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LePamplemousse
  21 février 2017
Ouvrir un roman de Louise Penny, c'est comme aller passer un week-end avec des amis proches, on est contents avant même d'arriver car on sait qu'on va passer des moments chaleureux, qu'on va bien manger, qu'on va boire de bons vins le soir, en discutant agréablement de tout et de rien, on sait que les gens y seront bienveillants, malgré leurs défauts.
Dans ce volume Armand Gamache profite de quelques jours de repos dans un manoir isolé au coeur d'une forêt, en compagnie de son épouse, car ils fêtent leur anniversaire de mariage.
Ils sont heureux car ils s'apprêtent de plus à devenir grands-parents pour la seconde fois.
Dans ce manoir, une grande réunion de famille à également lieu mais les différents membres de cette famille ne semblent pas vraiment s'apprécier, et l'ambiance est tendue.
Bien entendu cet endroit paisible va être le lieu d'un crime affreux et la sérénité va être détruite pour céder la place aux rancoeurs en tout genre.
Ce que j'aime chez Armand Gamache, c'est qu'il semble percevoir ce qu'il y a de meilleur en chacun, malgré les apparences et les défauts, il réussit à percevoir la gentillesse de chacun au delà de la peur, de la colère, ou de la haine.
Ce tome nous éloigne du petit village de Three Pines dans lequel il a l'habitude d'enquêter mais on y retrouve avec surprise et plaisir le couple d'artistes composé de Peter et Clara Morrow.
Un excellent volume qui nous permet de découvrir davantage ces deux personnages.
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bilodoh
  19 avril 2016
Une famille réunie dans un manoir au fond des bois lorsqu'une mort incompréhensible vient troubler le calme des estivants. Par hasard, l'inspecteur Gamache est sur place pour fêter son anniversaire de mariage. Il sera chargé de dénouer les fils de de l'intrigue.

Il devra manoeuvre finement pour mettre au jour toutes les tensions et les vieilles rancunes de cette riche famille anglophone, pour découvrir les amours malheureuses et les jalousies et comprendre les soifs de richesse et de pouvoir. Ici, même l'arme du crime est un mystère à résoudre !

Un huis clos dans un hôtel qui n'est pas sans me faire penser aux « Dix petits nègres » d'Agatha Christie. Mais rassurez-vous, il n'y aura pas de décès en série et son détective n'a rien à voir avec Hercule Poirot. Loin d'être un célibataire imbu de lui-même qui travaille seul, c'est plutôt un homme simple et heureux en ménage et qui sait s'entourer d'une équipe d'enquêteurs dont il aime assurer la formation.

Mais le style de madame Penny se rapproche indubitablement de celui de la grande dame du polar britannique, par ses crimes rarement sanglants, son approche d'un détective qui réfléchit et analyse les personnalités et les motivations, et surtout par son humour et son ton très british.

Du bon polar, presque du classique, avec un pause dans la nature québécoise en prime !
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Sachenka
  11 juillet 2020
Défense de tuer, le quatrième opus des aventures d'Armand Gamache. Au plus fort d'un été humide et tempestueux, l'inspecteur-chef profite de brèves vacances avec son épouse Reine-Marie au Manoir Bellechasse, dans les Cantons-de-l'Est. Cet hôtel luxueux accueille les membres de la famille Morrow, anciens propriétaires, pour le dévoilement d'une statue en l'honneur du patriarche décédé. Malheureusement, une des filles de cet illustre clan meurt dans des circonstances étranges rapidement transformées en meurtre. Déjà sur place, Gamache se met en branle. Même s'il ne peut s'empêcher d'aller faire un tour à son village préféré, Three Pines, l'essentiel du roman se déroule au manoir. Tellement qu'il prenait des airs de huis clos. Je suppose que c'est pour le mieux : il semblerait troublant s'il survenait tant de meurtres dans une bourgade à l'aspect bucolique, enchanteur.

Si les autres tomes de la série m'avaient relativement plu, constituant un moment de lecture agréable, je ne peux pas dire que j'en avais été renversé. Défense de tuer est le premier à s'élever d'un cran, selon moi, et c'est en partie dû à l'écriture de Louise Penny qui s'améliore. Cette dernière laisse planer le suspense pendant une bonne centaine de pages. le lecteur s'attend à un meurtre, pas de surprise de ce côté, mais il reste constamment sur le qui-vive avec des expressions comme «la journée sera mortelle» (p. 30). Aussi, pour la première fois, j'ai senti une ambiance avec cette chaleur écrasante, cette tempête accompagnée de tonnerre et d'éclairs. «Soudain, le silence fut rompu par les gémissement du vent qui soufflait de plus en plus fort à travers les arbres et faisait claquer bruyamment les feuilles comme des applaudissements hypocrite accueillant ce qui s'avançait.» (p. 123) On retrouve plusieurs autres passages du même genre. Il faut dire qu'un vieux manoir perdu au fond des bois s'y prête assez bien.

