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Françoise Du Sorbier (Traducteur)
ISBN : 2253124370
Éditeur : Le Livre de Poche (28/01/2009)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Alvina, une jeune fille de bonne famille désargentée, découvre l'amour entre les bras d'un Italien, beau mais un peu fruste. Au mépris de toutes les conventions, elle le suit dans son pays. Perdue pour la morale, perdue dans un monde primitif dont elle n'a pas les clés, Alvina se découvre elle-même. Peinture au vitriol de la société de province, fresque historique de l'Angleterre et de l'Italie au seuil de la Première Guerre mondiale, hymne à l'amour charnel et à l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Titine75
  13 octobre 2009
Alvina Houghton, la fille perdue du titre, vit en cette fin XIXème - début XXème dans la petite ville de Woodhouse en Angleterre. Elle habite une vaste et sombre demeure, Manchester House, avec son fantasque père, sa mère perpétuellement malade, Miss Frost sa nounou, et Miss Pinnegar l'intendante. La famille Houghton fait, avant la naissance d'Alvina, partie de la bourgeoisie de la ville :”Mais retournons au début des années 80, à l'époque où Alvina était bébé, ou plus tôt encore, à la grande époque de James Houghton. Il faisait alors partie de l'élite de Woodhouse. La famille Houghton avait toujours été prospère : une famille de commercçants, certes, mais après quelques générations d'aisance, les commerçants acquièrent un certain cachet. Or à lâge de 28 ans, James Houghton hérita d'un magnifique magasin de textiles à Woodhouse.” le sens des affaires n'est malheureusement pas le fort de James Houghton, qui à coups de soldes répétées, cause la perte de son magasin. Il investit ensuite dans une mine de charbon qui ferme, puis dans un cabaret-cinéma qui finit de sonner le glas des finances de Manchester house.
Voyant son niveau social se dégrader, Alvina apprend le métier de sage-femme mais elle ne peut laisser son père seul et devient pianiste dans le cabaret-cinéma. Elle y rencontre la troupe des Natcha-Kee-Tawara et surtout l'un d'entre eux : le ténébreux Ciccio.
L'histoire d'Alvina est celle d'une femme entre deux mondes, deux civilisations : l'Angleterre et l'Italie. Ces deux pays s'opposent complètement dans le livre de DH Lawrence. le nord est en pleine industrialisation ce qui le mènera à sa perte (je souligne au passage que Lawrence était un visionnaire.). L'Angleterre est grise, sombre et extrêmement policée par les conventions sociales. La déclaration de guerre ne fait qu'accentuer le pessimisme de Lawrence sur son pays. A côté de cela, l'Italie du Sud est décrite comme un paradis perdu. Alvina découvre un pays primitif, animal, à la beauté étourdissante : “Un bonheur sauvage, terrible s'emparait d'elle, au-delà du désespoir, mais très semblable à lui. Personne ne la retrouverait jamais. Elle avait franchi les limites de ce monde et gagné celui d'avant ; elle avait rouvert l'éternité de jadis.” On comprend mieux la comparaison entre les deux pays lorsque l'on sait que Lawrence s'est lui-même exilé en Italie.
L'amour d'Alvina est précurseur de celui de “L'amant de Lady Chatterley”. Elle est fiancée par deux fois dans le roman à des hommes respectables à la situation sociale enviable. Elle choisit de se marier à un saltimbamque, un rustre qui parle tout juste l'anglais. Elle est emportée par son instinct, son désir et suit le sauvage Ciccio aux portes de la civilisation au mépris des convenances.
Le mariage selon DH Lawrence ne fait guère envie, les hommes et les femmes en pâtissent sans pouvoir l'éviter. Les hommes sont condamnés à rendre heureuses leurs exigeantes épouses et cette attente de bonheur est qualifiée d'”arrogante et impertinente” par l'auteur. J'ai été très intéressée par ce point de vue qui est rare sur la question, j'ai souvent lu le sentiment des femmes sur le mariage mais peu celui des hommes. Quant aux femmes, elles sont gagnées par la panique à l'idée de devenir vieille fille, de devoir subvenir à leurs besoins mais le mariage les effraie tout autant ! DH Lawrence trouve les femmes “toujours insatisfaites” ! Je me réjouis personnellement de vivre au XXIème siècle et de ne pas avoir eu à choisir entre ces deux positions sociales qui ne peuvent conduire qu'à l'amertume.
