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EAN : 9782221146699
168 pages
RLA-WILDPROJECT (06/11/2014)
3.93/5   15 notes
Résumé :
L'enquête lauréate du Prix Albert Londres 2014. La French Connection, dans les années 1970, c'était la drogue fabriquée à Marseille et revendue aux États-Unis. La French Deconnection, aujourd'hui, c'est la drogue fabriquée au Maroc et revendue à Marseille. Avec les mêmes symptômes ici qu'à l'époque aux États-Unis : misère et ghettos. Enquête dans les cités, au coeur des trafics, dans les caves, auprès des choufs et des nourrices, des politiques et des braqueurs, des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
le-mange-livres
  07 avril 2015
Voici une recueil d'articles du journaliste Philippe Pujol (prix Albert-Londres 2014), formant ensemble une enquête édifiante sur le trafic de drogue à Marseille. A mettre entre toutes les mains, tant la démarche d'investigation est passionnante (l'ouvrage se lit comme un roman), et tant le sujet interpelle nécessairement le citoyen.
Mêlant notes d'ambiance du "terrain", interviews, et analyses plus générales, Philippe Pujol livre ici une analyse au scalpel, et à vif, de Marseille, s'attachant à décrire le monde de la drogue, ses acteurs, ses codes, mais aussi, plus largement l'essor de cette nouvelle criminalité, bien différente de la "French Connection" encore que dans sa filiation, et qui trouve dans la misère sociale phocéenne un terreau hélas bien trop fertile.
Car l'analyse approfondie de cet univers marginal joue finalement comme un révélateur social de bien plus grande ampleur, éclairant le fonctionnement (ou plutôt les dysfonctionnements) de la ville en tant qu'organisme social. Philippe Pujol va à l'encontre des idées reçues (non, il n'y a pas plus de Kalachnikov en circulation à Marseille que dans le centre de Kaboul !), et se tient loin du sensationnalisme des JT faisant leur beurre gras des exécutions sommaires. Il montre que cette violence médiatisée n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg, qui forme un véritable système, depuis la ghettoïsation des quartiers, jusqu'à l'inefficacité des politiques de la ville, en passant par la corruption, le clientélisme, ou la crise de l'économie portuaire.
Il propose en définitive une analyse fine mettant en évidence la chaîne complexe des causalités ; cela va bien au-delà du reportage, et c'est rassurant de lire du journalisme de cette qualité ! A compléter, sous un angle plus littéraire, mais toujours très documenté, et dans le contexte romain, le très bon Romanzo criminale de Giancarlo de Cataldo.
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2017
Les rois changeaient avec le siècle, les armes aussi, mais pas les statistiques. Quoi de neuf donc ? Le jeune âge et l’envergure modeste des victimes comme des tireurs. Une illusion de toute-puissance en bandoulière.
Pour s’offrir un morceau d’immortalité, ces voyous acceptent de mourir à la fin. Jeune. Et à chaque nouveau mec au tapis, les médias résonnent d’un prudent « vraisemblablement sur fond de stups.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2017
Le business de la drogue compte quatre classes, les petits, les cramés, les grands et les vieux. Les petits sont les ouvriers des grands, les cramés sont des petits qui veulent jouer aux grands et les vieux sont des grands bien en place ou légèrement sur le déclin. Les cramés sont de la génération kalachnikov, ils l’utilisent ou la subissent. Le code de l’honneur suit les besoins du business.
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benlebbenleb   28 octobre 2015
Il est important aussi d'appuyer la responsabilité des consommateurs. Un marché s'alimente à deux : fournisseurs et consommateurs. Comment en tant qu'adultes, avec quelle éthique, peut-on aller acheter de la drogue à un mineur ? Voilà un élément que l'on ne relève pas toujours.
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stekasteka   14 décembre 2014
On dit qu'on ne peut pas entrer dans nos quartiers, moi je dis qu'on ne peut pas en sortir.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juillet 2017
On tue pour cinq mobiles donc. Ils se mélangent parfois. Les prosaïques, il y en a trois : pour garder ou conquérir un marché, pour sanctionner un endetté jamais payeur, pour punir un agresseur trop insistant. Puis les ombrageux, il y en a deux : pour réparer un outrage, pour venger un proche.
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