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EAN : 9781092016070
Jigal (12/09/2013)
3.36/5   25 notes
Résumé :
Libreville. 2008. Un an avant les élections, un type est retrouvé mort sur une plage de Libreville, près du palais de la présidence de la République, une balle dans la gorge et deux doigts de la main gauche coupés.
La victime est un journaliste d’investigation connu pour ses enquêtes très sensibles sur le pouvoir dont il dénonçait la corruption et la main mise sur les affaires du pays. Pour la corporation, la société civile et les associations de défense de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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SPOUNY
  30 décembre 2019
Un auteur africain que j'affectionne et qui a écrit un livre en faisant un hommage à James Ellroy avec son titre ?
Il s'agit de Janis Otsiemi (né au Gabon) avec « African tabloïd » qui fait penser immédiatement à « American tabloïd ».
De toute façon, Janis ne cache pas son admiration pour James qui n'a pas hésité à écrire la préface. Donc deux écrivains qui s'estiment. Et un hommage du Grand James Elroy, ça ne se refuse pas.
Pour apprécier cet écrivain gabonais, il faut aussi avoir lu « Le chasseur de lucioles » et on voit que Janis a le don d'entraîner le lecteur à sa suite dans de multiples aventures, bien variées.
Nous sommes à Libreville en 2008. Un cadavre a été découvert sur une plage. Cette victime est un journaliste d'investigation (Roger Missang) .
L'enquête se tourne vers un assassinat politique. Mais, sait-t-on jamais ?
On met sur cette affaire, le policier Pierre Koumba avec son coéquipier Owoula. Pour corser l'affaire, il s'en rajoute une autre : chéquier volé, affaire sur laquelle sont Louis Boukinda et Hervé Endame (chéquier appartenant au ministre Mebale, volé dans sa voiture). 
Mais ce n'est pas tout : Koumba et Owoula étaient déjà bien occupés car ils recherchaient un homme qui avait écrasé une femme ainsi que son enfant.
Autre chose : on a retrouvé des jeunes filles assassinées et cela semblerait provenir d'un milieu pédophile (sur Internet).
Une affaire plus une autre plus une autre …. cela commence à faire beaucoup.
Mais les policiers sont bien doués malgré le manque de moyens dont dispose la police.
L'auteur nous montre aussi les diverses rivalités que l'on trouve (ici comme ailleurs). Chacun tire la ficelle de son côté afin de dénouer les fils des intrigues et heureusement qu'il y a quelques indics...
Avec ce roman bien noir, Janis Otsiemi nous dévoile bien la société gabonaise où les hommes « blancs » ont tous les droits, contrairement aux « locaux », les hommes « noirs ».
D'ailleurs, l'auteur lance quelques réflexions bien acérées.
Un autre livre de cet auteur à fort potentiel qui se fait, par l'écriture, le porte-parole des hommes de son pays, et qu'il ne fait pas rater.
Janis Otsiemi aime dire qu'il « est entré dans le polar par effraction ». Mais il faut rajouter qu'en seulement trois ouvrages, il est parvenu à être un « maître du genre », très remarqué dans le milieu du polar africain.
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umezzu
  18 janvier 2020
Les éditions JIGAL permettent décidément de découvrir des auteurs inattendus. C'est le cas de cet auteur gabonais, qui retranscrit finement l'ambiance de son pays, les travers des politiques et des policiers, le climat torride et la vie quotidienne qui réunit chacun. C'est bien écrit, sans chichi, ni recherche exagérée de termes locaux. Même si l'enquête (ou plutôt les enquêtes) tourne un peu court, et que le dénouement final arrive comme un cheveu sur la soupe, ce court roman policier africain vaut le détour.
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gruz
  25 septembre 2013
Libreville, Gabon. Si loin, si proche.
Le Gabon a un long et lourd passé avec la France, la Françafrique y a pris tout son sens à une certaine époque.
Janis Otsiemi nous plonge dans le Gabon d'aujourd'hui, mélange de tradition et de modernité, si loin, si proche comme je le disais.
Une langue officielle commune à nous, elle aussi si proche et si lointaine. Parce que le grand intérêt de ce roman est avant tout la langue de l'auteur. Oui du français, mais du français qui sent la terre d'Afrique, la terre du ghetto. Une prose pleine de (bons) mots de là-bas, d'expressions fleuries et imagées.
Des expressions savoureuses, drôles ou désespérées, qui donnent un cachet authentique au roman. Otsiemi parle de ce qu'il connaît par coeur et ça sonne terriblement juste.
Le nom du roman décrit bien ce qui attend le lecteur (hommage au roman American Tabloïd de Ellroy) : une descente dans les coulisses de la police gabonaise et du pouvoir en place.
