AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266255398
Éditeur : Pocket (14/04/2016)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Libreville. 2008. Un an avant les élections, un type est retrouvé mort sur une plage de Libreville, près du palais de la présidence de la République, une balle dans la gorge et deux doigts de la main gauche coupés.
La victime est un journaliste d’investigation connu pour ses enquêtes très sensibles sur le pouvoir dont il dénonçait la corruption et la main mise sur les affaires du pays. Pour la corporation, la société civile et les associations de défense de l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  25 mai 2017
Pour continuer de lire Janis Otsiemi dont j'avais récemment chroniqué « Le Chasseur de Lucioles », cette fois j'ai choisi « African Tabloïd », paru en 2013. Cet écrivain né au Gabon n'a pas cessé d'étonner et a déjà reçu quelques prix pour ses thrillers.
Le choix du titre m'a immédiatement rappelé « American Tabloïd » de James Ellroy (pour qui Janis a une grande admiration et qui, d'ailleurs a écrit la préface), mais on se doute bien que le récit ne sera pas du même acabit car avec notre écrivain Africain, il faut s'attendre à beaucoup d'humour, de dérision, le tout dans un environnement douteux.
L'histoire se passe à Libreville où se côtoient de nombreuses ethnies, toutes avec leurs dialectes, et les policiers vont devoir enquêter sur le crime d'un journaliste, Roger Missang, qui travaillait pour « Les Échos du Sud » et écrivait des articles hostiles au gouvernement. Mais l'arme qui l'a abattu a déjà servi pour le meurtre du Chef de la Sécurité du Ministre de la Défense Gabonaise, Pavel Kurka…
Les policiers Pierre Koumba, et son coéquipier Owoula, vont croiser les gendarmes Louis Boukinda et Hervé Endame, car il y a une autre énigme, celle de chéquiers volés.
Pour ces enquêtes, tout se fait à l'ancienne : il n'y a pas d'analyse ADN, pas de police scientifique, les rapports sont tapés à la machine à écrire…. Autant dire que le progrès n'est pas du côté des policiers.
Janis Otsiemi en profite pour dénoncer la corruption des forces de l'ordre, les multiples trafics, les rackets et toutes sortes de délits, sans oublier les pots-de-vin si en vogue dans ce pays.
Avec son langage imagé il n'oublie pas de mentionner les femmes dont le commerce est celui de la cuisse tarifiée.
Dans ce roman bien noir, l'auteur continue d'écrire avec son humour bien à lui, ses expressions de là-bas (heureusement qu'en bas de page se trouve la traduction des mots employés).
Je peux dire qu'après « Le Chasseur de Lucioles », c'est avec plaisir que j'ai dévoré les quelques 200 pages (exactement 208). J'y ai retrouvé la verve de Janis, ses expressions colorées, mais aussi son leitmotiv, celui de dénoncer toutes les magouilles de son pays en fustigeant le gouvernement.
Si je n'ai, tout de même pas trouvé hyper passionnant ce récit, c'est peut-être à cause de l'écriture un peu lente (mais c'est peut-être aussi le rythme du pays), j'ai tout de même apprécié le dépaysement, car l'auteur sait très bien utiliser les expressions locales et décrit très bien l'environnement. Cela nous fait un peu voyager...
Son talent est donc bien confirmé et je « rebeloterai » (répéterai) mes lectures avec « Tu ne perds rien pour attendre » qui, justement, m'attend dans ma PAL.
J'ai relevé deux critiques parmi tant d'autres :
Marianne : « Ses romans se placent dans la veine du Noir urbain… et constituent un document sans égal sur les réalités explosives d'une grande cité africaine… Il incarne l'émergence du genre sur le continent africain…»
Le Point : « Janis Otsiemi dégaine ses polars comme autant de cartouches de liberté… Comme il dope son écriture d'un argot local débridé, ça devient un feu d'artifice. On savoure… »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
gruz
  25 septembre 2013
Libreville, Gabon. Si loin, si proche.
Le Gabon a un long et lourd passé avec la France, la Françafrique y a pris tout son sens à une certaine époque.
Janis Otsiemi nous plonge dans le Gabon d'aujourd'hui, mélange de tradition et de modernité, si loin, si proche comme je le disais.
