparences inoffensives mais dans les passe-temps feraient dresser les cheveux sur la tête d'un sérial killer. Trois cartes. Trois personnes. Trois chemins pour atteindre la Tour Sombre, si le Ka et la destinée le permettent…
Deuxième tome de la saga de « La Tour Sombre », « Les Trois Cartes » fait prendre à l'intrigue un tour inattendu, mais nullement déplaisant. Alors que le premier volume avait surtout pour objectif de présenter l'univers des romans et d'harponner le lecteur, celui-ci se révèle beaucoup plus actif, quoique conservant un aspect introductif. Les excursions du pistolero dans notre monde apportent notamment au récit un élément qui lui manquait jusque-là : l'humour ! Certes, le ton reste sombre et parfois assez malsain, mais il faut admettre qu'il y a un côté extrêmement réjouissant à voir Roland tentait, avec le plus grand sérieux et la plus totale inefficacité, de comprendre les règles d'un univers qui lui est complétement étranger et où il se révèle aussi déplacé qu'un bison en haut de l'Empire State Building. Faut bien avouer que je ne saisis toujours pas très bien la finalité de tout cela – ouais, la Tour Sombre, on a compris, mais c'est quoi, cette fichue Tour Sombre, hein ? – mais l'ensemble est tellement attractif et prenant que je n'ai qu'une hâte : continuer l'aventure dès que possible !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
odin062
18 mars 2015
Là où j'ai dû lire deux fois « le pistolero » pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur, ce second tome de la tour sombre intitulé « Les trois cartes » m'a tout de suite énormément plu. King nous entraîne une nouvelle fois dans cet étranger univers, suivant Roland et sa quête le menant à La tour sombre.
Dans le premier tome, on découvrait l'univers de Roland et une partie de son enfance mais tout restait flou. Dans celui-ci, nous n'en saurons pas plus concernant le lieu qui se veut constituer d'une mer à l'ouest, d'une plage au centre et d'une chaîne de montagne à l'est. Non King ici focalise son roman sur ses personnages. D'un côté Roland, de l'autre ses trois cartes : le prisonnier, la dame d'ombre & la mort.
Stephen King nous entraîne dans un voyage fantastique et réel à la fois, sur fond de survie, entre notre monde et celui de Roland. On s'amuse à travers le regard de Roland posé sur notre étrange univers. Les avions sont des diligences volantes, la douane un étrange rituel et le pharmacien un alchimiste ayant perdu toute magie.
On pourrait également conter ce livre comme un recueil de Nouvelles, trois Nouvelles, une pour chaque carte ayant pour transition des « brassages » à travers le monde de Roland. Des Nouvelles abordant le monde de la drogue & le contexte historique raciste des Etats Unis.
Bref c'est un roman complètement fou, on sent que l'écrivain s'est laissé aller, sans forcément savoir où il allait, mais avançant de façon efficace, entraînant le lecteur dans le mystère qui le contient. Il me tarde de découvrir le troisième tome qui je suppose, apportera des réponses quant à cet étrange monde du pistolero et de la tour sombre.
------
BILAN :
Les plus : la saga, les personnages, le parallèle monde de Roland/notre monde, l'humour, l'action, les mystères, l'inconnu…
Les moins : l'envie de passer au tome 3 !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          121
grm-uzik
21 février 2017
Résumé de quatrième de couverture :
Échoué sur une plage peuplée de monstres, gravement blessé, Roland de Gilead se retrouve face aux trois portes qui jalonnent sa route vers la Tour Sombre, son but ultime. Par elles, il parcourra l'espace-temps, rencontrera trois compagnons insolites et reverra Jake, cet enfant dont le souvenir le hante et qui semble nécessaire à sa quête. Alors que le temps devenu fou joue contre lui et les siens, le Pistolero saura-t-il démasquer ses noirs ennemis, magiciens et démons ligués pour s'emparer de la Tour ? Est-il prêt pour cela à partager son idéal, en s'en remettant au Ka - le destin ? C'est pour lui l'heure de vérité...
Ce deuxième tome est un pur bijou magistral, un véritable chef-d'oeuvre. Une fois que l'on entame "Les trois cartes", tout devient plus clair, prenant et haletant. L'ouvrage commence pile là où se termine "Le Pistolero" que l'on entre directement dans l'histoire et qui démarre sur les chapeaux de roues sans aucun répit. Il se lit à une vitesse effarante et s'enchaine vite, qu'on rencontre des personnages super attachants et accrocheurs avec qui on se lie d'amitié. Il y a des tas d'idées fabuleuses qui pullulent à chaque chapitre. C'est un authentique roman inspiré, drôle, violent et mystique à la fois.
Un super concept, car dans ce second volet, l'imagination du Maître est absolument superbe. Il y a plus d'idées folles, plus d'action, de tension, de personnages et de situations impossibles, confinant au délire fantastique total. L'écriture Kingienne est toujours aussi parfaitement impeccable, qu'elle parvient à nous tenir en haleine.
Pour conclure, "Les trois cartes" (2ème tome du cycle "La Tour sombre") est un remarquable chef-d'oeuvre grandiose, une très belle aventure épique et magique que je vous recommande vivement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
MagEv
11 septembre 2017
Je me suis replongée avec plaisir dans la quête du Pistolero pour atteindre la Tour sombre. Sur sa route, comme l'avait prédit l'homme-en-noir en lui tirant les cartes, il croisera, grâce à des portes s'ouvrant sur des mondes parallèles, Eddie un jeune junkie, Odessa une schizophrène et Jack Mort un assassin.
