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ISBN : 2749158273
Éditeur : Le Cherche midi (06/09/2018)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Dans ce nouveau roman, Richard Powers embrasse un sujet de la nature et de nos liens avec elle. Les destins des protagonistes de ce récit (un psychologue, un étudiant, un concepteur de jeux électroniques, un photographe amateur, une botaniste visionnaire) s’entrelacent autour de ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Richard Powers explore le drame écologique et notre lente noyade dans le cyber world, et n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  07 janvier 2019

Bouleversant , étincelant , dense ... dense !
Après lecture , ne me viennent que des qualificatifs positifs pour parler de cette oeuvre impossible à résumer.
Elle gravite autour de son thème majeur , l'arbre et le vivant .
L'arbre et les siens . L'arbre et l'humain .
Symphonies poétiques et traités scientifiques s'entrecroisent pour servir la prise de conscience collective et ça donne une superbe mise en mots autour de huit nouvelles qui entrelacent leurs destins comme des racines .
Les arbres , comme des membres de la famille surgissent au coeur des récits .
L'utilisation constante d'un vocabulaire commun aux espèces humanise encore plus l'arbre : il vit , il est blessé , il communique , il meurt . On parle de sa chair , de sa peau etc...
" le comportement biochimique des arbres individuels ne prend sens que si on les envisage comme des membres d'une communauté ".
P.143
Derrière les textes ou les personnages , on perçoit l'ombre de Darwin , de Thoreau , de John Muir , de Abbey mais Powers creuse et creuse et argumente et prouve et matraque : le vivant sur cette planète est un tout , nous méprisons les intelligences végétales , nous avons rompu les liens puissants qu'avaient nos ancêtres avec la nature .
Et, je n'ai pas besoin de préciser que l'auteur va bien sûr s'étendre sur les conséquences des dégâts infligés à la biodiversité par ignorance , par cupidité , par indifférence.

Voilà bien une oeuvre salutaire , puissante : elle réveille les consciences , elle informe , elle conforte ou elle inquiète .
Mais , je dois dire que si cette lecture se grave dans la mémoire , elle requiert quand même un effort de concentration de tous les instants , avec , je le répète , des plages de plaisirs poétiques ou philosophiques : que dire du bonheur de rencontrer ici John Muir ...

Autre bienfait , j'ai regardé mes arbres chéris : les frênes qui font parfois trop d'ombre , les chênes qui ont transformé ma pelouse en tapis de mousse , le lilas mauve qui va chez le voisin , les sapins moches qui jaunissent ...
Vivez vos vies mes amours , je vous laisse aux oiseaux , Richard Powers vient de balayer un peu plus mes scrupules de mauvaise jardinière , vous avez juste à me tolérer parmi vous en me pardonnant le livre de papier que je lis sous vos branches.


