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ISBN : 2707182672
Éditeur : La Découverte (04/09/2014)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein: vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure: nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale.

Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Taxidermie
  11 décembre 2014
Je ne répèterais pas ce qui a déjà été dit sur ce livre, mais il est vrai qu'une fois refermé, il nous laisse désarçonné. Les faits sont là, inévitablement, clairement. Que les politiciens soient de gauche ou de droite, finalement, ils s'entendent tous pour former une élite, une oligarchie que seul l'argent intéresse. Nous sommes dans un monde de flibustiers, de pirates mais en costards cravates parlant un langage soutenu et policé. Une fois le livre refermé, une liste de noms incroyable envahit notre esprit, trop nombreux pour être cités. On se demande même s'il faut continuer à croire aux grandes écoles comme Sciences Po d'où tous ces incompétents sortent directement.
Ce livre n'est pas tant sur la domination que la machination, la manipulation. Les puissants utilisent des données qui sont tronquées. Exemple : fraude à la sécurité sociale en 2011 ? Oui, c'est vrai : 200 millions ont été détournés. Mais que vaut cette information si on oublie de rappeler que la même année des employeurs ont fait travailler des personnes sans les déclarer pour éviter de payer les cotisations patronales ? En effet, cela représente 20 milliards !!! Donc 200 millions ne sont pas grands choses à côté. On falsifie ensuite les mots : les chômeurs sont des assistés ; pourtant, quand on voit que le plan dit de sécurisation de l'emploi (autre mot terrible) fait que 9 emplois sur 10 sont des stages, des contrats partiels ou précaires (contrairement en 81 où 9 emplois sur 10 étaient des CDI), comment s'étonner qu'il y ait des chômeurs ? On ose les appeler ensuite assistés ? On dit que des manifestants mécontents ne sont pas des militants mais des "voyous" qui font des dégâts publics. Quel langage de voyou ! Puis, on cache des informations, des escroqueries : les paradis fiscaux, les escroqueries d'un pauvre type comme Bernard Tapie et j'en passe.
N'ayons pas peur de le dire : nous ne sommes pas en démocratie mais dans une "dictature douce". Je ne vois plus très bien la grande différence qu'il y aurait en effet entre un dictateur qui utilise l'armée pour prendre le pouvoir, et celui qui annonce un projet, se fait élire, et faire ensuite non pas ce qu'il a annoncé, mais ce qu'il veut au niveau du programme sans aucun soucis en raison de son immunité et du pouvoir policier en cas de manifestation. Les citoyens mécontents, manifestent sans aucun succès (faut-il se rappeler que sous Sarkozy, aucune manifestation n'a été considérée ? Aides-urgentistes, enseignants, ouvriers...). le philosophe Alain affirmait dans un de ses propos que la démocratie ne pouvait se comprendre à partir du suffrage universel seulement. On peut en effet tous voter pour Hitler démocratiquement, choisir le pape à la majorité s'il se présente. Autrement dit, nous choisirons démocratiquement de ne plus rester en démocratie ! Pour garantir la démocratie, disait-il, il ne faut pas seulement choisir un représentant, encore faut-il le pouvoir de contrôler les décisions supérieures. Or, étrangement, ce n'est plus le cas aujourd'hui ! On a juste la liberté d'élire, aucunement celle de contrôler les décisions qui nous concernent, ou qui sont faites dans l'ombre ensuite ! Etrange démocratie non ?
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pierre86000
  17 novembre 2013
On pourrait croire en première lecture que La violence des riches n'est qu'un petit livre de propagande « gauchiste ». Il n'en est rien, les auteurs sont bien des sociologues, qui analysent à l'aide de nombreux exemples ces rapports « dominant-dominé » qu'on retrouve dans toute société, et pas seulement dans les relations entre « les riches » et « les pauvres ».
La fiction des surhommes qui travaillent jour et nuit, sans compter leur temps, et méritent bien les salaires exorbitants qu'ils s'octroient et finirait par faire croire (l'auteur cite ici Paul Nizan, Les chiens de garde) que « Mr Michelin ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui ».
