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ISBN : 2075104379
Éditeur : Gallimard (16/08/2018)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 2044 notes)
Résumé :
Poil de Carotte a beau se taillader les joues pour qu'elles rosissent, personne ne l'embrasse.
Mme Lepic n'aime pas son petit dernier aux cheveux roux. «Tout le monde ne peut pas être orphelin», se répète Poil de Carotte, et il nous livre ses idées personnelles, «ainsi nommées parce qu'il faut les garder pour soi. Ni la générosité ni la sincérité ne paient dans le monde des adultes. Il faut ruser.
L'existence de Poil de Carotte est un enfer dont il ne ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (112) Voir plus Ajouter une critique
Pcpa
  22 mars 2019
Poil de carotte est le dernier d'une fratrie de 3 enfants, souffre douleur de la famille et plus particulièrement de sa mère.
Ce roman de Jules Renard prend sa place à la campagne au travers de courtes scènes de la vie quotidienne et on retrouve beaucoup de poésie malgré la dureté d'une famille envers le petit dernier.
L'écriture est simple et belle, les courts récits sont percutants.
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux". Jules Renard
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Jolap
  01 avril 2019
Une bibliothèque personnelle a une double vocation. Elle nous offre des moments de bien-être, de découvertes, de réflexion, de rêve et plus encore. Mais elle sert aussi d'appui à de nombreux échanges. C'est sympathique de faire circuler un ouvrage que l'on a aimé ou pas. C'est un lien. Prêter un livre c'est faire confiance. On en parle, on échange, on argumente et mine de rien on finit par se connaître………… mieux.
Ce livre c'est Minipatch qui me l'a prêté. Pour elle il s'agit d'une lecture conseillée par sa professeure de français ( 5ème). En d'autres termes c'est une obligation et non un choix.
Pour moi un formidable prétexte pour me replonger dans mes souvenirs d'enfance mais surtout, surtout l'occasion de vivre le temps de quelques pages au rythme de ses indignations, de ses questionnements, de ses sourires et tenter de comprendre pourquoi ces petites histoires l'ont hélas, parfois, profondément ennuyée.
On ne présente plus Poil de Carotte. Ce petit bonhomme à la chevelure rousse, coincé entre une mère tyrannique, sournoise et peu aimante, un père soumis et plutôt lâche, frère Félix qu'il juge admirable et Ernestine sa soeur hautaine et distante. Les quarante-six petites saynètes décrivent le quotidien de la famille Lepic.
Je comprends bien qu'une jeune fille d'aujourd'hui ait toutes les peines du monde à apprécier le caractère désuet de cette fin du XIXème siècle. Un temps révolu où un enfant n'avait généralement pas le droit à la parole, et encore moins à la contestation et ne remettait jamais en cause une décision parentale aussi injuste fût-elle.
Je le comprends d'autant plus que plus de cinquante ans me séparent de cette lecture que j'ai beaucoup aimée, de ces petites histoires parfois drôles, cocasses et qui souvent pourtant m'indignaient tant Poil de Carotte était brimé.
Aurais-je dû laisser ce souvenir en l'état ? Oui probablement. Aujourd'hui j'avoue. Ce n'est pas un parterre d'étoiles que j'attribue à Monsieur Jules Renard. J'ai beaucoup moins souri, je me suis beaucoup moins attendrie, moins insurgée. J'étais un peu distante. J'ai bien mieux compris ton manque d'enthousiasme Minipatch. Nous en reparlerons?
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PiertyM
  15 mars 2014
Jules renard nous fait vivre quelques moments bouleversants de son enfance à travers le petit garçon nommé François devenu poil de carotte à cause de ses cheveux roux et des taches qui couvrent sa peau. Il est le plus jeune de la famille Lepic. En tout cas, c'était à l'écran que je m'étais familiarisé avec poil de Carotte. A l'époque c'était le côté comique qui faisait l'affaire, on se marrait bien des ruses à répétitions de Poil de carotte. ce n'est qu'en lisant le livre original qu'on prend conscience du traumatisme auquel Poil de carotte est victime.
