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Marion Boclet (Traducteur)
EAN : 9782354080068
317 pages
Éditeur : Mnémos (27/04/2007)
3.42/5   6 notes
Résumé :
La Guerre des Marches prend de l'ampleur. La flotte terrienne utilise désormais l'antimatière comme énergie de propulsion et d'armement. Mais lorsqu'un vaisseau du BRAS explose à proximité de la surface de l'Anneau-Monde, il provoque un cataclysme qui parvient à percer le matériau du sol. L'eau et l'air, ressources limitées d'une valeur inestimable sur l'Anneau, s'échappent alors. La destruction de l'Anneau-Monde semble imminente... Les forces en jeu sont titanesque... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Alfaric
  27 février 2018
Dans ce tome 4 intitulé "Les Enfants de l'Anneau-Monde" on retrouve les mêmes qualités et mêmes défauts que les tomes précédents, et cela devient aussi horripilant que chez Jack Vance... (j'aurais pu lâcher 1 étoile de plus, mais j'ai été saoulé par le fait qu'on raconte l'histoire un peu n'importe comment avec des personnes mis en avant avant de disparaître discrètement et/ou de de crever comme des merdes hors-champ)
La guerre froide entre les différentes puissances galactiques entraperçue dans le tome précédent se réchauffe très fortement, et Louis Wu commence à regretter d'avoir créé le protecteur goule Ménestrel, qu'il ne trouve pas assez compétent, pour se débarrasser du protecteur vampire Bram, qu'il n'avait pas trouvé assez intelligent... (Parce que Bram au moins avait tenu à distance toute la clique galactique avec la reprogrammation du bouclier anti-météorite, alors que Ménestrel le désactive pour on ne sait trop quelles raisons)
Dans un 1er temps l'humain Louis, le kzinti Acolyte et le marionnettiste de pierson l'Ultime travaille sous les ordres de Ménestrel à la défense de l'Anneau-Monde : le Protecteur veut comprendre comment pensent les différents peuples de la galaxie à travers ses agents, et ses agents veulent comprendre comment pense un mutant supérieurement intelligent à travers lui. C'est une guerre d'observation, et Hanuman le primate qui a accédé à l'intelligence sert de pilote d'essai aux expérience de Ménestrel (ce qui évoque les premiers temps de la conquête de l'espace) : c'est le personnage le plus cool du roman, se faisant passer selon les besoins du moment pour un animal, un hominien ou un alien sans savoir qui il est vraiment... Déjà que toutes les puissances galactiques lorgnent sur les trésors technologiques supposés de l'Anneau-Monde au mépris de la vie de ses 30000 milliards d'habitants, Ménestrel ne fait qu'aggraver les choses en réalisant un vol d'essai avec un nouvel engin supraluminique révolutionnaire. Et cela part en cacahuètes quand Humains et Kzintis se mettent à percer la coque en scrith de l'Anneau-Monde avec des armes antimatières (Ménestrel mobilisant toutes les ressources de l'Anneau-Monde pour reboucher les trous qu'ils ont percé avant que tout et tout le monde ne soit aspiré dans l'espace intersidéral) : cela aurait été bien de nous expliquer qui sont les acteurs et quels sont les enjeux de la Guerre des Marches au lieu de se perdre en explication Hard Science dont on se moque royalement sur l'hyperpropulsion, l'hyperespace, la matière noire, et les créatures composées de cette matière qui pourraient gober un vaisseau spatial comme la Baleine avait avalé Jonas...
Dans un 2e temps, après leur crash sur l'Anneau-Monde Acolyte et Louis Wu rejoignent l'expédition terrienne de Roxanny Gauthier en se faisant passer pour les enfants de Chmeee et de Louis Wu au service du marionnettiste de pierson Chiron : pour Acolyte qui joue son propre rôle c'est facile, pour Louis Wu qui a plus de 250 ans c'est plus compliqué... Sauf qu'un autodoc nanotechnologique expérimental lui a donné un corps 20 ans avec les besoins et les pulsions qui vont avec... Louis se fait le guide des soldats humains, et d'un côté il se fait un malin plaisir à expliquer aux nouveaux arrivants les us et coutumes des peuplades indigènes (avec bien sûr la rishathra, ce qui nous offre une chouette scène de partouze avec des elfes de 2m40 ^^), et d'un autre côté il cherche un moyen de prendre le contrôle d'un vaisseau spatial pour prendre enfin la poudre d'escampette (vaisseau qui est nommé Mère Grise puis Nurse Grise la page d'après : lacune de l'auteur ou laxisme du traducteur ?). J'ai adoré le fait que Louis Wu qui depuis le début de la saga semble atteint du Syndrome Adam Reith* critique de manière féroce ses compatriotes encore plus atteints du Syndrome Adam Reith* que lui (ben oui parce que c'est lui, Marco Polo intergalactique, qui a suscité leurs convoitises sans limite ^^). Et notez bien le nom de Wembleth seul survirant du peuple des Mangeurs de Souris : il ne servira à rien du tout à part amener une avalanche de twists tout aussi inutiles que débiles à la fin du roman...
Dans un 3e temps, après un twist qui sort de nulle part, ni amené ni exploité (qui est tombé à bras raccourcis que les soldats humains du BRAS ? OSEF ! Pour quelles raisons ? OSEF !... Il me semble qu'à la fin du roman on explique qu'il s'agit de Ménestrel, mais cela n'a aucun sens), la protectrice pak Proserpine âgée d'un million d'années et en exil depuis une éternité prend la tête du groupe pour qu'on l'amène à Ménestrel. Si les créateurs de l'Anneau-Monde n'ont jamais abandonné l'Anneau-Monde, comment ont-ils laissé un tel merdier s'installer ? (puisqu'il faut rappeler qu'on est dans un univers post-apo retourné à l'Âge de Pierre suite au sabotage opéré par les Marionnettiste de Pierson quelques siècles auparavant). J'ai aimé que les sages et nobles Protecteurs dont la vie est entièrement dédiée à la vie ou à défaut à la survie de leur(s) peuple(s) soient ici dépeints comme de vils politiciens prêts à tout et au reste pour justifier leurs games of thrones à la con (chaque Carte de l'Anneau-Monde devait avoir son Protecteur, tous en concurrence les uns avec les autres pour être à la tête du Centre de Réparation donc de l'Anneau-Monde)
Dans un 4e temps, Louis Wu rejoint contre son gré la communauté des Protecteurs et collabore avec Ménestrel et Proserpine pour sauver l'Anneau-Monde des grandes puissances galactiques avides de rétro-ingénierie au mépris de la vie de ses habitants, en n'oubliant pas d'agir dans leur dos dans ses propres intérêts...

