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Armand Gamache enquête tome 8 sur 17
EAN : 9782330129873
641 pages
Babel Actes Sud (08/01/2020)
3.97/5   243 notes
Résumé :
Caché au creux d’une foret sauvage du Québec, le monastère Saint-Gilbert-entre- les-Loups n’admet aucun étranger. Vingt-quatre moines y vivent cloîtrés. Ils cultivent des légumes, élèvent des poules, fabriquent du chocolat et prient… Ironiquement, la communauté qui a fait vœu de silence est devenue mondialement célèbre pour ses chants grégoriens, dont l’effet est si puissant qu’on le nomme "le beau mystère".

L’harmonie est rompue par l’assassinat du c... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
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Caché au creux d'une forêt sauvage du Québec, le monastère Saint-Gilbert-entre-les-Loups n'admet aucun étranger. Vingt-quatre moines y vivent cloîtrés. Ils cultivent des légumes, élèvent des poules, fabriquent du chocolat et prient... Ironiquement, la communauté qui a fait voeu de silence est devenue mondialement célèbre pour ses chants grégoriens, dont l'effet est si puissant qu'on le nomme “le beau mystère”. L'harmonie est rompue par l'assassinat du chef de choeur et l'intrusion de l'inspecteur Gamache et de son adjoint Jean-Guy Beauvoir. Les enquêteurs cherchent l'accroc dans ces vies consacrées à l'amour de Dieu, mais cette retraite forcée les place aussi face à leurs propres failles. Pour trouver le coupable, Gamache devra d'abord contempler le divin, l'humain, et la distance qui les sépare.

Un roman captivant et pas violent!

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La parution d'une nouvelle enquête de l'Inspecteur-Chef de la Sûreté du Québec Armand Gamache est toujours source de joie pour moi. L'impression de retrouver des amis après un temps d'absence.

Même si j'affectionne énormément Three Pines, je suis heureuse que ce huitième opus délaisse le village pour partir à la découverte d'autres contrées du Canada. Et quelle contrée en l'occurrence! Rien de moins qu'un monastère perdu dans les profondeurs du Québec depuis quatre siècles! St-Gilbert-entre-les-loups et sa congrégation se sont installés au coeur d'une forêt sauvage. Les frères y vivent de leurs cultures et de leur basse-cour. Un système de troc de productions s'est instauré avec d'autres communautés des alentours de Montréal. Mais la caractéristique de St-Gilbert tient au chant. Ou, pour être plus exacte, au plain-chant, ces sublimes chants grégoriens issus du Moyen-Âge et toujours aussi envoûtants et mystérieux.

Pourtant, malgré la parfaite harmonie vocale, derrière la clôture et sous les scapulaires blancs, grondent les dissensions et les noires émotions. Jusqu'à l'inadmissible... Un meurtre survient dans la congrégation et les reclus se voient dans l'obligation d'ouvrir les portes du monastère à des laïcs. Et pire encore, d'ouvrir leur âme, renonçant au silence requis par leurs voeux.

C'est bien sûr notre cher Armand et son fidèle Jean-Guy Beauvoir qui vont mener l'investigation. Une enquête très particulière du fait du lieu et de la caractéristique des suspects. Dans cet univers de piété et de peu de mots, les moindres regards et gestes prennent sens. Autant de signes à interpréter pour les deux Montréalais.

Louise Penny décrit avec justesse cette ambiance singulière et ces jeux de non-dits. Tout comme le cadre musical est passionnant. Ses explications sur l'évolution du chant grégorien, des premières notations sous forme de neumes m'ont rappelé une formidable conférence de musicologie médiévale quand j'étais étudiante. En férue de musique, Louise Penny a reconstitué avec un art consommé les séquences de plain-chant. Les descriptions sont si belles et intenses qu'on entend presque ces sublimes harmonies rien qu'à la lecture.

Le tout forme donc un opus absolument délectable. Chaque retrouvaille avec Gamache et consort m'apporte certes plaisir et divertissement. Mais plus encore, de nouvelles connaissances, des réflexions à intégrer.

Je quitte ce tome le coeur lourd. de refermer la dernière page en attendant le prochain. Et surtout car la beauté des chants et la paix apparente de la congrégation n'effacent pas les ombres insidieuses qui progressent et menacent tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

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Si vous imaginiez qu'une enquête qui se déroule à huis clos dans un monastère allait être tranquille, vous avez tout faux.