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kateginger63
  01 octobre 2018
Un éco-roman sur la sauvegarde des arbres
*
Quand Léa, l'administratrice du Picabo Riverbookclub a proposé la lecture d'un roman américain dont le sujet principal est la forêt, j'étais toute excitée. Ayant lu récemment un essai sur la sylvothérapie ainsi que « les langages secrets de la Nature » du grand spécialiste des arbres, Jean-Marie Pelt, je ne pouvais qu'acquiescer pour une demande de lecture. Et quelques semaines plus tard, j'ai eu ce gros pavé « L'arbre-monde » dans mes mains. Une fébrilité toute religieuse.
*
Un plaidoyer pour tenter de rendre les hommes moins aveugles.
*
La trame du roman est originale puisque le premier chapitre débute par les Racines : 8 personnes, 8 vies déployées chacune à leur manière, ayant un lien plus ou moins fort avec un arbre. Des racines qui sortent du sol petit à petit, ces humains eux aussi à l'aube de leur vie. Une galerie de personnages émouvants, « exclus de la société », qui, pris isolément, sont indécis et perdus. Excepté peut-être Olivia, qui d'ailleurs fera le lien entre les deux chapitres.
Le Tronc, dont les Racines s'entrelacent pour s'unir en un destin commun. Et lequel est-il? Il est colossal, gigantesque, quelque chose qui dépasse l'Homme. Un combat essentiel de la cause environnementale : protéger ces grands arbres de la destruction de l'homme.
Alors, chacun de ces personnages va utiliser ses propres moyens pour s'engager dans un processus qui vise à changer nos mentalités. Certains passeront par l'activisme (l'écoterrorisme, le « squat » sur Mimas, le séquoia géant), l'élaboration d'un roman botanique, l'utilisation de la technologie informatique… Mais tous utilisent leur puissance et leur volonté, et là on voit bien la similitude avec le fonctionnement d'une communauté sylvestre.
Puis le troisième chapitre qui déploie tous ces humains vers la confrontation, la résilience, comme l'arbre qui se prolonge jusqu'à sa cime.
*
Un roman didactique dont l'Arbre est au coeur d'un problème mondial: que l'espèce humaine massacre le règne végétal sans vergogne, sans aperçu sur le très long terme.
*
Un texte dense, touffu rempli de citations et d'informations botaniques (je précise, au passage, que ces données sont entièrement exactes).
Pat la botaniste est celle qui nous apprend par exemple que « même des arbres d'espèces différentes forment des partenariats. Si on abat un bouleau, un sapin voisin peut en souffrir. » , « Rien n'est moins isolé, plus sociable qu'un arbre », « Un arbre mort, c'est un hôtel infini (pour les organismes vivants) ».
J'ai aimé son amour inconditionnel pour les arbres. Je me suis très vite identifiée à elle.
Les arbres ont également une voix au chapitre. Par leur présence silencieuse, leur quasi -immobilisme et leur assise ancestrale, ils sont les héros de cette tragédie.
*
Parlons du constat final: la situation globale est catastrophique et terrifiante. Je pense que c'est un roman qui sert de plaidoyer, de lanceur d'alerte pour toutes les générations à venir. Un brin pessimiste et réaliste mais aussi optimiste si on sait où regarder d'une manière attentive, si on réapprend l'humilité , peut-être que tout ne sera pas perdu.
*
L'auteur a réalisé un énorme travail documentaire, avec des touches de poésie ainsi qu'un souffle romanesque. Et avec beaucoup de conviction qui je l'espère, aboutira à « l'éveil des consciences ».
Je ne peux que vous le conseiller. C'est même « presque » une obligation de le lire 🙂
*
Ce matin, justement, j'ai fait un câlin à un épicéa. Et j'ai regardé le sol , là où grouillent tous ses compagnons/auxiliaires. Et j'ai remercié toute la forêt, car sans elle, nous n'existons plus.
*
« Vous et l'arbre de votre jardin êtes issus d'un ancêtre commun (et) aujourd'hui encore vous partagez avec cet arbre le quart de vos gènes. »
Lien : https://red2read.wordpress.c..
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Bazart
  19 novembre 2018
Comment résumer ce roman arbre, ce roman forêt, ce roman monde, ce roman du vivant. Au début il y a neuf histoires, neuf racines mères puis des personnes humaines qui se dessinent.
Un artiste en marge, dernier descendant d'une famille qui planta le premier châtaignier dans l'Iowa occidental, un vétéran de guerre qui doit sa survie à un figuier banian, une étudiante en rupture qui entend des voix et semble communiquer avec le vivant, un petit génie de l'informatique rendu tétraplégique en chutant d'un arbre qui crée un jeux vidéo sur la biosphère et ses écosystèmes qui le rendra milliardaire, une garde forestière, docteur en sylviculture qui, par ses observations, prouve que les arbres communiquent entre eux…
Tous ces personnages et d'autres encore vont se rencontrer et devenir parfois contre leur gré des acteurs actifs dans la lutte pour sauver les forêts primaires d'Amérique.
Quatre chapitres : racines, tronc, cimes et graines : promenons-nous dans les bois tant que l'humain n'y est pas.
"Notre cerveau a évolué pour déchiffrer la forêt. Nous avons façonné et été façonné par les forêts depuis bien plus longtemps que nous ne sommes des Homo Sapiens. Les hommes et les arbres sont des cousins moins éloignés que vous ne croyez Nous sommes deux créatures écloses de la même graine, parties dans des directions opposées, et qui s'utilisent mutuellement dans un monde partagé. Et ce monde a besoin de toutes ses parties. Et pour notre part nous avons un rôle à jouer dans l'organisme qu'est la Terre"
Qualifier « L'arbre monde » de fable écologique ou de roman militant serait tellement réducteur. Richard Power embrasse des destins humains et les lient à jamais avec les destins des arbres.
Dans une prose romanesque et subtile il réussit à nous entrainer sous des frondaisons poétiques qui embaument la mousse, les lichens, l'humus, et dans la touffeur des sous-bois le lecteur s'abandonne à la littérature.
Un très grand roman visionnaire que marquera son temps.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Allantvers
  09 janvier 2019
Etonnant l'effet que fait ce livre, qu'au demeurant je n'ai pas trouvé très bon, moins en tout cas que d'autres romans de Richard Powers (indépassable, "Le temps où nous chantions"?).
La construction originale (9 récits de vie parallèles pour figurer les racines, l'intrigue qui les rassemble en tronc, leurs évolutions personnelles pour les branches et les graines) est efficace mais un peu facile; et j'ai eu un peu de mal à adhérer à la partie centrale (le tronc) sur le passage à l'action éco-citoyenne voire éco-terroriste: un petit je ne sais quoi de mièvre m'a gênée.