Je commençais à me lasser un peu des romans de Penny, pas de là à ne plus en lire mais peut-être à en espacer la lecture. Défense de tuer m'a convaincu de continuer sans tarder.
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edwige31
  16 août 2013
So british comme ambiance même si le roman se situe au Canada : le rythme du récit est relativement lent, même si les rebondissements sont nombreux. de plus, l'inspecteur Garnache a un esprit de déduction et d'observation bien plus proche de Miss Marple que de l'Inspecteur Harry.

Donc, l'inspecteur Garnache prend ses congés, comme tous les ans avec sa femme, au Manoir Bellechasse, un hôtel luxueux des Cantons-de-l'Est. Mais cette année est particulière, puisque le manoir accueille les différents membres d'une riche famille canadienne-anglaise venus rendre un dernier hommage au patriarche défunt depuis peu. Cette famille semble porter de lourds secrets et très vite des tensions et des rancoeurs apparaissent au sein de cette famille si peu unie. La découverte de la mort de l'une des filles fera exploser le poids des convenances et les secrets gardés si jalousement. L'inspecteur Garnache devra affronter la morgue des puissants, se méfier de l'amitié et des apparences…..
.
Un excellent moment de lecture car l'ensemble ces personnages sont hauts en couleurs avec une psychologie complexe et abouti. Il y a du suspens, des rebondissements, et le déroulement du récit souvent surprenant. C'est agréable à lire car le style est vif, fluide. L'atmosphère pesante et lourde des tensions familiales et de l'été orageux est habilement décrite.
Je recommande à ceux qui aiment les intrigues.

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Cormorobin
  21 avril 2018
J'ai découvert Louise Penny et Armand Gamache lors de vacances au Québec. J'ai lu les deux premiers en anglais, j'ai acheté les deux suivants pour les lire toujours en anglais. Ils sont toujours dans ma PAL, sur la commode, là, à côté du lit... Je n'ai même pas pris la peine de vérifier si "Défense de tuer" est l'un de ceux là, en version traduite, je le ferai.

Une des originalités de Louise Penny, c'est qu'elle est anglophone, enfin elle écrit en anglais; car elle est ontarienne d'origine, et établie au Québec, proche de la frontière avec les USA.

Toute cette digression pour sensibiliser sur cet aspect, le bilinguisme, ou pas, selon les générations également, le Québec, terre à découvrir absolument, même s'il faut plutôt considérer nos amis québécois plus comme des américains francophones, que comme des cousins européens établis en Amérique.

Donc dans ce "Défense de tuer", il y a quelques allusions aux deux communautés, à la partie "anglaise" de Montréal, où j'ai d'ailleurs eu la chance de faire un échange de maison. Sinon l'intrigue est un quasi huis clos familial, à la mode Agatha, avec Armand dans le rôle d'Hercule. Intrigue compliquée, il faut fouiller au fond du fond pour trouver les raisons de la bascule de la statue.

C'est très plaisant, j'aime beaucoup, si on ne connait pas, c'est vraiment très très bien.
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Puszi
  18 août 2020
Un été avec Louise Penny, voilà ce que je vis cette année pour mon plus grand plaisir. J'ai démarré la série avec Sous la glace, poursuivi avec Un beau mystère et ai décidé de la lire dans l'ordre de parution des romans afin de suivre l'évolution des personnages principaux.
Cette fois-ci, Armand Gamache est en vacances avec sa femme pour fêter leur 35ème anniversaire de mariage au manoir de Bellechasse non loin du village de Three Pines. Ils filent des jours paisibles jusqu'à un terrible meurtre commis de manière très insolite.
Une nouvelle fois, j'ai suivi avec grand intérêt le fil de la pensée du célèbre inspecteur-chef Gamache qui accorde tant d'importances aux sentiments des gens, à leur passé et qui accomplit un formidable travail d'équipe afin de découvrir la vérité.
Ici c'est la famille Morrow qu'il tente de comprendre et c'est bien compliqué. La mère et ses 4 enfants sont réunis comme chaque année. Tous semblent porter une croix bien trop lourde pour leur épaules et depuis tellement d'années qu'un évènement surgira pour percer à jour leurs mystères. Ça vous intéresse de savoir de quoi il s'agit ? Plonger vous dans ce 4ème roman de Louise Penny.
Je démarre sans plus tarder la suite.
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caryatide
  24 septembre 2015
Armand Ganache et Reine Marie fêtent, comme tous les ans, leur anniversaire de mariage dans un hôtel luxueux, le Manoir Bellechasse. Mais leur séjour, d'habitude idyllique est troublé par l'omniprésence d'une famille dont les membres, trop riches, arrogants ou franchement étranges se détestent.
Lors d'une violente tempête, la statue du chef de famille qui doit être inaugurée se déplace (?) pour écraser une des filles de la famille.
Les statues se déplaçant rarement seules, Ganache se retrouve responsable d'une enquête pour meurtre...
L'inspecteur chef, le lac et les forêts qui entourent l'hôtel sont toujours aussi parfaits, mais le village de Three Pines, ses personnages attachants, son bistro, sa bibliothèque et sa poétesse au canard m'ont beaucoup manqué...( Comment devenir accro à un village imaginaire ?)
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Kassuatheth
  12 janvier 2014
La première chose que l'on attend d'un bon auteur de roman policier, c'est non seulement une bonne intrigue mais surtout que tous les indices permettant de trouver le coupable se trouvent dans le roman. Il est aussi intéressant lorsqu'en plus, on ne saint absolument pas comment le meurtre aurait pu être commis. Ce dernier aspect a tellement bien été ficelé qu'a un moment donne, je croyais que l'explication nous amènerait a un accident. Pour ne pas trahir l'intrigue, je me contenterai de dire que Louise Penny à magistralement atteint l'objectif. Je croyais avoir l'assassin mais je m'étais trompe.

