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EAN : 9782211304344
384 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (15/01/2020)
3.76/5   58 notes
Résumé :
Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens. Je suis Nigériane de sang, Américaine de naissance et albinos de peau. Contrairement au reste de ma famille, j'ai des cheveux jaune paille, la peau couleur « lait tourné » et des yeux noisette. Être albinos fait du soleil mon ennemi. Ma peau brûle tellement vite que j'ai parfois l'impression d'être inflammable. C'est pour ça que je n'ai jamais pu jouer au foot, alors que je suis douée. Je ne pouvais le faire que la n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Ileauxtresors
  23 novembre 2020
Sunny vit comme nulle autre l'expérience d'être différente : passionnée de foot tenue à l'écart du terrain parce qu'elle est une fille, noire mais albinos, née et élevée aux États-Unis mais rentrée au pays avec ses parents nigérians – donc une akata, terme péjoratif désignant les Noirs américains. Et voilà que par dessus le marché, elle découvre qu'elle est une « fille Léopard » dotée de pouvoirs insoupçonnés auxquels elle va devoir s'initier en mode rapide, vue l'ampleur de la mission qu'elle doit relever en équipe avec trois autres jeunes Léopards. le tout sans que ses proches ne remarquent rien, puisque l'existence des Léopards est tenue strictement secrète…
Cette fantasy nigériane a emporté l'enthousiasme de toute la famille – d'abord celui de mon fils aîné qui l'a dévorée en une journée, nous poussant à la découvrir à voix haute. Sunny est une héroïne hors du commun dont la découverte exaltante de son identité et l'apprentissage à s'affirmer telle qu'elle est nous ont beaucoup inspirés. Une adolescente qui aime lire – ses romans préférés sont Quand les hommes savaient voler de Virginia Hamilton et Sacrées Sorcières de Roald Dahl ; j'ai apprécié le clin d'oeil à une autre autrice d'origine nigériane, Chimamanda Ngozi Adichie, dont Sunny lit L'hibiscus pourpre.
La communauté des Léopards nous a fascinés. Un monde très cohérent avec ses propres organisations à travers le monde, sa monnaie, ses commerces, ses organes de presse, ses modes de transport, ses événements culturels et sportifs, et surtout une hiérarchie de valeurs valorisant la singularité plutôt que la « perfection », les livres et le savoir plutôt que l'argent. L'ombre de Harry Potter plane sur ce genre littéraire qui peine souvent à se renouveler. le pari est ici tenu, grâce à la densité foisonnante de l'univers imaginé par Nnedi Okorafor et à son ancrage dans la société nigériane et dans le folklore africain. En toile de fond, on sillonne les rues animées d'Aba, d'Owerri et de Lagos, on découvre l'extraordinaire diversité de cultures qui font la richesse de ce pays, on entend parler l'ibo, le yoruba, le haoussa, l'efik et même le xhosa, on goûte des plats épicés préparés à base de plantain ou d'igname au son de la musique de Fela Kuti. Quel voyage !
J'aurais quelques réserves sur l'intrigue, peut-être trop linéaire, avec quelques flottements et une accélération dans les dernières pages vers un dénouement rapide qui ne m'a pas complètement satisfaite. Cela dit, mon avis n'est absolument pas partagé par mes enfants qui ont été captivés pour leur part, au point de prêter serment de ne plus ouvrir de livre avant d'avoir mis la main sur le tome 2, qui vient heureusement de paraître…
Une excellente surprise que ce roman initiatique porté par de belles valeurs de tolérance et de féminisme ! Bravo à L'école des loisirs qui nous donne à lire en traduction française ce texte qui sort des sentiers battus. Et à bientôt donc pour parler d'Akata Warrior.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Ichirin-No-Hana
  28 avril 2020
Aujourd'hui au Nigeria, son pays d'origine, Sunny Nwazue est né aux États-Unis. Albinos, le quotidien n'est pas des plus simples et cela ne va pas aller en s'arrangeant quand la jeune fille aura la confirmation de ses pouvoirs, pouvoirs qu'elle devra cacher aux membres de sa famille. Sa rencontre avec Orlu et Chichi va changer sa vie et ses deux nouveaux amis sauront l'accompagner dans la découverte de ce nouveau monde. Nous découvrons à travers ses yeux, un monde de magiciens, un monde de Léopards.
