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Bruno Boudard (Traducteur)
ISBN : 2264046678
Éditeur : 10-18 (05/06/2008)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 172 notes)
Résumé :
Au lendemain de l'attaque de Pearl Harbour, une famille de Berkeley brutalement arrachée à sa demeure est déportée par le FBI à la frontière du désert. Ses origines japonaises suffisent à justifier l'emprisonnement, la peine et l'humiliation. Trois ans auxquels chacun doit survivre, agrippé aux joies passées, pour tenter de se reconstruire dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale.


«D'une voix blanche, sans haine ni pathos, délivrée de tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  26 décembre 2012
Où l'on voit comment la guerre peut faire des ravages, non pas uniquement pour ceux qui ont été envoyé au front ou encore pour ceux qui avaient des idées politiques contraires à la façon dont on vous demandait de penser mais simplement parce qu'on avait le malheur d'être né sous une certaine nationalité et de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. C'est ce qui arrive à cette famille japonaise, installée aux Etats-Unis depuis de nombreuses années déjà et dont le père de famille se voit embarqué un soir, en pantoufles et robes de chambres aux yeux de tous sous prétexte de faire partie d'une bande de ressortissants étrangers. Nous sommes en 1942, aux lendemains de Pearl Harbor et ce qui ne devait être qu'un interrogatoire pour cet homme sans histoires durera jusqu'à la fin de la guerre pendant que sa femme et ses deux enfants seront parqués dans un camp.
Une histoire sur l'attente, sur l'espérance d'un retour proche dans leur maison et ce qu'ils considéraient jusqu'alors comme leur nouvelle patrie mais qui n'est en réalité qu'un leurre. La honte d'avoir les yeux bridés, la honte d'être "jaune"", la honte d'être un "jap" comme les surnommaient alors les américains, bref la honte d'être ce qu'on est.
Un livre assez déroutant, très bien écrit mais qui nous déboussole un peu au début car l'on ne sait pas immédiatement à quelle époque se situe l'histoire (sauf si, comme moi d'ailleurs, on a lu la quatrième de couverture d'abord) et c'est ce qui fait que j'ai eu un peu de mal à rentrer tout de suite dans le livre. Une très belle découverte néanmoins. Merci Papa Noël !
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Marple
  30 novembre 2014
Pendant la seconde guerre mondiale, et plus précisément juste après l'attaque de Pearl Harbor, les Américains d'origine japonaise ont été regroupés et retenus prisonniers dans des camps. C'est ce fait historique méconnu que raconte ici Julie Otsuka.
Très court et assez lent, le récit est empli de pudeur et de détachement, comme d'autres romans japonais contemporains tels les séries d'Aki Shimazaki. Ainsi, les trois héros, la mère, le fils et la fille ne sont jamais appelés par leur prénom ou décrits dans leurs particularités physiques ou leur personnalité. On a juste des faits, leur âge, leurs actions, leurs paroles.
Pour impersonnel qu'il puisse paraître, ce livre n'est pas dénué d'émotion : on sent la force tranquille de la mère au début, son désespoir dans le camp, l'ennui et le sentiment d'injustice du petit garçon, la révolte et la volonté de vivre de la jeune fille... La souffrance du père aussi, enfermé dans un autre camp, plus dur, réservé aux 'traîtres'.
Une jolie découverte faite dans le cadre du Challenge Petits Plaisir (3/xx)
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Moan
  27 janvier 2013
En 1942, après avoir lu un ordre d'évacuation,une femme, sa fille et son fils préparent leur départ. On ne connaît pas leur nom, on sait seulement que chacun met dans sa valise ce qu'il est capable de porter et qu'il n'y a pas de place pour le chien.
Ils prennent le train et la passage à travers les villes est dangereux. Et , on devine que ce sont des japonais qui vont vers un camp.
"Quand l'empereur était un dieu" est un très beau livre de Julie Otsuka qui raconte le sort des américains d'origine japonaise durant la seconde guerre mondiale aux Etats-Unis.
Commenter  J’apprécie          310
joedi
  07 janvier 2015
Lors de la Seconde Guerre mondiale, aux États-Unis, après l'attaque de Pearl Harbour, tous les habitants d'origine japonaise sont considérés comme ennemis. Des avis sont placardés dans les rues mentionnant la date de déplacement de ceux qui sont devenus indésirables.
