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ISBN : 2702142044
Éditeur : Calmann-Lévy (21/09/2011)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Thriller politique, Lumière de fin décrit une Angleterre de cauchemar que seules quelques rares personnes éprises de liberté arriveront à sauver.

À l’enterrement de David Eyam, les cloches sonnent à toute volée et non doucement, comme c’est la coutume pour les morts. Kate Lockhart, une ancienne du SIS en Indonésie, s’y rend avec de grands patrons, des ministres et des chefs de l’espionnage pour pleurer la mort de son meilleur ami, le plus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
encoredunoir
  19 octobre 2011
Journaliste de formation, Henry Porter s'est fait durant les années 2000 une spécialité du roman d'espionnage, genre qu'il a sans nul doute contribué à renouveler à travers des romans comme Une vie d'espion, Nom de code : Axiom Day ou encore Empire State.
Avec Lumière de fin, Porter fait une incursion dans la dystopie en nous présentant une Angleterre où, dans un avenir proche, le gouvernement en place s'est accordé avec une société privée afin de pouvoir surveiller au plus près la vie privée des citoyens, et s'est arrogé, par le biais de lois ou d'articles de lois discrètement votés, les moyens de mettre la démocratie entre parenthèses.
C'est ce que découvre, au début de l'ouvrage, Kate Lockhart, talentueuse avocate exerçant aux États-Unis, ancienne des services secrets britanniques, revenue en Angleterre pour assister aux obsèques de son meilleur ami, David Eyam. Eyam, brillant conseiller du Premier ministre, avait mis fin à sa carrière dans des circonstances troubles et a fini par trouver la mort dans un attentat lors d'un voyage en Colombie. Cependant, Kate va découvrir qu'Eyam a laissé derrière lui des traces, des indices, l'incitant à se pencher sur les méthodes utilisées par le gouvernement pour tenir la population à l'oeil. Elle se trouve dès lors au coeur d'un immense complot duquel elle va devoir tenter de s'extraire tout en faisant éclater la vérité.
On peut pour commencer saluer l'ambition du roman d'Henry Porter, oeuvre de très légère anticipation basée sur des textes de lois déjà votés en Grande-Bretagne depuis le début des années 2000, et en particulier après le 11 septembre 2001 et les attentats de Londres de juillet 2005. Il en ressort une histoire à la fois crédible et bien dans l'air du temps qui déroule le fil d'une problématique valable aujourd'hui dans tous les pays occidentaux et qui fait son lit des crises et du populisme, ainsi que l'exprime clairement Kate Lockhart :
« Selon toutes les analyses, le public doit avoir une certaine forme de responsabilité là-dedans. Quand tout cela a commencé dans les années Blair, personne ne s'en est inquiété. Personne ne s'est soucié de l'État en tant que base de données. Quand on leur a dit que toutes leurs communications, leurs déplacements et leur vie pouvaient être inspectés par le gouvernement, les gens s'en sont moqués. Ils ont continué en se disant que le gouvernement garantissait un peu plus leur sécurité. Vous êtes-vous jamais dit que les gens s'en moquent peut-être, tout simplement, qu'ils ne veulent pas être dérangés ou croient avoir des choses plus importantes auxquelles réfléchir ? »
Il est clair que l'expérience de journaliste politique de Porter est ici essentielle pour extraire des vérités et les étirer de manière crédible sans sombrer dans la caricature. de plus, Porter aime à peindre des personnages aux motivations et aux personnalités complexes qui jouent des parties serrées de billard à trois, quatre ou cinq bandes.
En l'occurrence, c'est aussi là que, dans Lumière de fin, le bât blesse quelque peu. À développer une intrigue particulièrement compliquée, avec une multitude de personnages souvent ambivalents, Henry Porter prend le risque de parfois égarer le lecteur. Voire à le perdre s'il n'a pas l'opiniâtreté de passer les quelques 100 ou 150 premières pages de ce roman (qui en compte 500) nécessaires pour la mise en place de l'intrigue, mais dont la lecture s'avère parfois laborieuse.
On pourra rétorquer à cela, bien entendu, que la politique en général est une affaire complexe dont la compréhension peut s'avérer elle aussi laborieuse (il n'y qu'à voir, près de nous, l'affaire Karachi et ses multiples connexions). C'est un fait. Reste à savoir si l'on est prêt à faire l'effort de s'y intéresser dans le cadre d'un roman.