Méthodes policières où la violence et la corruption sont monnaie courante, inscrites dans les moeurs et où l'abus est ancré dans les gènes du pouvoir.
Une Afrique désenchantée où il ne fait pas bon faire partie des minorités visibles.
La peinture sociale du pays est donc imagée et vraiment très intéressante. Un peu dommage que l'intrigue soit convenue et qu'elle n'arrive pas au niveau du reste.
Un court roman de 200 pages, dépaysant et véritablement instructif à défaut d'être totalement prenant. A vous de voir ce qui compte le plus dans votre envie de lecture.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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Dridjo
  06 septembre 2014
Janis Otsiémi fait partie maintenant du paysage africain du polar. Après la lecture de son "Le chasseur de lucioles", j'ai plongé dans ce 4ème livre du genre avec l'espoir que l'impression mitigée de ma découverte de son univers s'estompe. Las, ce "African Tabloïd" m'a fait l'effet d'un déjà-lu qui ne soulève pas mon enthousiasme.
Janis Otsiémi campe des agents de la Direction Générale de recherche d'un côté et de la Police Judiciaire de l'autre. Deux services de l'ordre gabonais fait de personnages assez hauts en couleur et qui suivent en parallèle des enquêtes différentes.
"Maryline ne travaillait pas. Son parcours était presque le même que celui de la plupart des jeunes filles qu'on pouvait rencontrer dans les rues grisâtres des matitis de la ville. Elle avait cassé le Bic au cours moyen première année. Elle savait à peine orthographier son nom sur un bout de papier. A vingt ans, elle avait attrapé un gosse avec un étudiant qui l'avait aussitôt abandonnée. Elle avait élevé son môme toute seule."
D'un côté, le meurtre de Roger Missang, un journaliste anti-pouvoir assez virulent et qui fait passer sur l'enquête une atmosphère de complot politique au plus haut niveau. de l'autre côté, une affaire de vol de chéquier d'un ancien ministre, qui a toujours le bras long, dont les voleurs se servent pour aller vider les comptes remplis d'argent d'origine douteuse, évidemment. En fond sonore, plusieurs petites affaires sont relatées mais ces deux enquêtes sont celles qui rythment les deux cent pages du roman.
"Rythme" est bien le mot. C'est justement son manque qui est le plus flagrant. Pour rester dans le registre policier, on a l'impression de lire un "Inspecteur Derrick" ou un "Les 5 dernières minutes" quand on a l'habitude de "Les experts" ou "NCIS". L'auteur a le souci de nous dépeindre l'environnement gabonais, de faire des apartés sur l'histoire social et politique du pays, sur les vies de – plus ou moins – luxures des flics, … et justement, ces parenthèses trop nombreuses ont eu tendances à couper mon rythme de lecture. de plus, certaines anecdotes, scandales politico-financier, semblent ne pas être de la fiction et, quand on ne connait pas le contexte gabonais, on a du mal à placer la limite entre ce qui est de l'imaginaire de l'auteur pour habiller son récit et ce qui serait une dénonciation des réalités politiques du pays.
"Pavel Kurka a été découvert au petit matin dans sa voiture par une dame qui allait aux champs. C'est elle qui a alerté les gendarmes du CAP Estrias. Quand ils sont arrivés sur les lieux, ils ont découvert son identité. Ils ont tout de suite appelé le ministère de la Défense nationale qui a confié l'affaire au B2 dès les premières heures."
Cependant, Janis Otsiémi garde ce que ses lecteurs aiment ; son style. L'auteur utilise une langue vivante et proche de ce que serait la réalité de ses personnages. de nombreux néologismes qui sont surtout une restructuration de la langue française par des gens qui se sont approprié ses mots pour en faire quelque chose de propre. La langue française de Janis Otsiémi n'appartient pas à la France, elle est gabonaise, sans aucun doute. Cette lecture m'a fait penser – toutes proportions gardées – à "La reine des pommes" de Chester Himes. Même souci de coller à l'atmosphère, même irrespect pour la langue "littéraire" tout en jouant avec ses mots, avec amour.
Le choix de donner au narrateur omniscient cette "langue" particulière faite parfois de parti-pris dans les propos m'a quelque peu gêné. J'ai préféré "entendre" cette langue gabonaise de la voix des personnages alors que, de la part du narrateur, j'aurai préféré un ton plus neutre.
Ceux qui sont réellement friands de polar auront peut-être une autre impression mais le lecteur lambda que je suis aurait souhaité trouver plus de suspens, une tension qui monterait crescendo, au de-là de la violence qui, elle, existe et est parfaitement dosée. L'auteur n'en fait pas trop.
