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Frédéric Boilet (Adaptateur)Kaoru Sekizumi (Traducteur)
EAN : 9782203396449
495 pages
Casterman (15/11/2006)
4.51/5   2196 notes
Résumé :
Présentation par Jaco Van Dormael

Homme mûr de 40 ans, transporté dans la peau de l'adolescent qu'il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu'il était jeune. Et petit à petit, l'année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (256) Voir plus Ajouter une critique
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Pour une première pioche, j'ai eu la main heureuse !
Néophyte en mangas mais très bien conseillé en la matière par une spécialiste Babelio, mon premier choix s'est porté sur Quartier Lointain de Jirô Taniguchi.
Ce manga se lisant normalement de gauche à droite, le dépaysement n'est pas trop prononcé. La première fois, quand on peut, il vaut mieux éviter les changements radicaux…

Il nous arrive parfois de penser avec nostalgie aux heures insouciantes de l'adolescence et avec regret à nos choix malheureux, mélange d'inexpérience et de timidité. le thème de ce manga s'inspire de cet état d'âme quelque peu mélancolique.

Hiroshi, cadre tokyoïte de 48 ans, est en déplacement professionnel à Kyoto. le lendemain d'une réunion où visiblement il a un peu forcé sur le saké, il se trompe de train. Il voyage non pas vers Tokyo mais vers Kurayoshi la ville où il habitait jadis. Arrivé à destination, il se rend au cimetière du temple Genzen où repose sa maman et là, phénomène étrange, après une perte de connaissance il revient à lui dans la peau de l'adolescent qu'il était l'année de ses 14 ans.
Il redécouvre la maison familiale et revit son année de collège, à la grande différence qu'il a conservé ses facultés intellectuelles d'adulte. Il impressionne évidemment son entourage par ses aptitudes surprenantes, sa capacité à prévoir l'avenir ; même la jolie Tomoko est sous le charme.

Mais un fait majeur de son adolescence ne cesse de le perturber : le 31 août de cette année là, prétextant un rendez-vous, son père a quitté le domicile familial et n'est jamais revenu.
Hiroshi arrivera-t-il à percer le secret de cet homme aimé des siens, arrivera-t-il à dissuader son père d'accomplir cet acte apparemment insensé ?

Ce manga en noir et blanc au graphisme particulièrement expressif permet de découvrir le quotidien d'une famille japonaise d'après-guerre dont le mode de vie s'occidentalise peu à peu.
Cette histoire empreinte d'onirisme est de toute beauté et finalement d'une grande sobriété, susceptible d'intéresser un large public.
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Un beau manga, autant dans la forme que dans l'histoire.
Cette intégrale, c'est une superbe édition, pour un superbe manga.

A tous ceux qui ont un à priori sur le genre manga, qui hésitent à se lancer parce qu'ils ne connaissent pas, commencez par cet auteur. Qu'il s'agisse de "Quartier lointain "ou du "Journal de mon père", on a à faire à un grand auteur qui sait aussi bien dessiner qu'écrire (cet équilibre n'étant pas atteint par tous les mangaka). Il sait donner au manga l'amplitude d'un roman autobiographique; les dessins sont classiques, on échappe aux grands yeux brillants genre Kawaii et franchement, ça repose.

Ce qui frappe chez Taniguchi, c'est son goût pour la ligne beaucoup de maisons, de villes et le dessin à caractère psychologique, les expressions des visages reflètent la moindre émotion et donne des personnages attachants et surtout très crédibles.

Dans Quartier Lointain, l'auteur questionne la mémoire, le souvenir et ses histoires qui sont aussi les nôtres...L'incommunicabilité entre les êtres d'une même famille, le besoin d'élucider les zones d'ombre de l'enfance, l'interrogation sur le rôle de l'homme et surtout du père au sein de la famille , tout cela est mis en oeuvre dans une fabuleuse histoire pleine de tendresse et d'humanité, le tout servi par un dessin magistral.

Un véritable petit bijou.
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Cet album me laissait présager du lourd et bien c'était du très lourd, du très beau, du merveilleux Taniguchi !

Qui n'a pas rêvé une seule fois de faire un bond dans le passé tout en sachant ce qu'il sait aujourd'hui ? Que feriez ou ne referiez-vous pas ? Seriez-vous tentés de modifier votre chemin quitte à sacrifier les personnes, les choses que vous aimez par-dessus tout ? Serions-nous plus heureux si nous gommions certains faits ou certaines erreurs de notre passé ? Et s'il suffisait de tourner à gauche plutôt qu'à droite pour que notre destin en soit à jamais bouleversé ? Que de dilemmes surgissent quand plusieurs choix se présentent !

C'est dans cet étrange voyage dans le temps que nous basculons au côté d'Hiroshi. Quatre cent six pages de doute et d'espoir qui nous font prendre conscience que finalement certaines décisions ne sont pas toujours si simples.

Hiroshi, 48 ans, marié et père de deux enfants, se retrouve dans la peau du gamin de quatorze ans qu'il était avec, gravés dans sa mémoire, tous les événements du passé qui sont devenus des événements à venir. Comment une telle chose peut-elle être possible ? Choqué et désorienté dans un premier temps, un sentiment d'exaltation l'envahit finalement. Il voit là comme une deuxième chance pour effacer les cicatrices de sa vie. Son père mutique qui va abandonner sa famille, sa mère qui va se noyer dans le chagrin, son meilleur ami qui meurt dans un accident de moto, les secrets de famille qui éclatent et puis la belle et douce Tomoko, qu'il n'a jamais osé aborder. Mais la peur prend vite le dessus sur la frénésie. Il est dur d'être un adolescent et de porter le fardeau d'un homme adulte. Tiraillé entre passé et présent, Hiroshi se rend vite compte que tout n'est pas si simple, que chaque chose, chaque décision a son importance, une place prépondérante, un poids moral. Comment faire ? Tourner à droite, à gauche ? Et vous, seriez-vous tentés de foncer contre le mur du temps ?

Jirô Taniguchi nous offre le meilleur de lui-même dans cet album. Il touche comme d'habitude un point sensible, l'importance des choix que nous faisons dans notre parcours, le pardon, la famille, la place du père et de la mère, l'enfance blessée, l'abus d'alcool, le surmenage au travail et l'abandon de ses rêves. La délicatesse de son trait, noir sur fond blanc, nous laisse muets et admiratifs. Ce roman graphique m'a emporté très loin dans mon enfance. La tentation est grande de vouloir tout changer. Mais nos erreurs, nos doutes, nos rêves, tout ce qu'on n'a pas eu le temps de dire, ne font-ils pas de nous ce que nous sommes aujourd'hui ? «Des Êtres si imparfaits et si affreux ». Alors je garde tout, mes joies, mes peines, mes beaux voyages, mes chaines et surtout mon présent…

Quartier lointain, un flash-back qui nous laisse au pied du mur…

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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Après « Les gardiens du Louvre », entre voyage dans le temps et onirisme, j'ai en envie de découvrir le livre qui a apporté la notoriété à Jirô Taniguchi. En effet, le mangaka a reçu, entre autres, le prix du meilleur scénario au Festival d'Angoulême en 2003 pour ce livre.
J'aime l'univers de cet auteur illustrateur qui dégage, par ses récits pudiques, délicats et nostalgiques, une force émotionnelle rare.
Ancré dans la culture japonaise, « Quartier Lointain » se démarque du manga par son format, ses influences graphiques et son sens de lecture qui se calquent sur la BD européenne.

*
Les souvenirs sont peuplés de moments heureux, mais aussi de moments douloureux, de blessures non cicatrisées, de paroles ou de gestes inconsidérés, ...
Peut-être vous êtes-vous déjà demandé si votre vie aurait pu être différente si vous aviez fait des choix autres ? Peut-être avez-vous déjà eu envie de revenir dans le passé, le changer pour vous libérer d'une peine, d'une erreur commise et ainsi mieux vivre le présent ?

