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ISBN : 225924954X
Éditeur : Plon (16/03/2017)

Note moyenne : 2.86/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Flic à Libreville, Jean-Marc a perdu sa mère et sa sœur dans un accident de la circulation alors qu'il avait douze ans. Le chauffard, fils d'un ministre, n'a jamais été poursuivi. Jean-Marc est entré dans la police à cause de ce drame. Pour se venger, se faire justice lui-même, condamner à sa manière ce meurtrier. Mais, fatigué des magouilles de ses collègues de la PJ et des crimes, viols et disparitions quotidiens, il a demandé à être muté à la Sûreté urbaine de Li... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
20 mai 2017
A Libreville, au Gabon, Jean-Marc Ossavou est lieutenant à la Sûreté urbaine. S'il a choisi de faire carrière dans la police, c'est pour venger sa mère et sa petite soeur, mortes percutées par une voiture dont le conducteur n'a jamais été puni parce qu'il était fils de ministre. Hanté toutes les nuits par le meurtrier qu'il ne réussit pas à tuer, il se console en aidant les victimes à prendre leur revanche sur leur bourreau.
Une nuit, alors qu'il roule dans les rues de la ville, il rencontre la belle Svetlana qu'il ramène chez elle pour lui éviter des ennuis. Ses tentatives de drague reste vaine mais il apprend qu'elle vient de quitter son travail au casino La Roulette et connaît son adresse. le lendemain, quand il décide de retenter sa chance, il découvre avec stupeur que Svetlana n'existe pas. Ou plutôt, qu'elle n'existe plus, assassinée il y a déjà deux ans de cela alors qu'elle rentrait du travail au petit matin. Jean-Marc a vu un fantôme ! Et ce n'est pas un hasard, selon lui. La jeune femme réclame vengeance et le policier décide de rouvrir l'enquête qui a été classée sans suite par la gendarmerie.
Grosse déception que ce dernier opus de Janis Otsiemi. Au rang des points positifs, on peut citer le dépaysement et les quelques expressions gabonaises qui parsèment le récit. Et c'est tout. Où est passée la verve de l'auteur ? Sa langue riche, colorée, imagée ? le style, ici, est plat, scolaire, tout juste digne d'une (mauvaise) rédaction de collégien. Que de répétitions, de platitudes, de phrases trop simples ! L'intrigue est du même acabit, linéaire, sans surprises, expédiée à un train d'enfer, sans approfondissement, ni des personnages, ni des situations. Rien de nouveau sous le soleil de Libreville : corruption, passe-droits, pots-de-vin et présence de français peu recommandables qui traficotent et arrosent les autorités pour avoir la paix. En plus, il faut se coltiner une fille-fantôme qui monte en voiture, papote, rentre chez elle, le plus naturellement du monde. Comme c'est la base de l'intrigue, c'est un peu léger. D'autant que personne ne semble s'en offusquer, tout juste évoque-t-on un possible dé-maraboutage...
Bref, il y a tromperie sur la marchandise. le policier étant présenté comme un ''Dexter à la mode gabonaise'', on peut se poser des questions sur la perspicacité des rédacteurs de la quatrième de couverture. Otsiemi est capable de faire beaucoup mieux, là, il a raté son coup en cédant à la facilité.
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Under_The_Moon
08 mars 2017
Jean-Marc est policier à Libreville au Gabon, un soir il prend belle jeune fille en stop pour la ramener chez elle. Il ne le sait pas encore mais cette rencontre va bouleverser son quotidien, tant personnellement que professionnellement.
La lecture de ce roman fut à la fois rapide et facile , notamment grâce aux chapitres très courts qui composent ce roman. Mais il m'a fallu longtemps pour me faire une idée précise sur ce roman policier. J'en attendais beaucoup, sans doute trop. La faute à la promotion du roman qui parle d' "un Dexter à la mode gabonaise" ? Allez savoir. Et à la limite peu importe. Toujours est-il u'on est loin de l'ambiance tendue et frénétique qu'on peut attendre avec une telle description.
En dehors des premiers chapitres où l'on assiste au côté obscur du policier, la plupart des chapitres décrivent des scènes assez quotidiennes sans qu'il y ait beaucoup de rebondissements, fausses pistes ou importantes confrontations entre personnages.
Pour autant, on ne peut pas dire que ce roman est mauvais, ce serait injuste et faux. En réalité, ce qui m'a gênée, déçue, c'est le fait que l'auteur est trop distant avec son récit, et l'impression de manque de "passion" qui en résulte. Peut-être Janis Otsiemi est-il un romancier trop pudique ? La construction de ce récit donne l'impression qu'il n'est pas si assuré en tant que romancier. Pourtant les idées sont bien là, car on est interpellé au début, mais très vite on s'englue dans des scènes assez banales qui apportent parfois peu à l'enquête et à l'ambiance qui règne dans la capitale gabonaise.
J'ai pourtant trouvé intéressant la confrontation de l'ancien et du nouveau dans cette ville entre croyances ancestrales et folie pragmatique de la modernité made in béton et tous les vices qu'elle apporte...