J'ai aimé les personnages, tous, flics et voyous, qui sont bien conçu et qui donnent l'impression qu'on pourrait les rencontrer dans les rues de Brazza ou d'Abidjan. Contrairement à ce que j'avais pensé du "Chasseur de Lucioles", dans cet "African Tabloïd" nous découvrons Libreville. Les descriptions faites de la capitale gabonaise permettent de la visualiser de façon assez réaliste, je pense, même pour ceux qui n'y ont jamais mis les pieds.
Au final, je garde ce sentiment mitigé que j'ai eu à la lecture du "Chasseur de Luciole". Une lecture pas déplaisante, mais les aspects "polar" m'ont laissé sur ma faim et le sentiment qu'avoir une "langue" bien à lui ne suffit pas à l'auteur pour faire adhérer complètement le lecteur lambda que je suis. Mais je vous invite tout de même à le découvrir.

Lien : http://www.loumeto.com
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Eskalion
  28 décembre 2013
Depuis que j'ai fait la connaissance de Janis OTSIEMI avec son roman « le chasseur de lucioles », j'avoue avoir une affection toute particulière pour cet écrivain. le genre d'auteur dont je me passerai facilement de l'énigme de ses histoires, pour ne m'intéresser qu'à ses mots, à la sonorité de ses phrases, à la magie des atmosphères africaines qu'il esquisse du bout de sa plume. L'homme à cette faculté a vous envoûter et de vous transporter jusque sur son continent, où vous vous réveillez soudain au milieu des rues gorgées de chaleur d'une ville d'Afrique.
Si vous vous laissez porter par son texte, si vous prêtez l'oreille, vous entendrez les bruits de moteurs de ces vieilles bagnoles qui brinquebalent sur des routes cabossées par le temps, vous verrez les fumées s'échappant des pots de vieilles mobylettes qui surgissent devant vous avant de disparaître dans les artères de la ville, en slalomant au milieu des bus et des camions poussifs. Sans doute serez vous bousculé par quelques piétons qui tiennent en équilibre sur des trottoirs trop étroits, peut être même serez vous éblouis par les couleurs de la ville hurlante et mouvante. Vous êtes bien à Libreville ! Capitale du Gabon, capitale de la débrouille.
La débrouille, le capitaine Koumba et son adjoint Owoula tous deux flics à la P.J, connaissent bien et la pratique avec un art consommé. Et il faut bien déployer des talents d'ingéniosité pour rendre les locaux décrépis , les vieilles machines à écrire qui n'en finissent pas de mourir, et le manque criant de moyens, supportables. Heureusement pour eux le travail ne manque pas, entre une affaire de vol de chéquier dans les poches d'un ministre, celle d'un accident qui à coûte la vie à une mère et son enfant dont l'auteur à pris la fuite, et une sordide affaire de pédophilie, les voilà toujours par monts et par vaux.
Plus loin dans la ville, le corps d'un homme est retrouvé sur une plage, aux abord du palais présidentiel. La victime a été abattue de deux balles dans la gorge et deux doigts de sa main gauche ont été sectionnés. Spécialistes des affaires sensibles touchant à la sécurité nationale ou à la stabilité de l'Etat, les gendarmes Louis Boukinda et Hervé Envame se voient confier par le procureur de la République, cette délicate affaire.
Car la victime s'avère rapidement être un reporter, de l'espèce la plus redoutable qui soit, celle du journalisme d'investigation. Un fouineur qui avait donc l'habitude de fourrer son nez dans les affaires nauséabondes. Or dans sa poche on retrouve la douille d'une balle issue d'une arme ayant servi à un autre meurtre impliquant le ministre de l'Intérieur, fils du président en personne.
Dès lors la presse flaire le scandale, la présidence s'inquiète des répercussions politiques à un an de nouvelles élections. C'est avec cette pression sur les épaules que les deux hommes essayent de démêler les fils de cette histoire. Tout à leur enquête ils vont finir par croiser la route des deux officiers de la P.J. Car les petites affaires s'emboîtent parfois dans les grandes.
Janis OTSIEMI est un témoin de son temps. Avec un regard acide mais réaliste, il dresse un portrait sans concession de l'Afrique et de son pays le Gabon, rongés par la corruption la magouille, le népotisme et la compromission. Tête de pont de la françafrique sur le continent, le pays voit ses richesses s'évaporer sous son nez au profit de quelques élites corrompues tandis que le reste du pays vit de la débrouille.
Si ce roman est moins poétique que le précédent, en plongeant le regard de son lecteur dans les poubelle politiques de son pays, l'auteur en livre une vision sociale encore plus exacerbée de la réalité gabonaise. Une société où chacun survit comme il peut, où les flics font avec les moyens du bord, n'hésitant pas à pratiquer le « mange-mille » (racket) pour arrondir les fins de mois, tout en mettant toute leur opiniâtreté et la conviction de leur fonction pour résoudre des affaires criminelles.