Une langue officielle commune à nous, elle aussi si proche et si lointaine. Parce que le grand intérêt de ce roman est avant tout la langue de l'auteur. Oui du français, mais du français qui sent la terre d'Afrique, la terre du ghetto. Une prose pleine de (bons) mots de là-bas, d'expressions fleuries et imagées.
Des expressions savoureuses, drôles ou désespérées, qui donnent un cachet authentique au roman. Otsiemi parle de ce qu'il connaît par coeur et ça sonne terriblement juste.
Le nom du roman décrit bien ce qui attend le lecteur (hommage au roman American Tabloïd de Ellroy) : une descente dans les coulisses de la police gabonaise et du pouvoir en place.
Méthodes policières où la violence et la corruption sont monnaie courante, inscrites dans les moeurs et où l'abus est ancré dans les gènes du pouvoir.
Une Afrique désenchantée où il ne fait pas bon faire partie des minorités visibles.
La peinture sociale du pays est donc imagée et vraiment très intéressante. Un peu dommage que l'intrigue soit convenue et qu'elle n'arrive pas au niveau du reste.
Un court roman de 200 pages, dépaysant et véritablement instructif à défaut d'être totalement prenant. A vous de voir ce qui compte le plus dans votre envie de lecture.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Dridjo
  06 septembre 2014
Janis Otsiémi fait partie maintenant du paysage africain du polar. Après la lecture de son "Le chasseur de lucioles", j'ai plongé dans ce 4ème livre du genre avec l'espoir que l'impression mitigée de ma découverte de son univers s'estompe. Las, ce "African Tabloïd" m'a fait l'effet d'un déjà-lu qui ne soulève pas mon enthousiasme.
Janis Otsiémi campe des agents de la Direction Générale de recherche d'un côté et de la Police Judiciaire de l'autre. Deux services de l'ordre gabonais fait de personnages assez hauts en couleur et qui suivent en parallèle des enquêtes différentes.
"Maryline ne travaillait pas. Son parcours était presque le même que celui de la plupart des jeunes filles qu'on pouvait rencontrer dans les rues grisâtres des matitis de la ville. Elle avait cassé le Bic au cours moyen première année. Elle savait à peine orthographier son nom sur un bout de papier. A vingt ans, elle avait attrapé un gosse avec un étudiant qui l'avait aussitôt abandonnée. Elle avait élevé son môme toute seule."
D'un côté, le meurtre de Roger Missang, un journaliste anti-pouvoir assez virulent et qui fait passer sur l'enquête une atmosphère de complot politique au plus haut niveau. de l'autre côté, une affaire de vol de chéquier d'un ancien ministre, qui a toujours le bras long, dont les voleurs se servent pour aller vider les comptes remplis d'argent d'origine douteuse, évidemment. En fond sonore, plusieurs petites affaires sont relatées mais ces deux enquêtes sont celles qui rythment les deux cent pages du roman.
"Rythme" est bien le mot. C'est justement son manque qui est le plus flagrant. Pour rester dans le registre policier, on a l'impression de lire un "Inspecteur Derrick" ou un "Les 5 dernières minutes" quand on a l'habitude de "Les experts" ou "NCIS". L'auteur a le souci de nous dépeindre l'environnement gabonais, de faire des apartés sur l'histoire social et politique du pays, sur les vies de – plus ou moins – luxures des flics, … et justement, ces parenthèses trop nombreuses ont eu tendances à couper mon rythme de lecture. de plus, certaines anecdotes, scandales politico-financier, semblent ne pas être de la fiction et, quand on ne connait pas le contexte gabonais, on a du mal à placer la limite entre ce qui est de l'imaginaire de l'auteur pour habiller son récit et ce qui serait une dénonciation des réalités politiques du pays.
"Pavel Kurka a été découvert au petit matin dans sa voiture par une dame qui allait aux champs. C'est elle qui a alerté les gendarmes du CAP Estrias. Quand ils sont arrivés sur les lieux, ils ont découvert son identité. Ils ont tout de suite appelé le ministère de la Défense nationale qui a confié l'affaire au B2 dès les premières heures."