La fille perdue” était mon premier roman de DH Lawrence et j'ai été totalement enchantée par ma découverte. Les thèmes abordés m'ont touchée et fortement intéressée grâce à l'auteur qui y imprime son avis personnel. L'écriture de Lawrence est un bonheur, elle est ironique lorsque l'action se passe en Angleterre et se fait lumineuse, fraîche en Italie. “La fille perdue” est une ode à l'amour véritable, à l'instinct dépouillé des attentes sociales et au soleil de l'Italie !

Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Malice
  21 juillet 2010
De ce roman se dégage une ambiance très romanesque, c'est tout simplement une fresque sociale en ce début du XX ième siècle, il est question de moral. L'attitude d'Alvina est mal vu par la société anglaise, elle est jugée pour être une fille perdue sans moral et pas mariée en plus. L'importance du temps perdu tient sa place dans le roman. Avina est indécise dans son choix de vie, le monde bouge la première guerre mondiale est là présente en arrière plan. le lecteur suit le parcours d'une héroïne et son destin. Elle sait le prendre en main, le mener à bien 'ai aimé être enveloppé dans ce roman anglais parsemé d'humour. À l'écriture classique romanesque, un bon moment de lecture tout simplement exactement la même impression quand l'on voit un bon film, j'ai trouvé l'écriture très visuelle.

Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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missmolko1
  08 novembre 2010
Le résumé m'avait bien plu alors je me suis jetée sur ce livre et la, grosse déception, trop de descriptions inutiles qui font qu'on a du mal a accrocher et a poursuivre la lecture.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
DamepluieDamepluie   25 septembre 2012
Il pensait qu'elle apporterait au moins dix mille livres en mariage. Ses attentes furent déçues, car il n'en reçut que huit cent. Etant d'une nature où les sentiments et les intérêts du commerce allaient de pair, il ne lui pardonna jamais, tout en la traitant toujours avec la plus élégante courtoisie. C'était un spectacle exquis que de le voir lui peler une pomme et la lui préparer. Mais cette pomme pelée et coupée en quatre était tout ce qu'elle recevrait en partage. Cet élégant Adam du négoce rendit à Eve la monnaie de sa pièce, après en avoir proprement avalé le coeur, et cessa tout commerce avec elle. Entre-temps, Alvina était née.
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DamepluieDamepluie   02 octobre 2012
En fait, aucune génération ne reproduit les erreurs de la génération précédente, pas plus qu'une rivière ne reproduit son cours. Les jeunes ne devraient pas se croire aussi supérieurs aux vieux. La jeune génération commet allègrement ses propres erreurs: quant à en mesurer le désagrément, seul l'avenir pourra le faire. Mais soyez sûrs que ces erreurs sont tout aussi détestables, mensongères et hypocrites que celles qu'ont pu commettre nos parents. La sagesse absolue n'existe pas. La sagesse ne se réfère qu'au passé. L'avenir reste à jamais un champ d'erreurs infini. On ne peut rien savoir au préalable.
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MaliceMalice   21 juillet 2010
Malgré tout ce que la vie peut réserver, malgré les horreurs dont les hommes sont responsables, le monde est merveilleux, magique, un lieu digne de tous les émerveillements, totalement stupéfiant
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DamepluieDamepluie   06 octobre 2012
Prenant un oreiller sur le lit, elle l'écrasa contre elle et se balança inconsciemment, secouée par l'orgasme de l'insoutenable. Elle la sentit au fond de ses entrailles, cette sensation insoutenable. Comment la supporter?
Elle resta repliée sur elle-même jusqu'à ce qu'elle fût apaisée. La paix la recouvrit un moment comme un sommeil: une éternité de sommeil qui dura une seule seconde.
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DamepluieDamepluie   06 octobre 2012
Trente volontés officieusement bienveillantes s'efforçaient chacune d'imposer son bienveillant projet. Et Alvina, naïve et pathétique, aiguillonnait tous ces conseilleurs dans leur rivalité sans même s'en rendre compte. La seule certitude, c'était qu'elle refusait avec la dernière obstination de laisser qui que ce fût décider à sa place.
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"Amants et fils" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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