J'ai suivi la vie d'une famille de Berkeley, une parmi tant d'autres, toutes déportées dans le désert du Nevada pour leur crime d'être d'origine japonaise ; de sinistres baraquements, la promiscuité, les files pour le réfectoire, l'eau, les latrines ..., jusqu'au jour où, la guerre finie, ils peuvent rentrer chez eux.
Pour ce premier roman, Julie Otsuka s'est inspirée de la vie de ses grands-parents. Si la qualité d'écriture que l'auteure a atteint dans son second roman n'est pas encore atteinte, Quand l'empereur était un dieu est une lecture intéressante !
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jovidalens
  31 décembre 2015
Quand le récit commence, c'est une famille en état de sidération : elle a subit deux chocs à quelques mois, semaines d'intervalle.
Le premier, comme tous les américains, l'attaque surprise de Pearl Harbor. Cette attaque a été un traumatisme aussi important que l'attentat du World Trade Center du11 septembre 2001 , avec des conséquences similaires comme la méfiance envers les américains d'origine japonaise puis les américains d'origine arabe.
Le second choc, c'est l'arrestation, en pleine nuit ,du père de famille, emmené par le FBI en robe de chambre et pantoufles qui ne sera autorisé à emporter avec lui uniquement une brosse à dent . Pourquoi une brosse à dent ?
Déjà traumatisée, cette famille va subir un troisième choc, en avril 1942 : l'ordre d'évacuation vers un hypothétique camp d'internement et presque au lendemain de la publication de celui-ci. L'ordre d'évacuation ne peut être ignoré d'aucun : il est publié sur chaque édifice administratif de la ville avec la même soudaineté d'éclosion que celle des bourgeons au printemps.
Julie Otsuka raconte dans ce roman ce qui est arrivé à ses grands parents. La situation est très bien référencée dans le courant de l'histoire et son récit magistralement composé. C'est avec pudeur qu'elle exprime les émotions refoulées, les interrogations silencieuses de ces quatre personnalités. Belle distanciation pour parler de cette histoire qui est aussi la sienne.
Quatre parties, quatre mouvements comme ceux d'un quatuor à cordes. Les lignes mélodiques vont se moduler.
Premier mouvement ; l'ordre d'évacuation. La voix, la mélodie de là mère
A peine vingt pages pour aligner toutes les actions que doit faire cette mère, devenue seul pilier de famille : sa fille de 10 ans et son fils de 7 ans . Juste le temps de préparer les valises, de se séparer des animaux domestiques, de tenter de mettre à l'abri ses biens et de fermer la porte avec l'espoir au coeur d'y revenir un jour. Une vingtaine de pages presque sans émotions exprimées : mais y a t-il encore une place pour l'émotion dans un tel cataclysme ? Agir efficacement, rapidement, sans penser . Puis partir sans se retourner.
Second mouvement de cette partition , est celle du convoi qui à partir de septembre va les conduire au camp où ils seront internés pendant trois ans. Etrange voyage , train où les voyageurs, tous de la même ethnie à priori, sont encadrés par des soldats plutôt affables. Les stores doivent être baissés quand le train traverse des villes pour éviter des jets de pierre. Sinon les enfants regardent le paysage défiler. La mère s'exprime peu, reste attentive mais seuls les enfants échangent quelques mots avec d'autres voyageurs, racontent, se raccrochent à ce qu'ils voient, rêvent devant un troupeau de mustang. Et c'est bien les enfants qui composent cette musique lancinante comme le bruit des roues du train, mais avec de beaux moment d'émerveillement. L'ainée prend soin de son petit frère. Premier timide cri de révolte de la petite fille « Ne me touche pas, dit la fille. Je veux être malade seule » Et la belle réponse de la mère ; « C'est impossible ; ». Avec ces trois petits, tout petit mots comment exprimer plus simplement leur douleur commune et leur solidarité ?
C'est là où l'écriture de Julie Otsuka compose une ambiance étrange, feutrée, éclairée de belles lueurs . Ce train, ils y sont un peu à l'abri, c'est du temps suspendu, un temps presque de rèpit, à l'abri de cette société qui les rejette.