Et pourtant, ce livre agit comme une substance vivante chez le lecteur, qui la métabolise presque à son corps défendant : tant de révélations prodigieuses sur les arbres et leurs richesses, tant de passion véhiculée sur ce thème qu'on ne peut plus regarder la Nature du même oeil après ce livre qui réussit le prodige d'ancrer dans son lecteur la conviction profonde de l'intelligence naturelle, de l'importance primordiale du végétal et de l'urgence à re-sentir la symbiose perdue entre humain et nature.
Une oeuvre d'utilité publique, en somme!
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belette2911
  19 octobre 2018
Cela vous est déjà arrivé de terminer une lecture groggy à cause des multiples informations que vous y avez glanées ?
Remplie d'émotions en tout genre dont vous ne saviez pas trop quoi en faire tant l'analyse était difficile ?
Prise entre deux sentiments car vous aviez aimé une grande partie du roman tout en trouvant certains passages trop longs ?
C'est ce qui vient de m'arriver avec ce roman que j'ai reçu juste après mon inscription sur Net Galley : ma première demande en tant que petite nouvelle fut acceptée directe…
Ce roman, je ne vais pas vous le détailler mais plutôt vous donner mes impressions de lecture, ce que j'ai ressenti durant ma prise de contact avec ce roman dont je ne savais pas grand-chose, si ce n'est qu'il était plébiscité par la blogosphère.
La première histoire que je découvris me fit découvrir les multiples vies qui se déroulèrent autour d'un arbre : un châtaignier. Comme un film… des images passées au rythme de 24 par seconde.
Au départ, les images se succèdent à leur rythme et puis, tout à coup, on assiste à un défilement rapide de la vie des personnages et de l'Amérique, avant de revenir à un rythme normal. Pantelante, je fus, pour la première histoire, la meilleure, à mon sens.
Si la première histoire m'a embarqué de suite et les autres aussi, sans même que je m'en rende compte, j'étais ailleurs, plongée dans des récits aussi disparates que différents, mais avec un fil rouge : les arbres.
D'ailleurs, une des couvertures du roman en V.O illustre bien ces différentes nouvelles avec tout ces morceaux d'arbres superposés afin de n'en former qu'un seul…
Et, comme tous ces arbres, les histoires sont toutes différentes l'une des autres, jamais je n'ai pu deviner sur quelle sorte de récit j'allais tomber ni où il allait m'emmener.
La première partie du roman, intitulée "Racines", pourrait être parfait à côté de votre lit, afin de lire une « nouvelle » chaque soir, avant de s'endormir.
Cela permettrait de découvrir, à son rythme, ces différents personnages aussi disparates l'un de l'autre, avant de les quitter pour mieux les retrouver dans la deuxième partie, "Tronc" où ils vont interagir tous ensemble, toujours sur le fil rouge des arbres, de leur protection.
Là, on se rend compte que ce que l'on pensait être des récits différents sont en fait les racines d'un tronc commun, ou chacun sera les branches reliées à l'arbre.
L'étonnement fut au rendez-vous. Non seulement j'ai été enchanté de revoir certains personnages (que je pensais avoir quitté à tout jamais) mais je fus aussi émerveillée de les voir évoluer, changer, profondément.
Ce fut une réelle délectation, sans compter que j'ai appris une foultitude de choses sur les arbres et je me suis couchée moins bête au soir (dommage que j'oublie !) et que depuis, je ne regarderai plus les arbres de la même manière.
Je me suis crispée chaque fois que je lisais qu'on abattait des arbres… Je ne sais pas pour vous, mais moi, voir un arbre tomber, ça me fait le même effet qu'à Idefix (le chien d'Obélix pour les cancres du fond qui n'écoutent pas) : je hurle à la mort ! Dans le flot de mes émotions, la rage a tenu sa part du lion.
Le respect aussi a fait partie de mon ressenti car sans contestation aucune, l'auteur a potassé son sujet et la somme des informations récoltées à de quoi vous faire un bourrage de crâne tant il faut ensuite prendre du recul et du repos afin de tout analyser, emmagasiner, assimiler, régurgiter…
Les personnages sont attachants, émouvants, ils évoluent, grandissent, vieillissent et c'est toujours un bonheur de voir ce qu'ils deviennent au fil des pages.
Mon seul bémol sera pour la longueur du roman car à un moment donné, j'ai un peu décroché, surtout dans la dernière partie, "Cime" ou j'avoue avoir sauté certains paragraphes.
Ce qui est dommage car si le départ était génial, la fin du voyage était moins plaisante, trop longue et j'ai refermé le roman mitigée car vous le savez, ce sont les dernières émotions qui marquent le plus, celles que l'on retient.
Un grand roman écologique, un roman nature writing qui nous plonge dans une aventure sur plusieurs époques, qui fait évoluer ses personnages, interagir entre eux, un roman avec des éco-terroristes qui tentent de changer le monde, des bûcherons qui changent la face des forêts et des arbres dont on aimerait qu'ils se révoltent, comme les Ent du Seigneur des Anneaux.
Un roman que je ne regrette pas d'avoir lu, malgré les longueurs finales, un roman qui m'a bien rempli le cerveau, qui m'a fait me poser des questions et donner envie de me promener en forêt pour m'imprégner de la majesté des arbres.
Je remercie Net Galley et l'éditeur, Le Cherche Midi, pour cette confiance accordée directement et pour l'envoi de ce titre.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (9)
Telerama   03 janvier 2019
Pour l’écrivain américain, il est urgent de prendre conscience que nous ne sommes pas seuls, qu’il y a tout autour de nous des êtres qui, sans être humains, sont des créatures pensantes.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeDevoir   17 décembre 2018
L’arbre-monde réunit sous un seul tronc les histoires de neuf personnages qui, pour une raison ou pour une autre, vont converger vers la Californie et s’y rencontrer afin de protéger un immense séquoia menacé de destruction. Un livre militant, foisonnant et nécessaire.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeDevoir   26 novembre 2018
Chant d’amour, alerte rouge, fascinant puits de connaissances et de mythes, poème botanique, livre militant, L’arbre-monde risque de changer votre perception du monde. Un livre foisonnant et nécessaire.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaLibreBelgique   16 octobre 2018
L’auteur du "Temps où nous chantions" met le drame écologique au cœur de son douzième roman. En lice pour le Man Booker Prize, "L’Arbre-Monde" est une fresque magistrale au message incontournable portée par neuf personnages inoubliables.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   05 octobre 2018
Bruno Latour défend la lecture des romans de Richard Powers, invitation à tourner le regard vers les arbres et le miroir qu’ils offrent à l’homme, pris dans la croissance économique.

Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   01 octobre 2018
Le roman écologique va-t-il gagner en notoriété à mesure que l'urgence climatique deviendra plus pressante et plus prégnante dans nos vies ? Avec L'Arbre-monde, en lice pour le Man Booker Prize, l'Américain Richard Powers lance une lourde pierre dans le fourmillant jardin de ce genre littéraire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   21 septembre 2018
Dans son style toujours aussi métaphorique et brillant, Richard Powers dépeint le parcours de neuf personnages dont les destins vont se lier autour d’un combat essentiel de la cause environnementale.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   20 septembre 2018
Dans son style toujours aussi métaphorique et brillant, Richard Powers dépeint le parcours de neuf personnages dont les destins vont se lier autour d’un combat essentiel de la cause environnementale.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   17 septembre 2018
Un éco-roman dont l’auteur explique qu’il a profondément changé sa propre manière d’être au monde et ses liens avec les autres vivants, les « non-humains ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
MedullaMedulla   10 février 2019
Les gens, ces bienheureux, ne peuvent pas s'empêcher de griffonner sur les hêtres. Mais il y'a des gens, des pères, sur lesquels les arbres gravent leurs mots.
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cardabellecardabelle   28 décembre 2018
[...] hêtre noir [...]

Fort et large , mais plein de grâce ,
il s'évase noblement à sa base pour s'offrir son propre socle .

