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EAN : 9782757880159
336 pages
Éditeur : Points (07/11/2019)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 354 notes)
Résumé :
Les amateurs d'opéra sont réunis à la Fenice de Venise où ce soir-là, Wellauer, le célébrissime chef d'orchestre allemand, dirige La Traviata.
La sonnerie annonçant la fin de l'entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place, les musiciens s'installent, les brouhahas cessent, tout le monde attend le retour du maestro. Les minutes passent, le silence devient pesant, Wellauer n'est toujours pas là... Il gît dans sa loge, mort. Le commissaire Guido Brune... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Roggy
  21 avril 2020
Pour son premier roman, Donna Leon montre déjà sa maîtrise et son sens du suspense, où la dimension humaine est parfaitement rendue à travers le personnage du commissaire Brunetti.
Le lecteur est aux premières loges de cette enquête grâce à l'écriture très imagée de l'auteure, qui nous entraîne dans le décor majestueux des ruelles pavées de la Sérenissime Venise, qui devient un personnage en soi.
Le commissaire Brunetti déambule dans ses rues pavées qu'il connaît par coeur et où il est chez lui.
Personnage assez atypique dans les romans policiers, sa fausse nonchalance n'a d'égal que son flair et son sens du devoir auquel il se tient comme un chef d'orchestre à sa partition.
Le récit instaure un jeu subtil entre mensonges et vérités qui trouve de multiples échos dans nos modes de vie contemporain où l'apparence prévaut souvent sur la réalité.
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Dionysos89
  12 novembre 2014
Pour découvrir Donna Leon et les aventures du commissaire Brunetti, autant débuter par la toute première enquête publiée en 1992, Mort à la Fenice !
Rencontrée à la 25e Heure du Livre du Mans 2014, cette auteur américaine vivant depuis plusieurs dizaines d'années à Venise possède un petit humour italo-américain charmant. Et cela transparaît dès le premier roman policier qu'elle publie. Mort à la Fenice suit l'enquête du commissaire Brunetti sur la mort du grand chef d'orchestre Wellauer alors en représentation au théâtre de la Fenice. On comprend très vite que cet enquêteur de la police publique est à la fois humain, rigoureux et parfois hors des cases hiérarchiques. Cela se ressent dans le déroulé de l'intrigue : des rapports professionnels tendus, des conceptions très personnelles de la famille parfaite et un passé potentiellement problématique, il est clair que ce cher génie de Wellauer avait de quoi susciter la haine.
Toutefois, l'ambiance est particulière, elle aussi. On s'amuse surtout à suivre les pérégrinations du commissaire Brunetti dans les rues et canaux vénitiens. Bien souvent, au détour d'un début de chapitre, on ressent ce que vit sûrement Donna Leon en sortant de chez elle, comme elle le glissait encore dans une conférence à la 25e Heure du Livre du Mans 2014, où elle était l'invitée d'honneur.

Nostalgie de la splendeur d'antan, beauté des monuments encore restants et atmosphère forcément méditerranéenne sont de sortie. C'est déjà pas mal pour un premier polar, le début d'une longue série.
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LePamplemousse
  02 mai 2017
Ce tout premier volume des enquêtes policières du commissaire Brunetti nous permet de découvrir la ville de Venise et un mode de vie bien particulier.
Le commissaire Brunetti n'est pas l'archétype du policier solitaire, dépressif et alcoolique tel qu'on en voit beaucoup actuellement, non, lui est marié et heureux en ménage, il a deux enfants, il aime manger, boire et profiter de la vie, au point de rentrer déjeuner en famille même en plein milieu d'une enquête.
Dans cet opus, il va devoir faire la lumière sur le meurtre d'un chef d'orchestre de renom, qui bien que mondialement connu, semblait être un personnage fort déplaisant.
Cette enquête va surtout être une quête, celle de la vérité sur un homme au passé mystérieux et dont personne n'a vraiment envie de parler.
J'ai beaucoup aimé parcourir les ruelles et les canaux de Venise avec Brunetti, un homme relativement intègre dans une ville où la corruption est partout.
