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ISBN : 2070372553
Éditeur : Gallimard (13/01/1981)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Roman quasi autobiographique, il s'agit d'un jeune homme, Paul Morel, qui malgré l'amour que peuvent lui porter certaines jeunes femmes, ne consent à se séparer de sa mère. Un amour pesant qui l'éloigne de toute indépendance affective à l'égard de sa mère.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
stcyr04
  06 septembre 2015
Fils et amants ou amants et fils dans certaines éditions, est l'autobiographie romancée des origines et de la jeunesse de D.H.Lawrence. le personnage principal, tout comme le grand écrivain, a vu le jour dans l'univers du pays minier du nottinghamshire, d'un père sensuel, buveur, colérique, de nature vulgaire et d'une mère issue d'un milieux plus élevé, aux valeurs puritaines et bourgeoises sans cesse blessées par l'attitude inconvenante, les actes inconsidérés et les bas appétits de son époux.
Le présent volume constitue un document intéressant sur le quotidien des mineurs et de leur famille : le dur labeur, les modestes joies, les pubs où passait la maigre paye du vendredi. Il témoigne du développement, précurseur à la création du partit travailliste, d'organisations ouvrières, telles les coopératives ouvrières, les caisses de solidarité, les guildes des femmes ou les sociétés de tempérance, alors qu'une conscience et des aspirations féministes voient le jour dans les couches développées de la population. Il est aussi prétexte à la description suggestive de Nottingham, de ses monuments, de sa nature, des localités l'environnant.
Mais le principal intérêt de ce récit est celui d'être, à n'en pas douter, l'oeuvre la plus personnelle de Lawrence, où affleure partout l'émotion de la chose vécue. L'oedipe de ce dernier est très bien rendu, ainsi que l'atmosphère de haine croissante des enfants pour ce père à la conduite indigne, non exempte néanmoins de quelques trop rares moments de paix et de bonheur relatif. David Herbert Lawrence alias Paul Morel apparait comme un enfant doux, pensif, de tempérament artiste, peintre consciencieux à la santé délicate, sujet aux bronchites, ces troubles qui emporteront prématurément l'écrivain d'une tuberculose. On suit son lancement dans la vie comme commis aux écritures dans une fabrique d'appareils orthopédiques à Nottingham, la mort prématurée du fils aîné de la famille, les premiers émois amoureux longtemps platoniques avec la mystique, religieuse et réservée Myriam, puis avec l'altière Clara, rencontre marquée par le sceau de la passion éphémère et l'élan dionysiaque si cher à l'artiste. C'est surtout dans la narration de l'attachement fusionnel avec sa mère que l'oeuvre culmine. Cet amour fait de rapport de force, de confrontation, de possessivité de la mère, de jalousie aussi; enfin l'agonie déchirante de cette dernière et le désarroi profond qui s'empare du fils à la perte de l'Irremplaçable, provoquent chez le lecteur une tension émotionnelle peu commune.
Un roman troublant, émouvant et poignant.
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VACHARDTUAPIED
  28 mars 2013
Thème oedipien, dans le milieu des mineurs anglais,
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   16 juillet 2013
Elle n'avait ni la richesse ni le rang pour être princesse, aussi désirait-elle ardemment acquérir l'instruction, pour s'en faire une gloire. Car elle était différente des autres, et ne devait pas être mise dans le même filet que le menu fretin. Le savoir était la seule distinction à laquelle elle pouvait prétendre.
SA beauté, qui était celle d'un être sauvage, timide, frémissant de sensibilité, ne comptait pour rien à ses yeux. Son âme même, aux imaginations si puissantes, ne lui suffisait pas. Il lui fallait quelque chose qui renforçât son orgueil, parce qu'elle se sentait différente des autres. Elles regardait Paul avec un vague désir. En général, elle méprisait les hommes. Mais c'était là un nouvel échantillon vif, léger, gracieux ; il pouvait être doux, ou triste ; il était intelligent, savait des tas de choses, et la mort avait visité sa famille. Elle portait le jeune garçon aux nues, à cause de son pauvre petit bagage de science. Cependant elle essayait de le mépriser, parce qu'il ne saurait pas deviner la princesse sous la gardeuse de cochons. D'ailleurs, il faisait à peine attention à elle.
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SpinozisteSpinoziste   15 août 2015
- Tu ne penses qu'au bien-être, mère, cria-t-il. C'est la doctrine des femmes sur la vie... la tranquillité et le confort physique. Je méprise ça.
- Ah vraiment ! répliqua sa mère. Et toi, tu éprouves un mécontentement divin ?
- Ça m'est égal que ce soit divin ou non. Mais au diable ton bonheur ! Pourvu que la vie soit féconde, peu importe qu'on soit heureux ou non. Ton bonheur m'assommerait, j'en ai peur.
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SpinozisteSpinoziste   15 août 2015
- Et vous êtes mineur ! s'écria-t-elle avec surprise.
- Oui. Je suis descendu dans le puits à dix ans.
Elle le regarda avec une consternation émerveillée.
- A dix ans ! Ce devait être dur ?
- Question d'habitude. On vit comme les souris et le soir on met le nez dehors pour voir ce qui se passe.
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DuluozDuluoz   12 octobre 2018
Il avait choisi sa mère. Elle était le fil le plus solide dans la trame de son existence. Quand il y réfléchissait, Miriam s'effaçait complètement. Elle n'avait qu'une réalité vague, irréelle. Seule comptait la réalité de sa mère. Le seul endroit au monde qui possédait substance et vérité était celui où se trouvait sa mère. Tout le reste pouvait bien s'obscurcir, disparaître. Mais elle, pas. Sa mère était le pivot, le pôle de son existence. Il était impossible de s'en désolidariser.
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SpinozisteSpinoziste   15 août 2015
- [...] Un soldat ! un simple soldat ! Rien qu'un corps qui fait des mouvements quand il entend un cri ! c'est du beau !
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"Amants et fils" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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