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EAN : 9782841726530
135 pages
L'Atalante (24/10/2013)
3.7/5   41 notes
Résumé :
Enfin traduite en français, découvrez Mlle Félicité Bidel, l'auteur favori de Sam Vimaire junior, le fils du commissaire du Guet d'Ankh-Morpork. Avec Le très gros problème de Gaston, La guerre contre les gobelins morveux, Les hommes Pipi et autres succès de librairie, elle est la coqueluche des enfants du Disque-monde.

Geoffroy rend visite à sa grand-mère à Ankh-Morpork. Alors qu'il passe sous les pommiers ancestraux du jardin, il sent quelque chose l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Shenandoah
  12 février 2015
Je pense qu'avec ce livre, Terry Pratchett remporte haut la main le concours du titre (et du thème) le plus improbable. Pour le situer dans le grand cycle du Disque-Monde, car il en fait partie, il s'agit en fait dans les romans du livre préféré du fils de Sam Vimaire. Dans cet univers, c'est donc d'un livre pour enfants tout ce qu'il y a de plus classique, écrit par une certaine Félicité Bidel.
Il nous raconte l'histoire de Geoffroy, un petit garçon qui est envoyé quelques jours chez sa grand-mère à Ankh-Morpork. Il va découvrir la grande ville et se prendre de passion pour les crottes en tous genres, dont il décide de faire la collection.
Première chose, ce livre est magnifique. Il a été conçu comme un livre pour enfants à l'ancienne, avec de magnifiques illustrations, et une épaisse couverture cartonnée du plus bel effet. C'est vraiment un plaisir de feuilleter cet ouvrage, ce qui rend le contraste avec sont titre encore plus saisissant.
Cependant, et heureusement, le plaisir de ce livre ne s'arrête pas à son aspect physique car son contenu est tout à fait réjouissant. On y retrouve le style de Pratchett et ses jeux de mots, mais avec un ton beaucoup plus naïf et enfantin qui donne à cet ouvrage une impression de conte intemporel. du coup, si les enfants vont sans doute beaucoup rire à la lecture de ce livre, son humour très fin le rend tout à fait appréciable pour des adultes, avec en bonus les merveilleuses notes en bas de page typiques de l'auteur.
De plus, malgré son sujet qui, en soi, prête à rire, on pourrait presque considérer ce livre comme une réflexion philosophique sur nos besoins naturels. Il a aussi le mérite de beaucoup insister sur le lavage de mains, et a donc également valeur éducative pour les enfants qui auront le plaisir de lire ou de se faire lire cet ouvrage.
Bref, j'ai beaucoup aimé ce petit livre, bien plus subtil que son titre le laisserait supposer, et je suis ravie de l'avoir lu. C'est une addition de qualité au cycle du Disque-Monde, et j'ai maintenant très envie que les autres titres de Mlle Bidel paraissent dans notre monde, car je serais très curieuse de lire La Joie du Cerumen ou les autres ouvrages phares de sa bibliographie !
Challenge Petits Plaisirs 2014-2015
Challenge Variétés 2015
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UnKaPart
  20 août 2018
“La merde a de l'avenir. Vous verrez qu'un jour on en fera des discours.” Céline avait raison. Faut dire que le gars s'y connaissait en scatologie. Sa “caverne fécale” est entrée dans les annales, qu'elles soient du bac ou avec un seul n.
Le caca, on en fait aussi des livres.

Je suis le genre de gars qui rigole quand on dit prout. D'aucuns trouveront la chose consternante à mon âge vénérable. Mais comme je n'ai pas besoin de coach en humour, ces mêmes d'aucuns peuvent se carrer leur avis dans un endroit pas sans rapport avec le bouquin dont il est question aujourd'hui.
Le monde merveilleux du caca, rien qu'au titre, j'étais conquis. Un MONDE de caca, une autre échelle que les prouts, la cour des grands, le G20 de l'étron. Un titre qui pète, c'est bien gentil, mais ça ne fait pas tout, encore faut-il que le contenu suive. En voyant que le gars aux commandes était Terry Pratchett, monsieur Disque-Monde, j'ai fait trois tours dans mon slip. La foire du trône à la maison, y en avait partout sur les murs. J'adore Pratchett. Pas pour rien s'il occupe une place conséquente dans ma bibliothèque.

