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EAN : 9782824618036
304 pages
City Editions (13/01/2021)
3.65/5   52 notes
Résumé :
Jour après jour, Alex tente de survivre dans le camp d'Auschwitz où il est prisonnier. Survivre au manque de nourriture, au froid, aux humiliations, à l'absence d'espoir. Pourtant, malgré les risques, le jeune homme a décidé de défier ses bourreaux : en secret, il fait la classe aux enfants du Bloc 31.

Poésie, mathématiques, dessin... Ces leçons ne sont qu'un petit geste, mais témoignent du courage et de la résistance d'Alex. C'est aussi sa manière de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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OTTO B.KRAUS,rescapé des camps de la mort ,d'Auschwitz plus précisément, va nous narrer la vie des enfants déportés;certains seront encore avec leur parents ,d'autres parfois très jeunes seront orphelins .
Otto.B. Kraus, s'est occupé de ces enfants.Quelques années après sa libération,il a fait un gros travail de recherches ,afin de recueillir des témoignages,car il voulait parler de ce qu'ils avaient vécus dans ce camp de la mort ,parmi ces enfants.
Et c'est au travers du personnage : Alex Ehren ,qu'il va nous relater cette triste page de la seconde guerre mondiale.
C'est une lecture difficile psychologiquement .Nous ne pouvons pas dire : nous avons aimé ou pas.
L'auteur s'est inspiré des personnes qu'il a connues,même si il a modifié leur prénom. C'est un témoignage frappant pour moi car c'est vrai ,au travers les lignes ,nous savons que c'est du vécu. Malgré un début assez hésitant où l'organisation du camp nous est présentée,au fur et a mesure de ma lecture ,les phrases s'imprègnent de l'ambiance ,de l'atmosphère et deviennent plus percutentes.Au dessus de cette misère horrible, il y a cette solidarité qui émerge et qui dans ce contexte si abominable arrive parfois à faire oublier aux enfants ,pour quelques instants ,la faim,l'odeur,la crasse,les poux,toute cette terrible réalité du bloc 31.
Car faire la classe à ces enfants déportés aujourd'hui pour nous relève de la gageure ,mais que d'abnégation de soi pour avoir accompli ce qu'ils ont accompli.Le mot courage face à ce roman témoignage, est bien vide de sens .
Au travers les allusions au travail de " sape" du réseau communiste,c'est mon père qui m'a parlé ,ayant été déporté à Buchenwald / Dora.
Nous savions, par ses paroles,qu'il y avait une énorme solidarité et des réseaux communistes clandestins se constituaient ,pour faire face le jour venu.Réseaux dans lesquels se retrouvaient des déportés allemands (politiques allemands communistes).
Les premier arrivages des camps furent des allemands communistes qui s'opposaient à Hitler ,en grande partie des intellectuels .
Il y aurait tant et tant à dire sur cette période noire et monstrueuse de l'histoire ,dont les hommes apparemment n'ont tiré aucune leçon,à voir ce qui se passe actuellement!!
Un roman témoignage à lire pour devoir de mémoire.⭐⭐⭐⭐⭐

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A mi chemin entre une autobiographie et un roman, Otto B. Kraus va nous entraîner dans le terrible bloc 31 du camp de Auschwitz-Birkenau.
Rassemblant les enfants, ils sont un groupe d'adultes a avoir décidé de défier leurs bourreaux en leur faisant la classe.

Les conditions de vie sont déplorables, la mort omniprésente. Les détenus doivent "affronter le froid, la faim, l'odeur continuelle de décomposition et la fumée douce-amère des suppliciés" qui s'infiltre partout.
C'est "une vie à la limite de l'existence, privée de lumière, plongée dans les ténèbres".
Mais rester digne, ne pas plier, entretenir une lueur d'espoir, voilà ce pourquoi Alex Ehren et Fabian, Lisa, Pavel, Felsen ont décidé de se battre.

Pour Alex, personnage central de ce roman, fortement inspiré de la vie de l'auteur, occuper les enfants contre le désespoir, c'est leur donner un projet pour le lendemain.
Alors au bloc 31, cours clandestins de lecture et d'écriture, parties de billes, Théâtre de marionnettes, tir à la corde, chants, devinettes, lecture, écriture, dessins vont s'organiser et donner à Bubenik, Adam, Eva, Majda, Neugeboren et les autres, un semblant de vie.