Cependant, Janis Otsiémi garde ce que ses lecteurs aiment ; son style. L'auteur utilise une langue vivante et proche de ce que serait la réalité de ses personnages. de nombreux néologismes qui sont surtout une restructuration de la langue française par des gens qui se sont approprié ses mots pour en faire quelque chose de propre. La langue française de Janis Otsiémi n'appartient pas à la France, elle est gabonaise, sans aucun doute. Cette lecture m'a fait penser – toutes proportions gardées – à "La reine des pommes" de Chester Himes. Même souci de coller à l'atmosphère, même irrespect pour la langue "littéraire" tout en jouant avec ses mots, avec amour.
Le choix de donner au narrateur omniscient cette "langue" particulière faite parfois de parti-pris dans les propos m'a quelque peu gêné. J'ai préféré "entendre" cette langue gabonaise de la voix des personnages alors que, de la part du narrateur, j'aurai préféré un ton plus neutre.
Ceux qui sont réellement friands de polar auront peut-être une autre impression mais le lecteur lambda que je suis aurait souhaité trouver plus de suspens, une tension qui monterait crescendo, au de-là de la violence qui, elle, existe et est parfaitement dosée. L'auteur n'en fait pas trop.
J'ai aimé les personnages, tous, flics et voyous, qui sont bien conçu et qui donnent l'impression qu'on pourrait les rencontrer dans les rues de Brazza ou d'Abidjan. Contrairement à ce que j'avais pensé du "Chasseur de Lucioles", dans cet "African Tabloïd" nous découvrons Libreville. Les descriptions faites de la capitale gabonaise permettent de la visualiser de façon assez réaliste, je pense, même pour ceux qui n'y ont jamais mis les pieds.
Au final, je garde ce sentiment mitigé que j'ai eu à la lecture du "Chasseur de Luciole". Une lecture pas déplaisante, mais les aspects "polar" m'ont laissé sur ma faim et le sentiment qu'avoir une "langue" bien à lui ne suffit pas à l'auteur pour faire adhérer complètement le lecteur lambda que je suis. Mais je vous invite tout de même à le découvrir.

Lien : http://www.loumeto.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Eskalion
  28 décembre 2013
Depuis que j'ai fait la connaissance de Janis OTSIEMI avec son roman « le chasseur de lucioles », j'avoue avoir une affection toute particulière pour cet écrivain. le genre d'auteur dont je me passerai facilement de l'énigme de ses histoires, pour ne m'intéresser qu'à ses mots, à la sonorité de ses phrases, à la magie des atmosphères africaines qu'il esquisse du bout de sa plume. L'homme à cette faculté a vous envoûter et de vous transporter jusque sur son continent, où vous vous réveillez soudain au milieu des rues gorgées de chaleur d'une ville d'Afrique.
Si vous vous laissez porter par son texte, si vous prêtez l'oreille, vous entendrez les bruits de moteurs de ces vieilles bagnoles qui brinquebalent sur des routes cabossées par le temps, vous verrez les fumées s'échappant des pots de vieilles mobylettes qui surgissent devant vous avant de disparaître dans les artères de la ville, en slalomant au milieu des bus et des camions poussifs. Sans doute serez vous bousculé par quelques piétons qui tiennent en équilibre sur des trottoirs trop étroits, peut être même serez vous éblouis par les couleurs de la ville hurlante et mouvante. Vous êtes bien à Libreville ! Capitale du Gabon, capitale de la débrouille.
La débrouille, le capitaine Koumba et son adjoint Owoula tous deux flics à la P.J, connaissent bien et la pratique avec un art consommé. Et il faut bien déployer des talents d'ingéniosité pour rendre les locaux décrépis , les vieilles machines à écrire qui n'en finissent pas de mourir, et le manque criant de moyens, supportables. Heureusement pour eux le travail ne manque pas, entre une affaire de vol de chéquier dans les poches d'un ministre, celle d'un accident qui à coûte la vie à une mère et son enfant dont l'auteur à pris la fuite, et une sordide affaire de pédophilie, les voilà toujours par monts et par vaux.
Plus loin dans la ville, le corps d'un homme est retrouvé sur une plage, aux abord du palais présidentiel. La victime a été abattue de deux balles dans la gorge et deux doigts de sa main gauche ont été sectionnés. Spécialistes des affaires sensibles touchant à la sécurité nationale ou à la stabilité de l'Etat, les gendarmes Louis Boukinda et Hervé Envame se voient confier par le procureur de la République, cette délicate affaire.
