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Alain Deschamps (Traducteur)
EAN : 9782226108777
395 pages
Albin Michel (04/11/1999)
4.5/5   12 notes
Résumé :
" A la fin, durant l'été 1886, ils n'étaient plus que trente-quatre, hommes, femmes et enfants, à suivre Géronimo.

Le petit groupe d'Apaches Chiricahuas fut la dernière bande d'Indiens libres à poursuivre la guerre contre le gouvernement des Etats-Unis. Cinq mille soldats américains - le quart des effectifs de l'US Army - et trois mille soldats mexicains les traquèrent sans merci.
Pourtant, pendant plus de cinq mois, Géronimo et les siens ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Histoire de la mort d'un peuple fier, libre et nomade, annoncée… Une fois que l'Homme Blanc a posé son pied sur le continent du Nouveau-monde, cela a sonné le glas pour bien des peuples.

Bizarrement, alors que l'Anglo-saxon et les autres européens fuyaient les dictatures royales, les famines, les différentes oppressions, qu'ils se voulaient libre, ils n'ont eu de cesse de brider les libertés des autochtones, les Amérindiens.

C'était un peuple nomade, chasseurs, et Le Blanc voulait en faire un sédentaire agriculteur, du jour au lendemain, alors que dans l'évolution humaine, ce changement radical de mode de vie n'a pas eu lieu du jour au lendemain.

Ce roman n'est pas une fiction, il n'est même pas romancé. C'est l'histoire des guerres indiennes, la vie des grands chefs Indiens, que ce soit Cochise, Geronimo, Juh, Mangas Coloradas et Victorio. Avec des plus grands passages consacrés à Cochise et la rébellion de Geronimo qui ne voulait pas se faire enfermer dans une réserve.

Ce que j'ai apprécié, dans ce roman historique, c'est que l'auteur n'a pas présenté tous les Hommes Blancs comme des vilains méchants pas beaux et les Amérindiens comme des gentils écolo bobo version Bisounours.

Les exactions ont eu lieu des deux côtés, les Amérindiens ont torturé aussi, pendus, assassinés, violés des victimes innocentes (ou pas) et même tué des Blancs qui étaient leurs amis. S'il est facile de tuer un ennemi, il est bien plus difficile de tuer un ami.

Certains Hommes Blancs ont essayé de les comprendre, même s'ils n'y sont pas toujours arrivés, les barrières de la langue et de la culture étant compliquées à surmonter.

Mais il est un fait certain, c'est que les Blancs avaient la langue fourchue, ne respectaient pas la parole donnée ou les traités signés et que dans le registre des meurtres, les Amérindiens étaient des petits artisans, ils tuaient au détail, tandis que les Blancs massacraient en gros. Ils ne jouaient pas dans la même catégorie.

Hélas, l'être humain de l'époque se révoltait pour chaque mort de son peuple (celui des Blancs) et applaudissait pour 100 assassinats d'Indiens, perpétrés loin de son jardin. de nos jours, des gens s'offusqueront toujours bien plus pour un homme tué que par 6.000 décédés sur des chantiers (et loin de chez nous).

Ce roman historique est des plus intéressants, mais il est à réserver à des lecteurs (lectrices) qui sont passionnés par le sujet. Il n'y a pas d'action, l'auteur rapportant des témoignages, se basant sur les études réalisées par d'autres, sur des théories d'historiens, afin de nous éclairer sur cette période des guerres Indiennes.

Le récit pourrait sembler long à quelqu'un qui n'est pas intéressé par le sujet. Il n'est pas toujours aisé à lire, du fait qu'il y a beaucoup de matière à avaler, à digérer, mais dans mon cas, le repas s'est bien déroulé et mon rythme de lecture était correct, le roman n'a pas trainé plus de 48h.

Attention que certaines scènes rapportées dans ce récit pourraient heurter les âmes sensibles, ce n'est pas Tchoupi dans son bac à sable, on parle tout de même de guerres, de massacres, de génocide et d'être humains placés dans des réserves où ils crevaient de faim, de soif, de maladie…

Mon seul bémol sera pour le fait qu'un tel récit est assez froid, il a manqué les émotions brutes, comme celles que j'avais pu ressentir avec d'autres récits historiques sur les Amérindiens.

Les Apaches mènent une vie en fuite, tentant d'échapper aux soldats lancés à leurs trousses, ou dans des campements insalubres, souffrant de tout, et le ton de l'auteur m'a paru froid, comme s'il énonçait des faits bruts. Je ne demande pas que l'on sombre dans le pathos, mais j'apprécie lorsqu'il y a les tripes qui se serrent, en lisant ce genre de récit.

En ce qui concerne l'instruction, ce livre m'a rassasié ! Les détails dans le récit étaient précis, l'auteur donnant souvent plusieurs versions (les témoins se contredisent souvent, les mémoires flanchent, les égos interdisent de dire la vérité,…), au lecteur de se faire sa propre idée.

Un récit copieux, rempli de détails, de vie de chefs Indiens, de guerriers libres, chevauchant des jours et des jours. Un récit sur la rencontre de deux peuples qui ne se sont jamais compris et sur l'un deux qui voulu asservir l'autre, le parquer, l'empêcher de bouger, de chasser, bref, de vivre, tout simplement.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Le récit des dernières luttes apaches , des derniers résistants indiens , des derniers hommes libres Nord Americains. Un récit sans complaisance , mais poignant , émouvant , dont pour tomber dans les clichés " on ne ressort pas indemne"
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Dans ses Mémoires, Clum insiste sur le fait que les Apaches lui donnaient, en retour, un titre qu'il orthographie: "Nanthan-bettuny-kahyeh", et traduit par "Chef-au-grand-front"; mais savait-il que les Chiricahuas, eux, l'appelaient "Dindon glouglouteur", à cause de sa démarche affectée, de sa façon de se pavaner? Lorsque Clum s'approchait deux, il se trouvait toujours un Chiricahua pour dire aux autres, en Apache bien évidemment: "Regardez, il laisse traîner ses ailes."
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-Le Grand-Père veut une paix juste, expliqua Arny. Les Apaches doivent cesser de tuer et de voler, et s'établir sur une réserve.
-Les Apaches veulent courir comme le coyote, rétorqua Cochise, ils ne veulent pas qu'on les enferme dans un corral.
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"Le soleil se lève dans le ciel, resplendit un moment, puis redescend et sombre hors de vue. Il en sera de même des Indiens..."
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"Autrefois, j'allais comme le vent. Aujourd'hui, je me rends à toi et tout est fini."

Geronimo, lors de sa reddition au général George Crook.
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