Si le bouquin coûte un peu cher – 15€ pour 130 pages, ça pique un chouïa aux fesses – on n'est pas volé sur la qualité. L'objet-livre est superbe, présenté comme un ouvrage jeunesse des temps jadis et bourré d'illustrations noir et blanc. J'ignore de quel matériau se compose la couverture, mais je me dis que si Boromir s'en était servi comme bouclier, il n'aurait pas fini criblé de flèches orques. Assez solide pour supporter une commode branlante de cent cinquante kilos, la matière fait cale.

La compétence copier-coller figurant sur ma fiche de personnage, je lance un D20 et terrasse la quatrième de couv' sur un coup critique.
“Geoffroy rend visite à sa grand-mère à Ankh-Morpork. Alors qu'il passe sous les pommiers ancestraux du jardin, il sent quelque chose lui tomber sur la tête. Ce sera le début d'une quête déterminée et d'une collection d'un genre unique.”
L'histoire de Geoffroy sera donc une quête initiatique. Chasse au trésor orientée vers le bronze plutôt que l'or. Découverte du monde et de ses habitants. Découverte aussi de soi-même. Une épopée discrète qui ne manque ni de tripes ni de sel(les).

Le chercheur en littérature scatologique a de quoi se mettre sous la dent. le sujet universel du prout-pipi-caca-boudin a enfanté pléthore d'ouvrages. Qu'est-ce qui distingue celui de Pratchett ?
Il ne s'agit pas d'un ouvrage ancré dans un quotidien plus ou moins réaliste, plein de pédagogie pour apprendre aux marmots à aller sur pot au lieu de tartiner leur bénard. Pas non plus un récit lafontainien peuplé d'animaux parlants, degré zéro de l'imagination au bout du douze millième lapin/poulet/chien/oiseau pris de coliques.
Pratchett écrit un récit de fantasy. Une vraie quête. Teintée d'humour absurde, c'est sûr. La marque de fabrique du bonhomme. Avec, derrière la passion peu commune de Geoffroy, cette question du “pourquoi pas, après tout”. On collectionne bien les timbres, les boîtes d'allumettes, les cailloux, les tracts de marabout, tout, jusqu'aux ossements humains (passion qui passe plus ou moins bien auprès du grand public selon que tu sois tueur en série ou directeur du département archéologie au Louvre).
Quand Pratchett raconte le parcours de ce gamin guidé par son projet d'un musée dédié aux crottes, il ne te cause pas d'un excentrique ou d'un pervers. le vieux Terry évoque l'innocence et l'enfance, cet âge où tout paraît possible, même les idées les plus folles. Les références à la vieillesse renforcent ce thème en jouant sur les contraires. Plus le temps, plus l'énergie, plus la santé… le fait que Geoffroy soit épaulé par sa grand-mère est révélateur de ce que l'auteur cherche à faire passer. L'ancienne génération épaule la nouvelle pour lui permettre de tracer sa propre voie. Plutôt que lui imposer “pour son bien” une orientation plus “respectable”, mamie aide Geoffroy à se mettre en selle.

Le monde merveilleux du caca, tout farfelu qu'il soit, reste ancré dans la philosophie qui commande Les annales du Disque-Monde. L'univers imaginaire, avec ses dragons et ses magiciens, est un prétexte pour parler de notre monde.
Prenons sire Henri, le ramasseur de crottes d'Ankh-Morpork. Archétype du gars parti de rien et arrivé très haut pour s'être retroussé les manches et avoir mis les mains dans le cambouis. Il représente aussi la multitude des grouillots qui passent leur vie à nettoyer derrière les autres. Femmes de ménage, éboueurs, balayeurs, légions industrieuses chargées du sale boulot, indispensables au quotidien et souvent prises de haut par ceux-là même qui en ont étalé partout. Enfin, Henri incarne le reflet d'une société qui fait de l'argent avec tout.
Du pur Disque-Monde. Pratchett n'écrit pas sur rien, il glisse toujours quelque chose derrière son histoire.
Ici, bien sûr, tout ce qui relève de la réflexion sera léger. L'ouvrage s'adresse avant tout à un jeune public, qui trouvera un récit rigolo. L'occasion d'entrer dans l'oeuvre de Pratchett par la porte des petits coins. Quant aux plus âgés, il vaut mieux avoir déjà marché dedans et lu quelques romans du Disque-Monde, sous peine de se demander dans quel délire on a atterri. Dans tous les cas, le monde merveilleux du caca emmènera jeunes et moins jeunes dans une virée cocasse vers les hauts lieux (d'aisance) d'Ankh-Morpork.