Car la victime s'avère rapidement être un reporter, de l'espèce la plus redoutable qui soit, celle du journalisme d'investigation. Un fouineur qui avait donc l'habitude de fourrer son nez dans les affaires nauséabondes. Or dans sa poche on retrouve la douille d'une balle issue d'une arme ayant servi à un autre meurtre impliquant le ministre de l'Intérieur, fils du président en personne.
Dès lors la presse flaire le scandale, la présidence s'inquiète des répercussions politiques à un an de nouvelles élections. C'est avec cette pression sur les épaules que les deux hommes essayent de démêler les fils de cette histoire. Tout à leur enquête ils vont finir par croiser la route des deux officiers de la P.J. Car les petites affaires s'emboîtent parfois dans les grandes.
Janis OTSIEMI est un témoin de son temps. Avec un regard acide mais réaliste, il dresse un portrait sans concession de l'Afrique et de son pays le Gabon, rongés par la corruption la magouille, le népotisme et la compromission. Tête de pont de la françafrique sur le continent, le pays voit ses richesses s'évaporer sous son nez au profit de quelques élites corrompues tandis que le reste du pays vit de la débrouille.
Si ce roman est moins poétique que le précédent, en plongeant le regard de son lecteur dans les poubelle politiques de son pays, l'auteur en livre une vision sociale encore plus exacerbée de la réalité gabonaise. Une société où chacun survit comme il peut, où les flics font avec les moyens du bord, n'hésitant pas à pratiquer le « mange-mille » (racket) pour arrondir les fins de mois, tout en mettant toute leur opiniâtreté et la conviction de leur fonction pour résoudre des affaires criminelles.
Dans à ce contexte de fin de règne ( « Baby Zeus », s'apprête à succéder à son père Omar Bongo après 40 ans à la tête du pays) , Janis OTSIEMI souligne aussi le délicat et complexe jeu d'équilibre que commande le melting-pot tribal pour maintenir à la ville et au pays sa cohésion. Une tambouille maison qui a fait ses preuve, qui passe par des postes réservés en fonction de l'appartenance ethnique, mais qui suscite aussi beaucoup de frustration tant elle laisse de côté le mérite des gens qui peuvent y prétendre.
Un roman moins poétique donc, parce que sans doute aussi plus politique. On aurait peut être aimé justement que l'auteur approfondisse un peu plus ce sujet.Il n'en reste pas moins que cela reste un roman efficace, où l'on retrouve avec délice ces pages qui dépeignent cette population de Libreville pleine d'ingéniosité, avec des personnages aux pratiques parfois déroutantes, mais que l'on dévore toujours avec autant de gourmandise. Encore une fois la magie de l'auteur opère.
Lien : http://www.passion-polar.com/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Polars_urbains
  05 mars 2018
African tabloïd est pour moi le plus achevé des romans de Janis Otsiemi à ce jour (je n'ai pas encore lu le festin de l'aube). Parce que c'est d'abord une excellente intrigue, ce qui est primordial dans le genre, et parce qu'il s'inscrit dans un genre que j'affectionne, le polar urbain. Aussi parce que les relations entre les inspecteurs Koumba et Owoula (Police judiciaire) et le lieutenant Boukinda et son adjoint Envame (Direction générale des recherches, donc la gendarmerie), qui constituent l'épine dorsale de plusieurs romans d'Otsiemi, sont un bel exemple des relations entre services gabonais d'investigation… relations placés sous le signe du je t'aime, moi non plus…
C'est enlevé, superbement construit et très drôle. Comme dans tous les romans de Janis Otsiemi, blanchiment, chantage, violences conjugales, braquages, etc. sont au rendez-vous. Ce qui fait les affaires des quatre enquêteurs, attachés tant à défendre le prestige de leurs services respectifs qu'à chercher ce qui peut rapporter en termes de gains aussi juteux qu'illégaux. Car tout se monnaye et tout s'achète ici, y compris le silence de ceux censés faire respecter la loi.
Alors que le roman noir africain tient essentiellement sa notoriété de l'Afrique du Sud, le polar francophone reste trop rare. Avec African tabloïd, il prend une dimension sombre tant par la nature des crimes que par l'image qu'il donne de la société gabonaise et de ses tares. Car chez Janis Otsiemi, on ne se préoccupe pas de séparer le bien du mal : seule la réalité l'emporte, crue, amère, sordide, dégueulasse, tristement réelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   30 mai 2017
Koumba regretta sur-le-champ le départ à la retraite du colonel Edmond Tchicot, trois ans plus tôt. Une telle affaire, il ne l’aurait sûrement pas laissée passer. Le colonel Lambert Essono avait certaines qualités. Il savait mener ses hommes mais il prêchait des valeurs qui n’avaient plus cours depuis kalakala* dans la société gabonaise : l’honnêteté, la probité, le mérite et tout le tintouin de la morale.
* : depuis longtemps.
P.189
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
nadiouchkanadiouchka   03 décembre 2017
La torture était généralement admise dans les différents commissariats de Libreville. Mais si Owoula et Minko étaient bien connus pour ça dans la maison poulaga, ils s’étaient abstenus de conduire Patrice Mercier au Purgatoire. Ils craignaient qu’avec un bon avocat, le Français ne s’en tire pour coups et blessures.
P.139
Commenter  J’apprécie          140
nadiouchkanadiouchka   09 novembre 2018
A la mémoire de ma fille Janissia.
Les morts appartiennent à ceux, parmi les vivants, qui les réclament de la manière la plus obsessionnelle.
Ma part d’ombre, James Ellroy.
Préface
Commenter  J’apprécie          240
nadiouchkanadiouchka   25 mai 2017
Le Gabon doit son nom à l’estuaire qui ceinture les côtes du quartier du Plateau. Les explorateurs portugais qui l’ont découvert en 1472 lui ont donné le nom de Gabào parce qu’il ressemblait à un caban. Très imaginatifs ces Portugais !
P.12
Commenter  J’apprécie          120
ChezLoChezLo   15 octobre 2013
Lundi 1

Libreville.
Quartier du Plateau.
Trois heures du matin.
Assoupie sous un brouillard épais, la ville s'éveillait peu à peu entre les limailles d'une nuit sale, moribonde qui hésitait à se démarabouter sous la pression des premières lueurs poudreuses du jour qui commençaient à poindre à l'horizon.
À cette heure, le quartier avait des allures de cimetière. Mais c'était un leurre. Au premier chant du coq, ses rues poussiéreuses seront prises d'assaut par des dizaines de commis d'État, des chômeurs diplômés à la recherche d'un premier emploi, des clochards, des gigolos, des escrocs cravatés comme des bureaucrates, des chercheuses de vie en DVD et des centaines de véhicules chiant des volutes de fumée acre.
Le Plateau, c'est le quartier de la Défense, version locale. Il abrite la présidence de la République, la primature, des ministères et des administrations publiques. Pourtant, à la nuit tombée, le quartier s'illumine de mille feux. Il attire sur ses trottoirs éclairés par des lampadaires laiteux des prostituées et une faune fortunée en quête des sensations fortes.
Le Gabon doit son nom à l'estuaire qui ceinture les côtes du quartier du Plateau. Les explorateurs portugais qui l'ont découvert en 1472 lui ont donné le nom de Gabão parce qu'il ressemblait à un caban. Très imaginatifs, ces Portugais !
Fondée en 1849, la ville de Libreville, quant à elle, doit son nom aux esclaves libérés du navire négrier L'Eliza. D'abord établie tout le long de la côte autour du Fort d'Aumale, la ville s'est peu à peu étendue sur le continent.
Malgré l'indépendance du Gabon en août 1960, Libreville, ancienne capitale «vache à lait» de l'Afrique équatoriale française, ne connaît son expansion qu'avec le boom pétrolier au milieu des années soixante-dix. Depuis lors, Libreville est devenue une ville cosmopolite. Elle attire comme un égout tous les paumés du pays et de la sous-région. Exode rural et immigration économique obligent. Mais le rêve gabonais est un mirage. Beaucoup en ont fait l'expérience.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Janis Otsiemi (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Janis Otsiemi
Philippe Georget - Philippe Hauret - Pascal Martin - Nils Barrellon - Sophia Mavroudis - Maurice Gouiran - Jacques-Olivier Bosco - Janis Otsiemi -
autres livres classés : gabonVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1709 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre