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EAN : 9782360840182
250 pages
Éditeur : Inculte éditions (04/09/2019)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes)
Résumé :
On n'habite jamais une ville, seulement l'idée que l'on s'en fait. C'est l'imaginaire et la mythologie, le territoire mental de chacun, qui se surimposent à la ville réelle. Dans ce premier livre, Philippe Marczewski dérive dans le pays qui est le sien depuis son enfance. Ce pourrait être Sheffield, Amiens, Essen ou Gênes. Ce pourrait être n'importe quelle ville. C'est Liège, ses banlieues et sa campagne limitrophe. Passant d'une antique chênaie arrachée à des terri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Horizon_du_plomb
  06 septembre 2019
« J'aimerais n'y voir qu'un chauvinisme portatif encombrant, peut-être un tropisme nostalgique qui s'exprime aussitôt passées les frontières, mais ce serait trop simple. »
Un Liégeois qui écrit sur Liège et est lu par un Liégeois, c'est un cercle intime qui se boucle comme un périphérique. Évidemment, on a moins de surprises, on confronte les images du roman à celles que nos souvenirs recèlent. Néanmoins, la langue reste un pas d'oie non apprivoisé à travers la ville. Quand elle s'emballe, on dirait un forçat enragé qui hale contre le fleuve du temps, ce charrieur de première. De quoi rendre la classe à une ville non pas déclassée mais un peu cabossée.
« Ce qui apparaissait au sol une grande ville est ramassé, contracté pour qui l'aperçoit du ciel ; mais en revanche, ce qui ne nous semblait pas avoir des proportions considérables, comme les faubourgs de cette ville, va s'étendre au loin, et les rues de ces faubourgs, bordées de falaises que sont les maisons, nous donneront l'impression d'étirer jusque dans la campagne de longs tentaculaires pétrifiés » (citant Maurice Déribéré dans « Le monde à vol d'oiseau » )

Dés le premier chapitre, on se met à planer sur les bons lopins, ceux qui s'accordent en C. Comme dirait Greg Bear, il ne restera qu'une cité à la fin des temps et ce sera elle. Féminin parce qu'une ville c'est sensuel, c'est vivant, c'est la mère nourricière.
« Il faut se rendre à l'évidence, la tombe de René Thomas considéré par ses pairs comme le plus grand des guitaristes de son époque après Django Reinhardt, est l'une de celles-là, deux centiares de cailloux sans relief, sans rien pour l'identifier qu'un numéro dans un registre, une adresse introuvable dans la terre de Robermont. »
Pourquoi une image de concert jazz sur la couverture ? Il faut lire le livre en entier pour prendre la mesure de sa pertinence et pas seulement le dernier chapitre et celui consacré à Baker et Pelzer. L'auteur respecte les moments de silence ou d'autres fois fonce comme on embroche le taureau, l'écriture a cet effet d'accordéon que seule la vraie conscience peut donner, l'écoute des formes sans le regard qui clive. En cela, le livre est jazzy. C'est aussi un livre qui a sa bande-son (comme Low Down lu récemment). On comprend les remerciements à Jean-Paul-Schroeder et à la Maison du Jazz. À noter par contre qu'on prend plus d'humanité en complétant par sa lecture la citation du quatrième de couverture qui semble tout droit sortie du pôle spatial de Liège pour rejoindre les étoiles du marketing.
« Elles ne sont pas destinées à l'avenir, mais au temps seul de nos vies, car ils n'auront que faire, les suivants, de nous voir ivres et joyeux, mais nous, nous, elles nous bercent de l'agréable illusion de notre éternité. »
Le livre se compose de chapitres abordant chacun un chapelet de localisations et d'impressions différentes où se mélangent les temps. Ici, on délaisse un peu Simenon pour parler de Cools, Goldo et d'Antaki. Face à ces schémas vivants, fluctuants, loin de toutes techniques si ce n'est celle des références, le livre devient forcément livre réseau qui s'insinue, rééquilibre et émerge. Sans fanfaronnade, l'écriture roule entre pertinence et poésie et sa forme finale s'appelle art.
« La contestation sociale hardcore avait ses vertus, mais le savoir-faire s'est perdu, nous sommes trop polis. »
Des petites choses font la richesse de ce livre comme cette dame qui fronce les sourcils tandis qu'on prend juste le temps de contempler, de se remémorer. Oui, tout est dans le regard. Parfois, au contraire, on s'enlise dans le descriptif mais celui-ci alourdit les paupières comme une hypnose méthodique. L'auteur sait être incisif quand il le faut, pour mieux percer les murs, loin de tout humour à la Casper.