Si le sujet est dramatique et dépasse les limites de l'horreur, Otto B. Kraus reste digne tout au long de ce récit et nous donne une vraie leçon de vie.

Merci à Babelio et à CityEditions pour m'avoir fait découvrir Otto Kraus et "son livre salué unanimement par la critique et le public" lors de sa sortie.
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Après une préface de la femme de l'auteur, vous entrez dans le monde horrible du bloc 31.

Nous sommes à Auschwitz; un nom difficile à entendre, et même à prononcer, tant les souvenirs qui en découlent sont terrifiants.

Alex avec les autres prisonniers tentent de survivre tant bien que mal, avec le peu de nourriture, le manque d'hygiène, les maladies et surtout les cadavres et les rumeurs.

A son niveau, il a ce qu'on peut considérer comme "une chance", ou plutôt une opportunité de s'occuper durant ses journées à enseigner aux enfants.

Dans ce bloc, il y règne une atmosphère particulière, un peu plus de "confort", ou plutôt une pomme de terre présente dans la maigre soupe claire du jour.

Les enfants présents sont très matures malgré leur jeune âge et cotoîent la mort de très, de trop près.

Heureusement pour lui, Alex va rencontrer l'amour. Mais attention pas l'amour des contes de fées, ni l'amour de la vie réelle, cela s'apparente à une petite évasion par la pensée. Une amitié très forte qui va lui tenir la tête hors de l'eau. Et quand il découvre une sorte de résistance, il ne sait plus quoi penser.


Encore un grand merci à ces quelques survivants de retranscrire leurs émotions, et leur douloureuse expérience face à des hommes qui n'ont plus rien d'humain.

Via une fiction, inspirée de sa vie réelle, l'auteur ne cache rien de l'horreur vécue dans ces camps de la mort, dont la simple énonciation du nom entraîne tout le monde dans les fours crématoires, les expériences abominables sur les juifs, les privations et tortures de toute nature dont très peu de victimes on pu s'en sortir.

Pour quelle raison ont-ils atterri dans ces camps ? Parce qu'ils étaient juifs ?

Vous pensez qu'il s'agit d'un témoignage de plus . Alors je vous dis oui, encore un mais contrairement aux autres, l'histoire se situe dans un bloc bien particulier. le bloc 31, celui des enfants dans lequel on trouve un tout petit plus de confort, même si la souffrance est là.

Entre les leçons faites aux élèves, on essaie de retrouver un peu d'humanité et de normalité dans une ambiance étouffante, et à proximité. Alors oui, cet enseignement est interdit par les SS, néanmoins Alex et ses comparses pensent pouvoir donner un peu de souffle à ces enfants qui souffrent de cette situation qu'ils ont du mal à comprendre. D'ailleurs qui pourrait la comprendre ?

Et la tenue d'une sorte de journal de bord, journal intime faite la nuit par quelques prisonniers bravant le danger de se faire surprendre et surtout de se voir jeter à la mort pour quelques lignes, qu'ils espèrent être découvertes plusieurs années après , et qui pourront décrire les conditions inhumaines dans lesquelles certains hommes vivaient.

Comment imaginer que l'on peut survivre à ça et raconter. Donc pour éviter que tout tombe dans l'oubli ou surtout ne soit jamais connu, il était nécessaire d'en retranscrire la réalité.

Le pire de tout cela : l'échéance connue par les hommes de leur mort !

Un livre à lire, et pourquoi pas à faire lire à nos ados qui étudient cette période au collège et lycée.
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Aujourd'hui, je viens vous parler du roman le camp des enfants d'Otto B. Kraus. Merci à @cityeditions et @ericpoupet pour cette jolie découverte ☺️

Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de la bibliothécaire d'Auschwitz d'Antonio G Iturbe. Ce livre traite du même sujet à savoir la vie au sein du bloc 31, bloc au coeur d'Auschwitz où des centaines d'enfants ont pu avoir classe. En effet, l'auteur de ce roman, n'est autre que le mari de Dita, l'héroïne de la bibliothécaire d'Auschwitz et lui même enseignant dans ce bloc. L'histoire qu'il nous raconte ici est donc inspirée de leurs vies.

