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ISBN : 2290152072
Éditeur : J'ai Lu (11/04/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Ils reverdissent les déserts. Ils rendent leurs territoires autonomes en énergies renouvelables. Ils imaginent des outils de démocratie directe. Ils construisent des habitats coopératifs et implantent l'agriculture dans les villes. Ils créent des circuits financiers éthiques et de nouvelles formes de travail, horizontales et collaboratives. Et, partout dans le monde, ils échangent sans argent, fabriquent, réparent, recyclent et mettent en place de nouveaux communs. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
  15 mars 2018
Comme tout le monde, vous l'avez entendu dire... notre planète va mal ! Il faut absolument réduire le réchauffement climatique ; certains endroits deviendront inhabitables par la montée des eaux ; pour d'autres, l'eau viendra à manquer ; la terre ne pourra bientôt plus nourrir tous ses habitants... ainsi de plus en plus de catastrophes nous sont promises.
Avec ça, une partie de l'humanité totalement dépourvue, n'est pas exemptée d'être encore plus essorée par des multi-nationales avides et sans scrupules. Certains s'enrichissent jusqu'à l'indécence sans un regard pour celui qui meurt de faim à coté.
D'autres soucis me mangeant bien la tête, j'avais besoin d'un brin d'espoir sur l'état de cette malade-là, j'ai donc choisi ce livre lors du dernier masse critique (au passage, un grand merci à Babelio et aux éditions J'ai Lu).
Oui, l'espoir est là !
Quelques hommes... souvent les essorés cités plus haut, souvent des femmes... s'écartent du chemin qui leur a été imposé.
Quelques hommes... moins cupides et égoïstes que d'autres... trouvent une solution pour s'en sortir eux-mêmes, puis leurs voisins, puis un quartier, puis une région.
Quelques hommes... voulant un monde meilleur pour eux et leurs enfants... révolutionnent les façons de faire (ou les retrouvent) en mettant parfois hors-jeu les technocrates, les administrations, les politiques.
Partout sur la planète, des pays les plus pauvres aux pays industrialisés... des solutions sont trouvées :
Ils font revenir l'eau dans un territoire asséché et reverdissent les déserts. Ils donnent les moyens de se nourrir à toute la population d'une région qui mourrait de faim. Ils forment des femmes pour électrifier en solaire des villages pauvres mais riches en soleil. Ils font des potagers partagés sur les friches de villes désindustrialisées. Ils échangent des services sans argent. Ils créent une monnaie pour sauver des petits commerces. Ils proposent des micro-crédits à la population d'un pays en faillite. Ils créent des coopératives pour vendre, acheter, se loger. etc. etc.
Ce livre m'a fait du bien, il nous donne des pistes pour que chacun participe à sa mesure à un futur plus propre, plus sain, plus juste, plus humain.
Une lecture que je recommande vivement, je dirais presque qu'elle devrait être obligatoire.
Bonne révolution tranquille à vous !
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blandine5674
  21 novembre 2018
De belles initiatives de particuliers qui se sont regroupés en association pour aider leurs semblables ou de tenter de sauver la planète. Intéressant, motivant, avec des adresses internet. A la lecture, on a envie d'y croire alors que l'on sait très bien que l'Etat met main basse sur tout parce que quand il y a 3 sous à se faire... J'ai particulièrement été sensible aux témoignages concernant l'eau que certains s'approprient, alors qu'elle fait partie des éléments naturels. A écouter :
Les Cowboys Fringants (groupe canadien) - 8 Secondes dont je mets les paroles ci-dessous.
Toutes les huit secondes
Un enfant crève au tiers-monde
Parce qu'y a pas accès à l'eau
Et on dit qu'dans son pays chaud
C'est l'soleil qui assèche les ruisseaux
Quand on sait qu'une toute petite fraction
De tous ces budgets militaires à la c.on
Pourraient abreuver les humains
Leur assurer un lendemain
Mais l'occident s'en lave encore les mains
Alors que toutes les huit secondes
Se génèrent des profits immondes
Chez les grandes multinationales
Qui croient que l'droit fondamental
D'accès à l'eau doit devenir commercial
Aujourd'hui la source est cotée en bourse
Et on se câlice ben de la ressource
On nous dit qu'c'est inépuisable
Pas besoin de gestion viable
Y'a un signe de piastre au bout de l'eau potable
Pendant qu'les rivières coulent à flots
Certains font de l'argent comme de l'eau
Sans se soucier des écosystèmes
C'est ben plate à dire mais ça a l'air
Que c'est ça l'noeud du problème !