Prodigue de noix qui nourrissent tous les affamés .

Son tronc lisse et banc gris ressemble plus à de la pierre qu'à du bois .

Ses feuilles couleur de parchemin survivent à l'hiver [...]
et se détachent brillantes sur fond de voisins dénudés .

Élégant , avec ses branches solides qui ressemblent tant à des bras ,
et dont les pointes s'élèvent comme des mains en offrande .

Brumeux et pâle au printemps ,
mais à l'automne ses ramilles plates et larges
baignent l'air de dorures .


P.131 -132
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cardabellecardabelle   31 décembre 2018
Nous traversons la Voie Lactée tous ensemble ,
arbres et hommes [...]

A chaque promenade avec la nature
on reçoit bien plus que ce qu'on cherche .

L'accès le plus direct à l'univers ,
c'est une forêt sauvage .

John Muir

********************************************

TRÈS BONNE ANNÉE 2019 pour tous !

***************

et que :

" Les mots résistent à toute la brutalité du jour "
( R. Powers )
+ Lire la suite
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BazartBazart   18 novembre 2018
Elle raconte comment un orme a contribué à déclencher l’Indépendance américaine. Comment un énorme prosopis vieux de cinq cents ans pousse au milieu d’un des déserts les plus arides de la terre. Comment la vue d’un châtaignier à la fenêtre a redonné l’espoir à Anne Franck, dans le désespoir de sa claustration. Comment des semences sont passées par la lune avant de bourgeonner sur toute la Terre. Comment le monde est peuplé de merveilleuses créatures inconnues de tous. Comment il faudra peut-être des siècles pour réapprendre ce que jadis on savait sur les arbres.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   22 juin 2018
Disons que la planète nait à minuit et que sa vie court sur un jour. Au début, il n'y a rien. Deux heures sont gaspillées par la lave et les météores. La vie n'apparait pas avant trois ou quatre heures du matin...d'infimes bribes qui se dupliquent. De l'aube à la fin de la matinée (un milliard d'années de ramification) rien n'existe que de maigres cellules simples. Et puis quelque chose de fou arrive peu après midi. Une variété de cellule simple en asservit deux ou trois autres. Les noyaux acquièrent des membranes. Les deux tiers du jour sont passés quand animaux et plantes prennent des chemins séparés. A neuf heures du soir apparaissent méduses et vers de terre. Les plantes parviennent à la terre juste avant vingt-deux heures. Puis les insectes qui aussitôt décollent. Vers onze heures, les dinosaures ont fait leur temps et laissent la barre aux mammifères et aux oiseaux pour une heure. L'homme moderne au sens anatomique se pointe quatre secondes avant minuit. Les premières peintures rupestres apparaissent trois secondes plus tard. A minuit la plus grande partie du globe est convertie en cultures intensives pour nourrir et protéger une seule espèce. Et c'est alors que l'arbre de vie devient encore autre chose. Que le tronc géant commence à vaciller.
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28.11.2018 - INTEGRALE - F. Lenoir, S. Joncour, C. Poulain, C. Meurisse, F. de Waal, R. Powers.
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