D'aucuns (les fameux !) auraient pondu une farce caca boudin, flatulence nauséabonde et vulgaire torchée à la va-vite. Pratchett, lui, dépose un joli morceau bien moulé, une vraie histoire drôle, rafraîchissante comme un désodorisant. Certes répétitive dans sa structure – Geoffrey va à tel endroit, rencontre tel personnage pittoresque, récupère telle variété de caca – mais comme le récit est court, on n'a pas le temps de se lasser. Et puis il y a l'humour, les jeux de mots, les notes de bas de page décalées… La fantaisie pratchettienne fait glisser l'ensemble comme un pet au jus sur une toile cirée. Ça coule sans effort, on arrive au bout du bouquin avant d'être au bout du rouleau.
Un bon petit bouquin qui file la pêche.
Lien : https://unkapart.fr/le-monde..
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Mladoria
  21 juin 2019
Pourquoi ce livre ? Ben Pratchett déjà !! Et ce titre !!! Grandiose quoi !! Non, je ne retourne pas au stade anal pourtant je trouve qu'il faut un sacré culot pour pondre un titre pareil !!! Evidemment, je prends !!
On va suivre le jeune Geoffroy qui est en visite chez sa grand-mère à Ankh-Morpork. Quand un oiseau se soulage fort à propos sur sa tête, il décide de commencer une collection pour le moins exotique et de créer un musée dédié aux cacas de tous les animaux. Conçu comme une sorte de leçon de choses à l'ancienne mode, ce livre est un petit bijou de bons mots (la traduction est comme souvent avec Pratchett une petite merveille), les illustrations sont vraiment très chouettes. Complètement déjanté mais proprement ingénieux, ce petit précis des déjections en tout genre ravira les amateurs de l'univers de Pratchett. Soyons honnêtes, je pense que ceux qui ne connaissent pas trop son humour, ni ne l'apprécient, ne trouveront pas ici la truculence du non-sense qui, moi, me ravit chez l'auteur. Arpentez les rues en humant les effluves de l'Ankh et pensez à votre parapluie pour passer sous les ponts !! Pour qui ne se prend pas au sérieux, le ton professoral est encore le plus drôle, bienvenue dans le monde merveilleux du caca !!
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Zazaboum
  18 août 2020
Dernier livre en date de Melle Félicité Bidel, auteure préférée de Sam Vimaire junior et gentiment dédicacé à son nom !
Elle avait déjà fait un tabac avec “Pipi” et celui-ci est en passe de le détrôner car le héros, Geoffroy, va rencontrer Henri Roi, l'homme qui transmute la crotte en or à Ankh-Morpork !
En dehors de l'ambiance morporkienne et l'humour, Pratchett a écrit un vrai livre avec un côté pédagogique sur l'hygiène, lisible par tous et pas uniquement les enfants.
Des dessins illustrent les aventures de Geoffroy qui a décidé d'ouvrir un musée dédié à tous les cas... des cacas d'oiseaux à ceux des gargouilles en passant par les vouivres et les humains !
Il manque les odeurs mais on ne va pas s'en plaindre ! Dans “Coup de tabac” Sam Vimaire va devoir prendre son mal en patience, Sam junior va avoir l'opportunité de rencontrer Melle Bidel.
Un incontournable pour les fans des Annales !
CHALLENGE MAUVAIS GENRE 2020
CHALLENGE RIQUIQUI 2020
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TINUSIA
  27 mars 2014
Dans ce livre, il n'est question que de « ça », du caca. Mais point de scatologie, point. Un délicieux petit roman, absolument jubilatoire et humoristique.
Terry Pratchett est un écrivain britannique, très prolifique, qui a créé le « disque-monde » en 1983, un monde absurde et comique, irrationnel, satirique, délirant et complétement décalé. Un monde plat et circulaire, porté par quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace d'une tortue gigantesque qui navigue dans le cosmos.
L'auteur, spécialiste de la Fantasy, profite de sa plume agile et bien aiguisée pour piqueter la société, en utilisant, entre autre, magie, dragons, croyances irrationnelles…
Pour revenir à nos moutons – ou plutôt à nos excréments – Terry Pratchett prête sa faconde à Mlle Félicité Bidel qui, d'emblée, explique que « ce qu'il faut révéler aux enfants sur les réalités du monde humain [doit être] un sujet de préoccupation pour tous les parents » et « qu'en s'interdisant de parler aux enfants de ce qui entre dans leur organisme et en sort on en fait un sujet tabou qui prête le flanc aux ricanements ». Et de rajouter : « Ce que nous mangeons puis excrétons joue un rôle primordial dans la société humaine, surtout dans celle que nous nous plaisons de qualifier de civilisée. […] Adopter la politique du chat et croire que ce qu'on ne voit pas n'existe pas n'est pas une attitude digne d'une société honnête ».
Geoffroy, petit garçon, est envoyé chez sa grand-mère dans la grande ville d'Ankh-Morpork, pendant que sa maman se prépare à donner naissance à un « heureux évènement », le temps que la situation « s'éclaircisse ». Pas très rassuré, le bonhomme. Pourtant il est accueilli par un « j'imagine que du gâteau te ferait plaisir », qui le rassure un peu. Sa grand-mère n'est pas si revêche qu'il le craignait. Tout de même, pour fuir son angoisse, lorsque la vieille dame – haute silhouette mince toute vêtue de noir, le nez chaussé de lunettes redoutables – l'invite à explorer le jardin, il accepte volontiers la suggestion. Se baladant « sous les pommiers ancestraux, il [sent] quelque chose lui atterrir sur la tête »… du caca d'oiseau. Qui porte bonheur. (1)
Dès que l'enfant apprend cela, il se met en tête de créer un musée qui rassemblera tous les cacas possibles et imaginables. « Après tout, sans caca, le monde exploserait ». Il bénéficie de la complicité du jardinier et de celle, inattendue, de grand-maman qui salue son « esprit novateur ». Inattendue, mais très efficace. Une collecte complètement aléatoire issue de rencontres complètement improbables. La première rencontre, c'est le « lieu d'aisance » de la maison de sa grand-mère : « Geoffroy se faisait l'impression d'être un roi sur son trône. À la vérité, comme beaucoup de souverains, il se tenait en équilibre précaire sur le bord, conscient qu'il risquait de glisser s'il ne se méfiait pas ». Dès lors, la récolte de crottes en tout genre va devenir son occupation principale : crottes de souris, de poules (2), de ver de terre, de chat (3), de chien (bien évidemment). Quand le petit collectionneur fait la connaissance de Louis, il découvre qu'un certain tire profit des déjections canines : sire Henri Roi auquel Madame interdit de ramener du boulot à la maison. Alors il entrepose « de la pure » dans de grandes cours en dehors de la ville. Allusion ? Mais c'est bien sûr !
Geoffroy, désormais, ne va pas se contenter de récoltes ordinaires. Et son enthousiasme pour les pièces uniques est communicatif : dragon (4), gargouille, babar l'ermite des terres d'Howonda, musaraigne aquatique de Ker-Gselzehc, suricates acrobates (qui, entre nous, se font leur cinéma), chameaux calculateurs (très pointilleux quant aux nombres entiers à virgule flottante), élan porte-manteau de Néantfjord, tout ce monde hétéroclite va fournir au collectionneur ce qu'il faut pour alimenter son assortiment en cacatologie.
Je dévoile déjà beaucoup trop de cette réjouissance.
Mais je n'ai pas encore tout dit, pourtant. Un ouvrage à la couverture cartonnée, à l'ancienne, comme la sexagénaire que je suis se rappelle la distribution des prix. Des illustrations de Peter Denis, qui, elles aussi, rappellent le bon vieux temps. Celui où je découvrais à peine le bonheur de lire.
Et je vais conclure par « the » dédicace, signée par Terry Pratchett : « Je dédie donc ce livre à mon vieil ami sire Henri Roi, l'homme qui transmue la crotte en or ! »
Toutes les notes suivantes sont de l'auteur.
PS – C'est extrêmement bien écrit….
(1) La croyance voulant qu'un oiseau qui vous défèque sur la tête porte bonheur est commune à un grand nombre de cultures. Quand on demande pourquoi, une réponse triviale revient régulièrement : « Ben, c'est pas une vache ».
(2) Les oeufs de poule ont souvent du caca collé sur la coquille car les poules se fichent de savoir où elles font leurs besoins. Dans l'empire agatéen, on gratte soigneusement le caca pour en faire de la soupe, mais, à tout prendre, il vaut mieux laver l'oeuf avant de le plonger dans l'eau bouillante, surtout si, comme certains, on se sert de la même eau pour le thé.
(3) Les chats shling-shlang-bang du Contrepoids sont vénérés pour le caractère agressif de leur caca, qu'on sèche soigneusement, puis dont on se sert pour les feux d'artifices.
(4) le caca de draco nobilis rappelle celui de n'importe quel carnivore, mais, si des chevaliers en armure ot figuré au menu récemment, les dragons excrètent de petites rondelles en fer-blanc, comme celles du boeuf salé, ou plutôt du boeuf scellé dans e métal, comme qui dirait.