Hey !
Toutes les huit secondes
Un nouveau cancer qui nous ronge
Eau qui devient marchandise
Aqueducs qu'on privatise
Et gouvernements complices qui improvisent
À Montréal dans les souterrains
Ils pompent l'eau qui nous appartient
Payent des peanuts pour le produit
Et comme ils ont le monopole
Font plus de profits que les compagnies d'pétrole
Toutes les huit secondes
Je ressens un peu plus de honte
Face à cette surexploitation
Et à cette triste destruction
D'la nature pour la consommation
On nous met devant les faits accomplis
Ils jouent la terre au Monopoly
Et quand ils se s'ront appropriés
Les nuages, les oiseaux, les glaciers
P't'être qu'y en auront assez
Pendant qu'les rivières coulent à flots
Certains font de l'argent comme de l'eau
Sans se soucier des écosystèmes
C'est ben plate à dire mais ça a l'air
Que c'est ça l'noeud du problème !
Hey !
Quand il ne restera que huit secondes
Avant la fin de ce monde
On r'pensera au genre humain
Qui à cause de l'appât du gain
Aura am'né la planète au bord du ravin
Quand il ne restera que huit secondes...
Toutes les huit secondes
Encore plus de colère qui monte
Quand je vois mon grand pays d'eau
Être mis à sac par des salauds
Qui s'foutent d'la vie assis dans leur tour à bureaux
Dans ce Québec de forêts et d'or bleu
Ces richesses doivent dev'nir des enjeux
Bottons les fesses des décideurs
Et devenons des précurseurs
Citoyens ! L'avenir commence astheure !!
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Cacha
  10 juin 2018
Voici un ouvrage qui renferme une multitude de bonnes adresses pour apprendre à mieux protéger notre planète, à ne pas laisser une empreinte trop importante sur terre, petit pas par petit pas.
Le hic c'est que toutes ces adresses sont données par Internet, source de pollution aussi, malheureusement (à cause des Big Data en particulier).
Un livre intéressant et nécessaire même s'il est relativement critiquable. Cependant, mieux vaut agir un peu que ne rien faire du tout. Et il porte bien son nom...
Commenter  J’apprécie          210
Luniver
  13 mai 2016
« Soyez-vous même le changement que vous voudriez voir dans le monde. » Cette citation de Gandhi, d'ailleurs citée régulièrement au fil des pages, résume parfaitement le contenu de ce livre. On nous le répète à l'envi : la précarité gagne du terrain, la désertification progresse, les ressources naturelles s'épuisent, des paysans sont pris en otage par des grandes firmes et leurs semences/engrais/pesticides brevetés, etc., etc.
Alors, plutôt que d'attendre indéfiniment des solutions du sommet de l'État, des citoyens décident de prendre leur destin en main. L'essai cite une multitude de petites structures, de la taille d'un quartier à celle d'une région, qui résolvent leurs problèmes tout seul. Leur organisation est généralement très horizontale : les membres se réunissent et discutent jusqu'à se mettre d'accord sur la marche à suivre.
Malgré leur caractère à première vue utopique, ces structures ont déjà obtenu d'excellents résultats. Bien sûr, certaines se sont effondrées, et d'autres se sont transformées au point d'avoir totalement perdu leur esprit initial. Mais dans certaines régions du monde, ces associations ont permis de générer des milliers d'emploi, des déserts ont refleuris, et des régions économiquement dévastées ont reçu un sérieux coup de fouet.
Parmi les surprises, je citerai particulièrement l'éclosion de monnaies locales (une application directe du dernier livre que j'ai lu, sur l'histoire de la dette), qui engagent leur possesseur à faire vivre les travailleurs de leur région. Il en existe aujourd'hui en circulation une vingtaine en France, et 4 en Belgique.