Akata Witch est un roman très immersif et ce fut un véritable voyage dans le folklore nigérian. Cependant, arrivée à la seconde moitié du roman, je me suis ennuyée et j'ai pris sur moi pour le terminer tant je n'arrivais plus à y trouver de l'attrait. Sûrement dû au manque d'action, peut-être à une intrigue bancale et à des personnages finalement peu développés mais Akata Witch m'a plutôt déçue. Pourtant, j'avais vraiment envie de l'aimer. L'école des loisirs est un éditeur que j'apprécie énormément (quel travail sur la couverture, bravo à eux!) et Nnedi Okorafor est une auteure dont j'ai entendu que du bien. J'allais aimer ce roman, j'en étais convaincu et c'est sûrement là le principal souci.
Akata Witch nous offre un décor fantastique avec ce Nigeria mystique ainsi qu'une magie complexe et intéressante. La première moitié du roman est vraiment passionnante à lire et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir Sunny et ses pouvoirs de Léopard. L'univers était plein de promesses et de magie mais l'auteure n'a pas su me captiver jusqu'au bout et j'en suis la première déçue.
Très (trop?) fortement inspiré d'Harry Potter, Akata Witch manque clairement de surprises malgré un univers intéressant et le manque d'action se fait vite sentir. Je ne resterai cependant pas sur un échec et je tenterai, dès que l'occasion se présentera, un autre roman de cette auteure qui j'en suis sure, saura me ravir avec des récits plus « adultes ».
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lemillefeuilles
  28 décembre 2020
[Chronique complète sur le blog].
Nous suivons Sunny, une adolescente de douze ans qui adore jouer au foot mais qui ne peut malheureusement pas souvent s'adonner à sa passion, non seulement parce qu'elle est une fille (et que, par conséquent, rares sont les garçons qui acceptent de jouer avec elle), mais aussi parce qu'elle craint le soleil. En effet, la jeune fille est albinos, ce qui lui vaut des remarques cinglantes d'autres élèves qui ne la considèrent pas comme étant noire.
De plus, elle est née et a vécu aux États-Unis, si bien que cela ne fait qu'ajouter une différence supplémentaire que les autres ont bien du mal à accepter. Pour toutes ces raisons, Sunny est rejetée, voire harcelée, par les élèves de sa classe. Heureusement, elle va se lier l'amitié avec deux autres adolescent·e·s, qui vont lui apprendre qu'elle a des pouvoirs. Ainsi, elle va faire la connaissance de tout un univers caché dont elle ignorait jusqu'à l'existence.
S'inspirant sans doute de la culture nigériane, Nnedi Okorafor a permis la découverte d'un monde magique très développé, auquel je n'ai pas tout compris, pour le moment, mais qui était fascinant. Méconnaissant totalement la littérature des pays africains, j'étais ravie de lire ce roman qui, en plus, était très intéressant.
Lien : https://anaislemillefeuilles..
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DreamBookeuse
  19 mars 2020
Je continue ma #semaineokorafor avec la lecture de Akata Witch, un roman assez court mais dense, et qui fait une excursion solide dans le fantastique. Retrouvez ici, ma chronique sur Qui a peur de la mort ? un coup de coeur en heroïc fantasy avec une héroïne forte et indépendante, et celle sur Binti, un recueil de novellas de space opera avec une héroïne qui s'affranchit de sa société pour vivre comme elle l'entend. J'en profite pour saluer le talent de l'autrice pour s'adresser à des publics divers, adultes pour son premier roman traduit, young adult pour Binti et plutôt jeunesse pour Akata Witch. Cela témoigne pour moi d'une capacité d'adaptation remarquable.

Mon avis
Si j'ai préféré Akata Witch à Binti c'est uniquement à cause de la narration qui est beaucoup plus fluide, a contrario de l'accumulation de novellas qui avait rendu le recueil plus erratique, et plus répétitif. En dehors de cela, les deux oeuvres sont très différentes, même si elles se raccrochent à des racines communes : l'Afrique, le Nigéria ici, la Namibie pour l'autre. En présentant des peuples différents, l'autrice s'attache à nous montrer les diversités et les ressemblances qui s'opèrent entre les traditions et les légendes africaines. Ainsi on retrouve avec délectation les mascarades qu'elle avait déjà évoquées dans Binti à un degré très différent ici, avec davantage de tangibilité.