Des tonnes de bonnes idées, des personnages sympathiques et intéressants quand l'auteur se donne la peine de les caractériser correctement. L'histoire aurait pu être très plaisante intrinsèquement, sauf que tout est tiré vers le bas voire carrément saboté pour une seule et unique raison : tout est raconté comme un roman picaresque alors qu'on est clairement dans roman feuilleton, d'où les personnages qui apparaissent ou disparaissent du récit n'importe comment, et les changements de direction du récit à 180° ou à 360° sans aucune explication logique ou à défaut cohérente... Si on ouvre quelques pistes très intéressantes (la schizophrénie et la paranoïa des autorités humaines s'expliquerait par le fait qu'on aurait finalement affaire à un alien schizophrène et paranoïaque ^^ , ou l'utilisation de télépathes comme agents diplomatiques ou commandos de guerre par les puissances galactiques) ), on a pléthore d'incohérences qui viennent invalider tout ce qui a été raconté et expliqué précédemment (genre l'Ultime qui aurait été à la recherche de technologies qu'il a déjà à sa disposition : relis-toi un peu Larry Niven ^^), donc le Syndrome Jack Vance a encore frappé ! Néanmoins je suis curieux de lire ce que devient le même univers coécrit avec d'autres auteurs, voire carrément écrit par d'autres auteurs !!!

* Syndrome Adam Reith, appelé aussi « diplomatie américaine » : je viens foutre la merde chez tous les peuples aliens que je rencontre au nom de la supériorité morale de l'humanité, puis je repars vers autre part en laissant les peuples aliens régler les problèmes que j'ai créés et dans lesquels je les ai fourrés...

Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) 2018
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olivier_guerineau
  02 janvier 2014
intéressant mais pas au niveau des deux opus précédents...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   14 mars 2018
Un millier de non-Humains s'agitaient autour de lui, deux mille gorges psalmodiaient la musique orchestrale d'une conversation, d'une complexité insoutenable. Wolfgang Amadeus Mozart serait devenu fou. Les Beatles... étaient fous dès le début, mais futz, Mozart aussi.
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AlfaricAlfaric   26 février 2018
Certains d'entre nous te dérangent ? Depuis quand doit-on apprécier tous ses voisins ?
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