L'auteur prend sans complexe des citations d'ouvrages qui enrobent son récit comme ce père De Groot dépassé par la sauvagerie des hommes. De toute façon, impossible de parler de Liège sans parler de ses écrivains, eux aussi attachés à leur terre. D'ailleurs ce qui frappe mais en même temps sonne juste, c'est comme la nature est présente dans ce récit de ville. On franchira souvent les lignes dans ce livre, sans doute parce qu'elles n'ont pas de fondement.
L'urbaniste prendra des coups face à l'histoire. Il est clair que mélancolie et nostalgie seront des ambiances fréquentes mais les situations qui y amènent sont bien menées loin d'un sentimentalisme d'époques dorées ou noires. Plus que ses charmes, chaque époque a sa vie, ce dont parle aussi l'auteur heureusement.
« Désormais pour voir une mine transformée en musée, il faut aller à Blégny-Trembleur bien en dehors de Liège, mais dans le corps de la ville où pourtant il y en avait tant, toute la honte a été bue. »
Ma seule critique concerne le chapitre sur Chet/Pelzer qui est en même temps mon préféré (avec ceux des cochons et des bons buveurs en second). Il montre comme l'auteur aurait pu faire un livre en soi de leurs itinéraires, de leur amitié ou d'un autre point de vue s'il en avait eu l'ambition. Si je creuse aussi l'avenir d'une question, je me demande si la réception de ce livre sortira de son fond de pensée, de son petit rond de vers géographiques
Finalement, les hauts et les bas de ce livre forme une ondine de Meuse, une pulsation au coeur de la ville. Une ode qui n'a pas à rougir de son sang. Je comptais finir cette critique hier mais quelques jup' et deux bons verres de calva entre amis (ok, plus un verre de mezcal from the roots at last) ont fait que cette critique a dû attendre une journée. Ciel (de drache nationale) ! Tout cela se résumerait-il à du flux et des éclusages ?
L'auteur semble presque s'excuser pour le subjectivisme d'un regard mais on touche au flux de conscience universel. J'ai longtemps hésité entre le 3,5 et le 4 étoiles, je mets 4 comme la quadrature du cercle. Il n'y pas de localité, il n'y a pas de continu, ce sont des leurres cosmologiques.
« La Meuse ruisselait déjà au Paléozoïque, (…) Il faut imaginer les crues de la Meuse. »
« Tout ce qu'ils avaient de véritable, nous l'avons déjà pris et le reste, nous l'avons oublié. » (Parlant des lieux de l'enfance).
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Willd
  09 décembre 2019
Chercheur en neuropsychologie positive puis libraire, l'auteur signe ici son premier ouvrage.
« On trimballe toujours sa ville avec soi »
Cet aveu de l'auteur donne le ton à l'ensemble de son livre. C'est que Philippe Marczewski est amoureux de la Cité Ardente envers laquelle , comme tout amoureux, il éprouve de l'attirance et parfois du rejet.
Même lors de séjours à l'étranger, il ne peut s'empêcher de penser à elle. « Il m'arrive, quelquefois, de regarder Liège depuis les hauteurs, et je peux y voir Sheffield, celle dont je me souviens, et les quartiers et les immeubles  éparpillés dans les villes du monde où j'ai cru voir des morceaux de Liège. » (p.18)
C'est à une visite originale de Liège et de ses alentours (banlieues et campagnes) « bâtarde latine et germanique, attirée par le Sud et retenue au Nord» que l'écrivain invite le lecteur en croisant les approches par une exploration personnelle, géographique, historique, ethnographique, paysagiste, onirique...
Au gré de ses pérégrinations, il fait revivre, parfois avec un parfum de nostalgie, le passé de la ville « surnommée l'Athènes du Nord, un des centres mondiaux de la sidérurgie, haut lieu du jazz ».
La traversée de friches industrielles est l'occasion de relater l'arrivée des Italiens, parqués d'abord dans des baraquements en tôle, venus extraire le charbon des entrailles de la terre, vivant dans des corons à l'horizon limité par des terrils.
Il nous apprend aussi que les Polonais, comme ce fut le cas pour ses grands-parents, ont précédé les Italiens pour descendre dans la mine.
Parfois, le souvenir personnel se transforme en émotion lorsque l'auteur retourne sur les lieux de son enfance et évoque son exploration du bois des Cochons devenu un parc résidentiel, un des chapitres les plus touchants du livre.
Cet ouvrage bien documenté est aussi l'occasion de rappeler un bout d'histoire ou de remettre à l'honneur un personnage célèbre tel Georges Nagelmackers, le fondateur des wagons-lits européens et de l'Orient Express où il engloutit la plus grande partie de sa fortune... avant d'être enterré dans un cimetière abandonné à Angleur.
