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EAN : 9782130733232
128 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (21/09/2016)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Au début du XVIe siècle, certains chrétiens, « protestant » contre ce qu’ils considèrent comme des abus de Rome, ébranlent l’unité de l’Église. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent, dont les guerres de Religion sont la traduction sanglante.
Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images… De la mort d’Henri II à la signature de l’édit de Nantes, c’est cette histoire, douloureuse mais féconde sur le plan des idées ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
DOGONColas
  12 juin 2017
Dans ce petit ouvrage savant, Nicolas le Roux nous offre une histoire actualisée des guerres de religion en France au XVIe. L'auteur a ici la grande intelligence de replacer ces affrontements dans le contexte des guerres de la Renaissance et d'une période où la violence est omniprésente dans le quotidien des peuples européens. On retrouvera également une lecture politique des événements et débats qui entourent la réflexion sur les notions de souveraineté, de destitution et de tolérance dans un contexte de construction idéologique de l'État moderne.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
DOGONColasDOGONColas   09 juin 2017
Les violences s'expliquent par des rapports de force, des conflits particuliers et des effets de nombre qui varient localement suivant les situations. La société, même en temps de paix, était violente, et les coups partaient vite quand l'honneur était en jeu. Les nobles portaient l'épée et la dégainaient sans hésiter. Les artisans habitués au maniement des outils tranchants savaient utiliser leurs compétences, et c'est pourquoi les bouchers jouèrent un rôle souvent central dans les massacres.

La violence : un acte de foi ?
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DOGONColasDOGONColas   10 juin 2017
Pour les catholiques également les massacres furent un choc. Un complexe de barbarie a pu les toucher. Il n'y eut plus, par la suite, de violences de masse comparables à celles de la Saint-Barthélemy. On assista à des violences de guerre, souvent très dures, à quelques exécutions et à des assassinats, notamment celui du roi Henri III, mais pas à des massacres généralisés. La violence s'était désenchantée.

L'invention du coup d’État
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DOGONColasDOGONColas   10 juin 2017
Les huguenots ont vu dans ces massacres la confirmation du complot universel fomenté contre eux par les puissances catholiques. Un complexe de culpabilité a pu animer les survivants, qui cherchaient à comprendre pourquoi Dieu avait permis un tel déferlement de violence. Certains se convertirent, d'autres s'exilèrent à Sedan, à Genève, dans l'Empire ou en Angleterre.

L'invention du coup d’État
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DOGONColasDOGONColas   12 juin 2017
C'est Catherine de Médicis qui négocia la paix dite de Monsieur. Cet accord fut sanctionné le 6 mai 1576 par un nouvel édit de pacification. Il s'agissait du plus libéral de tous les édits de pacification, car il établissait une sorte d'égalité entre les deux confessions. Pour la première fois, le culte était autorisé dans tout le royaume, sauf à Paris, mais on précisait que dans la capitale les protestants pourraient faire ce qu'ils voudraient dans leurs maisons.

Le brouillage des frontières partisanes et confessionnelles
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DOGONColasDOGONColas   03 juin 2017
Les guerres qui déchiraient la France étaient aussi une pièce dans la conflagration internationale qui avait l'Europe pour cadre. Du côté catholique, l'Espagne et la papauté se joignirent au combat contre le protestantisme, tandis que l'Angleterre, plusieurs princes allemands et le Danemark finançaient ou soutenaient militairement le parti huguenot. Quant aux cantons suisses catholiques, ils fournissaient des troupes au roi. A partir de 1566, les Pays-Bas voisins furent également entraînés dans la spirale de la guerre civile et les conflits se déployèrent désormais de part et d'autre de la frontière. La Saint-Barthélemy et le soulèvement ligueur ne peuvent se comprendre en dehors de ce contexte.

Introduction
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Vidéo de Nicolas Le Roux
Nicolas LE ROUX est professeur d?histoire moderne à l?université Lumière- Lyon 2. http://www.armand-colin.com/nicolas-le-roux
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