Encore dans cet opus, beaucoup de questions sans réponses mais surtout une question : pourquoi mais pourquoi vouloir à tout prix atteindre cette tour sombre bon sang ? Y a quoi là-bas !
Un style moins tarabiscoté par rapport au tome 1, il a été bien plus agréable à lire et tout aussi captivant. Beaucoup de détails viennent étoffer cet univers fantastique qui se dévoile peu à peu, et là je dis quelle sacrée imagination de la part de l'auteur quand même. Des personnages bien travaillés dont notre Pistolero la fine gâchette que j'aie appréciés découvrir au fil des pages et une petite touche d'humour qui n'est pas pour me déplaire. Bref une lecture passionnante et j'ai hâte de reprendre cette saga épique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Citations & extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
goodgarngoodgarn27 juin 2013
Il n'avait donc en tête que Dollentz et cette connasse au téléphone alors que le pistolero s'avançait vers lui, incarnation du destin, il ne pensait qu'à l'extraordinaire spectacle que ces deux-là pourraient offrir, sous le soleil brûlant du désert, sans rien d'autre sur eux qu'une couche de miel et attachés à un poteau planté sur une fourmilière. Chacun son poteau, chacun sa fourmilière. Merveilleux ! Jouissance de l'esprit qu'accompagnait cependant l'arrière conscience d'avoir atteint le fond. Telle avait été la détermination du vieux Katz à voir son unique héritier marcher sur les traces qu'il s'était refusé à lui payer d'autres études que celles débouchant sur une licence de pharmacologie; l'infortuné fils avait donc marché sur les traces de son père, et que dans l'éternité Dieu fit pourrir ce dernier dont l'unique rejeton en était maintenant à toucher le fond d'une vie qui semblait n'avoir pourtant connu que des creux et l'avait vieilli avant l'âge !
Oui, le fond, le nadir absolu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
goodgarngoodgarn03 juin 2013
Non. Il s'y refusait. D'abord parce qu'il se fût agi d'un vol particulièrement odieux. Il n'aurait su longtemps se contenter de jouer les passagers, de contempler passivement ce monde par les yeux de cet homme comme un voyageur regarde défiler le paysage par la fenêtre de son véhicule.
Ensuite parce qu'il était Roland. S'il devait mourir, il voulait que cette mort fût celle de Roland, d'un Roland qui mourrait en rampant vers la tour, s'il le fallait.
Puis l'étrange et rude sens pratique cohabitant en lui- tels tigre et chevreuil-avec son romantisme reprit le dessus. Il n'était nullement nécessaire de penser à la mort tant que l'expérience restait à vivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
SombreplumeSombreplume02 novembre 2012
Que tout un chacun n'en eût rien à foutre, 'Cimi ne pouvait en avoir conscience, tout un chacun affectant d'être émerveillé par le prodige puisque tout un chacun le savait proche du parton. Mais ils n'auraient pas eu besoin de feindre l'émerveillement s'il avait eu les mots pour décrire cette tour, son exquise silhouette, comment elle s'était élevée jusqu'aux trois quarts de la pièce entre bureau et plafond, dentelle de valets, de rois, de dix et d'as, rouges et noires configurations dressées, défiant un monde qui tournoyait dans un univers de mouvement et de force d'une totale incohérence, une tour qui était aux yeux émerveillés de 'Cimi la cinglante négation de tous les injustes paradoxes de l'existence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
bykissbykiss30 septembre 2012
Il savait aussi, pour avoir séjourné dans l'esprit d'Eddie, que les langues des deux mondes étaient fondamentalement similaires. Similaires mais pas tout à fait superposables. Chausson se disait là-bas sandwich, et déchiner y était chercher quelque chose à manger. En ce cas... la drogue qu'Eddie nommait cocaïne ne pouvait-elle s'appeler sucre dans le monde du pistolero ?
Ce qui lui parut aussitôt fort improbable. Eddie avait acheté cette boisson ouvertement, se sachant observé par des gens au service des Prêtres de la Douane. Bien plus, Roland sentait que le prix en était relativement modique. Inférieur même à celui des chaussons à la viande. Non, sucre et cocaïne n'étaient pas synonymes, mais Roland ne pouvait comprendre que quiconque eût envie de cocaïne — ou de quelque autre drogue illégale, en l'occurrence — dans un monde où une substance de la puissance du sucre était disponible en abondance et bon marché.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
ChrisTaisChrisTais19 mars 2008
- C'est ka, dit-il, tournant vers Eddie une expression patiente.
- Et c'est quoi, ka ? (Agressive était la voix d'Eddie.) Première fois que j'entends ce mot. A part que si tu le répètes, ça devient ce que les gosses en bas âge disent pour désigner la merde.
- C'est un sens que j'ignore, répondit le pistolero. Ici, ka veut dire devoir ou destin, ou encore, dans l'usage courant, un endroit où tu dois te rendre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Stephen King (115) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stephen King
Fin de ronde - Stephen King : le trailer .Dans la chambre 217 de l?hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi? http://www.albin-michel.fr/ouvrages/fin-de-ronde-9782226328717
autres livres classés : fantastiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les trois cartes

Combien de temps sépare la fin du premier tome avec le début de ce second tome?

7 heures
7 semaines
7 années
7 siècles

18 questions
41 lecteurs ont répondu
Thème : La Tour Sombre, Tome 2 : Les trois Cartes de Stephen KingCréer un quiz sur ce livre
. .