Trois lignes mélodiques : celle de la mère qui se fait moins audible et les deux voix enfantines qui s'entrecroisent
La troisième partie ; « Quand l'empereur était dieu » est de mon point de vue la plus pathétique. C'est la voix du petit garçon qui crie si silencieusement l'absence de son père, de son dieu. Il découvre combien l'absence est douloureuse. Bien sûr il y a quelques lettres...Mais la paire de chaussures du père qu'il a emportè dans sa valise, et son désappointement le jour où il y glisse encore une fois les doigts et où il ne récolte plus l'odeur chérie et un peu consolatrice de l'absence..
Plombés plus surement par cet arrêt de vie subi que par le climat et ses extrêmes, ces enfermés en presque plein air ne rêvent plus, sans projet de vie, occupés uniquement à faire la queue pour des besoins primaires. le temps semble suspendu. La fille où va-t-elle ? Que fait-elle ? Seul le petit garçon est confronté à la réalité comme ce désert qui s'étend sous ses yeux, désert de poussière qui ne ressemble pas à ceux décrits dans ses livres d'enfant, avec oasis et caravanes. Lui seul conserve ce pouvoir de rêver. C'est la partition de l'enfant, de ses angoisses et chagrins, un peu délaissé par sa mère qui se fige dans une immobilité presque constante, et par sa soeur.
Le dernier chapitre « Dans le jardin d'un inconnu » est le plus amer mais aussi porteur d'un souffle de renouveau C'est le temps du retour à la maison, mais une maison salie, dévastée par des occupants inconnus qui n'ont laissé de leurs passages que de vils traces. Et qu'il va falloir ré-habiter, ré-habillé de leur présence, de leurs odeurs et plus tard de meubles.
Même le retour du père, dieu brisé, vieilli avant l'âge, la mère qui trouve un emploi alimentaire bien loin de la vie confortable qu'elle menait quelques années plus tôt donnent une impression d'usure. Seuls les enfants chercheront chez leurs voisins quelques uns de leur meubles disparus et surtout le rosier de leur maman déraciné et replanté dans un ailleurs, un jardin inconnu, comme leur famille revenue dans une sorte de jardin inconnu. Eux seuls auront le pouvoir de « tourner la page ».
Et pourtant, cette famille est inébranlable, grâce à la force des liens qui les unissent et c'est bien là un final plein de beauté et d'espoir.
J'ai beaucoup plus apprécié le style de ce livre, son premier roman, plus que celui du suivant « Certaines n'avaient jamais vu la mer » un peu trop emphatique de mon point de vue . Ici j'ai retrouvé la finesse d'écriture d'une autre auteure americano-japonaise Aki Shimazaki. L'une comme l'autre ont une belle élégance d'écriture.
Tout au long de la lecture de ce court roman j'avais toujours en mémoire combien la discrétion, le souci de ne pas se faire remarquer est une constante millénaire de la culture japonaise et donc une accentuation de la souffrance qu'ils ont vécu dans ces années de soupçons, de mise à l'index. Pas d'échappatoire ; leur « faciès » affiche leur origine ; au mieux peuvent-ils se prétendre chinois. Et donc cette impression de destin inéluctable. Un destin qu'ils subissent avec dignité et qui ne peut les désunir.
Un très beau roman et j'espère qu'elle en écrira d'autres ;
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2008
Lecture jeune, n°128 - L’histoire de Quand l’empereur était un dieu se déroule aux États-Unis en 1942. Le gouvernement américain considère les Japonais comme des ennemis potentiels et la plupart sont arrêtés et conduits dans des camps. À travers ce roman, nous suivons une famille japonaise dont le destin est brusquement bouleversé par les épreuves qui lui sont infligées. Le père étant déjà déporté vers le Nouveau-Mexique, la mère et leurs deux enfants prennent le train de la honte qui les conduit dans le désert de l’Utah. Les rideaux sont tirés pour éviter la lapidation.

La narration se focalise tantôt sur les enfants, tantôt sur la mère. Le garçon âgé de 7 ans souffre de l’absence de son père, la jeune fille de 10 ans perd ses repères et la mère se désintéresse de tout. À la fin de la guerre, le père devenu un vieillard ne pourra plus réintégrer la société. Les personnages ne portent pas de nom, l’anonymat renforce ainsi la déshumanisation et l’injustice dont ils sont victimes. L’auteur retrace la douloureuse histoire de ses grands-parents. Elle permet de découvrir un épisode honteux et méconnu de l’histoire américaine.