Dans à ce contexte de fin de règne ( « Baby Zeus », s'apprête à succéder à son père Omar Bongo après 40 ans à la tête du pays) , Janis OTSIEMI souligne aussi le délicat et complexe jeu d'équilibre que commande le melting-pot tribal pour maintenir à la ville et au pays sa cohésion. Une tambouille maison qui a fait ses preuve, qui passe par des postes réservés en fonction de l'appartenance ethnique, mais qui suscite aussi beaucoup de frustration tant elle laisse de côté le mérite des gens qui peuvent y prétendre.
Un roman moins poétique donc, parce que sans doute aussi plus politique. On aurait peut être aimé justement que l'auteur approfondisse un peu plus ce sujet.Il n'en reste pas moins que cela reste un roman efficace, où l'on retrouve avec délice ces pages qui dépeignent cette population de Libreville pleine d'ingéniosité, avec des personnages aux pratiques parfois déroutantes, mais que l'on dévore toujours avec autant de gourmandise. Encore une fois la magie de l'auteur opère.
Lien : http://www.passion-polar.com/
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ChezLoChezLo   15 octobre 2013
Lundi 1

Libreville.
Quartier du Plateau.
Trois heures du matin.
Assoupie sous un brouillard épais, la ville s'éveillait peu à peu entre les limailles d'une nuit sale, moribonde qui hésitait à se démarabouter sous la pression des premières lueurs poudreuses du jour qui commençaient à poindre à l'horizon.
À cette heure, le quartier avait des allures de cimetière. Mais c'était un leurre. Au premier chant du coq, ses rues poussiéreuses seront prises d'assaut par des dizaines de commis d'État, des chômeurs diplômés à la recherche d'un premier emploi, des clochards, des gigolos, des escrocs cravatés comme des bureaucrates, des chercheuses de vie en DVD et des centaines de véhicules chiant des volutes de fumée acre.
Le Plateau, c'est le quartier de la Défense, version locale. Il abrite la présidence de la République, la primature, des ministères et des administrations publiques. Pourtant, à la nuit tombée, le quartier s'illumine de mille feux. Il attire sur ses trottoirs éclairés par des lampadaires laiteux des prostituées et une faune fortunée en quête des sensations fortes.
Le Gabon doit son nom à l'estuaire qui ceinture les côtes du quartier du Plateau. Les explorateurs portugais qui l'ont découvert en 1472 lui ont donné le nom de Gabão parce qu'il ressemblait à un caban. Très imaginatifs, ces Portugais !
Fondée en 1849, la ville de Libreville, quant à elle, doit son nom aux esclaves libérés du navire négrier L'Eliza. D'abord établie tout le long de la côte autour du Fort d'Aumale, la ville s'est peu à peu étendue sur le continent.
Malgré l'indépendance du Gabon en août 1960, Libreville, ancienne capitale «vache à lait» de l'Afrique équatoriale française, ne connaît son expansion qu'avec le boom pétrolier au milieu des années soixante-dix. Depuis lors, Libreville est devenue une ville cosmopolite. Elle attire comme un égout tous les paumés du pays et de la sous-région. Exode rural et immigration économique obligent. Mais le rêve gabonais est un mirage. Beaucoup en ont fait l'expérience.
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MELANYAMELANYA   02 août 2021
Koumba regretta sur-le-champ le départ à la retraite du colonel Edmond Tchicot, trois ans plus tôt. Une telle affaire, il ne l’aurait sûrement pas laissée passer. Le colonel Lambert Essono avait certaines qualités. Il savait mener ses hommes mais il prêchait des valeurs qui n’avaient plus cours depuis kalakala* dans la société gabonaise ; L’honnêteté, la probité, le mérite et tout le tintouin de la morale.
* : depuis longtemps.
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SPOUNYSPOUNY   26 mai 2020
Martha était la bonnamie (maîtressse) de Koumba. Elle était de nationalité camerounaise. Elle entretenait un bordel à ciel ouvert à la gare routière. Abonnés de la cuisse tarifée, les deux policiers y avaient leurs entrées.
(p.156)
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MELANYAMELANYA   02 août 2021
La torture était généralement admise dans les différents commissariats de Libreville. Mais si Owoula et Minko étaient bien connus pour ça dans la maison poulaga, ils s’étaient abstenus de conduire Patrice Mercier au Purgatoire. Ils craignaient qu’avec un bon avocat, le Français ne s’en tire pour coups et blessures.
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MELANYAMELANYA   02 août 2021
Le Gabon doit son nom à l’estuaire qui ceinture les côtes du quartier du Plateau. Les explorateurs portugais qui l’ont découvert en 1472 lui ont donné le nom de Gabào parce qu’il ressemblait à un caban. Très imaginatifs ces Portugais.
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