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ISBN : 2330019424
Éditeur : Actes Sud (27/04/2013)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Au plus fort de l’été, le Manoir Bellechasse, un hôtel luxueux des Cantons-de-l’Est, accueille les membres d’une riche famille canadienne-anglaise venus rendre un hommage à leur défunt patriarche. Dans les esprits comme dans le ciel, l’atmosphère s’alourdit et une tempête s’abat, laissant derrière elle un cadavre presque trop bien mis en scène. Mais qui aurait l’audace de tuer sous les yeux de l’inspecteur-chef Armand Gamache qui célèbre là, comme chaque année, son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  21 février 2017
Ouvrir un roman de Louise Penny, c'est comme aller passer un week-end avec des amis proches, on est contents avant même d'arriver car on sait qu'on va passer des moments chaleureux, qu'on va bien manger, qu'on va boire de bons vins le soir, en discutant agréablement de tout et de rien, on sait que les gens y seront bienveillants, malgré leurs défauts.
Dans ce volume Armand Gamache profite de quelques jours de repos dans un manoir isolé au coeur d'une forêt, en compagnie de son épouse, car ils fêtent leur anniversaire de mariage.
Ils sont heureux car ils s'apprêtent de plus à devenir grands-parents pour la seconde fois.
Dans ce manoir, une grande réunion de famille à également lieu mais les différents membres de cette famille ne semblent pas vraiment s'apprécier, et l'ambiance est tendue.
Bien entendu cet endroit paisible va être le lieu d'un crime affreux et la sérénité va être détruite pour céder la place aux rancoeurs en tout genre.
Ce que j'aime chez Armand Gamache, c'est qu'il semble percevoir ce qu'il y a de meilleur en chacun, malgré les apparences et les défauts, il réussit à percevoir la gentillesse de chacun au delà de la peur, de la colère, ou de la haine.
Ce tome nous éloigne du petit village de Three Pines dans lequel il a l'habitude d'enquêter mais on y retrouve avec surprise et plaisir le couple d'artistes composé de Peter et Clara Morrow.
Un excellent volume qui nous permet de découvrir davantage ces deux personnages.
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bilodoh
  19 avril 2016
Une famille réunie dans un manoir au fond des bois lorsqu'une mort incompréhensible vient troubler le calme des estivants. Par hasard, l'inspecteur Gamache est sur place pour fêter son anniversaire de mariage. Il sera chargé de dénouer les fils de de l'intrigue.

Il devra manoeuvre finement pour mettre au jour toutes les tensions et les vieilles rancunes de cette riche famille anglophone, pour découvrir les amours malheureuses et les jalousies et comprendre les soifs de richesse et de pouvoir. Ici, même l'arme du crime est un mystère à résoudre !

Un huis clos dans un hôtel qui n'est pas sans me faire penser aux « Dix petits nègres » d'Agatha Christie. Mais rassurez-vous, il n'y aura pas de décès en série et son détective n'a rien à voir avec Hercule Poirot. Loin d'être un célibataire imbu de lui-même qui travaille seul, c'est plutôt un homme simple et heureux en ménage et qui sait s'entourer d'une équipe d'enquêteurs dont il aime assurer la formation.

Mais le style de madame Penny se rapproche indubitablement de celui de la grande dame du polar britannique, par ses crimes rarement sanglants, son approche d'un détective qui réfléchit et analyse les personnalités et les motivations, et surtout par son humour et son ton très british.

Du bon polar, presque du classique, avec un pause dans la nature québécoise en prime !
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RAPHIKI
  12 février 2018
Père Castor, Raconte-Nous une Histoire
En ce début d'hiver larmoyant et grisâtre, je vous invite pour une escale verdoyante, un détour rafraîchissant au pays des caribous, vous goinfrez de poutine et vous faire dégouliner les doigts de ce merveilleux nectar qu'est le sirop d'érable. Les clichés imbéciles mais rassurants mis à part, vous reprendrez bien une part de Louise PENNY ? Mais si rappelez-vous de ce génie littéraire dont je vous ai déjà conté les louanges, cette nouvelle prétendante au titre d'ambassadrice du Rompol … c'est reparti pour un tour de piste !
Une fois encore, la première de couverture, un brin British, est un pur produit de sophistication et de loufoquerie, en adéquation parfaite avec l'intrigue et le décor qu'elle renferme.