Cécile Robin-Lapeyre
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
MoanMoan   27 janvier 2013
Le garçon reçut un petit couteau suisse rouge, expédié d'Akron, dans l'Ohio, par une certaine Mrs. Ida Little. Que le Seigneur pose toujours sur toi son regard bienveillant, avait-elle écrit. Il lui envoya aussitôt un mot de remerciement et prit ensuite l'habitude d'emporter le couteau dans sa poche partout où il allait. Parfois, en courant, il l'entendait claquer contre sa pierre bleue porte-bonheur qui venait de la mer; alors, l'espace d'un instant, il se sentait très heureux. Ses poches étaient remplies de bonnes choses.
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ZilizZiliz   09 novembre 2012
Chaque semaine, ils entendaient circuler de nouvelles rumeurs.
On allait mettre les hommes et les femmes dans des camps séparés. On allait les stériliser. On allait leur retirer leur citoyenneté américaine. On allait les emmener en haute mer pour les exécuter. On allait les envoyer sur une île déserte et les y abandonner. On allait tous les déporter au Japon. On ne les autoriserait jamais à quitter l'Amérique. On allait les garder en otages tant que tous les prisonniers de guerre américains jusqu'au dernier ne seraient pas rentrés sains et saufs au pays. On allait les confier à la garde des Chinois dès que la guerre serait terminée.
(p. 78)
+ Lire la suite
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Nastie92Nastie92   26 mars 2013
Chaque semaine, ils entendaient circuler de nouvelles rumeurs.
On allait mettre les hommes et les femmes dans des camps séparés. On allait les stériliser. On allait leur retirer leur citoyenneté américaine. On allait les emmener en haute mer pour les exécuter. On allait les envoyer sur une île déserte et les y abandonner. On allait tous les déporter au Japon. On ne les autoriserait jamais à quitter l'Amérique. On allait les garder en otages tant que tous les prisonniers de guerre américains jusqu'au dernier ne seraient pas rentrés sains et saufs au pays. On allait les confier à la garde des Chinois dès que la guerre serait terminée.
« On vous a amenés ici pour votre propre protection » leur avait-on assuré.
C'était dans l'intérêt de la sûreté nationale.
C'était une question de nécessité militaire.
C'était pour eux l'occasion de prouver leur loyalisme.
+ Lire la suite
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Nastie92Nastie92   26 mars 2013
Le télégramme nous fut remis par un matin de décembre humide et brumeux. Quitte Santa Fe vendredi. Arriverai dimanche 15h. Bises, papa.
(…)
Notre mère astiquait et cuisinait. Elle emportait le télégramme avec elle, dans sa poche, partout où elle allait : au travail, au bureau de poste, à l'épicerie pour acheter du pain. Parfois, au beau milieu du dîner, elle le sortait et l'examinait sous la lumière rien que pour s'assurer que les mots étaient toujours là, ou qu'ils ne s’étaient pas mystérieusement réordonnés en un autre message pendant qu'elle ne regardait pas.
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chroniquesassidueschroniquesassidues   12 septembre 2014
Chaque semaine, ils entendaient circuler de nouvelles rumeurs.
On allait mettre les hommes et les femmes dans des camps séparés. On allait les stériliser. On allait leur retirer leur citoyenneté américaine. On allait les emmener en haute mer pour les exécuter. On allait les envoyer sur une île déserte et les y abandonner. On allait tous les déporter au Japon. On ne les autoriserait jamais à quitter l'Amérique. On allait les garder en otages tant que tous les prisonniers de guerre américains jusqu'au dernier ne seraient pas rentrées sains et saufs au pays. On allait les confier à la garde des Chinois dès que la guerre serait terminée.
"On vous a amenés ici pour votre propre protection", leur avait-on assuré.
C'était dans l'intérêt de la sûreté nationale.
C'était une question de nécessité militaire.
C'était pour eux l'occasion de prouver leur loyalisme.
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Videos de Julie Otsuka (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julie Otsuka
La chanteuse Ai OTSUKA est invitée d?honneur a JAPAN EXPO, et elle à un petit message à partager avec vous !
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