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(01/01/1888)
3.3/5   10 notes
Résumé :
Oeuvre de jeunesse, Crime de village, recueil de nouvelles, parut en 1888, à compte d’auteur et passa presque inaperçu.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
NathalC
  04 mars 2021
8 nouvelles de Jules Renard. L'écriture est ancienne. Il faut presque se concentrer lors de la lecture.
Ce recueil est pour moi sans grand intérêt. Je n'ai trouvé aucun attrait ni dans les histoires, ni dans l'écriture.
Ouf, 8 nouvelles regroupées dans un petit livre de moins de 100 pages. C'est amplement suffisant en ce qui me concerne.
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cmpf
  07 mai 2015
Recueil de huit nouvelles où il est question de meurtre, de promesse de mariage ou de femme infidèle, mais surtout d'argent et de ruse. Crime de village - Flirtage - La meule – le retour - A la Belle étoile – Une passionnette - Héboutioux – A la pipée. Certaines sont à chute comme Héboutioux, d'autres paraissent de simples tableaux tel le Retour.
On retrouve l'univers De Maupassant, mais généralement avec un moindre talent. J'ai cependant particulièrement apprécié La meule qui laisse percer une ambiguïté sur le geste intentionnel ou non du paysan. Crime de village dans laquelle un meurtre involontaire permet une bonne affaire pour l'acheteur, Flirtage et Héboutioux avec son mélange de ruse et de brutalité ont également retenu mon attention.
Challenge 19ème siècle
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HORUSFONCK
  28 mars 2018
Jules Renard fait dans ce Crime de village, les gammes de son singulier talent littéraire.
Ce n'est pas Maupassant, et heureusement! le style en est plus brut et moins onctueux, mais les personnages sont là.
Des histoires à lire, donc, sans déplaisir mais sans admiration excessive.
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paulmaugendre
  14 janvier 2021
Ce pourrait être une farce normande si chère à Maupassant, mais cette histoire se déroule dans le Nivernais.
Cette nouvelle parue en 1888, dans un volume édité à compte d'auteur, était incluse dans un recueil où figuraient sept autres textes, et aurait très bien pu être écrite par le célèbre conteur normand, tant l'ironie et le décor peuvent induire le lecteur en erreur. Pourtant il s'agit de l'un des premiers contes rédigés par l'auteur de Poil de Carotte et de l'Ecornifleur.
Les palabres durent en longueur entre Rollet, le vendeur d'un veau et Collard, l'acheteur potentiel. Ils ne sont pas d'accord sur le prix et le marchandage est âpre. L'un veut six cents francs, l'autre n'est prêt à débourser que cinq cents. La mère Rollet incite toutefois son mari à céder quelque peu. Mais l'homme en bon paysan fort de son droit n'accepte pas de tergiverser.
Collard arrive à la ferme en compagnie de sa femme courtaude et bavarde, affublée d'un grand cabas. La discussion s'engage entre les deux hommes qui parlent de tout et de rien, avant d'entrer dans le vif du sujet. Chacun reste campé sur ses positions. Mais au moins, ils parviennent à un consensus : celui de régler leurs affaires devant une chopine dans le bistro du village.
Les chopines se vident et pendant ce temps, les deux femmes discutent, causent, bavardent, et en fin de compte elles se couchent dans le même lit, madame Collard préférant se glisser dans la ruelle, ramenant la couette sur elle, s'amusant de la farce. Dans la nuit la mère Rollet pense être la proie d'un ectoplasme ou du moins de quelque entité malfaisante tirant le drap à elle. Faut dire que la conversation sur la fin naviguait sur les revenants. Elle attrape un chandelier posé non loin d'elle, et vas-y que je cogne sur cette chose indéfinissable.
Et quand les hommes reviennent, l'air quelque peu embrumé par leurs libations, ils ne peuvent que constater les dégâts des os.

Cette nouvelle rurale, jouant sur la superstition et la ladrerie des deux hommes roublards, incapables de s'entendre sur un prix, n'aurait point déméritée, comme précisé ci-dessus, sous la plume de Guy de Maupassant.
Et les autres nouvelles qui complètent le recueil originel, c'est-à-dire Flirtage, La meule, le retour, A la belle étoile, Une passionnette, Héboutioux, A la pipée, sont toutes ancrées dans ce domaine pastoral et bucolique. L'humour noir y règne, principalement dans La meule, mais souvent il existe un antagonisme, un désir de vengeance, entre les personnages, comme dans A la belle étoile. Antagonisme porté à son comble à cause d'une chopine de trop. Sans oublier les amourettes, la jalousie, et autres joyeusetés qui tournent en drame une farce féroce, cruelle. Mais pas toujours heureusement.
Lien : https://leslecturesdelonclep..
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raynald66
  08 décembre 2013
Je n'avais pas lu de livre de Jules Renard depuis "poil de carotte" mais très déçu par ce recueil d'histoires du Terroir de Jules Renard, je le déconseille
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
RenodRenod   23 mai 2019
La lueur de la lanterne, une petite lueur étique, se mettait en furie. Ils se parlaient bas, par phrases espacées, longues comme des minutes, s’arrêtant court à un cri, à un battement d’ailes des dindes en sommeil, étagées en rond sur les roues, ou perchées sur des échelons comme des boules d’ombre.
Toute la quantité de sentiment dont était capable leur âme fermée aux influences mystérieuses des entours entrait en eux, les pénétrait, les troublait.
Ils avaient comme des jets de paroles par où s’échappait leur amour, des exclamations grosses de lourdes tendresses où sonnaient comme des pièces fausses un mot de cupidité, une idée d’intérêt, un rien d’avarice.

*Flirtage*
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raynald66raynald66   08 décembre 2013
D’un côté les bêtes, de l’autre les gens.
Les couvertures en tuiles rouges semblaient, au soleil couchant qui les incendiait, d’énormes plaques de tôle sortant du four. Un ruisseau large, qui baignait le pied de la ferme, avait l’air de charrier des flots d’oies et de canards.
À l’approche de Madame, une volée de pigeons passa d’un toit à l’autre, et, comme elle les suivait des yeux, elle vit de l’autre côté, au haut du monticule, quelqu’un qui en descendait la pente avec précaution.
« Tiens, le vieux », dit Madame ; et elle le regarda.
Il avait une peau de chèvre, un bâton noueux. Il était nu-tête, tout blanc, chevelu et barbu comme un Homère, et descendait sans se presser les marches naturelles de la pente, incliné du côté droit, le bâton en avant ; la jambe gauche suivait, puis, lentement, la droite.
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HORUSFONCKHORUSFONCK   28 mars 2018
Le père Collard avait des sabots blancs à peine équarris, une casquette en peau de loutre, un manche de fouet sans fouet à la main, l’air finaud et avare.
La mère Collard, courte et bavarde, portait un grand cabas toujours plein qui ne la quittait pas dans ses plus petites courses et qui lui battait lourdement les flancs.
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HORUSFONCKHORUSFONCK   28 mars 2018
Mon cher papa,
Laisse-moi t’offrir ces quelques pages de collégien, manuscrites depuis si longtemps, imprimées enfin pour toi seul.
Surtout ne les montre à personne. Seul tu peux, comme papa et comme camarade, avoir le courage de les lire et de les trouver passables.
Bien à toi,
RENARD.
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Vidéo de Jules Renard
Extrait du livre audio "Journal - Extraits 1887-1910" de Jules Renard par Jean-Claude Brialy. Parution CD et numérique le 10 août 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/journal-extraits-1887-1910-9791035404451/
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