AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2756017078
Éditeur : Akata (13/05/2009)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Kenzô Okada, soixante ans, est un homme fatigué. Licencié depuis peu et de surcroît à la veille de sa retraite, il découvre, alors qu'il revient de l'agence pour l'emploi, que son domicile a été vidé de tout bien. Sa femme l'a quitté, ne lui laissant qu'une somme misérable sur son compte bancaire et ses enfants ont changé leurs numéros de téléphone. Abattu, il est déterminé à en finir... Mais le destin va en décider autrement et lui proposer de commencer une nouvell... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  24 novembre 2014
Je connais quelqu'un qui, excédé par ses trois heures quotidiennes de RER, dit volontiers qu'il aimerait aller vivre en ermite sur une île déserte. Et tant pis pour l'absence de confort, de médecine, etc. Ici, le vieux monsieur qui s'en va débuter une carrière de Robinson Crusoë dans les montagnes vivait finalement déjà en ermite dans sa société comme dans sa famille, décalé, absent, paumé.
Je ne suis pas mort est une fable poétique sur un homme égaré, rejeté, en sursis, qui va se forger des qualités tout seul dans la nature, loin d'une société aliénante. C'est un peu caricatural mais correspond à un besoin de se ressourcer et de renouer avec la nature (qui se traduit généralement par des files d'attente aux remonte-pentes).
Le dessin (après tout c'est pour ça qu'on lit des BD, non ?) est semi réaliste, avec une mise en scène énergique et expressive qui laisse de l'espace à de belles scènes de nature contemplative.
Commenter  J’apprécie          300
IreneAdler
  20 mars 2014
Kenzo Okada prend tous les coups durs d'une vie en l'espace d'une journée : licenciement peu avant sa retraite, divorce et mise au ban de sa famille, son ex-femme et leurs enfants s'étant arrangés pour couper tous contacts. Il tente alors de se suicider ; la branche cède. Recommencer ? Oui, à vivre, l'espace de quelques années, avant de mourir.
L'histoire d'un homme fadasse et effacé qui refait sa vie en autarcie, dans la forêt, qui lui fournit ce dont il a besoin. Qui rejette la vanité urbaine pour la rudesse naturelle. Rien n'est facile, rien n'est donné. Mais c'est dans ce combat qu'il se réconcilie, tardivement, avec lui-même.
Commenter  J’apprécie          190
Shan_Ze
  22 août 2014
Un jour, en rentrant chez lui, Kenzo Okada, soixante ans, licencié depuis peu, découvre que sa femme l'a quitté et vidé son compte en banque, et que ses enfants ont changé de numéro de téléphone. Il va en forêt dans l'intention d'en finir avec la vie mais un coup du sort va en décider autrement…
Je ne suis pas mort est la seconde vie de Kenzo. Une vie pleine de détermination, de courage et d'envie en pleine nature. J'ai trouvé que le récit perdait un peu de caractère à l'arrivée de la jeune fille et passait un peu dans la mièvrerie. J'ai quand même bien apprécié cette histoire grâce, entre autres, aux dessins assez réalistes.
Accusation du système japonais basé sur l'argent, survie dans la nature... Très intéressant !
Commenter  J’apprécie          130
ninoule69
  25 février 2015
Comptable de son état, Kenzô Okada est licencié peu avant l'âge de la retraite, après avoir subi force sarcasmes et moqueries. Son seul tort : ne pas pouvoir se servir d'un ordinateur. Il travaille toujours et encore avec un boulier ! Un jour qu'il rentre, bredouille de l'agence pour l'emploi, il retrouve sa maison vide. Sa femme et ses enfants sont partis ; elle demande le divorce et il découvre en plus qu'elle a vidé leur compte commun ; toutes les économies de SON travail ; il ne lui reste que l'équivalent d'une centaine d'euros pour vivre. Comme un malheur n'arrive jamais seul, son médecin le met en garde contre son tabagisme forcené, alors qu'il est diabétique. Ce petit homme vieilli qui a été toute sa vie sans envergure, et dès l'école où on le rackettait, craque et décide d'en finir. Mais décidément, rien ne lui réussit, la corde qui aurait dû signer ses dernières minutes lâche et la branche de l'arbre aussi.
Il fait alors une prise de conscience monumentale ; contre toute attente, IL N'EST PAS MORT ! Il doit donc attendre la mort à son gré sans rien devoir à personne, sans s'en soucier ; c'est ainsi qu'il prend le parti de finir sa vie loin du monde, presque comme un sauvage, en pleine montagne. C'est sans compter sur l'arrivée intempestive dans son nouveau monde d'une jeune femme enceinte, elle aussi au bout du rouleau !
Je me rends compte que, résumée de la sorte, l'histoire ne donne pas du tout envie de lire ce manga, qui est pourtant exceptionnel : il met certes en exergue l'extrême dureté des sociétés modernes (japonaises ou pas, d'ailleurs !), surtout pour ceux qui ne peuvent et ne veulent pas évoluer à leur rythme effreiné ! Mais Kenzô Okada, à travers, son destin donne de l'espoir, même s'il doit payer cher sa nouvelle vie, si courte soit elle !
