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ISBN : 2271064651
Éditeur : Centre national de la recherche scientifique (12/10/2006)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Les paresseux, ces Mammifères arboricoles mondialement réputés pour la lenteur de leur démarche, ne vivent à l'état sauvage que sur le continent américain. Ce ne sont pas des singes, car ils ne possèdent ni mains ni pieds préhensiles, mais des Xénarthres comme, étonnamment, le tatou et le fourmilier. Les forêts néotropicales abritent 6 espèces de paresseux fort différentes dont certaines d'entre elles, en particulier le paresseux à crinière, sont en voie d'extinct... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Belem
  22 juin 2013
L'évolution des espèces a généré une nature d'une foisonnante et captivante diversité. Certaines espèces animales sont dotées d'attributs remarquables, qui leur donnent un caractère original, unique. de petits ou grands livres leur sont parfois consacrés, qui constituent autant d'histoires naturelles passionnantes. Ainsi, cette Histoire naturelle des paresseux, édité par le CNRS.
A l'évocation du titre, on pourrait bien évidemment imaginer une proximité, un attrait personnel pour le sujet. C'est peut-être vrai... Mais détrompez-vous, il ne s'agit pas de l'histoire (bien « naturelle ») des personnes se livrant avec bonheur à la paresse. (Même si nous devrions tous y avoir droit, comme disait Jules).
Ce livre très complet comble cependant une lacune : c'est la seule étude consacrée à cet étrange animal réalisé en langue française depuis... très très longtemps. La dernière remonterait au missionnaire français André Thévet, qui évoque les paresseux dans ses récits de voyage de 1558, autour de ce qui deviendra Rio de Janeiro... (accessoirement : JC Rufin n'en parle pas non plus dans son « Rouge Brésil »...)
La raison d'un si long silence ? Sans doute parce que le paresseux ne présente aucune utilité « économique » pour l'homme.
Bon, le paresseux n'est pas une flèche. Tout le monde connaît son dynamisme : plus lent que lui, tu meurs !
La pauvre bête se coltine un métabolisme très spécial, qui ferait passer Gaston Lagaffe pour un excité...
Le livre décrit d'abord les six espèces de paresseux actuels (en 2 genres : à deux ou trois doigts, c'est tout ce qu'il reste des 40 genres de paresseux vivants il y a 2 millions d'années en Amérique), puis quelques-unes des espèces ayant vécu dans les temps anciens, c'est la partie « paléontologie » du livre. Celle qui m'a le plus intéressée, avec certains chapitres de la partie « physiologie » qui suit.
Le paresseux est intéressant sur le plan scientifique. Ce n'est pas un singe, mais un Xénarthre, dont font également partie les tatous et les fourmiliers. Cela explique qu'on ait retrouvé sur des espèces ancestrales de paresseux des petits os dans la peau (ossicules cutanés), constituant, sur la nuque et le dos, une protection contre les prédateurs.
Sa vue est mauvaise, surtout pour un animal vivant dans la canopée. Il ne saute pas d'arbres en arbres, ça non, bien qu'il y passe la quasi-totalité de sa vie. le paresseux se nourrit presque exclusivement de feuilles, et ne descend que tous les 7/8 jours à terre, pour faire ses besoins (jusqu'à un kilo d'excréments – pas mal pour un animal pesant de 4 à 8 kg ! Il faut dire que son estomac est très grand, avec plusieurs poches comme chez les ruminants).
Mais pourquoi est-il si lent !? Cette question nous taraude quand on pense à cet animal.
Circulez, le livre ne répondra pas à cette question. L'étude du vivant (la biologie) a changé (comme le montre François Jacob dans « La logique du vivant »). Son objet n'est plus de répondre à des « Pourquoi ? », mais à des « Comment ? ». le CNRS est un organisme scientifique sérieux, et dans un livre consacré au paresseux, c'est à la description d'un système vivant qu'il s'intéresse, dans sa structure, ses fonctions, son histoire.
Donc, pas le moindre élément de réponse explicite à la question de sa lenteur. Est-ce sa physiologie (faible masse musculaire, petit coeur, température basse, métabolisme très lent) qui a commandé à cette attitude, ou est-ce précisément ce comportement de proie (grâce à ses mouvements lents, son principal prédateur, l'aigle harpie, a du mal à le repérer) qui a, au cours de l'évolution, sélectionné une physiologie correspondante ? Je pencherai pour cette dernière solution. Car, visiblement, les paresseux terrestres des périodes précédentes présentaient une physiologie « normale ». On peut donc penser que ces 6 espèces survivantes, plus petites, auraient adopté ce comportement lymphatique (et silencieux – les paresseux n'émettent quasiment aucun son) en gagnant la canopée, où ils ont trouvé la seule niche écologique encore inoccupée, car les singes – bruyants et rapides – mangent plutôt les fruits. Mais ce n'est là que mon humble avis...  ;o)
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BelemBelem   22 juin 2013
« Le paresseux terrestre de Harlan (Paramylodon harlani) mesurait 2 mètres de hauteur, pesait 1,6 tonne et possédait une particularité très intéressante : il avait également de petits os dans la peau, ou ossicules cutanés. Ces petits os étaient profondément insérés sous la peau autour du cou, des épaules et du dos et pouvaient lui servir d'armure contre ses prédateurs. Ils n'étaient cependant pas reliés au squelette principal. »
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BelemBelem   22 juin 2013
« Les Xénarthres sont des Mammifères euthériens (alors que les opossums sont des mammifères métathériens) : comme les Primates ou les Rongeurs, ils utilisent un placenta lors de leur développement embryonnaire. (…) Ils se divisent en trois types d'aspects très différents : les paresseux, les fourmiliers et les tatous. Les premiers, autrefois nommés tardigrades, sont des animaux lents, à longs poils vivant suspendus aux branches d'arbres, au museau court, aux yeux assez antérieurs...."
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