Un Huis Clos Déstabilisant
Tout comme dans « Nature Morte », l'auteure nous permet de nous familiariser quelques instants avant l'instant fatidique avec la victime.
Un choix d'autant plus accentué en l'espèce, puisque si le roman s'annonce bel et bien comme un policier, à la lecture des premiers chapitres, on en oublierait presque les raisons qui en ont motivé l'acquisition, phénomène dû à l'enchevêtrement de deux intrigues déconnectées et isolées en apparence.
« Défense de tuer », c'est dans un premier temps, l'opportunité d'une retraite champêtre, un repos bien mérité pour notre inspecteur chef Armand Gamache et son épouse Reine-Marie, et avant tout l'occasion de fêter ensemble leurs noces de rubis dans un cadre idyllique cher à leurs coeurs. Un commencement plutôt gentillet, pas tellement raccord avec l'intitulé de l'oeuvre, ponctué par des retrouvailles avec de vieilles connaissances tout à fait charmantes à savoir la maîtresse des lieux, Mme Dubois, le maître d'hôtel, Pierre Patenaude (homme élégant au dévouement aberrant), la Chef Véronique (armoire normande au petit coeur délicat et dotée de paluches à faire pâlir les bucherons de la région) … ainsi qu'une armada de jeunes saisonniers pour le moins turbulents et dissipés.
Louise Penny nous plante le temps de quelques pages dans une atmosphère apaisante et cocooning, on baisse la garde brièvement, ressourcé par l'environnement d'une nature triomphante et les odeurs alléchantes qui émanent des cuisines. On s'y croirait véritablement, assis sur cette terrasse à l'heure où les premiers rayons de soleil pointent le bout de leur nez et révèle cette étendue herbacée et ce lac profond et tranquille. On s'endort sur nos lauriers !
Le personnage d'Armand Gamache est davantage mis en scène, on entre plus facilement dans son intimité ce qui lui fait incontestablement prendre de l'épaisseur. Poète à ses heures perdues, il se dévoile également au travers d'angoisses d'antan, de révélation sur quelques secrets gênants de feu son père.
« Défense de tuer », c'est également un séjour troublé par la présence d'une famille mondaine, les Morrow, personnages aussi étonnants que consternants, réunis en l'honneur d'une commémoration des plus originales en l'honneur de Charles Morrow, pater familias décédé il y a deçà quelques années. L'occasion pour les protagonistes, voire les comédiens, qui la composent de donner leur ultime représentation.