Ce volume est très sombre, pas tant à cause du crime commis, que par comparaison avec l'ambiance qui est censée être sereine dans ce lieu dédié au silence et à l'amour. A l'amour de Dieu bien sûr, mais aussi et surtout à l'amour de la musique, car ce monastère presque oublié est un lieu où une vingtaine d'hommes se consacrent aux chants grégoriens.

Et dans ce tome, nous assistons également à une révolution concernant les liens qui unissent les deux personnages principaux, deux hommes qui se respectent, travaillent ensemble et partagent une amitié sincère.

On sent bien qu'après cette enquête plus rien ne sera pareil, les liens qui semblaient indéfectibles se rompent, les amitiés se brisent, la confiance se désagrège, l'amour lui-même est mis à mal, le doute et la noirceur envahissent les esprits et les coeurs et rongent tout de l'intérieur, comme une gangrène.

L'auteur aime visiblement beaucoup la musique et on ressent bien cette passion. On a parfois presque l'impression d'entendre les voix des moines s'échapper des pages.

Cette enquête, qui permet de s'échapper un peu du village de Three Pines est une parenthèse, mais malheureusement pas de celles qui sont reposantes et apaisantes. Ici, l'auteur nous montre ce que peut-être le mal, aussi bien celui qui est comme un petit caillou dans une chaussure, un léger désagrément mais qui peut bousiller la journée, que celui qui sépare les hommes, les monte les uns contre la autres, attisant la jalousie, la colère, et la haine jusqu'à générer des drames irréparables.

Un roman d'une grande force, qui nous montre le meilleur et le pire de chacun. L'auteur a toujours autant de facilité à exprimer des sentiments nobles tout autant que les pires bassesses, avec style et surtout beaucoup de compassion.

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Le chant grégorien, vous connaissez? L'inspecteur Gamache, lui, adore cela et il sera servi dans cette intrigue policière où un meurtre a été commis dans un monastère imaginaire caché dans les Laurentides au Québec.

Le beau mystère, c'est d'abord celui de cette musique, l'histoire de ces chants qui ont atteint un niveau de perfection vocale dans des chapelles à l'acoustique prodigieuse. C'est aussi l'évolution de la notation musicale, un alphabet essentiel grâce auquel les siècles suivants ont pu développer toutes les symphonies et créer les airs que nous fredonnons.

Un mystère pour moi aussi que ces hommes qui choisissent de vivre cloitrés, renonçant à voir le monde, renonçant à leur identité, renonçant même à la parole. Si je n'ai aucun mal à envisager l'attrait de la contemplation muette pendant quelques jours de pause dans une vie agitée, je peux difficilement imaginer cette foi inébranlable, ce mysticisme qui incite à y consacrer toute sa vie. Dans mon esprit, une part de doute subsiste…

Et le doute plane aussi sur la vie personnelle des policiers. Tout ne va pas bien pour l'adjoint Beauvoir, les séquelles psychologiques de la blessure subie lors la fusillade meurtrière refont parfois surface. Et lorsque l'antipathique directeur de la SQ se rend au monastère pour se mêler de l'enquête, on aura du mal à comprendre cette arrivée mystérieuse.

Un bon roman, avec ce qu'il faut de mystères pour en faire un bon polar.

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Je ne sais pas vous, mais moi, j'adore les monastères ! Leur atmosphère feutrée, paisible, me transporte dans un autre monde. Et quand, en plus, des chants grégoriens s'unissent au silence, c'est le nirvana. Les moines appellent cela « le beau mystère ».

J'ai été donc enchantée d'entrer dans ce monastère de « Saint Gilbert entre les loups » niché – caché – dans la forêt au nord du Québec. Vingt-quatre moines, pas un de plus, ont été choisis pour leur voix sublime et chantent pour eux seuls depuis des années. Pour eux seuls ? Non, pas depuis que le frère Mathieu, le chef de choeur, a décidé de commercialiser leur don. Depuis lors, rien ne va plus : les partisans du silence et les adeptes de la modernisation se divisent…pour aboutir à un meurtre.

Notre inspecteur-chef Gamache flanqué de son fidèle adjoint Beauvoir sont donc désignés pour découvrir ce mystère, pas beau, celui-là. Mais ils doivent compter avec leur patron Francoeur, qui n'a de coeur que le nom…

J'ai adoré m'immiscer dans cette intimité, celle des moines et celle des inspecteurs de la Sûreté, car Louise Penny n'a pas son pareil pour dresser les tourments et les bonheurs des personnages qu'elle invente. Quel talent ! le tout distillé avec parcimonie, tout au long de l'histoire qui passe lentement, telle une procession de moines se rendant aux laudes, aux complies et aux vêpres.