La première fois où j'ai lu ce manga, j'avoue avoir eu besoin de temps pour "encaisser" - c'est le terme exact- la dureté de tout ce qui est mis en scène mais ce livre posé sur les rayonnages de ma bibliothèque n'a cessé depuis de me hanter et surtout de me faire signe. Je viens donc de le relire. Evidemment, le choc de la cruauté du réel n'a pas eu lieu car j'y étais largement préparée mais il découle de cet ouvrage malgré l'ultra-réalisme des faits, une énorme humanité nimbée de mélancolie, d'espoir, de philosophie et de bon sens aussi. Les crises existencielles de Kenzô et de sa compagne d'aventures nous offrent une pelote de réflexions sur le sens de la vie, sur la place de la nature, sur le bonheur et surtout sur les travers poussés à l'extrême de sociétés ( la nôtre, aussi ?) qui oseraient fonder leur développement uniquement sur le rendement. Il n'y a pas de doute, ce livre n'est pas comme les autres ; il est impossible - si tant est que le lecteur a une once d'humanisme et d'humanité - qu'il le laisse indifférent et encore moins indemne ! Attention, danger, lecture !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Lesvoyagesdely
  19 juin 2018
A la lecture du résumé de cette histoire, le coeur a de quoi se serrer. Et effectivement avec Okada Kenzou, nous sommes amenés à réfléchir, nous poser des questions. En fait, il n'a pas voulu suivre quand tout s'est modernisé, voire il avait trop de mal. Les ordinateurs et lui ne s'entendent pas. Il travaille comme comptable, mais il utilise encore le boulier. Il est trop lent et ne veut pas faire autrement, son entreprise finit par se séparer de lui. de même, quand lors de la recherche d'emploi, la dame est d'abord ouverte en apprenant son métier, elle se referme comme une huître quand il dit n'utiliser qu'un boulier. C'est bien connu si on ne suit pas, n'évolue pas, on est laissé sur le bord de la route. Comme si ça ne suffisait pas, il ne semble pas proche de sa famille et sa femme est même partie. Rien ne nous est totalement expliqué, d'ailleurs par la suite il fera vraiment table rase de son passé et celui de la personne qu'il croisera, comme si ça n'avait plus d'importance, et qu'il était laissé derrière lui. Au bord du gouffre, il veut en finir avec sa vie, mais déjà on ne le laisse pas tranquille, et lors de sa tentative, la branche casse, alors il décide qu'il vivra et change du tout au tout. Pour la première fois, il s'est opposé à quelqu'un, il va laisser le monde moderne derrière lui se sentant trahi et révèlera des forces inattendues. Bien sûr ce sera loin d'être facile, il va en voir de toutes les couleurs. On ne reconnaît plus du tout l'homme qu'il était. On le suit sur plusieurs années, il va même rencontrer une autre personne venue pour se suicider. Va-t-il l'arrêter ? Pourquoi ? Vont-ils faire un bout de chemin ensemble ? Quand il décide d'en finir, il retourne dans son village natale et là par quelques flashblacks on découvre un peu de son passé, surtout quand il était jeune. Ce sont les enseignements qu'il a alors reçu de ses grand-parents qui vont beaucoup l'aider. le graphisme de Hiroshi Motomiya est percutant, réaliste, il y a un souci du détail sur les personnages, les décors. Une histoire percutante, réaliste, touchante, crue, à mettre entre toutes les mains. C'est aussi assez épatant de voir comment il s'en est sorti, tout seul, en ne comptant pratiquement plus que sur dame nature.
C'est vraiment une histoire qui fait réfléchir. On peut aussi se dire que c'est dommage qu'il se réveille seulement. Il faut dire avec l'électrochoc qu'il s'est pris.
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   24 novembre 2014
- Mais maman, il reste mon père ! Qu'il soit en train de se décomposer dans les montagnes ou au milieu de l'océan, si on ne retrouve pas son corps, on ne pourra jamais toucher l'assurance vie !
Commenter  J’apprécie          180
BidibBidib   03 novembre 2013
Je… Je ne suis pas mort… et quand bien même… le soleil… se lèverait encore. Dans ce monde la mort n’épargne personne mais moi, je suis toujours vivant. D’accord… J’irai jusqu’au bout de mon chemin
Commenter  J’apprécie          40
autres livres classés : autarcieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox

Autres livres de Hiroshi Motomiya (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Le manga en quelques mots (facile)

Quel est le pays d'origine du manga ?

La Chine
Le Laos
Le Vietnam
Le Japon

5 questions
736 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , mangakaCréer un quiz sur ce livre