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Philippe Lavastine (Autre)
EAN : 9782234001374
539 pages
Éditeur : Stock (03/09/1974)
Résumé :
Au cours de ses voyages en Europe, en Egypte et en Orient, à la recherche d'un enseignement qui résoudrait pour lui le problème des relations de l'Homme à l'Univers, Ouspensky avait été amené à connaître Georges Gurdjieff dont il était devenu l'élève.
C'est de Gurdjieff qu'il est question tout au long de ce livre, sous l'initiale " G ". Fragments d'un enseignement inconnu est le récit de huit années de travail passées par Ouspensky auprès de Gurdjieff. Ouspen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
lilytaix
  11 novembre 2019
"Fragments d'un enseignement inconnu" est une introduction à l'oeuvre de Gurdjieff.
Oupensky nous ouvre les portes d'une réflexion intérieure pour apprendre à se regarder, à se connaître pour accéder, ensuite, à des changements.
Il s'agit d'un livre de sagesse pour avoir une approche globale et concrète de la métaphysique, d'un livre de développement personnel beaucoup plus concret et profond que tous ceux que j'ai lus jusqu'à présent qui traite en détail de concepts fondamentaux (ex : la conscience, l'auto-observation, la souffrance, les fonctions des différents centres énergétiques, les lois des 3 ou des 7, le mensonge, la mort).A lire en gardant du recul pour ne pas se perdre sur un chemin sectaire.

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   21 octobre 2016
Je repartis après Pâques pour donner les mêmes conférences à Moscou. Parmi les personnes rencontrées à l’occasion de ces conférences, il y en eut deux, un musicien et un sculpteur, qui en vinrent très vite à me parler d’un groupe de Moscou, engagé dans diverses recherches et expériences “occultes” sous la direction d’un certain G., un Grec du Caucase ; c’était justement, comme je le compris, cet “Hindou”, auteur du scénario du ballet mentionné dans le journal sur lequel j’étais tombé trois ou quatre mois auparavant. Je dois confesser que tout ce que ces deux hommes me dirent sur ce groupe et sur ce qui s’y passait : toutes sortes de prodiges d’autosuggestion — m’intéressa fort peu. J’avais trop souvent entendu des histoires de ce genre, et je m’étais formé une opinion bien nette à leur égard. Des dames qui voient soudain flotter dans leurs chambres des yeux qui les fascinent et qu’elles suivent de rue en rue jusqu’à la maison d’un certain Oriental auquel appartiennent ces yeux. Ou bien des personnes qui, en présence de ce même Oriental, ont brusquement l’impression qu’il est en train de les transpercer du regard, qu’il voit tous leurs sentiments, pensées et désirs ; et elles ont dans les jambes une étrange sensation, elles ne peuvent plus bouger, et tombent en son pouvoir au point qu’il peut faire d’elles tout ce qu’il désire, même à distance...

De telles histoires m’étaient toujours apparues comme du mauvais roman. Les gens inventent des miracles pour eux-mêmes et ils inventent exactement ce qu’on attend d’eux. C’est un mélange de superstition, d’autosuggestion et de débilité intellectuelle ; mais ces histoires, selon ce que j’ai pu observer, ne voient jamais le jour sans une certaine collaboration des hommes auxquels elles se rapportent.

Ainsi prévenu par mes expériences précédentes, ce n’est que devant les efforts persistants de l’une de mes nouvelles connaissances, M., que j’acceptai de rencontrer G. et d’avoir une conversation avec lui.

Ma première entrevue modifia entièrement l’idée que j’avais de lui et de ce qu’il pouvait m’apporter.

Je m’en souviens fort bien. Nous étions arrivés dans un petit café, situé hors du centre, dans une rue bruyante. Je vis un homme qui n’était plus jeune, de type oriental, avec une moustache noire et des yeux perçants ; il m’étonna d’abord parce qu’il ne semblait nullement à sa place dans un tel endroit, et dans une telle atmosphère ; j’étais encore plein de mes impressions d’Orient, et cet homme au visage de Rajah hindou ou de Scheik arabe, que j’aurais vu sous un burnous blanc ou un turban doré, produisait, dans ce petit café de boutiquiers et de commissionnaires, avec son pardessus noir à col de velours et son melon noir, l’impression inattendue, étrange et presque alarmante, d’un homme mal déguisé. C’était là un spectacle gênant, comme lorsqu’on se trouve devant un homme qui n’est pas ce qu’il prétend être et avec lequel on doit cependant parler et se conduire comme si on ne s’en apercevait pas. G. parlait un russe incorrect avec un fort accent caucasien, et cet accent, auquel nous avons coutume d’associer n’importe quoi sauf des idées philosophiques, renforçait encore l’étrangeté et le caractère surprenant de cette impression. (pp. 21-23)
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infiniinfini   06 janvier 2014
L'homme a une maison a quatre pièces.
L'homme vit dans la plus petite et la plus misérable sans soupçonner le moins du monde,jusqu'à ce qu'on le lui dit,l'existence des trois autres ,qui sont pleines de trésors.Lorsqu'il entend parler,il commence à chercher les clés de ces chambres,et spécialement de la quatrième,la plus importante.Et lorsqu'un homme a trouvé le moyen d'y pénétrer,il devient réellement le maitre de sa maison parce que c'est seulement alors que la maison lui appartient pleinement et pour toujours.
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enkidu_enkidu_   21 octobre 2016
« Toute la matière du monde qui nous entoure, la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, les pierres dont sont construites nos maisons, nos propres corps — chaque chose est traversée par toutes les matières qui existent dans l’univers. Il n’est pas besoin d’étudier scientifiquement le soleil pour découvrir la matière du monde solaire : cette matière existe en nous-mêmes, elle est le résultat de la division de nos atomes. De la même façon, nous avons en nous la matière de tous les autres mondes. L’homme est, au sens fort de ce mot, un “univers en miniature”. Toutes les matières dont est constitué l’univers sont en lui. Les mêmes forces, les mêmes lois qui gouvernent la vie de l’univers, agissent en lui. C’est pourquoi, en étudiant l’homme, nous pouvons étudier l’univers entier, exactement de la même façon qu’en étudiant le monde, nous pouvons étudier l’homme.

« Mais le seul homme qui puisse vraiment être mis en parallèle avec le monde, est l’homme dans toute l’acception de ce terme, c’est-à-dire l’homme total, chez qui les puissances intérieures ont été complètement développées. Un homme non développé, un homme qui n’est pas encore parvenu au terme de son évolution, ne peut pas être considéré comme une image intégrale ou parfaite de l’univers — il est un monde non fini. (p. 135)
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infiniinfini   05 janvier 2014
si un homme ne résiste jamais à aucun de ses désirs,s'il est de connivence avec eux,s'il les flatte,s'il les encourage meme,alors il n'y aura jamais de conflits en lui jamais de" frictions",et pas de feu.
Mais si,pour atteindre un but défini,il combat les désirs qui se mettent en travers de son chemin,il crée de cette façon un feu qui transformera graduellement son monde en un tout.
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AunryzAunryz   18 juin 2015
Le savoir est une chose, la compréhension en est une autre. Mais les gens confondent souvent ces deux idées.

http://wp.me/p5DYAB-Z3
(avec un petit développement)
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Dans la catégorie : URSS (ex-)Voir plus
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie occidentale moderne>URSS (ex-) (8)
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