En effet, Akata Witch déploie un univers fantastique et fascinant dans lequel on plonge aux cotés de Sunny, une jeune nigérianne albinos, revenue des Etats Unis à l'âge de neuf ans. Là encore, la question de l'identité, des racines, liées à la couleur de peau, et au parcours de ses personnages semblent préoccuper l'autrice, elle-même d'origine nigériane mais ayant grandi et vécu aux Etats Unis. Il n'est pas difficile d'imaginer que les paysages que l'on découvre à travers les yeux de la jeune adolescente se confondent avec ceux qu'elles visitaient durant ses étés nigérians. C'est sans doute ce qui lui rend tout ce réalisme, cette grâce et cette affection presque tendre que l'on sent pointer à quelques endroits, et que l'on ressentait également dans Qui a peur de la mort ?. Des mots igbos apparaissent à divers moments du récit ainsi que des images que l'on imagine typiquement africaines : le bus bondé (le funky train), des matchs de foot pieds nus ou en simples sandales, le mépris des femmes reflet de notre misogynie occidentale, ou encore les mascarades, le juju et les masques africains. Si je commence par vous parler de l'univers avant même de vous donner quelques clés de l'intrigue, c'est parce que celui-ci m'a réellement plu et transportée dans un autre monde. A la fois proche du nôtre et pas tout à fait. Un pas de côté bienvenu dans l'imaginaire et qui nous permet d'aborder le Nigéria par ses légendes, traditions et mythes. On retrouve avec délice des petits airs de Black Panther, dont l'autrice a scénarisé un comics, et des sujets qui sont propres à Nnedi Okorafor à travers un personnage féminin vulnérable par la position mais immense par le courage, la détermination, la bravoure.
Sunny. Un personnage étrange, peut-être trop mature pour l'âge que lui prête l'autrice, douze ans, (ou bien est-ce nous qui nous figurons que les enfants ne le sont pas ?) rejetée, par son père pour ne pas être un garçon ou au moins une jolie fille, par ses camarades pour être blanche et intelligente, et enfin par elle même pour ne pas être comme les autres. Ce récit c'est le sien. Un récit d'apprentissage, de combat, de chute et d'amitiés qui se mélange avec brio à la magie et à la mtyhologie nigériane. Parce que Sunny n'est pas n'importe qui. Descendante de Léopards, ces hommes et femmes capables de pouvoirs surprenants et de se connecter à leurs Esprits, elle a eu une vision qui a changé sa vie à jamais : celle de la fin du monde. Et alors que Black Hat fait des ravages auprès des enfants, les uns égorgés, les autres énuclés, sans parler de ceux qui n'ont pas été retrouvés, elle se découvre un destin et une famille.
D'abord Orlu, un ami qui la défend, la retient et lui enseigne le goût du silence, du devoir et de l'humilité. Ensuite Chichis et son exubérance, elle qui ne possède que sa mère, qui vit dans une hutte, ne s'habille comme personne d'autre et n'a pas sa langue dans sa poche. Puis Sacha, venu comme elle des Etats Unis, avec sa rage, son ambition et sa puissance. Un quatuor tout feu tout flamme qui devra bien s'entraider pour sauver le monde, les adultes et tout ce qui va avec, à commencer par leur vie. Ce que j'ai aimé dans cette histoire c'est que chacun d'entre eux aient une histoire, des envies, des faiblesses. Sunny jalouse la spontanéité de Chichis, Orlu le courage de Sacha. Les uns ont déjà des mentors tandis que les autres doivent les chercher. Et ils ont leurs manies aussi, leurs petits défauts qui les rendent beaucoup plus humains, plus profonds.
Bien sûr celle qui reste au centre de tout c'est Sunny. Sunny dont l'Esprit ressemble à un Soleil, dont la peau blanche peut lui permettre d'être invisible et de voyager entre les plaines sauvages et la réalité, dont les chittims, ces pièces cuivrées qui semblent récompenser l'apprentissage et la connaissance de soi, tombent par dizaines à ses pieds comme jamais auparavant et qui est capable de maîtriser le juju, la magie. Et qui a un formidable jeu de jambes au foot ! Première fois que j'apprécie ce sport avec une fille aussi douée, mais aussi humble et humaine. Attention, elle n'est pas du tout surhumaine, au contraire. Elle pleure, elle s'apitoie sur son sort, elle prend peur, s'agace, fait des bêtises, mais elle est aussi forte, indépendante, et elle pose un regard franc sur le monde.