Si tel est le cas, Lumière de fin apparaît comme un livre particulièrement abouti et stimulant, malgré peut-être une fin un peu téléphonée et un brin emphatique. Sinon, on pourra se tourner avec profit, sur une thématique proche, vers le Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre, de Robin Cook, tout aussi efficace et ans doute plus accrocheur.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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gemini
  03 mars 2013
Alors qu'il était sur le point de révéler un secret gouvernemental, David Eyam est retrouvé mort en Colombie lors d'un attentat terroriste. Sa mort va précipiter Kate Lockhart, sa meilleure amie, au coeur d'un scandale national. Une course contre la montre où les uns vont se battre afin de dénoncer les méandres d'un système abusif et intrusif, dénommé DEEP TRUTH, alors que les autres vont tenter d'en dissimuler l'existence. La question est : Que renferme se nom "DEEP TRUTH" ?
Lumière de fin d'Henry Poter est une dystopie moderne basée qui nous amène à réfléchir sur les mesures d'exceptions et du principe de précaution qui peuvent être mis en place lors de circonstances particulières qui mettent en péril la sécurité des citoyens. Même si ce livre se base sur une loi édictée en Grande-Bretagne, elle existe en partie en France.
Le livre est plutôt bien écrit et relativement facile à lire. Quant à la trame de fond de ce roman, elle est à mon avis très intéressante. Mais, parce qu'il y a toujours un mais, l'intrigue est trop longue à se mettre en place. Il faut attendre de passer les 100 premières pages pour que soit enfin évoqué les prémices de ce qui constitue le projet DEEP TRUTH. On passe d'un protagoniste à l'autre, par plusieurs descriptions qui parfois semblent dénuées d'intérêt. Par contre, une fois que l'action débute réellement on a dû mal à refermer ce bouquin car on à l'impression d'être sur le point de découvrir à tout moment un incroyable scandale politique, au vu et à l'insu de tous, pour lequel plusieurs vies s'en trouvent menacées. La présence de personnages parfois ambiguës ajoute un certain suspense. le dénouement est bien amené même si on en connait en grande partie les éléments majeurs.
Je pense que ce roman qui certes n'est pas parfait, tout comme ma critique, mérite d'être lu !!! Votre vision ne peut que changer !
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Taylor
  02 mars 2013
Aux inconditionnels des livres d'espionnage, foncez. Un soupçon de John Irving, un zeste de Tom Clancy, un chouïa de flegmme britannique et vous obtenez Lumière de Fin.
Tout commence par la mort de l'ancien patron des services secrets britanniques lors de l'explosion d'une bombe. Etait-il personnellement visé ou bien la victime collatérale d'un attentat ?
Kate pleure son ami. Elle assiste à l'audience donnant les conclusions sur l'enquete de la mort de David Eyam. Lorsqu'elle sort de la salle, sa vie ne sera plus jamais la même. Elle se trouve plongée dans un complot impliquant les plus hautes sphères de l'Etat.
Plus elle creuse, plus le danger rode autour d'elle voire même la mort. Et David avant de tirer sa révérence lui a laissé des indices.
A elle de remonter le fil d'Ariane et sortir du labirynthe pour tomber sur la solution.
L'action du livre est très lente et les rebondissements sont distillés à dose homéopathique pour entretenir l'intérêt du lecteur. Mais le complot est révélé petit à petit et je peux vous dire qu'une fois fini le livre, vous allez devenir parano. Oui absolument, parano. Vous ne verrez plus ni votre ordinateur, ni votre portable du même oeil.
Je vous aide hein en vous disant ça ??? hi hi c'est fait pour....
Le courage et l'abnégation d'un groupe de personnes n'est pas sans rappeler "les Justes" lors de la Seconde Guerre Mondiale.
J'espère vous avoir donné envie d'allumer la Lumière de fin.
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Bruno19
  04 mars 2013
Roman reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE, merci à Babelio et à l'éditeur.
A la lecture du quatrième de couverture, pas de doute, il s'agit d'un roman d'espionnage où l'auteur va nous promener dans les arcanes du pouvoir et des services secrets entre mensonges, dissimuilations et activitées non avouables. La référence à Orwell en fin de résumé est elle aussi tout à fait justifiée et revendiquée par l'auteur dans sa postface -roman écrit en 2009 exactement soixante ans après la publication du 1984 d'Orwell et reprenant sa thématique d'une société sous surveillance constante -. le thème est donc d'actualité et prometteur: doit on sacrifier les libertés individuelles pour une sécurité accrue? Quelles peuvent être les dérives d'un tel sacrifice?