Du côté des politiques, la déception est de mise. Ces projets n'ont généralement aucun soutien : les régions concernées sont peu rentables électoralement parlant, et de plus, aider les citoyens à devenir indépendants et à se passer d'eux ne semble pas être une idée qui les réjouisse particulièrement. Et quand ce n'est pas de l'indifférence, c'est l'hostilité qui prend le pas : non-respect de la libre concurrence, permis de bâtir, occupation et/ou exploitation illégale de terrains ou ressources communales, … les prétextes ne manquent.
Néanmoins, l'essai offre un bon bol d'air frais : plus besoin de mendier l'attention des décisionnaires, les citoyens peuvent s'organiser tout seul : il ne leur reste plus qu'à s'en convaincre. Dans les régions qui possèdent de telles structures, ça doit être relativement simple de participer à son tour. Mais recréer du lien social dans des endroits qui en ont perdu l'habitude, ça doit quand même représenter une sacrée débauche d'énergie.
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Kirsikka
  03 juin 2018
"Feel good book", voilà une catégorie que je n'aurais jamais pensé à utiliser, mais je ne peux pas dire autrement. "Livre qui fait du bien", ça marche aussi.
Ou quand ce sont les "petites choses", les initiatives dont tout le monde doute, l'obstination contre la fatalité, l'utilisation de techniques simples font renaître un village, une rivière, des jardins, une ville industrielle sinistrée.
Les micro révolutions changent-elles le monde ? J'ai bien envie d'y croire mais mon côté pessimiste me dit que tant que ça ne se voit pas trop, ça peut marcher, tranquillement, en revanche, quand la révolution prendra de l'ampleur et menacera trop d'intérêts, que se passera-t-il ?
Peut-être suis-je trop méfiante, peut-être que les solutions passent par faire à son échelle, par petits groupes, qui transmettent, font tache d'huile, inspirent d'autres groupes et que de toute façons, nous n'avons plus trop le choix, sans vouloir insister.
Quoi qu'il en soit, l'avenir est aux low techs, à la débrouille, aux redécouvertes de techniques simples qui ont fait leurs preuves, à la collaboration.
Des expériences, des idées, des contacts et des adresses, de quoi s'inspirer et se lancer.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   16 mars 2018
Et, par petites touches, ces Solar Sisters ou Solar Mamas, comme les appelle affectueusement le fondateur du College*, Sanjit Bunker Roy, ont déjà apporté l'électricité à 500 000 personnes, dans 72 pays. Dans une logique de pollinisation, chacune d'entre elles s'est aussi engagée à former d'autres femmes dans son pays.
Pour répondre aux nombreuses demandes de formation, le College a ouvert six centres en Afrique - au Burkina Faso, au Liberia, au Sénégal, au Sud-Soudan et en Tanzanie. Quand un village veut envoyer des femmes se former, il impose que tous les habitants soient consultés et que les femmes les plus en difficulté soient prioritaires, afin de bénéficier d'un métier et d'un revenu. La plus grande satisfaction des animateurs du College est d'ailleurs que des communautés pauvres aient ainsi démystifié la technologie solaire en montrant qu'elles pouvaient parfaitement l'utiliser. "Ces femmes considérées comme faible et sans capacité d'initiative, voient leur image changer complètement quand elles deviennent ingénieures et que leur village constate qu'elles maîtrisent l'électricité solaire", observe l'un d'eux, Ram Karan. D'ailleurs, "elles y retrouvent enfin le respect qu'elles méritent", résume Sanjit Roy.
Fin 2005, raconte-t-il, dix Afganes venues se former au College ont électrifié cinq villages dans leur pays : "Dix femmes seulement. Et pour un prix inférieur à ce que coûte un poste de consultant international durant un an à Kaboul", ironise-t-il. Avant d'ajouter plus sérieusement : "Les populations rurales peuvent être qualifiées, mais la société ne leur permet pas de le montrer. Or, si on leur donne une chance, elles deviennent les actrices du changement. Et une grand-mère illettrée qui devient ingénieure solaire, c'est un message fort pour la société."

* Barefoot College dans un petit village de Tilonia en Inde. Centre d'éducation populaire où tout fonctionne à l'énergie solaire et où des villageoises du monde entier viennent pour apprendre à domestiquer l'énergie du soleil.
