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ISBN : 2354081715
Éditeur : Mnémos (07/03/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes)
Résumé :
On l’appelle Chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
beugzbee
  16 août 2015
Chien du Heaume cherche son nom. Elle a tout oublié de son enfance, mais elle n'a pas oublié comment manier la hache de son père, loin s'en faut.
Alors, mercenaire, elle voyage dans son pays, et n'oublie jamais de demander des renseignements sur son nom.
Elle rencontre des amis, des ennemis, tous de gens avec leurs propres quêtes. Dans Chien du Heaume, on nous raconte beaucoup de ces histoires annexes, on découvre un monde sombre et onirique, poétique, violent, sans valeur, mais sans vice, de ce fait.
Certains passages sont dur a interpréter, mais partant de là, chacun y voit ce qu'il veut.
Puis le premier tome fini dans un bain de sang et une révélation, et on plonge encore plus profond. Mordre le bouclier monte d'un cran dans la violence, dans le manque de retenue. C'est toujours aussi imagé mais ça rend... Pire, je ne sais pas comment le dire autrement!
On passe plus précisément à la quête de Brehyr, qui demande à Chien de la rejoindre. On suit donc les 2 femmes dans l'achèvement plus ou moins heureux de leur quête et de leurs reflexions.
Le monde de ce diptyque, c'est notre Moyen-âge, mais ça pourrait autant être le Moyen-âge du monde voisin. On s'en fout à vrai dire, on se laisse emporter par les images, par le vocabulaire qui colle complètement à l'époque.

Et comme la lecture est rude, bien que plus qu'agréable, l'auteure nous donne à la fin de chaque tome un petit lexique plein d'humour, parce qu'il faut bien se détendre, et c'est toujours un plus!
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Henri-l-oiseleur
  26 décembre 2017
A la relecture, le Moyen-Age de Justine Niogret est moins convaincant qu'au premier abord. Il semble se limiter à un simple maquillage linguistique : on supprime un article là, on vieillit un mot ici, on y va de sa métaphore truculente ("figure" devient "museau", lequel se médiévise en "musel"), ailleurs, juste un petit changement orthographique ("couilles" devient "coilles", et nous voici dans le roman de Renart). Heureusement, l'auteur ne s'en tient pas là : elle travaille et enrichit ses phrases, élargit l'amplitude de sa syntaxe, varie la palette de son lexique ; elle sait puiser dans l'imagerie des jeux de rôle et groupes rock alternatifs un sens du tragique et du primitif qu'elle sait rendre dans ses belles descriptions, sensuelles, concrètes, au ras des sensations les plus brutes et les plus tactiles. Alors, son style devient convaincant et se rapproche des expériences de Jean-Philippe Jaworski ("Chasse Royale") ou de Stéfan Platteau ("Les sentiers des astres"). Elle ne leur est pas inférieure, au contraire, en tragique et en art verbal (on pense parfois à Giono en lisant son livre). Cet ouvrage n'est peut-être pas fait pour être relu, mais Justine Niogret a écrit une belle version romanesque de l'essai de Sophie Cassagnes-Brouquet, "Chevaleresses : une chevalerie au féminin". L'histoire de ces deux aventurières et de leur quête, déjà résumée, est assez intéressante mais la valeur du livre est moins dans son invention narrative que dans son style, au-delà des impressions premières.
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Herve-Lionel
  08 avril 2014

N°512 – Mars 2011.
CHIEN DU HEAUMEJustine Niogret – Mnémos éditions.