Poil de carotte, le benjamin de la famille Lepic, au lieu de mériter plus d'attention étant le plus petit, est le plus rejeté, le mal aimé, c'est à lui que reviennent les claques lorsque rien ne va dans la maison. Tous ses actes sont réprimandés. Il n'a aucun droit de dire non sur quoi que ce soit peut lui demander d'exécuter tout membre de la famille, en premier lieu sa mère. Même s'il faut accomplir certaines taches dans l'obscurité, ce qui est une grande épreuve pour tout enfant à qui le lueur sombre effraie toujours, son grand-frère et sa grande soeur peuvent désister mais pas lui le plus petit.est obligé d'affronter les fantômes. Bien d'injustices persécutent l'enfance de Poil de Carotte qu'il développe en lui très vite une barrière de défense et de responsabilité contre l'environnement, il conçoit les choses à sa manière, il devient désagréable au monde tel qu'il l'est envers lui...
Un livre destiné aux enfants mais c'est une bonne étude sur la psychologie infantile!
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Asterios
  26 février 2019
Dérouté au premier abord par la construction de l'ouvrage qui ne semble qu'une succession de sévices, de maltraitances et d'humiliations, peu à peu se dessine une famille. Une famille comme un tout qui fonctionne parce que tous ces éléments s'imbriquent les uns dans les autres que chacun y trouve sa place. le père silencieux qui garde ses secrets (mais qui sait les divulguer de manière surprenante) , plus ou moins présent qui entend éduquer et prodiguer des conseils, la mère protectrice et envahissante et d'une rare violence psychologique qui sait tellement ce que ressentent ses enfants qu'elle choisit ce qu'ils aiment et ce qu'ils pensent, le grand frère qui partage toujours le meilleur avec lui-même et la soeur conseillère avenante et moqueuse qui prépare déjà sa vie de mère pour prendre la succession de la sienne. Et poil de Carotte le bouc émissaire, le moqué, le délaissé qui flâne sous la table au pied de sa famille, qui subit mais qui aime, qui mieux que d'accepter son sort défend sa famille en justifiant aux regards goguenards extérieurs ce qu'il doit subir pour sa peine. Tous ces éléments sont en équilibre et chacun tient sa place, personne ne veut laisser la sienne jusqu'à la révolte, un frissonnement qui pourrait annoncer le séisme, et il y a la parole du père, tout à la fin, comme une libération.
Au fils du livre, on se prend d'affection pour ce jeune garçon qui oscille entre résignation et besoin de montrer aux siens qui il est pour exister et gagner leur estime, c'est une énergie grandissante qui lui donne la force de poursuivre et de vouloir devenir.
Ce livre qui n'est pas dénué d'humour, un humour parfois gênant, qui crée une intimité dérangeante elle aussi avec le lecteur, qui s'introduit dans cette famille comme un observateur impuissant.
Un roman autobiographique qui présente un personnage résiliant qui sut traverser la haine et le mépris pour réussir à rebondir et à agripper à la vie par le besoin de la reconnaissance par les autres. de là à être heureux...
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araucaria
  23 juillet 2013
Un très grand classique qui évoque le désamour, voire la haine, d'une mère pour son fils. Un sujet difficile, longtemps tabou puisqu'on fait l'éloge de l'amour maternel. Un livre bien écrit pour tout public, pas seulement les enfants auxquels cet ouvrage était plutôt destiné.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   30 mai 2010
— Je parie, dit madame Lepic, qu’Honorine a encore oublié de fermer les poules.