*
L'histoire débute en gare de Kyôto. Hiroshi Nakahara rentre chez lui après un voyage d'affaires. Abruti par un gros mal de tête, il prend par erreur un train qui le ramène dans sa ville natale. Il décide alors de profiter de cet étrange hasard pour faire un tour dans le quartier de son enfance et se rendre au vieux cimetière où sa mère est enterrée.
Mais à la suite d'un malaise, il reprend conscience dans le passé. Il est maintenant dans le corps de l'adolescent qu'il était à ses quatorze ans, mais il a gardé sa maturité et ses souvenirs d'adulte.

« Tout ce qui était inscrit dans ma mémoire, les évènements du passé, étaient ici des évènements à venir ! »

Après le choc des retrouvailles avec sa famille, c'est pour lui l'occasion de revoir sa grand-mère et sa mère décédées depuis longtemps, de comprendre pourquoi son père les a abandonnés sans explication, de l'empêcher de disparaître à nouveau et de corriger certaines erreurs de jeunesse.

Pourquoi est-il revenu quelques mois avant la disparition de son père ? Pourra-t-il changer son passé ? Ou bien est-il condamné à revivre sa vie d'enfant, subir les mêmes évènements, spectateur de sa propre vie, impuissant à les transformer ? Pourra-t-il revenir dans le présent et reprendre le cours de son existence, mûri de cette expérience ? Quelles incidences auront les changements de son passé sur son futur ?

*
Rêve ou réalité ?

Ce récit introspectif est empreint de douceur, de nostalgie et de poésie. On voyage dans le temps, à quelques mois des jeux olympiques de Tokyo en 1964.

Hiroshi Nakahara revit sa vie d'adolescent à travers ses yeux d'adulte, des moments de bonheur et d'insouciance ternis par l'ombre de la disparition à venir de son père.
Au fil de l'histoire, il prend conscience de son ignorance et de sa naïveté d'adolescent.

*
La qualité du récit est le résultat d'une parfaite symbiose entre la narration et les illustrations.
Le texte court, sobre, ne cherche pas à tout nous dire, il laisse des points de suspension, des espaces pour que les dessins puissent s'exprimer dans toute leur subtilité et leur profondeur émotionnelle.

« Personne ne devient jamais vraiment adulte…
L'enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant, tout au fond de nous…
Il est comme ce ciel…
Avec le temps, nous croyons grandir…
Mais la maturité n'est qu'un leurre, une entrave à notre âme libre d'enfant. »

J'avais déjà été séduite par les illustrations de Jirô Taniguchi.
Là encore, elles m'ont émerveillée par leur réalisme et le soin apporté aux détails, mais aussi par la force des émotions qu'elles dégagent.

Les lignes épurées dessinent des portraits saisissants si bien que, sur leur visage, se lisent leurs pensées et leurs sentiments comme dans un livre ouvert. En effet, l'auteur n'a pas son pareil pour capturer la psychologie et les émotions de ses personnages dans leurs expressions faciales, leurs postures, leurs mouvements. Ainsi, par le dessin, de beaux cadrages, quelques mots, Jirô Taniguchi pénètre la complexité des émotions humaines.
Le lecteur a immédiatement de la sympathie pour eux.

Les arrière-plans montrent des scènes de la vie quotidienne touchantes, des paysages urbains et campagnards magnifiques, propices à immerger le lecteur dans une atmosphère nostalgique et contemplative.

*
On ne peut être insensible à l'évolution de notre monde, de notre mode de vie, de nos comportements, de la place des parents dans l'éducation des enfants, de la relation parents-enfants au cours du temps.

Cette histoire émouvante et délicate confronte le narrateur au temps qui s'écoule, à ses souvenirs et aux drames de la vie. Elle explore également avec finesse les thèmes de la famille et de l'enfance, des choix de vie et du poids des regrets, de l'amour et de la recherche du bonheur.

