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ISBN : 2376960347
Éditeur : Editions Lc (21/10/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 10 notes)
Résumé :
À la suite d'une chronique radiophonique, la vie de protagonistes, d'origines et de catégories sociales diverses, se voit bouleversée. Tous en quête d'identité, tous engloutis dans cette tornade appelée société. Charlie, le débiteur, étudiant d'une vingtaine d'années, doit construire son avenir en allant au bout de ses aspirations, de ses convictions. Il ne devra compter que sur lui-même et poursuivre sa route sans son grand-père, véritable repère, modèle depuis tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
yv1
  04 décembre 2017
Paru aux éditions Cécile Langlois que je découvre, ce premier roman -malheureusement bourré de coquilles -ce n'est pas un frein, mais ça fait désordre- est celui d'un jeune homme que je ne connais pas personnellement, mais sa maman si.
Il, ce premier roman, souffre des défauts qu'on y associe souvent : Gabriel Orieux tire à tout-va, il veut absolument aborder tous les thèmes qui l'agacent ou le concernent au risque de submerger son lecteur voire de l'agresser avec ce trop-plein d'énergie et de révolte. C'est aussi une valeur de son âge, mes enfants ayant le même, je peux les retrouver dans les propos de l'auteur. C'est parfois il faut bien le dire, lorsqu'on a atteint la cinquantaine et la sagesse -si, si, je suis sage, la preuve, j'ai même fait du yoga-, un peu fatigant de les suivre dans toutes leurs revendications et leurs certitudes, mais dans le même temps, comme je suis resté un brin révolté et que je me souviens de cette période de mes vingt ans et quelques je comprends et même je préfère être un peu envahi par les indignations d'un jeune que par l'apathie et la soumission de beaucoup d'autres abreuvés de télé-réalité ou autres écrans plats et vides.
L'écriture est un peu coincée au départ, puis se libère au fil des pages pour devenir nettement plus fluide, tant mieux -un conseil aux futurs lecteurs : ne vous arrêtez pas à ces premières pages, persévérez. Ensuite, lorsque Gabriel Orieux se lâche, on le lit très agréablement et force est de dire qu'il a un talent d'écriture certain.
J'aime la construction de son roman où l'on rencontre des personnages qui changent après la chronique radiophonique et qui s'ils n'avaient rien pour se rencontrer, le feront quand même sans savoir à quoi et à qui ils doivent cette rencontre. Ce roman coup-de-poing ou coup-de-gueule, on le prend de plein fouet, et il peut être utile de le poser de temps en temps, le lire d'une traite me semble difficile. Il ressemble pour moi à un plan détaillé de ce que pourrait nous réserver le jeune auteur qui se révèle ici. Il pourrait étoffer ses réflexions sur tous les sujets qu'il aborde, importants, vitaux, et même sans doute utiliser ses personnages secondaires pour y parvenir.
Voici donc mon ressenti sur ce premier roman un peu dispersé mais qui gagne à être découvert, pour la plume de Gabriel Orieux mais aussi pour garder l'espoir dans la génération des jeunes adultes qui ne sont pas tous comme on veut bien nous les montrer parfois, déconnectés de la réalité, irresponsables et futiles.
Lien : http://www.lyvres.fr/
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karianemaxwell
  26 décembre 2017

C'est une plume trempée dans le vitriol de l'amertume qui définit ce roman atypique écrit par Gabriel Orieux.
Une critique virulente de la civilisation française, un tableau d'une noirceur rarement égalée, le tout avec des mots parfois lestes mais qui ont le mérite d'interpeller le lecteur.
Le style est vif et nerveux, le langage cru mais on sent un réel plaisir à manipuler la langue française et sa richesse.
L'auteur nous met devant le fait accompli, la déchéance de la nature humaine dans toutes ses classes et toute sa bassesse.
Aucune couche de la société n'est épargnée, les descriptions sont presque faites de manière scientifique.
Jusqu'au prénom du héros narrateur qui n'a pas été choisi par hasard.
Doit-on voir en Charlie le jeune homme révolté de 20 ans ou le magasine provocateur qui se rebelle depuis de nombreuses années agitant la culture française et ce pas toujours à bon escient.
« La crue des âmes » n'est pas un roman optimiste, loin s'en faut.
Il vous laisse un goût amer dans le coeur.
Cet étalage des travers de tous les étages de la société ne contribue malheureusement pas à y apporter des solutions.
L'auteur inventorie tous les maux qui gèrent notre quotidien sans chercher à nous fournir une réponse.
Critiquant les « moutons » qui suivent les informations manipulées par les journalistes, le narrateur se laisse décourager par l'immensité de la tâche qui pourrait lui incomber.
On sent un héros qui tomberait vite dans la théorie du complot.
Pour preuve cette pensée que « La société est menteuse, calculatrice, surtout avec ses proches »

Gabriel Orieux effleure les non-dits de l'histoire de la France, en la personne de ce grand-père au passé honteux de tortionnaire durant la guerre d'Algérie, guerre qui reste une plaie béante au coeur de la République.
Un roman aux couleurs révolutionnaires et aux accents bourgeois bohème.
Un livre dérangeant.
Kariane Maxwell, décembre 2017.

Lien : http://kariane-maxwell.fr
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ClaraDes
  15 décembre 2017
L'histoire d'un jeune, étudiant, très politisé perdu dans son orientation et dans sa vie, qui est confronté à une révélation sur son grand-père. Mais c'est aussi et surtout un roman sur notre société, comprenant toutes les générations.
Au hasard d'une dédicace, ce jeune auteur a retenu mon attention, j'ai acheté son livre et dois bien avouer que deux jours après il était fini. A mon sens, la lecture de ce roman permet une remise en question dérangeante. Merci Gabriel Orieux.
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Patmolle
  28 octobre 2017
Un ami connaissant l'auteur me l'a conseillé. Il est très jeune, ce qui explique certain passage, sans doute. La réflexion sur la société m'a plu, l'intrigue aussi. Il ressort quelque chose de ce livre.
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LaraBacha
  27 octobre 2017
Une écriture direct, crue, qui m'a poussé a me questionner sur mes choix, sur celle que je suis. Je l'ai lue d'une traite parce que le rythme l'impose.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MarineBooksMarineBooks   31 octobre 2017
C'est curieux cette façon de se mêler de la vie d'autrui. Par manque d'effervescence dans la sienne, par manque de raison, aussi de morale, on en vient a mettre son nez dans le trou du cul des autres, espérant voir le sien épargné. On fait parler la merde pour se protéger, détourner l'attention de ses propres écarts.
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CloValentinoCloValentino   22 novembre 2017
Notre génération est originale, intéressante et sociable, certes inexpérimentée, parfois impulsive, oui fêtarde, mais n'est-ce pas la promesse de jours radieux sans routine ni lassitude ? Bercés par des tragédies et des désillusions, notre humanisme est solide et concret, notre préoccupation pour autrui réelle.
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LaraBachaLaraBacha   27 octobre 2017
L'identité française n'a rien à voir avec les traditions, l'identité est un processus, ce n'est en rien de l'archaïsme.
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JereMinableJereMinable   07 février 2018
C'est le propre de l'Humanité de ne pas comprendre les silences, pire, de ne pas les tolérer
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PatmollePatmolle   28 octobre 2017
L'ignominie, poussée à son extrême, pour le parent, est d'être poignardée par les maux de son sang, de sa chair.
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