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EAN : 9782756017075
264 pages
Éditeur : Akata (13/05/2009)
4.28/5   70 notes
Résumé :
Kenzô Okada, soixante ans, est un homme fatigué. Licencié depuis peu et de surcroît à la veille de sa retraite, il découvre, alors qu'il revient de l'agence pour l'emploi, que son domicile a été vidé de tout bien. Sa femme l'a quitté, ne lui laissant qu'une somme misérable sur son compte bancaire et ses enfants ont changé leurs numéros de téléphone. Abattu, il est déterminé à en finir... Mais le destin va en décider autrement et lui proposer de commencer une nouvell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Osmanthe
  22 décembre 2020
Kenzô Okada, arrivé à la soixantaine, voit soudain son monde s'écrouler en quelques jours : licencié par son entreprise, sa femme le quitte, lui pille son compte en banque et tous, y compris son fils et sa fille rompent tout contact avec lui. Cet homme fallot, petit chef sans charisme incapable de se servir d'un ordinateur fait d'abord le choix d'aller se pendre dans la nature...mais là encore, ce sera un échec lamentable...qui va entraîner un déclic en lui : puisqu'il est inadapté et rejeté en ville, il s'efforcera de survivre dans la nature ! Dès lors, il va se transformer en véritable homme des bois, domptant les animaux, et, va contre toute attente en pareil endroit, y rencontrer une belle abandonnée qui tente elle aussi de se supprimer...Mais, surprise, elle attend un heureux évènement...Que faire, notre homme n'a-t-il pas là l'occasion de renaître en héros ?!
Cette histoire est rondement menée, assez irréaliste en soi il faut bien le dire, tant elle présente un côté conte caricatural. Et pourtant...la mayonnaise prend immédiatement ! Car on se surprend à tourner les pages avec gourmandise, tellement ce scénario à l'apparente facilité est déroulé avec une grande fluidité. le graphisme est bon, il y a un bon équilibre entre les scènes de dialogues et des plages de contemplation de la nature. On a envie que Kenzô se surpasse, et il le fait, et on est content pour lui !!!
Car finalement, au-delà de la belle histoire assez peu crédible, il y a pour chacun de nous un message : non, on n'est jamais tout à fait mort, même au fond du gouffre subsiste toujours une petite lueur qui permet de rebondir, à condition d'avoir une volonté inébranlable, et sans doute un coup de pouce du hasard, du destin.
Pour Kenzô Okada, c'est arrivé, sur le tard, presque trop tard, mais il aura vécu cette fin de vie libre, fort, utile pour les autres, en paix avec lui-même. Les japonais, qui n'aiment pas dire "je", utilisent néanmoins à ce titre le terme générique "watashi". Mais en pratique, la première personne du singulier, pour un homme, est plutôt exprimée par deux termes, avec une distinction (un peu déroutante et contestable me semble-t-il) entre l'homme romantique, effacé voire efféminé, qui dira "Boku"...et l'homme fort, d'autorité, qui dira "Ore"...
Disons que Kenzô aura brillamment réussi la transformation du premier au second !
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Walktapus
  24 novembre 2014
Je connais quelqu'un qui, excédé par ses trois heures quotidiennes de RER, dit volontiers qu'il aimerait aller vivre en ermite sur une île déserte. Et tant pis pour l'absence de confort, de médecine, etc. Ici, le vieux monsieur qui s'en va débuter une carrière de Robinson Crusoë dans les montagnes vivait finalement déjà en ermite dans sa société comme dans sa famille, décalé, absent, paumé.
Je ne suis pas mort est une fable poétique sur un homme égaré, rejeté, en sursis, qui va se forger des qualités tout seul dans la nature, loin d'une société aliénante. C'est un peu caricatural mais correspond à un besoin de se ressourcer et de renouer avec la nature (qui se traduit généralement par des files d'attente aux remonte-pentes).
Le dessin (après tout c'est pour ça qu'on lit des BD, non ?) est semi réaliste, avec une mise en scène énergique et expressive qui laisse de l'espace à de belles scènes de nature contemplative.
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IreneAdler
  20 mars 2014
Kenzo Okada prend tous les coups durs d'une vie en l'espace d'une journée : licenciement peu avant sa retraite, divorce et mise au ban de sa famille, son ex-femme et leurs enfants s'étant arrangés pour couper tous contacts. Il tente alors de se suicider ; la branche cède. Recommencer ? Oui, à vivre, l'espace de quelques années, avant de mourir.
L'histoire d'un homme fadasse et effacé qui refait sa vie en autarcie, dans la forêt, qui lui fournit ce dont il a besoin. Qui rejette la vanité urbaine pour la rudesse naturelle. Rien n'est facile, rien n'est donné. Mais c'est dans ce combat qu'il se réconcilie, tardivement, avec lui-même.