En quête de Black Hat et de leurs propres pouvoirs et limites, les quatre amis ne sont pas au bout de leur peine. J'ai également beaucoup apprécié les passages du Petit précis pour agents libres, un petit livre dont Sunny fera l'acquisition à un moment du récit mais qui nous donne des clés de compréhension du monde des Léopards. C'est la première fois que je vois une autrice insérer des pages d'un livre et le critiquer ensuite. En effet celui-ci se veut ouvertement raciste et méprisant envers les agents libres comme Sunny, ces Léopards qui n'en ont pas reçu l'éducation et dont les dons ont sauté une ou plusieurs générations.
La trame quand à elle assez classique (des héros, un méchant, un destin), n'empêche pas Nnedi Okorafor de déployer un univers complexe, une magie intéressante et des personnages profondément humains. C'est sans doute, d'ailleurs, ce qui fait le talent de cette autrice remarquable : construire des univers forts, puissants, des influences nigérianes dans la plume, mais ne jamais nous perdre, nous guider sur les sentiers bien connus du fantastique, de l'héroic fantasy ou du space opera. Autre talent certain, celui de mêler les quêtes identitaires, les questions de racisme et les relations humaines pour éclairer les enjeux contemporains par le biais de l'imaginaire et la fiction.
En résumé
Avec les influences nigérianes qui sont sa marque de fabrique, Nnedi Okorafor nous entraîne dans un roman fantastique de haute volée à destination des adolescents. Bien que la trame soit classique, on plonge avec délice dans l'univers Nigérian imaginé par l'autrice, aux côtés de Sunny, Orlu, Sacha et Chichis. Au programme : des Mascarades, des combats, des crises identitaires, des pleurs, des rires, et la joie sauvage de n'appartenir qu'à soi et de changer le cours des choses. Un coup de coeur pour ce roman qui dépayse, aux contact des mythes igbos et des histoires de juju.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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IreneAdler
  16 juin 2020
Sunny est presque une jeune fille comme les autres. Elle est albinos, autant dire qu'au Nigéria elle détonne par sa différence. Mais bon, c'est tout. Vraiment ? Pas tout à fait. Elle découvre aussi qu'elle est une sorcière. Et même qu'avec un peu d'entrainement, elle est douée. Et qu'avec ses ami.es eux aussi doté.es de pouvoir, elle va devoir lutter pour maintenir les forces du mal hors d'état de nuire. Mais surtout découvrir un monde parallèle plus tolérant et régler quelques secrets de famille...
Vous aimez Harry Potter ? Je gage que vous aimerez Sunny et sa bande d'ami.es. le monde de la magie est organisé bien différemment qu'en Europe, de manière bien plus libre et un peu moins caché. Je crois qu'on entre dans la culture africaine (en tout cas nigériane) de manière très intéressante et sincère, sans exotisme. Et très franchement, amener un peu de nuances dans notre vision de ce grand et riche continent est bienvenu.
Et puis contrairement à Harry Potter, ce sont les filles qui mènent le jeu. Rassurez-vous messieurs, vous avez de beaux rôles également. Okorafor met un point d'honneur à traiter ses personnages de la manière la plus égalitaire possible. Elle essaie de casser les carcans de l'éducation des filles : elles se révoltent, n'écoutent pas les conseils et tentent des trucs qui les font parfois se retrouver dans des situations délicates voire dangereuses. Et surtout, Sunny joue au foot, et bien mieux que la plupart des garçon, malgré leur volonté de l'éloigner des terrains.
Plus que la magie, c'est une histoire de battantes.
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critiques presse (2)
Ricochet   21 juillet 2020
Très belle surprise que ce roman enjoué à l'écriture fluide de Nnedi Okorafor [...] Comme son homologue anglais Harry Potter, Sunny et ses amis Léopards doivent apprivoiser leurs dons pour prendre du galon. La mort plane souvent lors de leurs exercices initiatiques durant lesquels ils côtoient un monde parallèle peuplé de créatures aussi sympathiques que retorses.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Elbakin.net   24 février 2020
Le plaisir de la lecture est, finalement, gâché par le déroulement de l'histoire. Tout s’emballe, trop rapidement, dans les cinquante dernières pages. Alors que l’auteure nous fait languir sur certaines questions, on se retrouve à la fin du livre, sans trop comprendre pourquoi ni comment.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   22 novembre 2020
Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens.