C’est vrai. On peut s’en assurer par la fenêtre. Là-bas, tout au fond de la grande cour, le petit toit aux poules découpe, dans la nuit, le carré noir de sa porte ouverte.

— Félix, si tu allais les fermer ? dit madame Lepic à l’aîné de ses trois enfants.

— Je ne suis pas ici pour m’occuper des poules, dit Félix, garçon pâle, indolent et poltron.

— Et toi, Ernestine ?

— Oh ! Moi, maman, j’aurais trop peur !

Grand frère Félix et sœur Ernestine lèvent à peine la tête pour répondre. Ils lisent, très intéressés, les coudes sur la table, presque front contre front.

— Dieu, que je suis bête ! Dit madame Lepic. Je n’y pensais plus. Poil de Carotte, va fermer les poules ! Elle donne ce petit nom d’amour à son dernier né, parce qu’il a les cheveux roux et la peau tachée. Poil de Carotte, qui joue à rien sous la table, se dresse et dit avec timidité :

— Mais, maman, j’ai peur aussi, moi.

— Comment ? Répond madame Lepic, un grand gars comme toi ! C’est pour rire. Dépêchez-vous, s’il te plaît !

— On le connaît ; il est hardi comme un bouc, dit sa sœur Ernestine.

— Il ne craint rien ni personne, dit Félix, son grand frère.

Ces compliments enorgueillissent Poil de Carotte, et, honteux d’en être indigne, il lutte déjà contre sa couardise. Pour l’encourager définitivement, sa mère lui promet une gifle.

— Au moins, éclairez-moi, dit-il.

Madame Lepic hausse les épaules, Félix sourit avec mépris. Seule pitoyable, Ernestine prend une bougie et accompagne petit frère jusqu’au bout du corridor.

— Je t’attendrai là, dit-elle.

Mais elle s’enfuit tout de suite, terrifiée, parce qu’un fort coup de vent fait vaciller la lumière et l’éteint.
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viou1108viou1108   26 décembre 2017
[Lettre de Poil de Carotte, en pension, à son père, Mr Lepic]:
[...] J'apprends que tu dois aller à Paris. [...] je profite de l'occasion pour te demander si tu ne pourrais pas m'acheter un ou deux livres. Je sais les miens par coeur. Choisis n'importe lesquels. Au fond, ils se valent. Toutefois je désire spécialement La Henriade, par [...] Voltaire, et La Nouvelle Héloïse, par Jean-Jacques Rousseau. [...]
[Réponse de Mr Lepic]:
Mon cher Poil de Carotte, les écrivains dont tu me parles étaient des hommes comme toi et moi. Ce qu'ils ont fait, tu peux le faire. Ecris des livres, tu les liras ensuite.
+ Lire la suite
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araucariaaraucaria   04 avril 2014
Poil de Carotte n'aime pas les amis de la maison. Ils le dérangent, lui prennent son lit et l'obligent à coucher avec sa mère. Or, si le jour il possède tous les défauts, la nuit il a principalement celui de ronfler. Il ronfle exprès, sans aucun doute.
La grande chambre, glaciale même en août, contient deux lits. L'un est celui de M. Lepic, et dans l'autre Poil de Carotte va reposer, à côté de sa mère, au fond.
Avant de s'endormir, il toussoute sous le drap, pour déblayer sa gorge. Mais peut-être ronfle-t-il du nez? Il fait souffler en douceur ses narines afin de s'assurer qu'elles ne sont pas bouchées. Il s'exerce à ne point respirer trop fort.
Mais dès qu'il dort, il ronfle. C'est comme une passion.
Aussitôt, Mme Lepic le pince entre deux ongles, jusqu'au sang, dans le plus gras d'une fesse. Elle a fait choix de ce moyen.
Le cri de Poil de Carotte réveille brusquement M. Lepic, qui demande :
- Qu'est-ce que tu as?
- Il a le cauchemar, dit Mme Lepic.
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kathykathy   05 août 2011
"Lettres choisies"
De Poil de Carotte à M. Lepic
- Mon cher papa,
J'apprends que tu dois aller à Paris. Je partage la joie que tu auras en visitant la capitale que je voudrais connaître et où je serai de coeur avec toi. Je conçois que mes travaux scolaires m'interdisent ce voyage, mais je profite de l'occasion pour te demander si tu ne pourrais pas m'acheter un ou deux livres. Au fond, ils se valent. Toutefois, je désire spécialement la "Henriade", par François-Marie-Arouet dit Voltaire et la "Nouvelle Héloïse" par Jean-Jacques Rousseau. Si tu me les rapportes (les livres ne coûtent rien à Paris), je te jure que le maître d'étude ne me les confisquera jamais.

Réponse de M. Lepic
-Mon cher Poil de Carotte,
Les écrivains dont tu me parles étaient des hommes comme toi et moi. Ce qu'ils ont fait, tu peux le faire. Ecris des livres, tu les liras ensuite.
+ Lire la suite
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marina53marina53   13 mai 2012
Pour moi, dit-il, les titres de famille ne signifient rien. Ainsi, papa, tu sais comme je t'aime! or, je t'aime, non parce que tu es mon père; je t'aime parce que tu es mon ami. En effet, tu n'as aucun mérite à être mon père, mais je regarde ton amitié comme une haute faveur que tu ne me dois pas et que tu m'accordes généreusement.
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