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Takiji Kobayashi (Autre)Mathieu Capel (Traducteur)
EAN : 9782354802127
121 pages
Editions Amsterdam (20/08/2020)
3.7/5   15 notes
Résumé :
Le 15 mars 1928 évoque une journée de répression. Ce jour-là, 1 600 militants communistes et socialistes, accusés de vouloir renverser le cabinet conservateur de Giichi Tanaka, sont arrêtés par la police japonaise et jetés en prison. La petite ville d’Otaru est le théâtre d’une des rafles les plus importantes du pays. C’est là que vit Takiji Kobayashi, employé de banque et militant ouvrier. Alors que les journalistes se taisent, il décide de raconter ce qu’il a vu e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Les éditions Amsterdam poursuivent la publication des écrits de Takiji Kobayashi, écrivain et militant communiste, puisqu'àprès le propriétaire absent en 2017, où il dénonçait la responsabilité des banques dans la pauvreté des paysans, voici, toujours dans une traduction de Mathieu Cape, le 15 mars 1928.
Le texte tire son titre de la grande vague de répression menée à partir de cette date, le 15 mars 1928, dans tout le Japon : plus de 1600 militants seront arrêtés. Mais, c'est déjà depuis quelques années qu'une répression féroce touche les milieux anarchistes et communistes : l'état japonais se militarise et se totalitarise, surveillant, poursuivant les groupes de gauche.
Kobayashi écrit son texte quelques mois seulement après ces arrestations. Il paraîtra en revue à la fin de l'année 1928, revue qui sera vite saisie !

Le livre raconte l'arrestation, à leur domicile ou au local syndical, de militants, leurs attentes en cellule, la violence des interrogatoires (les « méthodes proprement démentes des autorités »), jusqu'à leur transfert dans une prison.
Mais, si l'auteur réagit à chaud aux évènements pour mieux les dénoncer, s'il se base sur des informations de première main, lui qui vit, milite, et fréquente les syndicats ouvriers, le récit, pour documenté qu'il soit, est bien une oeuvre de fiction finement construite.
Fidèle à l'un des principes de la littérature prolétarienne, le héros collectif, le roman décrit la répression politique qui s'abat non pas sur un individu-personnage principal-, mais sur les différents membres d'un syndicat : Ryûkichi, l'ancien instituteur, renvoyé de son école, pour ses activités syndicales ; Sata, l'employé de bureau, vivant avec sa mère qui ne rêve pour lui que d'un travail salarié ; Kudô et sa femme O-Yoshi, qui vivotent de petits boulots ; le jeune Watari, ou les plus expérimentés Suzumoto, Ishida, Saito
La lutte n'est pas individuelle : « ils étaient un tank » écrit Kobayashi.
Plusieurs personnages, dont cette épreuve interroge l'engagement et les convictions (Kobayashi parle de « passion »), plusieurs points de vue, dont celui aussi de la femme ou de la fille de Ryûkichi font de ce récit plus qu'un texte de propagande.
Les interrogatoires sont violents, leur description réaliste. L'auteur insiste sur le sacrifice des ces militants « pour paver le chemin de ceux qui viendraient après eux ». Les graffitis laissés sur le mur des cellules indiquent la route et la méthode : « A pleurnicher tout le temps, on gagnera jamais ! Frères ! Avant tout, donnons-nous la main ! Il faut rester main dans la main, fermement ! »
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Suite à ma très belle lecture d'Ame brisée d'Akira Mizubayashi, j'ai souhaité me pencher sur les écrits de Takiji Kobayashi. Auteur qui est très présent dans le récit. En effet ce dernier est mort en 1933 des suites de son arrestation par la police politique japonaise.
Le 15 mars 1928 fait référence à l'arrestation de masse de militants communistes et socialistes. Ces prisonniers vont connaître les tortures aussi bien physiques que psychologiques. Ces arrestations interviennent dans un climat de fortes répressions suite à l'arrivée au pouvoir de Giichi Tanaka.

J'ai trouvé que ce court récit avait un style assez clinique. L'auteur ne tourne pas autour du pot et raconte ce sue certaines personnes ont vécu. La description de certaines tortures fait froid dans le dos. L'auteur est également connu pour le Bateau-Usine qui a été adapté en manga il y'a quelques années. Autant vous dire que ce manga fera partie de mes prochaines lectures.
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Le récit d'une répression et de la dignité de militants ouvriers. le 15 mars 1928 a vraiment existé et il a fallu la plume de Kobayashi pour en rendre compte. On y voit les méthodes de la police, les rafles, la torture. Et on y voit surtout des militants qui même dans cette situation tente de tenir, se pose la question de leurs prochaines activités, de qui risquent de craquer, de comment tenir. En quelques pages, on y voit des travailleurs en lutte décrit de la plus belle des façons.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
A présent, les neuf syndicalistes ne se comptaient plus individuellement : ils étaient un tank. Les bras fermement liés les uns aux autres, les épaules soudées les unes aux autres, ils fixaient la même direction, d'un regard sombre mais acéré - comme s'ils avançaient vers un seul et même objectif - comme s'ils faisaient marche vers la "révolution".
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