J'ai deux frères plus âgés. Comme nos parents, ils sont tous les deux nés ici, au Nigeria. Puis ma famille a déménagé en Amérique, et j'ai vu le jour à New York. Quand j'ai eu neuf ans, nous sommes revenus au Nigeria, près de la ville d'Aba. Mes parents pensaient que ce serait plus agréable pour nous élever, mes frères et moi ; du moins, c'est ce que dit ma mère. Nous sommes des Ibos - c'est un groupe ethnique du Nigeria -, donc je suis américaine et ibo. Enfin, je suppose.
Vous voyez pourquoi je perturbe les gens : je suis nigériane de sang, américaine de naissance, et de nouveau nigériane parce que je suis rentrée au pays.
Je suis typée d'Afrique de l'Ouest, comme ma mère, mais contrairement au reste de ma famille qui est brun foncé, moi, j'ai des cheveux jaune paille, la peau couleur "lait tourné" (comme les imbéciles aiment à me le répéter), et des yeux noisette, à croire que Dieu était tombé à court de la bonne teinte. Je suis albinos.
Être albinos fait du soleil mon ennemi ; ma peau brûle tellement vite que j'ai presque l'impression d'être inflammable. C'est pour ça que je n'ai jamais pu jouer au foot avec les garçons dans la cour après l'école, alors que je suis super douée. De toute façon, ils ne m'auraient pas laissée me joindre à eux, vu que je suis une fille. Pas très ouverts d'esprit...
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IleauxtresorsIleauxtresors   22 novembre 2020
Il n’existe pas une seule culture chez les Agneaux dans laquelle les gens n’aspirent pas à cet état inférieur qu’on appelle la perfection, quelle que soit la définition qu’ils en donnent.
Nous, les Léopards, ne sommes pas comme eux.
Nous accueillons ce qui nous rend uniques ou singuliers. Car c’est seulement cela qui nous permet de trouver et de développer nos pouvoirs les plus personnels.
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lemillefeuilleslemillefeuilles   26 août 2020
Sunny était habituée à être moquée, mais là, ça faisait plus mal que d'habitude. Ce n'était pas juste dû au fait qu'elle était albinos, c'était dû au fait qu'elle était une fille, une fille moche. "Bande d'idiots, bande de crétins, de mecs débiles", pensa-t-elle.
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IleauxtresorsIleauxtresors   22 novembre 2020
Les Léopards – partout dans le monde – ne sont pas comme les Agneaux. Les Agneaux pensent que l’argent et tout ce qui est matériel sont les choses les plus importantes dans la vie. Tu peux tricher, mentir, voler, tuer, être bête à bouffer du foin, mais si tu peux te targuer d’avoir du fric et de posséder des tas d’objets, et que tu te vantes à raison, tu peux tout faire. L’argent et les possessions matérielles font de toi un roi ou une reine au royaume des Agneaux. Rien de ce que tu fais alors n’est mal, tout t’est permis. Les hommes et femmes Léopards sont différents. La seule manière de gagner des chittims, c’est en apprenant. Plus tu apprends, plus tu en obtiens. La connaissance est au centre de tout. Le bibliothécaire en chef de la bibliothèque Obi est le gardien du plus grand gisement de connaissances de toute l’Afrique de l’Ouest.
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DreamBookeuseDreamBookeuse   19 mars 2020
Sa capacité à ne pas me voir était impressionnante. Je restais juste là, à patienter, un grand sourire aux lèvres. Quand enfin il jetait un coup d’oeil en biais et qu’il m’apercevait, il sautait presque au plafond.
– Idiote, idiote de fille ! sifflait-il entre ses dents.
Parce que je l’avais vraiment effrayé. Et parce qu’il voulait me blesser, car il savait que je savais qu’il avait eu peur. Parfois je détestais mon père. Parfois, je sentais que c’était lui qui me détestait. Je ne pouvait pas lutter contre le fait que je n’étais pas le fils qu’il aurait voulu avoir ni la jolie fille qu’il aurait pu éventuellement tolérer.
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Vidéo de Nnedi Okorafor
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- La fille aux mains magiques, Nnedi Okorafor & Zariel, ActuSF, Collection Graphic, 20€ - Le Château des Papayes, Sara Pennypacker, Gallimard Jeunesse, 16€ - Coloriages, Joëlle Jolivet, Les Grandes personnes, 10€ - L'art en bazar, Ursus Wehrli, Milan, 14,95€
Musique du générique d'intro par Timo Vollbrecht.
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