L'originalité est omniprésente comme lorsque l'auteur propose une visite de Liège en utilisant ses nombreux escaliers. « … les escaliers de Liège sont une route secrète qui mène au centre de la terre en passant par les siècles anciens, un raccourci dans l'espace-temps grâce auquel on peut faire le tour de la ville en passant par le Moyen Âge, gagner les champs sans quitter le centre, car les escaliers de Liège sont un mystère, un trou noir, une porte des étoiles, on ne s'y aventure pas si l'on craint de se perdre dans leur labyrinthe. » (p.122)
Liège ne serait pas ardente sans ses bistrots typiques. L'auteur nous livre une description haut en couleurs de certains d'entre eux, fréquentés par des descendants d'immigrés italiens ou siciliens qui passent leur temps à se disputer lors de parties de cartes sans cesse recommencées.
« Il m'arrive souvent de me dire que les cafés et les bars ont pour Liège la même importance que les pieux qui supportent Venise et l'empêchent de sombrer dans la fange, tant ils sont profondément enfoncés dans son sol et son histoire, au-delà de la boue, jusqu'au roc. » (p.210)
Mais Philippe Marczewski est aussi un grand amateur de jazz. Dans le chapitre intitulé « Blues pour trois tombes et un fantôme », il ressuscite avec passion des grandes figures tels Chet Baker, Jacques Peltzer et quelques autres qui sont toutes passées par Liège ou y ont vécu, vivotant de bouts de chandelle ou de cachets minables. Il va même jusqu'à se rendre au cimetière de Robermont pour se recueillir sur leur tombe.
Le style suit les méandres de la pensée de l'auteur, se déployant parfois sur une demi-page, accumulant des détails, multipliant des tours et détours au point d'en oublier la ponctuation, martelant des descriptions comme le rythme infernal des hauts fourneaux, s'enlisant dans une impasse ou un labyrinthe pour mieux nourrir l'imaginaire avant de reprendre le cours tranquille d'un fleuve qui, tel la Meuse, constitue la colonne vertébrale du livre... mais toujours avec le souci de débusquer l'originalité.
Parfois l'auteur manie un humour acerbe et pousse des coups de gueule contre ceux qui ont abîmé sa ville et l'ont défigurée : les architectes urbanistes.
Petit bémol:le lecteur (non polyglotte) pourra regretter l'absence de traduction des citations en langue étrangère (anglais, italien, espagnol...).
Ce livre baroque, un peu foutraque et protéiforme où l'auteur donne l'impression de jouer une partie de billard à plusieurs bandes sort des sentiers battus et décline avec passion dix balades de la ville de Liège , à la fois réelles, imaginaires et même oniriques.
Les inconditionnels de la Cité Ardente auront matière à explorer des facettes peu connues de la ville et les autres...devront réviser leur jugement !
Lien : https://willem.dominique@sky..
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Shabanou
  14 septembre 2020
"Blues pour trois tombes et un fantôme" de Philippe Marczewski (229p)
Ed. Inculte
Bonjour les fous de lectures ...
Voici un recueil de courtes nouvelles qui ciblera essentiellement ( exclusivement? ) les lecteurs liégeois.
Monsieur Marczewski est un liégeois qui écrit ... sur Liège et sa périphérie !
Il est toujours agréable de lire un livre dont l'action se passe dans un lieu connu.
J'ai aimé certaines nouvelles, d'autre n'ont pas réussi à me captiver et ont été lues en diagonales.
Est-ce du à l'écriture complexe de l'auteur?
En effet , celui-ci ne fait pas dans la simplicité et certaines phrases à rallonge et alambiquées m'ont fait perdre pied.
Pourquoi tant de méandres dans l'écriture?
Quoiqu'il en soit, certains récit m'ont emplie de nostalgie, moi qui maintenant suis loin de la ville.
De là à me convaincre que ce livre passionnera un large public, c'est autre chose.
Il touchera au moins les liégeois, c'est déjà cela de pris.
Après tout Liège est une ville qui peut ressembler à beaucoup d'autres, il suffit de se projeter.
L'auteur aurait du lire ses textes sur scène avant la pandémie , cela aurait pu être une belle expérience et peut-être l'abord aurait-il été plus facile.
Espérons un report de date.
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clodermer
  25 mai 2020
Dans cet ouvrage, Philippe Marczewski nous livre 10 récits qui tous, d'une manière ou d'une autre, nous racontent une même ville : Liège.
Et c'est raconté avec beaucoup de talent. Moi qui ai vécu de longues années dans cette ville, je la reconnais totalement, je la retrouve et même je découvre certains de ses aspects.
Ce ne sont pas des récits historiques, ce ne sont pas des descriptions patrimoniales. Ce sont plutôt des histoires d'ambiances, de sensations, de rencontres.
Cela peut-il intéresser des lecteurs, lectrices qui ne connaissent pas la ville ? Difficile à dire pour moi qui la connais bien, mais je pense que oui tellement les évocations de l'auteur sont réussies et pourraient nous permettre de voyager par la pensée dans cette cité même si elle était imaginaire.