Pour ceux qui ont ces deux livres dans leur pal ou whish list, un conseil, commencez par la bibliothécaire d'Auschwitz. le camp des enfants se déroulant en grande partie après l'intrigue de la bibliothécaire d'Auschwitz, vous risquez d'être spoilé sur nombreux points et notamment sur la mort d'un des personnages principaux si vous faites l'inverse 😅

On suit ici la vie d'Alex Ehren au coeur d'Auschwitz. Entre cours donnés en secret aux enfants, difficultés du quotidien, mais aussi une jolie histoire d'amour avec Lisa, le jeune homme écrit également un journal pour raconter ces quelques moments d'espoir dans le camp.

D'avoir lu ces deux livres traitant plus ou moins de la même histoire dans le même mois n'était pas forcément une bonne idée. Forcément, j'ai comparé les deux. Je les ai tous les deux aimés mais sur des points différents. L'émotion était plus présente avec la bibliothécaire d'Auschwitz mais j'ai aimé le camp des enfants pour son côté historique et ses détails sur des tranches de vie. le personnage principal est pour l'un une jeune femme et pour l'autre un homme ce qui change de point de vue et est intéressant également. Les deux sont assez complémentaires. J'ai également apprécié dans ce roman que l'auteur nous raconte les difficultés rencontrées pour continuer à avancer. Des jeux, des pièces de théâtre, un gâteau d'anniversaire fait de tranches de pain, des petites choses pour nous mais qui apportaient tellement.

J'ai toutefois trouvé qu'il y avait beaucoup de redondances. On passe d'un point à un autre, pour revenir au précédent... Il n'empêche que j'ai tout de même passé un très bon moment durant cette lecture.

Ce roman nous montre cette force qu'on les enfants d'avancer même dans les pires moments. Une ode à l'espoir et à la vie 💕

Il vous tente ? Quel est votre roman historique préféré ?
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Après avoir été touchée et transportée au-delà du possible et de l'inimaginable par « La bibliothécaire d'Auschwitz d'Antonio Iturbe et « Moi, Dita Kraus, bibliothécaire d'Auschwitz » écrit par Dita Kraus, j'étais plus que ravie de voir qu'un livre de son mari Otto B. Kraus était publié en France (le second à ce jour) par City Editions, une maison d'édition que j'affectionne tout particulièrement pour ses romans sur la Seconde Guerre mondiale. Je tiens à remercier tout particulièrement City Editions et Babelio pour m'avoir permis de remporter ce très beau livre lors de la première Masse-Critique de 2021. Un coup de coeur qui a sa place dans ma « Sélection 2021 ».

Récit complémentaire avec « Dita Kraus, bibliothécaire d'Auschwitz » d'Antonio Iturbe et « Moi Dita Kraus, bibliothécaire d'Auschwitz » par Dita Kraus.

Introduction de Dita Kraus.

Otto Kraus raconte à travers l'histoire d'Alex Rehn, sa propre histoire, celle d'un adolescent déporté à Auschwitz-Birkenau et qui s'est occupé des enfants du block 31 défiant les SS.

Pour prouver que les déportés étaient bien traités, les nazis ont installé dans le ghetto de Terezín, des détenus tchèques pour dissimuler l'horreur derrière un trompe-l'oeil lors de l'inspection de la Croix-Rouge.

A Auschwitz-Birkenau, Alex rêve de créer une insurrection. C'est en décembre 1943 qu'Alex est arrivé à Auschwitz-Birkenau, dans un wagon à bestiaux, il avait dix-huit ans.

Placé dans le camp des familles, il ne porte pas les tuniques rayées et n'est pas tondu.

Pourquoi un camp des enfants existe à Auschwitz-Birkenau alors qu'ailleurs ils sont gazés dès leur arrivée ?

Quels desseins leur réservent les nazis ?