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ssstellassstella   23 mars 2018
Préserver la biodiversité
L'érosion des terres par la déforestation n'est pas le seul fléau qui affecte l'agriculture : l'effondrement de la biodiversité est au moins aussi alarmant. Selon la FAO, le monde a perdu en un siècle 75 % de sa biodiversité agricole ; en d'autres termes, la plupart des légumes et céréales qui ont nourri l'humanité pendant des générations ont disparu. La responsabilité en revient notamment à la poignée de semenciers industriels qui contrôlent le marché mondial (Bayer et Monsanto, Dow Chemicals-DuPont, ChemChina, Cropscience, etc.)¹. Leur lobbying particulièrement efficace leur a permis d'obtenir que seules les variétés modernes, inscrites au catalogue officiel, soient cultivables. Ces firmes ont aussi fait restreindre la possibilité de ressemer ses propres récoltes. Quant à leurs semences OGM, elles ont, pour la première fois depuis que l'humanité sédentaire cultive, privé les plantes d'une faculté propre au vivant : se reproduire. Leurs graines sont stériles, obligeant les paysans à en acheter de nouvelles chaque année. Pourtant, cette mainmise fait l'objet d'une contre-offensive partout dans le monde, menée par des groupes citoyens qui diffusent des semences locales, adaptées aux climats et libres de droits. Leur objectif : permettre aux paysans de rester indépendants du marché, tout en préservant ce bien commun qu'est la biodiversité.

1 - Monsanto, n°1 mondial des semences et des OGM, a été racheté par Bayer, et Syngenta (n°3) l'a été par le chinois ChemChina, tandis que Dow Chemicals (n°2) et DuPont (n°5) ont fusionné. Cette hyper-concentration donne à seulement trois firmes le contrôle des deux tiers des semences commercialisées dans le monde.
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ssstellassstella   09 mars 2018
Des semences locales adaptées au climat, une polyculture en rotation, des synergies entre plantes et arbres, ainsi que des sols vivants, restaurent en effet les écosystèmes et garantissent une agriculture durable, qui va au-delà de l'autosuffisance. "Je suis peut-être illettrée", résume Chandramma avec un sourire, "mais je peux défier n'importe quel scientifique et lui démontrer qu'avec de la fumure biologique et des semences autochtones, qui ne coûtent rien, je produis une nourriture meilleure que n'importe qu'elle semence moderne qui, elle, coûte cher. Et démontrer que les produits chimiques épuisent les sols, alors que nous, nous les enrichissons." Une régénération devenue d'ailleurs un enjeu vital pour la planète : les terres arables s'appauvrissent en effet à un rythme si alarmant que les rendements stagnent ou reculent partout dans le monde, rappelle la FAO. Cette agence de l'Onu appelle d'ailleurs elle aussi à changer les pratiques agricoles pour régénérer les sols : faute de quoi, leur capacité à nourrir l'humanité sera remise en cause.
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LuniverLuniver   08 mai 2016
L'idée de monnaies propres à un quartier ou à un groupe d'habitants, destinées à protéger leur pouvoir d'achat et leur activité économique, n'est pas nouvelle. Durant la Grande Dépression de 1929 aux États-Unis, dans un contexte de chômage massif, des unités monétaires de toutes sortes avaient été mises en circulation par des municipalités, des entreprises, des associations caritatives ou même des groupes d'individus, pour soutenir ceux dont les revenus en dollars s'étaient effondrés. Ces billets de papier servaient à tout – bulletins de paie, titres de paiement, de crédit, ... – et ils ont maintenu des échanges économiques de faible intensité pendant toute la récession, permettant à des millions d'Américains de vivre sans dollars. Des monnaies identiques avaient aussi vu le jour en Allemagne et en Suisse.

Depuis une vingtaine d'années, ces monnaies au périmètre limité – dites locales, communautaires, complémentaires, citoyennes ou sociales – sont de retour. Elles renaissent un peu partout avec en général les mêmes objectifs : lutter contre la pauvreté monétaire et redynamiser l'économie de proximité.
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ssstellassstella   15 mars 2018
Plusieurs études ont d'ailleurs démontré qu'un achat local génère trois fois plus d'emplois locaux qu'un achat effectué dans des entreprises multinationales. Ces firmes, relève la sociologue américaine Saskia Sassen, fonctionnent en effet dans une logique d'extraction, d'assèchement des économies locales, car la majeure partie de l'argent qui y est dépensé s'évapore dans les dividendes aux actionnaires et les circuits offshore.
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