Dans la famille de décérébrés je demande…
Irène Finney (Anciennement Morrow) : Matriarche tyrannique et impitoyable, adepte de la psychologie inversée, régnant en despote sur son armée de rejetons.
Bert Finney : Meilleur ami de feu M. Morrow et nouvel époux d'Irène. Homme de chiffres et de l'ombre, d'une laideur extraordinaire, imperméable aux frasques de ses congénères.
Peter Morrow (alias Spot) et son épouse Clara : Déjà rencontrés dans un précédent avis, couple de peintres marginaux. Un fils désavoué en perpétuelle recherche de reconnaissance, de gratitude familiale, sujet positif au syndrome de Stockholm. Une âme d'artiste au tempérament de banquier. Un être a priori détaché de toute cupidité et convenances de son rang mais profondément torturé.
Thomas Morrow (alias … Rien) et son épouse Sandra : Petit prétentieux snobinard à la tête d'une multinationale, d'une arrogance subtile et tranchante. Coupable idéal… un peu trop cependant.
Julia Morrow : L'extradée, ex-femme d'un homme rompu aux affaires et aux magouilles en tout genre, elle fuit sa cellule familiale à l'âge de vingt ans pour une raison inavouable par ses congénères. Passionnée et névrosée, elle attise les convoitises.
Marianna Morrow (alias Magilla le Gorille) et son enfant Bean (alias l'enfant qui ne sait pas sauter) : Benjamine de la fratrie au physique peu attrayant et négligé, elle se place dans le sillage de la course à l'héritage sans aucun état d'âme et affiche ses attentions au grand jour. Rancunière et mesquine, le prénom, ou plutôt le sobriquet, porté par son enfant, Bean (Haricot en anglais), ainsi que la mise sous silence du sexe de l'enfant, encore indéterminable, ne sont autres que le produit d'une énième contrariété faite à l'attention de sa génitrice.
Et Charles Morrow… enfin ce qu'il en reste à savoir une statue gigantesque dressé dans ce somptueux décor comme une chiure de mouche… colosse aux pieds d'argile, pierre angulaire du triste dessein qui s'annonce. Intrigant et secret, père indigne ou père un tantinet trop protecteur ?
L'intérêt de vous présenter cette tripotée de furoncles ambulants est assez révélateur du style d'écriture et de la mise en scène de Louise Penny qui excelle par sa capacité à accoucher de personnages aux portraits psychologiques foisonnants et détaillés, sans pour autant tomber dans un excès de description ennuyeuse et redondante.
Comme une Odeur Délicieuse de Pourriture
A la manière de ces précurseurs, Agatha Christie et Fred Vargas, Louise Penny confronte un à un l'ensemble de ses protagonistes, l'occasion de mettre en avant les rivalités de chacun et les zones d'ombre subsistant sur les rancoeurs d'autrefois, pas toujours en lien direct avec le meurtre en lui-même mais qui étoffe le roman et le crédibilise davantage.
La rupture avec cette entrée en matière doucereuse et gourmande est consommée par la mort effroyable et glaciale de Julia Morrow, retrouvée dans le parc, écrasée, les bras ouverts, par la statue de son paternel, Charles Morrow. Autrement dit, l'heure pour Armand Gamache de siroter sa dernière tasse de thé au miel et de reprendre du service accompagné de sa brigade spéciale.
L'étau se resserre, rapidement la conclusion du meurtre tombe, le huis clos est ordonné. Les personnages se dévoilent dans toute leur abomination et comme il est de coutume, le suspect potentiel se niche en chacun d'eux ce qui rend le lecteur d'autant plus fasciné et impatient, trépignant à l'idée de vérifier ses propres suppositions avec le verdict final, Joueur de Cluedo un jour, Joueur de Cluedo toujours ! Les machinations font rage et le contraste entre l'horreur et les vicissitudes des caractères et les odeurs subtiles et chaleureuses d'une cuisine traditionnelle perdure avec brio.
Louise Penny réussit à nouveau un tour de maitre. Encore une fois, la trame sympathique et bonne enfant de l'intrigue jongle avec l'atrocité des faiblesses humaines. le décalage entre cruauté et burlesque est parfaitement assumé et cohérent pour le plus grand plaisir du lecteur.
Une lecture haletante et menaçante sur fond de détente délicieuse et appétissante.