Cette domination pourrait parfois, sous l'effet d'un bon « management » être acceptée par les dominés, « car la servitude passe d'abord par l' intériorisation des bonnes raisons que les plus riches font miroiter pour faire valoir leurs intérêts au nom de l'intérêt général ».
Les media ne manquent pas d'entretenir ces idées, en donnant des réponses technologiques à des questions sociologiques : « la loi de l'offre et de la demande » s'exclame une chasseuse de têtes dans une émission télévisée consacrée à la légitimité des rémunérations en millions d'euros annuels. En somme il y aurait d'un côté les riches, créateurs de richesse et les travailleurs, des charges à réduire.
L'organisation des villes, rejette dans des ghettos en périphérie, près des voies de chemin de fer, sa population de « sous-hommes » (obèses, alcooliques, drogués, chômeurs et regroupe dans les centres coquets la crème de la société. La politique dite « de la ville », qui a pourtant englouti des millions, n'y a rien changé.
Les auteurs doutent que la politique puisse changer quelque chose à cette situation, tant « l'oligarchie » reste la même, à droite comme à gauche, formée dans les mêmes écoles dites prestigieuses et prônant le « néolibéralisme » salvateur, et les bienfaits de la « mondialisation ».
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de
  21 janvier 2014
Violence de l'exploitation et des dominations, violence de la bourgeoisie
Il n'est pas besoin de partager le vocabulaire des auteur-e-s (guerre de classe, riches, domination dans les têtes, etc) pour apprécier leurs analyses de la violence des dominant-e-s, de la bourgeoisie, du mode de production capitaliste et de son actualité néolibérale.
Les auteur-e-s nous parlent de cette violence sociale, masquée, enfouie, derrière le libre marché, la concurrence non faussée, le droit de propriété lucrative, les restructurations industrielles, etc.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot évoquent les ouvrier-e-s maltraité-e-s, les salarié-e-s jetables et jeté-e-s, les entreprises fermées, les décors sinistrés, les délocalisations, les subventions distribuées sans contrôle ou l'invention de la précarité institutionnelle et défiscalisée des zones dites franches…
Les auteur-e-s parlent aussi de ces patrons, membres de multiples conseils d'administration, de leurs propriétés, de leurs appartements, de leurs dépenses somptuaires, de leurs ghettos dorés, de leur mépris de classe…
Entreprises, et « relais sécurisés dans les paradis fiscaux », opacité des montages financiers, financiarisation des ressources naturelles, déréglementations institutionnalisées…
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot analysent, entre autres, les délinquances des « riches », la fraude fiscale, leur impunité, la justice à deux faces, la violence de la répression des délits commis par les jeunes, sauf pour les « blousons dorés », la criminalisation de la contestation sociale, la volonté de construire un « ennemi de l'intérieur »…
Elle et il présentent cette oligarchie présente, ses discours, les liens entre patrons et dirigeant-e-s politiques, et pas seulement à droite, les responsabilités des socialistes français dans la mondialisation néolibérale…
J'ai notamment apprécié les pages sur les espaces sociaux, les modes de vie, de la bourgeoisie, sur l'inscription des rapports sociaux de domination « dans les corps, dans le maintien et la gestuelle », sur les voyages des sociologues ou des lycéen-ne-s chez les riches, les effets de sidération et les sentiments d'impuissance…
Une promenade dans les beaux quartiers, une entrée dans les boutiques de luxe, et « nous » sommes dans un autre monde. Confrontation des univers et « violence sociale inouïe ».
Une plongée dans la réalité de certain-e-s, dans cette richesse débordante, cette richesse produite par les salarié-e-s et concentrée, très concentrée dans une classe sociale qui sait défendre ses intérêts. Une invitation à penser et à mettre en cause une organisation de la société basée sur la dictature de la propriété lucrative…
Des mêmes auteur-e-s : le président des riches. Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Zones 2010.