Ce block 31 a été fait à la demande du Dr Mengele, c'est à la mort de Fredy Hirsh, le gestionnaire du block des enfants qu'Alex et ses amis vont enseigner aux enfants, leur montrer un monde imaginaire à travers des récits, des cours, des jeux, des pièces de théâtre… Aidé de Lisa Pomnenka qui leur lit des histoires et qui leur offre de la couleur dans leur quotidien.

Entre passé et présent, entre fiction et faits authentiques, on suit l'histoire d'Alex Rehn, son amour, le travail pour les enfants, sa survie dans le camp, les projets d'évasion, les expériences du Dr Mengele, la prostitution pour avoir de la nourriture, les morts dans les chambres à gaz…

Le sort des enfants du block 31 a été une énigme.

Pourquoi garder des enfants en vie dans un camp d'extermination alors que la nourriture est insuffisante ?

Pourquoi les personnes du block 31 ont-elles eu plus de chance de s'en sortir que les autres déportés ?

Un récit sur le sort des enfants du block 31 et la survie à Auschwitz-Birkenau !

Sous les traits de personnages fictifs, l'histoire d'Otto et de Dita Kraus est racontée à travers celle du block 31, sans filtre, sans pudeur, dans sa plus stricte vérité, sa plus triste réalité de l'horreur des camps de concentration et de la barbarie nazie.

Contrairement à d'autres récits écrits par des survivants des camps de concentration, celui-ci se termine brusquement, une fin disons inattendue mais qui n'enlève rien à la qualité de ce livre et au talent d'Otto B. Kraus.

Grâce à sa femme Dita, le rêve d'Otto s'est réalisé et ses livres font le tour du monde pour enfin être connus auprès d'un large public.
Lien : https://leboudoirdulivre.wor..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Pour la dernière nuit,ils se sont couchés sur les paillasses bondées,formant un seul animal avec de multiples membres un mille -pattes ou une divinité indienne.
Ce soir-là,Alex Ehren a montré à Pavel Hoch et Fabien les deux dernières pages qu'il venait d'écrire .
Ensemble ,ils ont enveloppé le manuscrit dans du papier goudron et un morceau de toile cirée,puis l'ont déposé dans le trou qu'ils avaient creusé sous leur châlit.Le trou a été caché avec une planche puis la planche recouverte d'une boue qui,une fois sèche, deviendrait dure comme de la pierre.( Page 359).
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Et maintenant je vais mourir parce que ma mère voulait une meilleure vie pour moi et mes enfants. Pourquoi les parents ne peuvent ils donc pas laisser leurs enfants choisir leur propre vie ?
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La première représentation, dont l'histoire avait été écrite par Alex Ehren, à eu lieu un lundi.La pièce était en tchèque mais le diable s'exprimait en allemand et faisait claquer ses talons comme un militaire.Himmelblau n'était pas d'accord avec ce choix de langues.
--Les langues ne sont pas responsables de tout ça, voyons .Kant,Heine,Thomas Mann et même Albert Einstein écrivaient en allemand. Pourquoi le diable doit-il parler en allemand?
--La route qui mène aux enfers est pavée de mots allemands,à fait remarquer Fabian en souriant largement. ( Page 180).
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Ainsi,tout le monde avait un rêve à soi.Les conditions de vie étaient déplorables ,la mort omniprésente. Les détenus devaient affronter le froid,la faim,l'odeur continuelle de décomposition, les ulcères à répétition sur les plaies et la fumée douce - amère des suppliciés qui s'infiltrait partout. C'était une vie à la limite de l'existence, privée de lumière ,plongée dans les ténèbres. Dans ces vies sans valeur,le moindre petit événement trivial prenait des allures d'obstacle infranchissable. ( Page 188).
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Il y a les bons morts et les mauvais morts. Certains meurent pour une raison bien précise. Certains arbres meurent mais de leur tronc renaît toute une forêt. Les animaux meurent pour nourrir d'autres êtres vivants, de la vermine, des bactéries. Les personnes âgées meurent pour laisser la place à leurs enfants.
Mais nous, nous sommes les mauvais morts, parce qu'on mure pour rien. Pas même une illusion, comme une mort à la gloire de Dieu par exemple. Et pas pour un roi, ni pour une patrie, ni pour une idée.
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