Au long de 560 pages, l'auteur va donc progressivement nous expliquer comment sur la base d'une législation existante dans la réalité une dérive vers un état policier est possible. Pour cela il commence son histoire par la mort filmée d'un homme (David Eyam) qui a quitté le gouvernement quelques années auparavant dans des circonstances mystérieuses et qui a légué plusieurs choses à sa vieille amie Kate Lockhart. Très vite on comprends que cet héritage est en fait composé de clés pour trouver le véritable héritage: ce qui s'est passé avant sa mort, ce qui l'a conduit à sa démission et peut être à mettre en scène sa propre mort (le mystère n'en est pas vraiment un, il ne s'agit pas là de spoiler l'intrigue). Kate va vite s'appercevoir aussi que quelqu'un la surveille et ne veut pas que l'heritage d'Eyam soit révélé (à n'importe quel prix).
Tout cela semble faire de ce roman un bon roman d'espionnage et pourtant...
Je n'ai vraiment pas accroché à ce roman pour plusieurs raisons:
Les personnages tout d'abord. Autant n'importe quelle histoire peut donner envie d'être lue grace au charisme de ses protagonistes, autant je n'ai rien trouvé d'attachant à Eyam ou Kate.
L'action ensuite. Un bon roman d'espionnage pour moi va précipiter ses acteurs dans des phases d'infiltration, de fuite, de combat ou de tromperie, de faux semblants. Or pendant plus de 400 pages il ne se passe pas grand chose, à peine un cambriolage un peu (très peu) musclé, un assassinat (évoqué) et quelques filatures et surveillances. C'est peu enthousiasment, rendant toutes ces pages longues à lire pour apprendre que Eyam est vivant (on s'en doute de puis le début) qu'il a simulé sa mort (pas d'explication détaillée de la manière dont il a fait qui aurait pu rendre un chapitre interessant) et qu'il doit à présent rendre public le secret que tout le monde veut voir disparaitre malgré la traque engagée contre lui.
Seules les 100 dernières pages du roman ammènent un peu de suspens dans la course contre la montre pour faire éclater la vérité.
Dommage le thème était alléchant.
A reserver aux lecteurs assidus que le thème interesse et qui ne chercheront pas d'excitation ou d'action dans le récit

Lien : http://leslivresdemavie.over..
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toto
  17 décembre 2015
Thriller sans suspens si ce n'est les 100 dernières pages.
Les personnages sont assez falots, le style banal, le sujet de l'intrigue aurait mérité mieux. En fait c'est un peu un pamphlet politique, mais manquant d'arguments.
Déception
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
encoredunoirencoredunoir   19 octobre 2011
Selon toutes les analyses, le public doit avoir une certaine forme de responsabilité là-dedans. Quand tout cela a commencé dans les années Blair, personne ne s’en est inquiété. Personne ne s’est soucié de l’État en tant que base de données. Quand on leur a dit que toutes leurs communications, leurs déplacements et leur vie pouvaient être inspectés par le gouvernement, les gens s’en sont moqués. Ils ont continué en se disant que le gouvernement garantissait un peu plus leur sécurité. Vous êtes-vous jamais dit que les gens s’en moquent peut-être, tout simplement, qu’ils ne veulent pas être dérangés ou croient avoir des choses plus importantes auxquelles réfléchir ?
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geminigemini   05 mars 2013
- Oui, je sais. Mais je me demandais si vous aviez jamais croisé le nom de SPINDRIFT ? Vous avez déjà entendu quelqu’un y faire référence ?
[…]
- Ça a une classification ?
- Comment ça, une classification ?
- Du genre de celle qui dit : « ça va vous cramer la gueule. » Je veux dire, si j’entre le nom sur Google, ça va déclencher les alarmes du gouvernement. Et, après, ils seront occupés à m’arracher les ongles avant même que j’aie eu le temps de m’en apercevoir, mon Kilmartin.
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geminigemini   05 mars 2013
« Un politicien est l’enclume molletonnée du diable ; il y forge tous les péchés et l’on n’entend jamais les coups »
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