Lien : http://litterauteurs.canalbl..
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critiques presse (2)
LesVagabondsduReve   01 juillet 2014
Un fort joli petit livre relié de toile, tout droit traduit d’une collection qui enchante tous les enfants du Disque-Monde. Un genre de choses délicieusement vintage tant dans la présentation que dans les illustrations.
Lire la critique sur le site : LesVagabondsduReve
Elbakin.net   28 octobre 2013
Que dire de ce petit ouvrage si ce n’est que, à l’image du monde très particulier qu’il met en scène, il est bel et bien merveilleux ! On retrouve toute la verve de Terry Pratchett, qui profite de cette occasion pour causer, l’air de rien, des règles élémentaires d’hygiène.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ZazaboumZazaboum   17 août 2020
[1] Tôt ou tard, un trou dans la terre, même aménagé avec soin, finit par se remplir. Une solution consistait à déplacer l'édicule en laissant le trou en place. Au bout de plusieurs déménagements de ce type, le cabinet se retrouvait parfois tellement loin que le pèlerin désireux d’aller faire ses dévotions à la chapelle d’aisance risquait de devoir marcher sur plusieurs kilomètres, muni de son panier-repas. L’autre solution était de vider le cabinet. Une catégorie d’artisans intrépides fit son apparition ; ils avaient pour tâche exclusive dans la vie de vider les cabinets et de se débarrasser de leur contenu. Ces héros fécaux portaient le nom de vidangeurs ou maîtres des basses œuvres, et nous ferons brièvement leur connaissance plus tard. Ils comptaient peu d’amis, sauf dans leur branche d’activité... On les respectait néanmoins, et, quand ils marchaient dans la rue on s’écartait vite de leur chemin pour les laisser passer.