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pilyen
  06 novembre 2013
Oui ce livre est violent ! Même si tout ce qui y est raconté à l'intérieur est dans nos esprits, le fait de le voir écrit aussi simplement et aussi crûment, nous déstabilise sacrément.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont des sociologues peu ordinaires, au lieu de se consacrer à des recherches sur les pêcheurs bretons ou les harkis, ils ont opté pour les riches. Attention, les vrais riches, les grandes familles aux fortunes qui se multiplient au gré de leurs investissements boursiers ou aux grands patrons du CAC 40, ceux qui gagnent en une journée ce que vous gagnez en dix ans !
Une fois le livre terminé et refermé, j'ai été un peu sonné. J'avais beau savoir que les riches, les dominants, étaient sans vergogne, uniquement occupés à faire prospérer leurs acquis, considérant le bas peuple comme des bouts de chair sans cervelle et à leur merci, l'accumulations des observations des deux sociologues est absolument sans concession et m'a laissé sans illusion quant à un futur plus fraternel.
En ces temps de crise financière, les riches n'ont jamais eu autant d'argent et les populations laborieuses, étrillées, vidées, dépossédées de leur travail, n'ont jamais été aussi stigmatisées sans que personne n'y trouve à redire... ou presque. le livre après avoir fait un état des lieux du patronat en France ( les nombreuses aides de l'Etat qu'il truste, les impôts qu'il évite, la justice qui ferme à demi les yeux sur ses fraudes), de ses accointances avec le pouvoir qu'il soit de droite ou de gauche, s'intéresse à la violence insidieuse que cette domination exerce sur les masses les plus pauvres du pays et de leurs conséquences. Totalement bercées par un discours pro libéral par des médias inféodés à ce système depuis le tournant voulu en 1983 par François Mitterrand, toujours discréditées dès que pointe la moindre révolte, les classes populaires subissent de plein fouet cette violence insidieuse avançant, souriante mais masquée. En plus d'habiter dans des ghettos car la mixité sociale à l'intérieur des villes existe de moins en moins, les travailleurs (pour reprendre un vieux terme communiste) se voient également marqués dans leurs corps, saturés de bouffe bon marché, grasse et sucrée. L'histoire de leurs combats pour une société moins injuste, est laminée sous les effets conjugués de la disparition des lieux de souvenir (la Mutualité à Paris, transformée en Palais de la Mutualité grâce à sa rénovation fastueuse par un groupe international spécialisé dans l'événementiel ) et de la confiscation du langage par l'élite dominante. C'est ainsi qu'un parler édulcoré fait florès, paralysant d'autant mieux la pensée qu'il brouille les pistes, empêche la réflexion : un" plan de licenciement" devient ainsi un "plan de sauvegarde de l'emploi", bien plus vendeur et beaucoup moins dangereux (et les exemples abondent).
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Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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CineKino
  20 septembre 2015
J'ai découvert l'année dernière les auteurs de ce livre grâce à une collègue, au travers d'une BD sur les riches. Voyant que ces deux sociologues des élites sociales sortaient un nouveau livre en ce mois de septembre 2015 (''Tentative d'évasion (fiscale)''), je suis allé voir ce que ma médiathèque avait en stock parmi leur importante bibliographie et suis tombé sur l'un de leurs derniers livres, consacré aux rapports de classe entre les élites (souvent riches) et la majorité de la population. Des rapports de domination-soumission, de manipulation, d'exploitation, tellement violents qu'ils ne devraient pas être tolérés mais qui sont pourtant acceptés, rentrés dans les esprits au point de les trouver naturels. Les auteurs démontent cette mécanique de la domination, à l'aide de nombreux exemples et témoignages, issus de leur observation des évènements politiques et économiques ainsi que des entretiens et expériences sociologiques qu'ils mènent depuis des années. Très concret et plaisant grâce à ces ''études de cas'' et à leurs commentaires, le livre est très abordable, nul besoin d'avoir fait des études de sociologie pour le comprendre. Je le trouve en revanche trop brouillon dans sa structure, avec des chapitres sans lien évident entre eux et de nombreux exemples partant dans tous les sens, en lieu et place d'une analyse structurée s'étendant sur l'ensemble de l'ouvrage… mais ça aurait peut-être justement trop ressemblé à une thèse de sociologie ! A noter un chapitre sur ''L'oligarchie dans la France de François Hollande'', complément bienvenu après leur livre ''Le président des riches'' (qui traitait de Nicolas Sarkozy), et qui montre en quoi, de gauche ou de droite, les élites façonnent le monde de la même façon puisqu'ils vivent dans le même univers (scolarité à l'ENA, relations d'affaires, professions…).