Je retiens quand même les traits d'esprit qui interpellent tout au long du récit avec une langue très imagée. Mais j'aurais aimé que Janis Otsiemi pousse davantage ses personnages dans leurs retranchements et qu'il "ose" nous en dévoiler pus sur ce qui les animaient et sur les autres phénomènes qui pouvaient les révulser, eux qui travaillent sans cesse au contact du côté obscure de l'espèce humaine.
Je remercie Babelio et les éditions Plon pour ce partenariat qui m'a permis cette découverte.
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Bazart
29 avril 2017

Tu ne perds rien pour attendre est un roman policier venu du Gabon , et c' est aussi l'occasion d'inaugurer un label consacré par la maison d'édition Plonau polar, Sang neuf, une collection gérée par Marc Fernandez, cofondateur de la revue de polars Alibi, que nous avons eu la chance de croiser lors du récent Quais du Polar ..
Jusqu'à présent, deux titres sont disponibles : ce Tu ne perds rien pour attendre et Un bref moment d'héroïsme (de Cédric Fabre).
Quoi de mieux en effet que cette littérature de genre pour éclarier les travers de la société actuelle ??
Et en 4ème de couverture, Janis Otsiemi que je ne connaissais pas, n'est pas moins annoncé comme le James Ellroy Africains, pas mal non comme promesses?
Drogue, violence, jeux, vengeance: Otsiemi nous livre une bien noire peinture de la société africaine et des quartiers de Libreville, la capitale du Gabon, à travers un personnage qui fait penser un peu à un Dexter Africain..
On y entrevoit notamment que des parrains corses tiennent des casinos corses qui semble bien être un fléau gabonaise, au même titre que la corruption et la drogue, et dans laquelle le surnaturel et le fantastique est constamment prégnant, avec des recours fréquents à des marabouts et à une importance considérable des fantômes .
.L'Afrique est un véritable polar à ciel ouvert et si l'intrigue et le style d'Ostiemi est un peu trop classique et décousue, ce polar de Janis Otsiemi l'illustre parfaitement ....

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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domeva
08 mars 2017
J'ai dévoré ce roman.Je n'avais jamais rien lu de Janis Otsiemi et ce fut une belle découverte.
L'histoire se déroule à Libreville au Gabon.Jean -Marc est lieutenant de police dans la Sûreté Urbaine.Il a intégré ce métier car il a soif de vengeance et de justice.Son objectif est d'assainir le milieu corrompu au plus haut niveau dans lequel il travaille,de poursuivre les violeurs,les trafiquants,dealers, qui pourrissent la vie des gens "ordinaires".
En le lisant,j'ai cru voyager dans les rues d'un Gabon qui m'est inconnu,je suis entrée dans le snack-bar chez Maxime,j'ai pénétré dans l'univers si particulier d'un casino.
L'auteur campe des personnages hauts en couleur,avec des personnalités définies avec tant de précision que j'ai eu l'impression de les connaître,qu'ils existaient vraiment.L'ouvrage est savoureux d'expressions du cru:"on ne se perd pas d'oreille",la "tétutesse",sa "bonamie"...Le style est adapté à l'histoire,alternant descriptions et dialogues,tout cela très harmonieux.L'auteur a réussi son challenge,à savoir dénoncer la difficile réalité de son pays.
La vie dans cette partie du monde,pas si lointaine géographiquement de la nôtre,est très dépaysante.C'est étonnant car inconnu,ça fait un peu peur aussi.
J'ai beaucoup aimé.
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Wonk
12 avril 2017
Jean-Marc Ossavou, 38 ans, lieutenant de police à la Sureté urbaine de Libreville, ne supporte pas l'impunité. Et pour cause, enfant, il a perdu sa mère et sa soeur, renversées par un chauffard. Ce dernier étant le fils d'un « ponte de la République », il ne sera jamais inquiété pour son crime. Alors Jean-Marc a choisi de devenir flic dans l'espoir d'obtenir un jour sa vengeance. En attendant, il punit les criminels avec une façon bien à lui.
Une vie bien réglée qu'il partage avec Marie, sa « bonamie ». Mais tout bascule lorsqu'un soir, après avoir levé le coude dans un bar du bord de mer, il « lève » une fille sur le chemin du retour, l'énigmatique Svetlana. Il se contente de la déposer chez elle. Mais le lendemain, alors qu'il passe la chercher, on lui apprend que la belle jeune femme aux « longues jambes de gazelle », vêtue d'une robe courte à bretelles rouge, est morte depuis deux ans, assassinée. le coupable court toujours.
Ce n'est pas le polar du siècle, mais quel plaisir pour moi de revenir dans les rues de Libreville et de lire ces expressions imagées. Car c'est là le réel intérêt de ce roman, faire découvrir une ville peu connue en dehors des périodes électorales.
Je connaissais déjà Janis Otsiemi d'un précédent roman. Mais j'ai pu découvrir Tu ne perds rien pour attendre, grâce à la rencontre organisée par Babelio et le nouveau label des Éditions Plon, Sang Neuf. Rencontrer un auteur, surtout aussi loquace, est une occasion en or d'en apprendre plus sur ses motivations et ses secrets d'écriture.
Compte-rendu de la rencontre:
Une histoire de fantôme ? Vraiment ?
« Tout est prétexte pour dénoncer » explique Janis Otsiemi arrivé le jour même de Libreville, avec une canette de Regab, la bière nationale que son héros consomme allègrement. « Je me sers des faits divers, je tricote les rumeurs, les fantasmes. » Dans de nombreux pays comme le Gabon, la frontière entre le réel et le surnaturel est très mince.
Il ne vient pas du monde de la police, mais possède une technique infaillible pour se documenter. Il se rend dans un commissariat, et explique qu'il n'a plus de nouvelles de son petit frère depuis plusieurs jours. Les policiers sont tellement surchargés de travail qu'ils lui disent d'aller voir lui-même dans les cellules. Et voilà, un décor, des personnes à interviewer. Une fois terminé, il se rend dans le bar le plus proche et prend des notes.
Janis Otsiemi tient à signaler qu'il y a un autre personnage important dans son roman, celui de Libreville. Et il nous embarque ses rues. On commence dans le quartier d'Abéké, bidonville surnommé les « États-Unis d'Abéké », lieu de résidence de Jean-Marc mais aussi là où l'auteur a grandi (deux vidéos filmées par Janis Otsiemi sont disponibles sur le site de Sang Neuf pour se faire une idée). On descend le boulevard Triomphal pour se rendre au bord de mer, on passe Chez Maxime, le bar attitré du lieutenant ou au casino La Croisette, tenu par des Corses qui font irruption dans le récit. le quartier Toulon, la zone du Plateau, le port Môle, le port d'Owendo... Une vraie promenade pour qui connaît la ville. Mais pour ceux qui découvrent, une carte ne serait peut-être pas de trop la prochaine fois, histoire de savoir où on se situe.
Janis Otsiemi veut faire du polar engagé, dénoncer la corruption endémique de son pays. « Quand on grandit dans ces quartiers, tout est fait pour vous envoyer dans le mur. » La lecture l'a sauvé. À ses débuts il se lance dans la poésie. Ses amis lui disent alors d'arrêter de se prendre pour un bourgeois, et de raconter sa vie, la leur. D'écrire quelque chose qu'ils pourraient lire et dans lequel ils pourraient se retrouver.
Et tout existe, la corruption bien sûr, mais aussi le casino, les Corses. N'a-t-il pas peur des répercutions ? « C'est ma liberté, j'essaie de jouer avec. »
On veut bien le croire quand il déclare « l'Afrique est un polar à ciel ouvert ». Petit clin d'oeil à Marc Fernandez, directeur du label qui a choisi Tu ne perds rien pour attendre pour inaugurer Sang Neuf, et qui plaisantait au début de la rencontre : « on en a un peu marre des polars qui se passent dans le nord et dans le froid ». de mon côté j'attends impatiemment la suite de la série et surtout, de pouvoir enfin découvrir ce « Dexter à la mode Gabonaise » promis en quatrième de couverture mais qui nous a fait faux bond dans ce volume.
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart29 avril 2017

" Gaston, un bon flic se sert de ses neurones et non de ses biceps. En le disant, Jean Marc avait joint le geste à la parole en tapotant son front à l'index. Ce qui fit éclater de rire Roger et Louis."
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Under_The_MoonUnder_The_Moon23 février 2017
La panthère vit dans les fourrés, disait un proverbe.
La Sûreté urbaine était ses fourrés, à lui. Il allait devoir traquer toutes les pourritures qui pullulaient dans cette ville.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon07 mars 2017
Je ne t'apprends rien. Quand les mouches te suivent, c'est que tu as pataugé dans la merde.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon05 mars 2017
C'est pas le moment, Roger. Le boulot et le cul ne font pas bon ménage.
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owaliantsiaowaliantsia08 mars 2017
Il avait ouvert la malle arrière de sa voiture et en avait sorti un manche à balai
— Fais-lui ce qu'il t'a fait pour qu'il sache ce que ça fait.
Hélène était timidement descendu du véhicule, le manche du balai en main. Jean-Marc s'était adosse au capot. Il avait ensuite allumé une cigarette. Il regardait la fumée onduler sous la voûte des arbres pendant que Tala poussait des cris d'orfraie dans une langue qu'il n'avait jamais entendue.
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Videos de Janis Otsiemi (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Janis Otsiemi
Catalogue 2011 EDITIONS JIGAL .Catalogue 2011 des EDITIONS JIGAL - polar et roman noir - Philippe Georget, Jacques Olivier Bosco, Maurice Gouiran, le juge André Fortin, Serge Scotto, Zolma, Janis Otsiemi, Pierre Boussel, Adlène Meddi? Prix SNCF du Polar, Prix Plume de Glace, Prix du Premier Roman Policier, Prix Michel Lebrun,
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