page 62
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JyhaissJyhaiss   18 septembre 2014
Les gens trouvent marrant de déféquer sur mon bateau et moi, expliqua sire Henri. Ils ont moins rigolé le jour où j'ai pris à bord un bon tireur à l'arbalète pour le trajet. Quelques imbéciles ont encore du mal à s'asseoir pour avoir trop poussé avec Henri Roi.
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culture_enpapierculture_enpapier   30 juillet 2015
On a quelques chèvres laineuses des montagnes Osdetroll, dit le gardien. Remarque, ce n'est pas facile de distinguer la tête de la queue à cette époque de l'année. Mais le vieux Bert est malin : il attend qu'elles pètent, ça le renseigne sur le bout à nourrir.
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MineyMiney   06 novembre 2016
L'hippopotame est réellement le plus dangereux des animaux, et des deux bouts. Non seulement il est capable de se déplacer très vite pour refermer les mâchoires sur le nageur sans méfiance, mais il peut ensuite asperger de caca d'infortunés spectateurs en faisant tournoyer sa queue comme une hélice pendant qu'il défèque. Pour les zoologistes, il entend ainsi marquer son territoire. Pour l'auteur, il s'agit d'une des meilleures blagues de la nature.
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HykulleHykulle   13 février 2014
J'ai cependant la conviction qu'en s'interdisant de parler aux enfants de ce qui entre et sort de leur organisme et en sort on en fait un sujet tabou qui prête le flanc aux ricanements. Ce que nous mangeons puis excrétons joue un rôle primordial dans la société humaine, surtout dans celle que nous nous plaisons à qualifier de civilisée.
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Videos de Terry Pratchett (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Terry Pratchett
Extrait de "De bons présages" de Terry Pratchett et Neil Gaiman lu par Stéphane Ronchewski. Parution en numérique le 24 septembre.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/de-bons-presages
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