Au final, un livre édifiant sur la domination des riches qui osent tout sans crainte d'être sanctionnés. A lire pour ouvrir les yeux, et peut-être se révolter de cette situation.
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Paris75Paris75   18 août 2015
La classe dominante, lorsqu’elle devient système oligarchique, présente une violence accrue dans les rapports sociaux qui permet à des individus lucides et cupides de faire valoir leurs intérêts particuliers en aménageant de surcroît la légalité à leur convenance. Les oligarques qui mènent la France, l’Europe et peut-être la planète tout entière à sa perte n’ont jamais reconnu leur responsabilité dans la crise financière de 2008. Ils accusent les peuples de coûter trop cher, d’être trop gourmands, de dépenser trop pour leur santé et leur éducation. Ils cherchent ainsi à se défausser sans jamais, eux, remettre en cause leur cupidité financière.
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SpilettSpilett   17 mars 2014
Qu'est-ce que la violence ? Pas seulement celle des coups de poing ou des coups de couteau des agressions physiques directes, mais aussi celle qui se traduit par la pauvreté des uns et la richesse des autres. Qui permet la distribution des dividendes en même temps que le licenciement de ceux qui les ont produits. Qui autorise des rémunérations pharaoniques en millions d'euros et des revalorisations du Smic qui se comptent en centimes.
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Paris75Paris75   21 août 2015
L’humiliation étant désormais inscrite dans la Constitution grâce à François Hollande, celui-ci s’est montré soucieux d’une communication qui ne laisse pas apparaître la souveraineté française bridée par les directives de Bruxelles. Le déficit est une arme pour asservir les peuples en légitimant une austérité dont on ne sait où elle pourra s’arrêter. Les partenariats public-privé, les privatisations feront le reste pour démanteler les services publics construits et tissés peu à peu après le chaos de la Seconde Guerre mondiale.
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Paris75Paris75   20 août 2015
François Hollande s’est fait élire président de la République en annonçant de faux combats contre les riches et contre la finance soi-disant sans visage. Il fallait en finir avec le « président des riches », et nous avons voté au second tour pour François Hollande, il est vrai sans beaucoup d’illusions. Mais nous avons été déçus objectivement tant le bilan est alourdi, avec la montée des licenciements boursiers, et aussi subjectivement, avec la perte de tout espoir et de tout crédit en la parole politique des socialistes.
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Paris75Paris75   21 août 2015
La Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Irlande ont déjà démontré que la recherche de l’équilibre budgétaire aggrave la crise et aboutit à une récession qui réduit les rentrées fiscales, augmente le chômage et la misère. C’est une logique infernale. Devant un système économique aussi pervers, il n’y a pas d’autre alternative que l’opposition et le rejet.
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Videos de Michel Pinçon (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Pinçon
« Macron, c?est moi en mieux », confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après « le Président des riches », les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d?enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France. Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur « ceux qui ne sont rien », les auteurs documentent la réalité d?un projet politique profondément inégalitaire. Loin d?avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l?ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l?exit tax, pérennisation du crédit d?impôt pour les entreprises? Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un « pognon de dingue » alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique. Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l?entourage, ce livre fait la chronique édifiante d?une guerre de classe menée depuis le c?ur de ce qui s?apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.
À découvrir ? « le Président des ultra-riches. Chronique du mépris de classe dans la politique d?Emmanuel Macron », la nouvelle enquête du couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot : https://bit.ly/2Hsdvro
Février 2019 - Zones éditions
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