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bege2002
  09 septembre 2020
Attention, petit bijoux littéraire.
Tous les Liégeois doivent lire ce livre, c'est incontournable.
Tout y est, nos origines, notre indépendance farouche, nos travers, notre bonhomie, notre générosité, nos quartiers, notre fleuve...la liste semble infinie.
Laissez-vous emporter par ce récit intime, vrai, juste, simple et profond.
Cette promenade liégeoise nous fait sourire, réfléchir et il n'est pas exclu de verser quelques larmes douces.
Entre passé, présent et futur, soyons fiers d'être "lidjieux".
Du style, de l'esprit, de la mélancolie, de l'humour et une plume ardente et goûteuse.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
WilldWilld   09 décembre 2019
 Liège est une île qui fit naître une île en son sein, Outremeuse, dont on disait qu'elle était si insulaire que même le wallon y était différent de celui qui se parlait de l'autre côté de la Meuse, et y avait fait naître son folklore et ses mythes populaires. Le cœur identitaire de Liège est une île sur une île isolée dans des mers hostiles. Comment s'étonner que s'entretienne un sentiment diffus d'être seuls, non pas contre tous, mais différents de tous, satisfaits de l'entre-soi, à jamais frustrés d'une puissance perdue, se sentant méprisés par Bruxelles, humiliés par Namur, usurpatrice de l'absurde titre-croupion de capitale wallonne, et gouvernés par des imbéciles, que pourtant on réélit sans cesse. Les Liégeois s'exportent mal. Vont-ils vivre ailleurs que se révèlent leur amertume et le mal du pays, ils se clament Liégeois partout où ils vont, peu enclins à trouver dans les villes voisines un quelconque intérêt, si peu curieux de ce qui se vit et se crée ailleurs si cet ailleurs ne vient pas à eux ; ils sont certains que leurs soirées sont plus douces, leurs fêtes plus festives, leurs bières meilleures. Qu'une convivialité surnaturelle relie les hommes et les femmes dans une chaleur humaine sans égale.
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Horizon_du_plombHorizon_du_plomb   06 septembre 2019
L’histoire de cette ville a fait d’elle un monstre égocentrique capable d’exercer son empire sur un peuple qui lui reste, où qu’il soit, inféodé. Elle s’est constituée en poche d’indépendance face à l’Empire germanique, à la France, aux Pays-Bas, espagnols et face aux Bourguignons, et toujours fut piétinée, bombardée, incendiée et mise à sac, passant d’une domination à une autre et toujours, malgré tout, s’est assurée son lot de puissance territoriale en étendant sa loi sur une vaste principauté. Et cette longue histoire de guerres, de trahisons, de massacres et de luttes pour la liberté a fait d’elle une île au milieu des empires. On venait y faire imprimer ce qui ailleurs était censuré. On venait s’y former auprès des maîtres dont les enseignements étaient, ailleurs, interdits. On l’appela Nouvelle Athènes et elle le crut, et le croit encore, mille ans plus tard. 
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RylouRylou   27 mai 2020
Plus loin sur l'île on a construit un grand centre commercial, à quelques mètres du terrain d'où les gens du voyage ont été chassés, en sacrifiant une zone humide et une aire de nidification des oiseaux migrateurs. La promotion immobilière n'a que faire de la nature et du nomadisme.
Et d'ailleurs, qu'on inscrive au registre, je vous prie, que je réclame un cercle de l'enfer où architectes et ingénieurs civiles expieraient pour l'éternité leurs méfaits esthétiques [...] L'architecture, c'est comme la photographie de rue: un art beaucoup trop pratiqué par bien trop peu d'artistes. P.92
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Horizon_du_plombHorizon_du_plomb   06 septembre 2019
Il pose son convoi de fortune au coin de la rue, bricole sans attendre les boutons de l’ampli et lance à toute berzingue un couinement de synthé plaqué sur un boum-tchac binaire, embouche le sax et immole « What a wonderful world », on se voit soudain dans la salle d’attente d’un service de soins palliatifs, le taux de sucre dans l’air devient mortel, si j’avais ce qu’il me faut, je me ferais, sans délai, un shoot d’insuline (…)
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clodermerclodermer   25 mai 2020
Pourquoi diable se croit-on obligé de retourner sur les lieux de l'enfance ? Les maisons, les rues, les bois qui nous ont construits, nous les avons vidés à l'époque, en avons aspiré tout ce dont nous avions besoin. Même en existant encore, ils ne sont plus que des reconstitutions pour film historique. Tout ce qu'ils avaient de véritable, nous l'avons déjà pris et le reste, nous l'avons oublié.
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Vidéo de Philippe Marczewski
Lecture d'un extrait du livre de Philippe Marczewski, "Blues pour trois tombes et un fantômes", éditions Inculte, 2019
Lecture par Grégoire Courtois dans les rayons de la librairie Obliques.
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