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Shan_Ze
  22 août 2014
Un jour, en rentrant chez lui, Kenzo Okada, soixante ans, licencié depuis peu, découvre que sa femme l'a quitté et vidé son compte en banque, et que ses enfants ont changé de numéro de téléphone. Il va en forêt dans l'intention d'en finir avec la vie mais un coup du sort va en décider autrement…
Je ne suis pas mort est la seconde vie de Kenzo. Une vie pleine de détermination, de courage et d'envie en pleine nature. J'ai trouvé que le récit perdait un peu de caractère à l'arrivée de la jeune fille et passait un peu dans la mièvrerie. J'ai quand même bien apprécié cette histoire grâce, entre autres, aux dessins assez réalistes.
Accusation du système japonais basé sur l'argent, survie dans la nature... Très intéressant !
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ninoule69
  25 février 2015
Comptable de son état, Kenzô Okada est licencié peu avant l'âge de la retraite, après avoir subi force sarcasmes et moqueries. Son seul tort : ne pas pouvoir se servir d'un ordinateur. Il travaille toujours et encore avec un boulier ! Un jour qu'il rentre, bredouille de l'agence pour l'emploi, il retrouve sa maison vide. Sa femme et ses enfants sont partis ; elle demande le divorce et il découvre en plus qu'elle a vidé leur compte commun ; toutes les économies de SON travail ; il ne lui reste que l'équivalent d'une centaine d'euros pour vivre. Comme un malheur n'arrive jamais seul, son médecin le met en garde contre son tabagisme forcené, alors qu'il est diabétique. Ce petit homme vieilli qui a été toute sa vie sans envergure, et dès l'école où on le rackettait, craque et décide d'en finir. Mais décidément, rien ne lui réussit, la corde qui aurait dû signer ses dernières minutes lâche et la branche de l'arbre aussi.
Il fait alors une prise de conscience monumentale ; contre toute attente, IL N'EST PAS MORT ! Il doit donc attendre la mort à son gré sans rien devoir à personne, sans s'en soucier ; c'est ainsi qu'il prend le parti de finir sa vie loin du monde, presque comme un sauvage, en pleine montagne. C'est sans compter sur l'arrivée intempestive dans son nouveau monde d'une jeune femme enceinte, elle aussi au bout du rouleau !
Je me rends compte que, résumée de la sorte, l'histoire ne donne pas du tout envie de lire ce manga, qui est pourtant exceptionnel : il met certes en exergue l'extrême dureté des sociétés modernes (japonaises ou pas, d'ailleurs !), surtout pour ceux qui ne peuvent et ne veulent pas évoluer à leur rythme effreiné ! Mais Kenzô Okada, à travers, son destin donne de l'espoir, même s'il doit payer cher sa nouvelle vie, si courte soit elle !
La première fois où j'ai lu ce manga, j'avoue avoir eu besoin de temps pour "encaisser" - c'est le terme exact- la dureté de tout ce qui est mis en scène mais ce livre posé sur les rayonnages de ma bibliothèque n'a cessé depuis de me hanter et surtout de me faire signe. Je viens donc de le relire. Evidemment, le choc de la cruauté du réel n'a pas eu lieu car j'y étais largement préparée mais il découle de cet ouvrage malgré l'ultra-réalisme des faits, une énorme humanité nimbée de mélancolie, d'espoir, de philosophie et de bon sens aussi. Les crises existencielles de Kenzô et de sa compagne d'aventures nous offrent une pelote de réflexions sur le sens de la vie, sur la place de la nature, sur le bonheur et surtout sur les travers poussés à l'extrême de sociétés ( la nôtre, aussi ?) qui oseraient fonder leur développement uniquement sur le rendement. Il n'y a pas de doute, ce livre n'est pas comme les autres ; il est impossible - si tant est que le lecteur a une once d'humanisme et d'humanité - qu'il le laisse indifférent et encore moins indemne ! Attention, danger, lecture !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   24 novembre 2014
- Mais maman, il reste mon père ! Qu'il soit en train de se décomposer dans les montagnes ou au milieu de l'océan, si on ne retrouve pas son corps, on ne pourra jamais toucher l'assurance vie !
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BidibBidib   03 novembre 2013
Je… Je ne suis pas mort… et quand bien même… le soleil… se lèverait encore. Dans ce monde la mort n’épargne personne mais moi, je suis toujours vivant. D’accord… J’irai jusqu’au bout de mon chemin
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OsmantheOsmanthe   22 décembre 2020
Ton bonheur...ce ne sont pas les autres qui te l'apporteront...C'est toi qui le gagneras !
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Erik_Erik_   07 octobre 2020
Si tu n'es pas mort, alors, tu es vivant ?
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