AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757800108
Éditeur : Points (05/10/2006)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :


Stéphane Mallarmé est considéré comme l’un des poètes les plus obscurs, les plus hermétiques de la poésie française. D’aucuns ont mis en avant son impuissance à dire, sa lutte avec l’absolu de la page blanche. Je voudrais ici tenter de penser cette supposée « impuissance » comme une tentative d’inscrire la disparition, d’écrire le deuil, dans sa plus pure inacceptabilité.

En 1879, Mallarmé se heurte au non-sens de la mort de son fils, ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  08 décembre 2015
Je ne conseillerais pas de lire ce livre à ceux qui ne connaissent pas déjà la poésie de Mallarmé. Non qu'il soit plus obscur et hermétique que les autres, d'ailleurs, mais parce qu'il nous introduit directement dans l'univers du poète, celui de l'inachèvement, du projet rêvé, esquissé mais non mené à bien, de ce qui aurait pu être, dont toute son oeuvre témoigne.
Commenter  J’apprécie          80
ChryseiaVonSourde
  26 mai 2015
En 1879, Stéphane Mallarmé connaît l'invraisemblable douleur de perdre son fils Anatole, âgé de 8 ans. Fidèle à lui-même, le poète ne fait rien d'ostentatoire. Mais il travaille, en secret, à un tombeau, oeuvre littéraire chargée d'offrir à l'enfant l'immortalité, parallèlement à la survie qu'il a déjà acquise à travers la peine (et donc le souvenir) sans cesse renouvelée dans le coeur de ses parents. Parents qui, Mallarmé l'écrit, le rejoindront finalement dans la concession du cimetière de Samoreau, où il a été enseveli.
Je ne dirai que quelques mots de ce texte, car sa découverte doit demeurer individuelle, selon moi. Parce que, aussi, la pudeur de Mallarmé, qui ne souhaitait pas que ces notes fussent connues, encore moins publiées, m'incite à une certaine retenue.
Ce « tombeau » inachevé, ce sont des mots, des idées jetés sur 202 petits feuillets réunis dans une enveloppe rouge et publiés pour la première fois en 1961 par Jean-Pierre Richard. Tentatives mallarméennes s'il en est de conjurer la mort et le néant, de les vaincre en redonnant une forme d'être à celui qu'ils ont ravi. On ignore pourquoi l'oeuvre projetée (un long poème en trois temps ? Une pièce ?) n'a jamais été terminée.
La suite de la critique sur mon blog !
Lien : https://litteraemeae.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
luschkaluschka   06 janvier 2019
tu peux, avec tes
petites mains, m'entraîner
dans ta tombe - tu
en as le droit -
- moi-même
qui te suis moi, je
me laisse aller -
- mais si tu
veux, à nous
deux, faisons...
(feuillet 39)

une alliance
un hymen, superbe
- et la vie
restant en moi
je m'en servirai
pour -----
(feuillet 40)
Commenter  J’apprécie          00
luschkaluschka   06 janvier 2019
non - pas
mêlé aux grands
morts - etc.
- tant que nous
mêmes vivons, il
vit - en nous
-
ce n'est qu'après notre
mort qu'il en sera
- et que les cloches
des Morts sonneront pour
lui
Commenter  J’apprécie          00
ChryseiaVonSourdeChryseiaVonSourde   11 mai 2015
assez de larmes --- c'est
introduire la mort ---
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Stéphane Mallarmé (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Mallarmé
Une Vie, une œuvre : Stéphane Mallarmé, le mendieur d'azur (1842-1898) Par Pascale Lismonde et Brigitte Rihouay. Émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 16.07.1992.
Relire Mallarmé, au-delà des clichés qui le figent, « tel qu'en lui-même l'éternité le change », en un poète hiératique et glacé, chantre de l'hermétisme, siégeant au Panthéon de « nos plus grands héros littéraires ». Relire aujourd'hui Mallarmé pour retrouver la dimension bien vivante de ce « mendieur d'azur », cet homme au rêve habitué, comme il se définissait lui-même. Dès l'adolescence, il recopiait des milliers de vers, de Hugo, de Banville et surtout de Baudelaire, et apprenait l'anglais pour pouvoir traduire Edgar Poe, son « grand maître ». À 20 ans, il composait ses premiers chefs-d'œuvre, « l'Azur », « Les fenêtres », « Apparition », « Le Pitre », « Brise marine ». Professeur à Tournon, voulant fuir l'Ardèche (« ici-bas sent la cuisine »), il constate dans son dénuement qu'il a voué sa vie à « l'art, dèche » (Lacan se réfère souvent à Mallarmé). À 24 ans, à force de « creuser le vers », il traverse une crise majeure, découvre le Néant. Mais, tel son Igitur « descendant les escaliers de l'esprit humain », allant « au fond des choses, en "absolu" qu'il est », il y trouve la Beauté, imagine « Le Livre », et commence à écrire son Hérodiade « dans la terreur » car, dit-il, « j'invente une langue qui doit nécessairement jaillir d'une poétique nouvelle ». Il s'agit désormais de « suggérer » plutôt que de « nommer » et de trouver l'explication orphique de la terre. Comme il s'éloignait résolument des Parnassiens, on fit de lui, le « père du symbolisme ». Mais pour tous ceux qui fréquentaient les dandys de la rue de Rome ou sa maison de Valvins (près de Fontainebleau) –Villiers de L'Isle-Adam, Manet, et vers la fin, Gide ou Valéry –Mallarmé était bien plus qu'un chef d'école. Son expérience du langage poétique ouvre notre modernité.
Intervenants : - Yves Bonnefoy - Bertrand Marchal - Henri Meschonnic - Alain Coelho - Roger Dragonetti
+ Lire la suite
autres livres classés : disparitionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
707 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre