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Bruno Boudard (Traducteur)
EAN : 9782264046673
160 pages
10-18 (05/06/2008)
3.68/5   197 notes
Résumé :
Au lendemain de l'attaque de Pearl Harbour, une famille de Berkeley brutalement arrachée à sa demeure est déportée par le FBI à la frontière du désert. Ses origines japonaises suffisent à justifier l'emprisonnement, la peine et l'humiliation. Trois ans auxquels chacun doit survivre, agrippé aux joies passées, pour tenter de se reconstruire dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale.



«D'une voix blanche, sans haine ni pathos, délivré... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
3,68

sur 197 notes

cicou45
  26 décembre 2012
Où l'on voit comment la guerre peut faire des ravages, non pas uniquement pour ceux qui ont été envoyé au front ou encore pour ceux qui avaient des idées politiques contraires à la façon dont on vous demandait de penser mais simplement parce qu'on avait le malheur d'être né sous une certaine nationalité et de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. C'est ce qui arrive à cette famille japonaise, installée aux Etats-Unis depuis de nombreuses années déjà et dont le père de famille se voit embarqué un soir, en pantoufles et robes de chambres aux yeux de tous sous prétexte de faire partie d'une bande de ressortissants étrangers. Nous sommes en 1942, aux lendemains de Pearl Harbor et ce qui ne devait être qu'un interrogatoire pour cet homme sans histoires durera jusqu'à la fin de la guerre pendant que sa femme et ses deux enfants seront parqués dans un camp.
Une histoire sur l'attente, sur l'espérance d'un retour proche dans leur maison et ce qu'ils considéraient jusqu'alors comme leur nouvelle patrie mais qui n'est en réalité qu'un leurre. La honte d'avoir les yeux bridés, la honte d'être "jaune"", la honte d'être un "jap" comme les surnommaient alors les américains, bref la honte d'être ce qu'on est.
Un livre assez déroutant, très bien écrit mais qui nous déboussole un peu au début car l'on ne sait pas immédiatement à quelle époque se situe l'histoire (sauf si, comme moi d'ailleurs, on a lu la quatrième de couverture d'abord) et c'est ce qui fait que j'ai eu un peu de mal à rentrer tout de suite dans le livre. Une très belle découverte néanmoins. Merci Papa Noël !
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thisou08
  15 octobre 2019
Un livre surprenant autant par le fond que par la forme.
Le fond : les Américains d'origine japonaise ont été internés dans des camps après Pearl Harbor dans des conditions difficiles.
La forme : les pires choses sont racontées avec beaucoup de recul, comme s'il s'agissait de choses normales faisant partie du quotidien ordinaire.
Et pourtant, par moment, la poésie fait une petite apparition.
Assez perturbante, comme lecture, mais je la recommande.
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Marple
  30 novembre 2014
Pendant la seconde guerre mondiale, et plus précisément juste après l'attaque de Pearl Harbor, les Américains d'origine japonaise ont été regroupés et retenus prisonniers dans des camps. C'est ce fait historique méconnu que raconte ici Julie Otsuka.
Très court et assez lent, le récit est empli de pudeur et de détachement, comme d'autres romans japonais contemporains tels les séries d'Aki Shimazaki. Ainsi, les trois héros, la mère, le fils et la fille ne sont jamais appelés par leur prénom ou décrits dans leurs particularités physiques ou leur personnalité. On a juste des faits, leur âge, leurs actions, leurs paroles.
Pour impersonnel qu'il puisse paraître, ce livre n'est pas dénué d'émotion : on sent la force tranquille de la mère au début, son désespoir dans le camp, l'ennui et le sentiment d'injustice du petit garçon, la révolte et la volonté de vivre de la jeune fille... La souffrance du père aussi, enfermé dans un autre camp, plus dur, réservé aux 'traîtres'.
Une jolie découverte faite dans le cadre du Challenge Petits Plaisir (3/xx)
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Moan
  27 janvier 2013
En 1942, après avoir lu un ordre d'évacuation,une femme, sa fille et son fils préparent leur départ. On ne connaît pas leur nom, on sait seulement que chacun met dans sa valise ce qu'il est capable de porter et qu'il n'y a pas de place pour le chien.
Ils prennent le train et la passage à travers les villes est dangereux. Et , on devine que ce sont des japonais qui vont vers un camp.
"Quand l'empereur était un dieu" est un très beau livre de Julie Otsuka qui raconte le sort des américains d'origine japonaise durant la seconde guerre mondiale aux Etats-Unis.
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joedi
  07 janvier 2015
Lors de la Seconde Guerre mondiale, aux États-Unis, après l'attaque de Pearl Harbour, tous les habitants d'origine japonaise sont considérés comme ennemis. Des avis sont placardés dans les rues mentionnant la date de déplacement de ceux qui sont devenus indésirables.
J'ai suivi la vie d'une famille de Berkeley, une parmi tant d'autres, toutes déportées dans le désert du Nevada pour leur crime d'être d'origine japonaise ; de sinistres baraquements, la promiscuité, les files pour le réfectoire, l'eau, les latrines ..., jusqu'au jour où, la guerre finie, ils peuvent rentrer chez eux.
Pour ce premier roman, Julie Otsuka s'est inspirée de la vie de ses grands-parents. Si la qualité d'écriture que l'auteure a atteint dans son second roman n'est pas encore atteinte, Quand l'empereur était un dieu est une lecture intéressante !
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2008
Lecture jeune, n°128 - L’histoire de Quand l’empereur était un dieu se déroule aux États-Unis en 1942. Le gouvernement américain considère les Japonais comme des ennemis potentiels et la plupart sont arrêtés et conduits dans des camps. À travers ce roman, nous suivons une famille japonaise dont le destin est brusquement bouleversé par les épreuves qui lui sont infligées. Le père étant déjà déporté vers le Nouveau-Mexique, la mère et leurs deux enfants prennent le train de la honte qui les conduit dans le désert de l’Utah. Les rideaux sont tirés pour éviter la lapidation.

La narration se focalise tantôt sur les enfants, tantôt sur la mère. Le garçon âgé de 7 ans souffre de l’absence de son père, la jeune fille de 10 ans perd ses repères et la mère se désintéresse de tout. À la fin de la guerre, le père devenu un vieillard ne pourra plus réintégrer la société. Les personnages ne portent pas de nom, l’anonymat renforce ainsi la déshumanisation et l’injustice dont ils sont victimes. L’auteur retrace la douloureuse histoire de ses grands-parents. Elle permet de découvrir un épisode honteux et méconnu de l’histoire américaine.

Cécile Robin-Lapeyre
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
MoanMoan   27 janvier 2013
Le garçon reçut un petit couteau suisse rouge, expédié d'Akron, dans l'Ohio, par une certaine Mrs. Ida Little. Que le Seigneur pose toujours sur toi son regard bienveillant, avait-elle écrit. Il lui envoya aussitôt un mot de remerciement et prit ensuite l'habitude d'emporter le couteau dans sa poche partout où il allait. Parfois, en courant, il l'entendait claquer contre sa pierre bleue porte-bonheur qui venait de la mer; alors, l'espace d'un instant, il se sentait très heureux. Ses poches étaient remplies de bonnes choses.
+ Lire la suite
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ZilizZiliz   09 novembre 2012
Chaque semaine, ils entendaient circuler de nouvelles rumeurs.
On allait mettre les hommes et les femmes dans des camps séparés. On allait les stériliser. On allait leur retirer leur citoyenneté américaine. On allait les emmener en haute mer pour les exécuter. On allait les envoyer sur une île déserte et les y abandonner. On allait tous les déporter au Japon. On ne les autoriserait jamais à quitter l'Amérique. On allait les garder en otages tant que tous les prisonniers de guerre américains jusqu'au dernier ne seraient pas rentrés sains et saufs au pays. On allait les confier à la garde des Chinois dès que la guerre serait terminée.
(p. 78)
+ Lire la suite
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Nastie92Nastie92   26 mars 2013
Chaque semaine, ils entendaient circuler de nouvelles rumeurs.
On allait mettre les hommes et les femmes dans des camps séparés. On allait les stériliser. On allait leur retirer leur citoyenneté américaine. On allait les emmener en haute mer pour les exécuter. On allait les envoyer sur une île déserte et les y abandonner. On allait tous les déporter au Japon. On ne les autoriserait jamais à quitter l'Amérique. On allait les garder en otages tant que tous les prisonniers de guerre américains jusqu'au dernier ne seraient pas rentrés sains et saufs au pays. On allait les confier à la garde des Chinois dès que la guerre serait terminée.
« On vous a amenés ici pour votre propre protection » leur avait-on assuré.
C'était dans l'intérêt de la sûreté nationale.
C'était une question de nécessité militaire.
C'était pour eux l'occasion de prouver leur loyalisme.
+ Lire la suite
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Nastie92Nastie92   26 mars 2013
Le télégramme nous fut remis par un matin de décembre humide et brumeux. Quitte Santa Fe vendredi. Arriverai dimanche 15h. Bises, papa.
(…)
Notre mère astiquait et cuisinait. Elle emportait le télégramme avec elle, dans sa poche, partout où elle allait : au travail, au bureau de poste, à l'épicerie pour acheter du pain. Parfois, au beau milieu du dîner, elle le sortait et l'examinait sous la lumière rien que pour s'assurer que les mots étaient toujours là, ou qu'ils ne s’étaient pas mystérieusement réordonnés en un autre message pendant qu'elle ne regardait pas.
+ Lire la suite
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chroniquesassidueschroniquesassidues   12 septembre 2014
Chaque semaine, ils entendaient circuler de nouvelles rumeurs.
On allait mettre les hommes et les femmes dans des camps séparés. On allait les stériliser. On allait leur retirer leur citoyenneté américaine. On allait les emmener en haute mer pour les exécuter. On allait les envoyer sur une île déserte et les y abandonner. On allait tous les déporter au Japon. On ne les autoriserait jamais à quitter l'Amérique. On allait les garder en otages tant que tous les prisonniers de guerre américains jusqu'au dernier ne seraient pas rentrées sains et saufs au pays. On allait les confier à la garde des Chinois dès que la guerre serait terminée.
"On vous a amenés ici pour votre propre protection", leur avait-on assuré.
C'était dans l'intérêt de la sûreté nationale.
C'était une question de nécessité militaire.
C'était pour eux l'occasion de prouver leur loyalisme.
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Vidéo de Julie Otsuka
A l'occasion du Festival "America" 2022 à Vincennes, Julie Otsuka vous présente son ouvrage "La ligne de nage" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire automne 2022.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2643675/julie-otsuka-la-ligne-de-nage
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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