AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782290200971
126 pages
Éditeur : J'ai Lu (09/01/2019)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
«Ah! Marianne, c est un don fatal que la beauté!» Mariée à un vieillard jaloux, la vertueuse Marianne déchaîne les passions, notamment celle de C lio, dont Octave vient lui louer les qualités et les mérites. Mais Marianne n'a d'yeux que pour ce dernier... De ce trio amoureux, gouverné par les caprices du coeur, ne pouvait naître que le drame. Comédie à l'issue tragique et au ton peu conventionnel, la célèbre pièce de Musset met en scène les désirs et les revendicati... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Kenehan
  23 août 2020
Deux pièces en un ouvrage, de quoi découvrir ou redécouvrir Musset. J'ai un vague souvenir d'étude d'une de ces pièces durant ma période scolaire sans pouvoir définir laquelle. de sorte que cette lecture m'est apparue comme une découverte plus que comme une relecture.
J'ai profité des « Caprices de Marianne » pour tester une lecture un peu particulière, en parallèle d'une version jouée sur mon écran. Il faut dire qu'un texte théâtral qui prend vie sous nos yeux a souvent plus de poids que sa version couchée sur le papier.
« Les caprices de Marianne » fait partie de ces oeuvres qui poussent ma curiosité à explorer toujours plus les classiques de la littérature. Une comédie teintée de tragédie que j'ai adoré de bout en bout (et la captation visionnée n'y est certainement pas étrangère).
A contrario, « On ne badine pas avec l'amour » m'a laissé dans l'indifférence la plus totale. Ces deux enfants du pays qui rentrent au nid pour se courir l'un après l'autre m'a ennuyé. Pourtant, Coelio qui a tout d'un paon qui tourne autour du logis de sa Marianne aurait eu de quoi m'agacé. Mais voilà, les mots, les tirades ont fonctionné. Et il y a dans cette intervention d'Octave louant l'amour de son ami à Marianne ainsi que dans l'attirance de celle-ci pour son cousin au détriment de son amoureux transi un petit air d'une autre pièce que j'ai adoré : « Cyrano de Bergerac ». Et puis, il ne faut pas oublier cette fin dramatique inévitable où Coelio semble condamné à vivre, dans une répétition tragique, ce que sa mère lui révèle des circonstances dans lesquelles elle à rencontrer son époux.
A côté, le mariage arrangé de longue date entre Camille et Perdican et la propension de celle-ci à miser sur l'expérience malheureuse de ses consoeurs du couvent plutôt qu'à vivre par elle-même ses sentiments de peur de souffrir, n'ont pu rivaliser. Mais je dois reconnaître que la tirade de Perdican sur les réalités de l'amour et l'inévitable souffrance qu'y si rattache à visé juste…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
KenehanKenehan   23 août 2020
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
KenehanKenehan   23 août 2020
Pourquoi donc suis-je ainsi ? n’est-ce pas une vieille maxime parmi les libertins, que toutes les femmes se ressemblent ? Pourquoi donc y a-t-il si peu d’amours qui se ressemblent ? En vérité, je ne saurais aimer cette femme comme toi, Octave, tu l’aimerais, ou comme j’en aimerais une autre. Qu’est-ce donc pourtant que tout cela ? deux yeux bleus, deux lèvres vermeilles, une robe blanche et deux blanches mains. Pourquoi ce qui te rendrait joyeux et empressé, ce qui t’attirerait, toi, comme l’aiguille aimantée attire le fer, me rend-il triste et immobile ? Qui pourrait dire : ceci est gai ou triste ? La réalité n’est qu’une ombre. Appelle imagination ou folie ce qui la divinise. — Alors la folie est la beauté elle-même. Chaque homme marche enveloppé d’un réseau transparent qui le couvre de la tête aux pieds ; il croit voir des bois et des fleuves, des visages divins, et l’universelle nature se teint sous ses regards des nuances infinies du tissu magique. Octave ! Octave ! viens à mon secours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
KenehanKenehan   23 août 2020
Je ne sais point aimer ; Cœlio seul le savait. La cendre que renferme cette tombe est tout ce que j’ai aimé sur la terre, tout ce que j’aimerai. Lui seul savait verser dans une autre âme toutes les sources de bonheur qui reposaient dans la sienne. Lui seul était capable d’un dévouement sans bornes ; lui seul eût consacré sa vie entière à la femme qu’il aimait, aussi facilement qu’il aurait bravé la mort pour elle. Je ne suis qu’un débauché sans cœur ; je n’estime point les femmes ; l’amour que j’inspire est comme celui que je ressens, l’ivresse passagère d’un songe. Je ne sais pas les secrets qu’il savait. Ma gaieté est comme le masque d’un histrion ; mon cœur est plus vieux qu’elle, mes sens blasés n’en veulent plus. Je ne suis qu’un lâche ; sa mort n’est point vengée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
KenehanKenehan   23 août 2020
Le souffle de ma vie est à Marianne ; elle peut d’un mot de ses lèvres l’anéantir ou l’embraser. Vivre pour une autre me serait plus difficile que de mourir pour elle : ou je réussirai ou je me tuerai.
Commenter  J’apprécie          00
KenehanKenehan   23 août 2020
- Est-ce ma faute s’il est triste ?
- Est-ce sa faute si vous êtes belle ?
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Alfred de Musset (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Alfred de Musset
« C'est l'histoire de Cléo de 13 à 48 ans, racontée par celles et ceux qui l'ont connue, aimée ou parfois simplement croisée, tout au long des années 90. Un vers De Musset m'a accompagnée dans l'écriture ; a rejailli sur chacun des chapitres, chacun des personnages : "A défaut du pardon, laisse venir l'oubli". **Chavirer**, c'est l'histoire des gestes qu'on n'a pas fait, et du pardon que l'on accorde, ou pas, et plus encore, de ce que l'on se pardonne, ou pas. » Lola Lafon
Plus d'informations sur le roman : https://rentree.actes-sud.fr/
autres livres classés : censureVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Alfred de Musset

C'était, dans la nuit brune,/Sur le clocher jauni,/La lune/Comme un point sur un i. Ces vers de Musset très célèbres sont extraits de quel poème?

Lune brune
Ode à la lune
Ballade à la lune

10 questions
30 lecteurs ont répondu
Thème : Alfred de MussetCréer un quiz sur ce livre