A noter que les enquêtes de Brunetti sont généralement sans violence excessive.
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Eve-Yeshe
  02 mars 2017
Ce polar m'a permis de faire enfin la connaissance du commissaire Brunetti, tout en parcourant dans ses pas les rues et les canaux de Venise, les coulisses de l'opéra et son atmosphère.
L'auteure décrit très bien la magie de Venise, et aborde de belle manière le milieu de la musique, avec Wellauer, ce chef d'orchestre considéré comme le génie de son époque et qui s'avère être pervers narcissique, dans les grandes largeurs, homophobe, ancien nazi.
On fait la connaissance des autres personnages : la cantatrice, la femme du chef bien plus jeune que lui, le metteur en scène…
J'ai bien aimé Brunetti, ce commissaire normal (comme dirait un certain président) pas un homme déjanté comme dans certains polars, marié à une fille de comte richissime qui peut lui ouvrir certaines portes, ses enfants ados… bref, il a les problèmes de tout le monde ce qui le rend attachant , il progresse de façon rigoureuse dans son enquête et se sert de « ses petites cellules grises » comme dirait Hercule Poirot.
Je n'ai pas été happé par le suspens (qui est très relatif) mais l'histoire m'a plu ainsi que le côté secret de chaque personnage et l'importance des ragots dans la Sérénissime.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Petitebijou
  15 janvier 2013
Voilà un certain temps que je ne m'étais plongée dans un petit roman policier : voilà qui est fait. Ce fut une lecture comme une mise en bouche, un apéritif, avant de passer je l'espère, grâce aux conseils avisés de certains membres de Babelio, à quelque chose de plus consistant et surtout surprenant. Ceci dit, ce roman de Donna Leon est tout à fait comestible.
J'ai aimé principalement le décor de l'intrigue : elle se déroule à Venise, et l'auteur décrit avec beaucoup de talent l'atmosphère particulière de la cité des Doges, ses petites ruelles, ses odeurs de lagunes aux relents de moisissures, la mentalité aristocratique et désuète de ses vieux habitants. Les personnages évoluant dans ce tableau, surtout les italiens, sont dépeints avec un certain humour, et on n'échappe pas à certains clichés régionalistes sur les romains, siciliens, etc…qui passent avec légèreté.
Le personnage du Commissaire Brunetti est, comme il se doit dans les règles du genre, particulièrement soigné, juste ce qu'il faut d'un peu particulier, mais tout de même, comme tout le roman, assez classique. Il n'a pas vraiment d'épaisseur, nous dirons qu'il fait son boulot d'une manière honnête et qu'il n'y a pas grand-chose à en dire de plus. Sa femme et ses enfants sont beaucoup plus intéressants psychologiquement, comme si l'auteur s'était interdit de se laisser aller à sa fantaisie avec le commissaire mais s'était rattrapée (sans débordement toutefois, tout cela restant très moralement acceptable) avec les membres du foyer.
L'intrigue proprement dite est franchement de facture classique, et même, en son milieu, assez ennuyeuse. Ici aussi, le plus réussi reste le décor dans lequel elle se déroule, le milieu de la musique classique, l'opéra. La victime est un chef d'orchestre, une sorte de Karajan (dont l'auteur s'est inspiré à mon avis). Défile toute une galerie de portraits assez réussis, sa jeune et troisième femme, une cantatrice renommée, sa secrétaire, une vieille diva, etc…
Mon attention s'est relâchée lorsque, au coeur de l'intrigue, chaque chapitre est construit de la même façon : interrogatoire d'un personnage dans un lieu particulier vénitien, indice qui « en apparence » semble anodin, mais dont on nous dit tellement qu'il l'est qu'on se doute bien qu'il est important… j'avoue m'être assez ennuyée, et avoir très vite compris une grande partie de la résolution de l'intrigue, même si, au final, certains détails m'en avaient échappés. Parfois il n'est pas très grave que l'intrigue soit facilement compréhensible, si le style de l'auteur est étonnant, passionnant,
détonnant. Hélas, ici, le style est ordinaire, sans plus. La lecture en est agréable, mais ronronnante. Malgré tout, je suis allée au bout sans sauter de page (bien que j'en aie eu la tentation), et la fin m'a aussi un peu déçue, non par son scenario, puisque je n'avais pas tous les éléments du puzzle, mais parce qu'elle n'a rien d'un final d'opéra. J'aurais aimé que l'auteur termine avec panache, relief, mais, au bout du compte, j'aurai assisté à une enquête routinière dénouée avec un professionnalisme monotone par un commissaire « normal ». Je vais laisser Brunetti continuer son métier jusqu'à la retraite tranquillement et vais tenter de trouver de plus belles sensations ailleurs.