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edwige31
  16 août 2013
So british comme ambiance même si le roman se situe au Canada : le rythme du récit est relativement lent, même si les rebondissements sont nombreux. de plus, l'inspecteur Garnache a un esprit de déduction et d'observation bien plus proche de Miss Marple que de l'Inspecteur Harry.
Donc, l'inspecteur Garnache prend ses congés, comme tous les ans avec sa femme, au Manoir Bellechasse, un hôtel luxueux des Cantons-de-l'Est. Mais cette année est particulière, puisque le manoir accueille les différents membres d'une riche famille canadienne-anglaise venus rendre un dernier hommage au patriarche défunt depuis peu. Cette famille semble porter de lourds secrets et très vite des tensions et des rancoeurs apparaissent au sein de cette famille si peu unie. La découverte de la mort de l'une des filles fera exploser le poids des convenances et les secrets gardés si jalousement. L'inspecteur Garnache devra affronter la morgue des puissants, se méfier de l'amitié et des apparences…..
.
Un excellent moment de lecture car l'ensemble ces personnages sont hauts en couleurs avec une psychologie complexe et abouti. Il y a du suspens, des rebondissements, et le déroulement du récit souvent surprenant. C'est agréable à lire car le style est vif, fluide. L'atmosphère pesante et lourde des tensions familiales et de l'été orageux est habilement décrite.
Je recommande à ceux qui aiment les intrigues.
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Kassuatheth
  12 janvier 2014
La première chose que l'on attend d'un bon auteur de roman policier, c'est non seulement une bonne intrigue mais surtout que tous les indices permettant de trouver le coupable se trouvent dans le roman. Il est aussi intéressant lorsqu'en plus, on ne saint absolument pas comment le meurtre aurait pu être commis. Ce dernier aspect a tellement bien été ficelé qu'a un moment donne, je croyais que l'explication nous amènerait a un accident. Pour ne pas trahir l'intrigue, je me contenterai de dire que Louise Penny à magistralement atteint l'objectif. Je croyais avoir l'assassin mais je m'étais trompe.
Défense de tuer est plus qu'un roman policier, c'est aussi une étude moeurs. S'il n'y avait pas eu de meurtre, on aurait pu comparer ce roman à un roman De Balzac. Dans sa critique, George-Hébert Germain dit qu'elle décape la société québécoise. Dans Interdit de tuer, c'est surtout une catégorie d'anglophones dont il s'agit. La famille Morrow est une famille riche avec tous les travers de cette classe qui méprise les Québécois.
Cette mentalité privilégie le futile et l'accessoire au détriment des choses essentielles. Quitter la table avant le temps est très impoli alors que mépriser et blesser une personne est tout à fait oral.
On peut presque parler d'un traité sur l'art de blesser les autres tout en n'étant pas vulgaire. le raffinement dans la méchanceté.
C'est aussi une étude sur l'apparence et la réalité. Les membres de la famille Morrow sont-ils aussi inhumains qu'ils le laissent croire?
J'ai note tellement de "descriptions" sur la vie qu'on pourrait combler plusieurs numéros de Matière à réflexion du Reader's Digest.
Pour terminer, aussi invraisemblable qu'il soit, je trouve que Louise Penny écrit des romans policiers poétiques. La délicatesse de ses descriptions de la réalité et des humains est empreint de poésie.
J'ai terminé la lecture de « Défense de tuer. » Depuis un certain temps déjà et j'ai découvert que la philosophie de Finney fonctionne. C'est dans la tête qu'on est libre.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
KassuathethKassuatheth   22 décembre 2013
- J'ai vu beaucoup d'hommes mourir dans ce camp. La plupart, en fait. Savez-vous ce qui les a tués?

La sous-alimentation, pensa dire Gamache. La dysenterie.
La cruauté.

- Le désespoir, poursuivit Finney. Ils se voyaient comme des prisonniers. J'ai vécu avec ces hommes. J'ai mangé la même nourriture infestée de vers, dormi dans les mêmes lits, effectué le même travail éreintant. Mais ils sont morts et j'ai survécu.

Savez-vous pourquoi?

- Parce que vous étiez libre.

- Oui, j'étais libre. Milton avait raison, vous savez. « L’esprit est à soi-même sa propre demeure.» Je n'ai jamais été un prisonnier. Ni à cette époque ni maintenant.
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Didier_TrDidier_Tr   14 avril 2018
L'imitation était parfaite. Malgré sa colère, le maître d'hôtel reconnut le ton geignard et froid de Sandra. Elle exigeait toujours un petit quelque chose de plus. Elliot n'était peut-être pas un serveur né, mais il était étrangement doué pour voir les défauts des gens. Et les amplifier. Et s'en moquer. Un tel don pouvait ne pas plaire à tout le monde.
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bilodohbilodoh   19 avril 2016
Beauvoir se donna une tape dans le cou, et sa main revint avec une trace de sang et une minuscule patte noire. Il se sait couvert de cadavres d’insectes. « Les autres bestioles devraient pourtant comprendre le message », pensa-t-il. Mais il y avait probablement une raison si les mouches noires ne gouvernaient pas le monde…

(Flammarion, p. 267)
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bilodohbilodoh   06 avril 2016
Bean chantait d’une voix dépourvue de musicalité, mais remplie de quelque chose d’encore plus magnifique que la musique : un bonheur absolu.
(Flammarion, p. 241)
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KassuathethKassuatheth   22 décembre 2013
- La première génération amasse l'argent, la deuxième l'apprécie, ayant été témoin des sacrifices consentis, et la troisième le dilapide. Nous sommes la troisième génération. Nous quatre.
Notre père nous détestait, il croyait qu'on lui volerait son argent, qu'on ruinerait la famille. Il avait si peur de nous gâter qu'il ne nous donnait jamais rien, sauf de stupides conseils. Des mots. C'est tout.
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