Défense de tuer est plus qu'un roman policier, c'est aussi une étude moeurs. S'il n'y avait pas eu de meurtre, on aurait pu comparer ce roman à un roman De Balzac. Dans sa critique, George-Hébert Germain dit qu'elle décape la société québécoise. Dans Interdit de tuer, c'est surtout une catégorie d'anglophones dont il s'agit. La famille Morrow est une famille riche avec tous les travers de cette classe qui méprise les Québécois.

Cette mentalité privilégie le futile et l'accessoire au détriment des choses essentielles. Quitter la table avant le temps est très impoli alors que mépriser et blesser une personne est tout à fait oral.

On peut presque parler d'un traité sur l'art de blesser les autres tout en n'étant pas vulgaire. le raffinement dans la méchanceté.

C'est aussi une étude sur l'apparence et la réalité. Les membres de la famille Morrow sont-ils aussi inhumains qu'ils le laissent croire?

J'ai note tellement de "descriptions" sur la vie qu'on pourrait combler plusieurs numéros de Matière à réflexion du Reader's Digest.

Pour terminer, aussi invraisemblable qu'il soit, je trouve que Louise Penny écrit des romans policiers poétiques. La délicatesse de ses descriptions de la réalité et des humains est empreint de poésie.

J'ai terminé la lecture de « Défense de tuer. » Depuis un certain temps déjà et j'ai découvert que la philosophie de Finney fonctionne. C'est dans la tête qu'on est libre.

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mariecloclo
  09 septembre 2015
Ce roman policier a tout pour plaire : il a pour cadre un beau manoir au milieu d'une forêt canadienne, un huis clos au sein d'une famille dont les membres se haïssent et se parlent peu et un meurtre difficile à expliquer.
Le héros récurrent de cette série est le commissaire Armand Gamache, pour une fois, un flic qui ne semble pas avoir trop de part d'ombre en lui. Il n'est pas alcoolique, ni dépressif, il est heureux en ménage, cultivé, doux et poète à ses heures.
Le rythme est un peu lent, l'intérêt réside beaucoup dans la psychologie des personnages.
Un bon roman qui donne envie de lire les autres de la série, dans l'ordre ou le désordre, peu importe.
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Sharon
  03 novembre 2016
Les enquêteurs devraient le savoir : il ne faut jamais partir en vacances, ja-mais. le crime est partout, et la présence d'un policier ou d'un détective est insuffisante pour l'empêcher. Plus sérieusement, ce quatrième tome correspond à un exercice de style bien connu, le policier qui reste un policier quoi qu'il arrive, même quand il est censé se reposer.
Autre thème bien connu : le meurtre dans un lieu clos. Dans cet hôtel luxueux, le personnel se connaît bien, fait de son mieux pour satisfaire ses clients, exigeants, et ne s'attend pas à ce que l'une d'entre elles soit victime d'un meurtre.
A ce thème classique s'en joint un autre : le règlement de compte familial. Ne pas se fier aux apparences : celui que l'on décrit comme le méchant de la famille est peut-être quelqu'un que l'on a appris à apprécier lors d'un précédent roman. Et celle qui semble n'éprouver qu'indifférence pour les siens ne parvient pas à exprimer les sentiments qu'elle ressent, parce qu'elle n'a pas été éduquée ainsi.
La rancoeur, la haine, la colère se mélangent pour devenir explosif, et c'est tout ceci que devra démêler l'inspecteur Gamache pour identifier le coupable. Pire : dans cet espace coupé du temps, les personnes, blessées depuis l'enfance, prennent toutes les armes qui sont à leur portée pour blesser plus encore. Au risque de perdre plus qu'ils ne pensaient avoir perdu. Gamache lui-même est au prise avec son passé, celui de son père, et avec son avenir, avec son fils et ses petits-enfants, et il s'en sort très bien, ou presque.
Défense de tuer est un bon et solide polar.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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