« le ciel est si haut…
Et pourtant, on a l'impression qu'il suffirait de tendre la main pour toucher les nuages…
Le ciel est si mystérieux…
C'est comme s'il était immuable, au-delà des hommes, au-delà du temps…
Et ci c'était ça l'éternité, un simple ciel… »

*
Au final, « Quartier lointain » est un voyage temporel tissé de réalisme magique dans lequel se dégagent une rêverie poétique et un regard tendre sur le monde de l'enfance. L'auteur évite les écueils du sentimentalisme et du cliché. Son récit qui accorde beaucoup d'importance aux dessins est beau et touchant.
Je lis peu de bandes dessinées mais j'ai pris plaisir à cette parenthèse douce et mélancolique. Cela me donne envie de poursuivre mes incursions dans cette forme d'expression.
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Il y a des jours comme ça où rien ne se déroule vraiment comme prévu. Hiroshi, bon père de famille de quarante-huit ans va en faire l'étrange expérience. Alors qu'il pensait être dans le train pour Tôkyô, il se dirige en fait vers Kurayoshi, sa ville natale, sans bien comprendre comment il a pu se tromper. L'abus d'alcool de la veille semble être l'explication la plus plausible. Les souvenirs remontent à la surface, son passé, ses jeunes années, sa mère. Sans l'avoir vraiment voulu encore, il se retrouve dans le cimetière du temple Genzen où repose sa mère. « Pas un souffle de vent… Pas le moindre chant d'oiseau… Ça m'a tout de même paru étrange. le temps semblait suspendu… » le temps d'un battement d'ailes de papillon, mille et une questions affleurent. Sa mère a-t-elle été heureuse ? Qu'est devenu son père après s'être volatilisé sans la moindre explication ? Tout se bouscule dans son esprit confus... Une légère brise qui fait bruisser les feuilles des arbres, une sensation singulière, inexplicable et Hiroshi se retrouve propulsé dans son corps d'adolescent de quatorze ans.

Retour inopiné vers le passé, dans le quartier de sa jeunesse, mais en ayant toute conscience de l'invraisemblance, de l'impossibilité de la chose. Comment expliquer l'inexplicable ?... le bonheur de retrouver des personnes disparues est douloureusement atténué par le fait de savoir qu'on finira par les perdre à nouveau. A moins que ? Et si le passé pouvait être modifié ? Recommencer sa vie en sachant tout ce que l'on sait est un fantasme assez répandu, fantasme devenu réalité pour Hiroshi. Changer le cours des choses. Revivre ses premiers flirts. Empêcher son père de disparaître ou au moins en comprendre les raisons...

Finesse du trait, noir et blanc parfait, nuances de gris étrangement lumineuses, finesse des sentiments, psychologie des personnages parfaitement maitrisée, nuance des sentiments exprimés et des expressions des visages à aucun moment figées ou monolithiques. Avec ce Quartier Lointain, Jirô Tanigushi est au meilleur de sa forme, au sommet de son art.

Malgré son épaisseur et son poids, ce roman graphique ou ce manga, peu importe, nous emporte et nous transporte, avec la légèreté d'un battement d'ailes de papillon…