Lien : http://parures-de-petitebijo..
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   11 octobre 2014
Jadis capitale des plaisirs de tout un continent, Venise n'était plus qu'une ville de province somnolente plongée dans un quasi-coma après neuf ou dix heures du soir. Pendant les mois d'été, elle pouvait s'imaginer revenue au temps de sa splendeur galante, tant que les touristes payaient et que le beau temps se prolongerait ; mais en hiver, elle n'était plus qu'une vieille mémère fatiguée, seulement désireuse de se couler de bonne heure sous sa couette et de laisser ses rues désertées aux chats et au passé.
Ces heures étaient cependant celles où Venise était la plus séduisante, pour Brunetti, les heures où lui, pur Vénitien, sentait le plus vivement la présence de son ancienne gloire. L'obscurité de la nuit dissimulait la mousse qui envahissait les marches du palais, le long du Grand Canal, faisait disparaître les fissures des églises et les plaques d'enduit manquantes aux façades des bâtiments publics. Comme beaucoup de femmes d'un certain âge, la ville avait besoin de cet éclairage trompeur pour donner l'illusion de sa beauté évanouie. Une embarcation chargée de barils de lessive ou de choux devenait, la nuit, une silhouette inquiétante en route vers quelque destination mystérieuse. Les brouillards, si fréquents en ces jours d'hiver, métamorphosaient objets et gens, y compris les adolescents à cheveux longs partageant une cigarette à un coin de rue, en fantômes mystérieux du passé.
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Dionysos89Dionysos89   06 novembre 2014
- On dirait que vous cherchez à l’excuser, observa la vice-questeur. Est-elle jolie ? »
Brunetti comprit que Patta devait avoir compris la différence d’âge qui existait entre Wellauer et sa veuve.
« Oui, à condition d’aimer les grandes blondes.
- Vous ne les aimez pas ?
- Ma femme ne m’y autorise pas, monsieur. »

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Eve-YesheEve-Yeshe   02 mars 2017
Jadis capitale des plaisirs de tout un continent, Venise n’était plus qu’une ville de province somnolente plongée dans un quasi-coma après neuf ou dix heures du soir. Pendant les mois d’été, elle pouvait s’imaginer revenue au temps de sa splendeur galante, tant que les touristes payaient et que le beau temps se prolongeait ; mais, en hiver, elle n’était plus qu’une vieille mémère fatiguée, seulement désireuse de se couler de bonne heure sous sa couette et de laisser ses rues désertées aux chats et au passé.
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Dionysos89Dionysos89   20 novembre 2014
Chez mes copines, quand leur mère ne travaille pas, comme maman, c’est leur père qui décide de tout, où ils vont en vacances, tout. Et certains ont même des maîtresses. » Cette dernière remarque fut émise d’un ton moins sûr, presque comme une question. « Et s’ils le font, ce sont parce que ce sont eux qui gagnent l’argent, et c’est pourquoi ce sont eux qui doivent dire aux autres ce qu’il faut faire. » Paola, elle-même, songea-t-il, n’aurait pu résumer aussi succinctement le système capitaliste. En réalité, c’était sa femme qu’il entendait par la voix de Chiara.

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RoggyRoggy   25 avril 2020
Off in the distance, the angel on top of the bell tower spread hi swings in benediction above the city and all those in it. Even if exile is spent in the most beautiful city in the world, Bunetti realized, it is still exile.
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Donna Leon se dévoile en répondant, avec humour et sincérité, au questionnaire de Proust.
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