Nous sommes au Moyen-Age et Chien de Heaume est le nom d'une jeune femme, pas vraiment belle et même plutôt laide, devenue mercenaire par amour de la liberté. Elle n'échappe pas aux clichés convenus et n'est pas la dernière pour tuer et semer la terreur autour d'elle. En réalité, le lecteur apprend très tôt que l'objet de sa véritable motivation est seulement... son nom, qu'elle dit avoir perdu depuis son enfance. Elle n'a pour richesse qu'un médaillon et ses armes et plus spécialement une hache sur laquelle apparaît un décor de serpent. Elle les tient de son père et sa hache est semblable à celle que possède le Chevalier Sanglier mais ce dernier ne sait pas la renseigner. Pourtant elle est détentrice d'un secret. Elle a vu mourir son père dans un combat simulé qu'il avait lui-même provoqué avec sa fille. Ainsi, il a voulu l'initier à l'art de la lutte, comme un rite de passage, lui transmettre un savoir qui garantirait sa vie dans un monde hostile. Il a aussi choisi sa mort, volontairement, en préférant la hache qu'il allait lui léguer parce que la vie lui était devenue insupportable. Il a voulu entrer dans le néant en intronisant sa fille à une existence qu'il menait lui-même, celle d'un mercenaire, avide de sang et de batailles et qui serait dorénavant la sienne !
Dans sa quête qui la mène de château en château, elle va croiser des personnages tels qu'on se les imagine, batailleurs, violents, durs, à cent lieux de l'amour courtois et des troubadours. le seigneur Bruec, le chevalier Sanglier, est l'un d'eux et une amitié va naître qui les aidera à se découvrir l'un l'autre.
L'auteur se livre ici à une véritable reconstitution historique où se mêle l'imaginaire. Elle transporte le lecteur dans un autre temps, une autre ambiance, dans un climat glacial, une terre inhospitalière, des châteaux froids et sombres. Rien ne manque dans ce décor que les mots accompagnent, les campagnes désolées et brumeuses, les paysans pauvres et superstitieux, les famines, les forêts mystérieuses qui abritent des enfants-fées et des « necrebestes », les combats sans merci, les légendes et les monastères perdus, les champs de bataille et les animaux fabuleux, les morts violentes, l'exil, l'errance, la magie... En revanche, il n'y a pas d'érotisme comme on pourrait s'y attendre, même pas d'amours entre Chien et Sanglier, le peu d'appas de l'héroïne ne les suscite pas. Il y a en revanche beaucoup de sang et de violence.
Le narrateur qui est en fait un conteur, comme au Moyen-Age, raconte cette histoire, intervient parfois dans le récit pour une explication. Elle nous averti d'ailleurs « Les conteurs sont une race étrange... leur langue ne sait jamais se taire. On les aime... mais on les craint ... Eux peuvent couper les âmes avec un seul mot... (Ils) sont à la frontière de notre monde et de l'autre, celui où dorment merveilles et monstres et de là vient tout leur pouvoir. ».
Chien de Heaume est un personnage tourmenté, solitaire, désespéré même. Sa quête se décline à travers divers personnages qu'elle rencontre, du chevalier Sanglier à Orains et au forgeron Rehegir et le temps qui passe s'égrène à travers les saisons. On songe un peu à un personnage d'une BD « fantasie » (suivant la définition officielle : genre situé à la croisée du merveilleux et du fantastique qui prend ses sources dans l'histoire, les mythe, les contes et la science-fiction ») comme la couverture le suscite.
Le livre se lit rapidement et l'intrigue est passionnante. On a cependant l'impression qu'elle pourrait ainsi durer plus longtemps. le thème de la quête, très en vogue à cette époque, entretient le suspense même si le lecteur reste un peu sur sa faim et si on peut déplorer le côté un peu trop gore.
©Hervé GAUTIER – Mars 2011.http://hervegautier.e-monsite.com



























































Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Anassete
  06 mars 2014
Tourner autour du pot ne sert à rien et Chien du heaume ou, mieux, Mordre le bouclier vous l'apprendront si la chanson de geste ne vous est pas familière. Créer autant d'images, de caractères et autant de visions d'un même univers en si peu de mots est un beau coup de maître.
[...]
J'ai une préférence pour le premier roman parce qu'il pose les bases de la narration et d'un univers métaphorique transfiguré. Les monstres du Moyen-âge deviennent des hommes et leur cruauté ou leur brutalité est presque excusée par l'allure épique et romanesque de la fable médiévale. Dans le second roman, il y a un déplacement qui rend cette violence moins facile à encaisser. En peu de pages, Justine Niogret arrive à nous décrire un Haut Moyen-âge fantasmé qui met en exergue la nature profonde de l'homme et son besoin irrépressible de violence. Plutôt qu'Un Trône de fer qui utilise l'agression et le vice comme moteurs de son histoire en avançant tête baissée, l'auteure souhaite nous faire réfléchir et prendre son temps pour décrire ce qui est viscéralement ancré en nous. le château de Broec et sa Salamandre nous paraissent être presque des agneaux quand on lit Mordre le bouclier. le langage y est aussi plus relâché, plus cru alors même que la majorité de l'aventure se déroule entre deux femmes. On est loin des clichés et on travaille sur l'ambiguïté d'être une femme de Nord à cette époque.
Lien : http://biblio.anassete.org/?..
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satsuko
  23 février 2018
Difficile de parler d'une écriture si maîtrise, tranchante comme la hache que la protagoniste traîne partout avec soi. le récit, noir, plus mystique qu'épique, reprend le rythme des quêtes chevaleresques, avec différents épisodes selon les lieux et les rencontres. Ceux qui recherchent une héroïne absolument hors norme (d'ailleurs, est-elle une héroïne ?) seront comblés : laide, forte, têtue, violente mais en quête de chaleur, Chien du Heaume est un personnage inoubliable, et le récit, à son image, est absolument sans concession.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   26 décembre 2017
- Vous deux entre tous savez que je dis la vérité. Vous ne diriez pas que je mens, mais que j'ai pu, peut-être, rêver cette ourse et ce doigt brisé, ces couloirs et cette lance. Vous aussi, vous savez que le combat fait éclore ces souvenirs hideux et malades, hors du temps et de la réalité. Mais vous aussi vous avez eu vos jours pâmés, vos ourses maigres et vos couloirs secrets cachés dans la neige. Vous aussi avez votre propre château des brumes.Vous savez de quoi je parle. A la fin, avant de basculer, dit-il en posant la main sur ses yeux, je crois qu'elle a pleuré.

Fin du récit de Bruec, p. 90.
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Herve-LionelHerve-Lionel   08 avril 2014
Les conteurs sont une race étrange... leur langue ne sait jamais se taire. On les aime... mais on les craint ... Eux peuvent couper les âmes avec un seul mot... (Ils) sont à la frontière de notre monde et de l'autre, celui où dorment merveilles et monstres et de là vient tout leur pouvoir.
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Présentation de l'auteur Justine Niogret, présente au festival Geekopolis les 17 et 18 Mai 2014
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