Et cerise sur le gâteau : vous apprendrez les origines de la musique – les neumes – ainsi que leur évolution parmi les batailles d'ecclésiastiques pour retrouver LE document unique et fondateur.

Maintenant, je m'enfonce dans mon divan, et je vais écouter en toute quiétude des chants grégoriens, en m'imaginant dans les murs de ce vieux monastère canadien, entouré de la forêt et bordé par un grand lac.

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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec
06 janvier 2014
La formidable Louise Penny propose une incursion dans l’univers caché d’un monastère et dans les tréfonds de l’âme humaine dans Le beau mystère, huitième titre de la série Armand Gamache enquête. Du travail de maître, brillant, qui témoigne d’une grande compassion à l’endroit des êtres humains.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeJournaldeQuebec
06 janvier 2014
La formidable Louise Penny propose une incursion dans l’univers caché d’un monastère et dans les tréfonds de l’âme humaine dans Le beau mystère, huitième titre de la série Armand Gamache enquête. Du travail de maître, brillant, qui témoigne d’une grande compassion à l’endroit des êtres humains.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (91) Voir plus Ajouter une citation

Annie Gamache n'avait rien de ce qu'il avait toujours trouvé attirant chez une femme. Mais elle savait quelque chose que la plupart des gens n'apprennent jamais. Elle savait à quel point c'était fantastique d'être en vie.

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C'était difficile de se fier à ce qu'il percevait chez ces hommes.

On pouvait souvent prendre une émotion forte pour une autre.

L'anxiété pouvait ressembler à un sentiment de culpabilité; du soulagement, à de l'amusement. Le chagrin, profond et inconsolable, avait souvent l'air de rien du tout.

Sous une apparente inémotivité, se cachaient parfois les émotions les plus profondes. Rien ne paraissait sur la figure alors que derrière bouillonnait quelque chose d'épouvantable.

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Les gens meurent petit bout par petit bout, en une série de petites morts. Ils perdent la vue, l'ouïe, leur autonomie. Ça, ce sont les morts physiques. Mais il y en a d'autres,moins évidentes, mais plus fatales. Ils perdent courage. Ils perdent espoir. Ils perdent confiance. Ils se désintéressent de tout. Et, finalement, ils se perdent eux-mêmes.

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Et les chants étaient beaux. En écoutant, les gens avaient l'impression de ne faire qu'un avec la musique, se sentaient moins seuls.

Ils gardaient leur individualité, mais faisaient partie d'une communauté, partie d'un tout.

Êtres humains, animaux, arbres, pierres : soudain , il n'y avait plus de différence.

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Et les chants étaient beaux. […] En l’écoutant, les gens avaient eux aussi l’impression de faire un avec la musique, se sentaient moins seuls. Ils gardaient leur individualité, mais faisaient partie d’une communauté, partie d’un tout. Êtres humains, animaux, arbres, pierres : soudain il n’y avait plus de différence.

(Flammarion Q, p. 158)

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Videos de Louise Penny (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Penny
**État de terreur**, le thriller d'Hillary Rodham Clinton et Louise Penny, est également disponible en livre audio !
Plus d'informations sur la version audio lue par Marie-Christine Letort : https://actessudaudio.boutique.edenlivres.fr/fr/products/etat-de-terreur-2a5f5d7d-430f-4fd7-810f-fa68b3b4034a
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Un nouveau président entre en fonction après quatre années marquées par un repli des États-Unis sur le plan des affaires internationales. Quand une série d'attentats terroristes met à mal l'ordre mondial, la secrétaire d'État fraichement nommée est chargée de constituer une équipe capable de déjouer un complot meurtrier, scrupuleusement conçu pour tirer profit d'un gouvernement américain déconnecté. Coécrit par Hillary Rodham Clinton, la 67e secrétaire d'État américaine, et Louise Penny, romancière dont l'oeuvre caracole en tête des listes de meilleures ventes du New York Times, **État de terreur** est un thriller de haut vol sur fond d'intrigues internationales. Depuis les coulisses, on assiste au déploiement d'une situation dramatique nourrie de détails que seule une initiée peut connaître.
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