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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
«Pour le réalisateur que je suis, le travail de Jirô Taniguchi est celui d'un grand cinéaste armé d'un crayon et de papier. Et pourtant, son œuvre est totalement spécifique à la bande dessinée.
L’émotion, le rythme, la durée, le mouvement, le hors-champ, autant de paramètres propres au cinéma – je pourrais presque parler de son et de musique-sont ici réinventés comme seule la bande dessinée peut les rendre. Le rythme de ses plans, ou plutôt les variations de l’écoulement du temps pendant que l’œil voyage sur sur la planche me donnent l’impression que chacune de ses cases a une durée précise dont le lecteur est captif. Taniguchi a développé un langage qui lui est propre par la précision des cadrages, la richesse de ses personnages, les mouvements des gestes suspendus, par l’importance de la hauteur des points de vue- j’allais dire de la caméra – lorsque l’œil du narrateur par moment épouse celui du personnage, ou au contraire s’en écarte pour montrer ce que le personnage ne peut voir. Il nous fait rêver par l’importance des vides, en faisant exister ce qui est au-delà de la case, ce qui ne nous est pas montré, et il donne ainsi le champ libre à notre imagination.
Mais surtout il fait aimer ses personnages de papier, il leur donne vie et profondeur et nous fait nous demander jusqu’où on peut connaître ceux qu’on aime, ceux que pourtant on aimera toujours. Qui sont vraiment nos parents ? Et dès lors, qui sommes-nous pour nos enfants ?
Comme rarement en bande dessinée, Quartier Lointain est une expérience de vie. Taniguchi nous ouvre la porte du Japon d’après-guerre et moderne, il nous livre une enfance que nous n’avons pas vécue et dont pourtant il nous rend nostalgique. Il nous donne la plus belle impression qu’on puisse connaître en lisant : celle d’avoir vécu.
Jaco Van Dormael
Préface
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Le ciel est si haut...et pourtant on a l'impression qu'il suffirait de tendre la main pour toucher les nuages... Le ciel est si mystérieux...
C'est comme s'il était immuable, au-dessus des hommes, au-delà du temps...
Et si c'était ça, l'éternité, un simple ciel...
Personne ne devient jamais vraiment adulte...
L'enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant, tout au fond de nous...
Il est comme ce ciel...
Avec le temps nous croyons grandir...
Mais la maturité n'est qu'un leurre, une entrave à notre âme d'enfant.
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Personne ne devient jamais vraiment adulte. L'enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant, tout au fond de nous. Il est comme ce ciel. Avec le temps, nous croyons grandir. Mais la maturité n'est qu'un leurre, une entrave à notre âme libre d'enfant.
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GROSSE ERREUR de livre
VISA TRANSIT 1

Alors que nous sommes passés dans le troisième millénaire,
la vieille chose à faire travailler est mon cerveau…
Les détails s’estompent, il reste des séquences… Des images que le temps a déformées, par un système de superposition.
Des moments différents qui se mélange pour créer des épisodes nouveaux… D’autres ont carrément disparu, je dois faire œuvre de recomposition.
Nous étions donc en Anatolie.
Passé Ankara – le but de notre voyage -, nous avions décidé de continuer encore. D’aller voir la mer sur la côte sud.
(la visa ne semblait pas vouloir rendre l’âme, malgré ses hoquets et sa toux chronique.)
Le covoiturage a existé spontanément avant que les multinationales du numérique n’en privatisent pas le principe. On appelait ça le STOP.
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Non mais ça va pas la tête !?! Tu vois Tomoko en maillot de bain, et tu perds tous tes moyens ? Derrière ma raison d'homme de 48 ans...il y avait un autre moi-même, qui espérait quelque chose... Continuer une relation de rêve avec Tomoko... Aller plus loin...La réalité, celle de l'adulte que j'étais, semblait s'effacer, comme s'effacent les souvenirs lointains. Je ne retrouverai sans doute jamais le monde d'où je viens...
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Vidéo de Jirô Taniguchi
Dans le 161e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Storyville, l'école du plaisir que l'on doit au scénario de Lauriane Chapeau, au dessin de Loïc Verdier et qui est édité chez Glénat. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie du deuxième tome de Madeleine, résistante baptisé L'édredon rouge, titre que l'on doit au scénario conjoint de Jean-David Morvan et Madeleine Riffaud, au dessin de Dominique Bertail et c'est publié chez Dupuis dans la collection Aire libre - La sortie du premier tome sur deux de l'adaptation du roman d'Umberto Eco Le nom de la rose par Milo Manara, un titre édité chez Glénat - La sortie du troisième tome de La fortune des Winczlav, un titre baptisé Danitza 1965 que l'on doit au scénario de Jean Van Hamme, au dessin de Philippe Berthet et c'est édité chez Dupuis - La sortie de l'adaptation en bande dessinée du roman Indiana de George Sand, adaptation que l'on doit au duo Catel Muller et Claire Bouilhac ainsi qu'aux éditions Dargaud - La sortie de l'album Je suis au-delà de la mort ! Que l'on doit L'homme étoilé et aux éditions Le Lombard - La réédition de l'album Elle s'appelait Tomoji que l'on doit à Jirô Taniguchi et aux éditions Rue de Sèvres à l'occasion de leurs 10 ans
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