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ISBN : 2331019185
Éditeur : Glénat (25/11/2015)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 28 notes)
Résumé :
In a dystopian near-future, government is a quaint concept, resources are coveted, and possession is 100% of the law. A handful of Families rule, jealously guarding what they have and exploiting the Waste who struggle to survive in their domains. Forever Carlyle defends her family's holdings through deception and force as their protector, their Lazarus. The 16 Families have gathered together in the exclusive luxury confines of Triton One to resolve the emerging conf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Presence
  16 septembre 2016
Ce tome fait suite à Lift (épisodes 5 à 9). Il contient les épisodes 10 à 15, initialement parus en 2014/2015, tous écrits par Greg Rucka, dessinés et encrés par Michael Lark, avec l'aide de Tyler Boss pour les épisodes 11 à 15. La mise en couleurs a été réalisée par Santi Arcas. Il faut avoir commencé la série par le premier tome.
Suite aux événements du tome précédent, Jonah Carlyle fuit le fief de sa famille pour rechercher l'asile d'une autre famille. Il s'en remet aux mains de Jacob Hock qui l'accueille d'une manière très particulière.
Pour le compte de la famille Hock, Sonja Bittner (la Lazare de cette famille) vient délivrer un message sur le territoire des Carlyle. Forever est dépêchée pour recevoir ce message et lui proposer de séjourner dans le domaine familial en attendant la réponse de Malcolm Carlyle. Avant que les relations ne dégénèrent en conflit ouvert, les familles conviennent de se réunir en conclave sur la plateforme de haute mer de la famille Armitage.
Le premier tome avait établi l'environnement et le principe de cette série indépendante de toute autre, avec efficacité, mais sans grand panache. le deuxième tome avait révélé une intrigue dramatique tendue et à hauteur d'être humain, avec une dimension métaphorique sur le capitalisme. Ce troisième tome commence avec un épisode effectuant la transition entre l'intrigue précédente, et celle développée dans les épisodes 11 à 15. Reg Rucka élargit progressivement le périmètre de son intrigue en impliquant d'autres familles participant à l'ordre mondial, pendant que Lark réalise des dessins secs et rugueux donnant plus d'impact aux souffrances de Jonah Carlyle.
Avec l'épisode 11, Greg Rucka dévoile son jeu, et l'intrigue prend toute son ampleur. Il est question de territoire, d'avantage biologique, et d'alliances fluctuantes. Sans qu'il ne s'en rende compte, le lecteur se retrouve à prendre fait et cause pour la famille Carlyle et à s'inquiéter pour Malcolm Carlyle. Pourtant ce dernier est un chef de famille froid, calculateur, manipulateur et sans état d'âme. Il est prêt à sacrifier son fils Jonah, sans regret ni amour perdu.
Greg Rucka s'avère tout aussi habile dans sa manière de placer ses personnages sur l'échiquier. L'intervention d'une deuxième Lazare lui permet lui permet de mettre en avant leur appartenance à un groupe à part. Les manipulations de Malcolm Carlyle fragilisent la position de Forever. le conflit à venir entre les familles conduit de manière évidente à l'affrontement entre 2 Lazares. Rucka n'y va pas avec le dos de la cuillère et certains développements sont transparents dans leur intention.
Pourtant le lecteur se laisse facilement prendre au jeu. Pour commencer, il n'y a pas de clivage Bien / Mal ou Bons / Méchants. Au fur et à mesure du récit, le lecteur constate que certains personnages se comportent de manière peu recommandable, mais pas sans motivation. Ainsi Malcolm Carlyle fait le nécessaire pour que sa famille et les individus qui en dépendent ne tombent pas sous la coupe d'une autre famille. Les Lazares ne font qu'effectuer les missions pour lesquelles ils ont été entraînés. le lecteur comprend et approuvent certaines décisions qui pourtant sont moralement discutables, voire réprouvables.
Michael Lark (aidé par Tyler Boss) dessine de manière réaliste, avec un bon niveau de détails. Les arrière-plans sont présents dans 90% des cases, générant un bon niveau d'immersion pour le lecteur. Il donne à voir un monde ressemblant fortement au nôtre, avec des aménagements intérieurs plausibles, des meubles fonctionnels, un choix de qualité de meubles cohérent avec l'endroit concerné. de la même manière, la décoration intérieure varie du dépouillement fonctionnel aux marques de luxe ostentatoire, en fonction de l'endroit.
Les personnages présentent tous des morphologies normales, et des visages différents portant la marque de leur âge. le langage corporel est mesuré, tout en restant expressif. Il est très déstabilisant de voir la gêne dans la gaucherie des mouvements de Forever Carlyle alors qu'elle descend un grand escalier dans une superbe robe blanche de cérémonie.
Lark emploie un encrage un peu sec et appuyé qui confère une impression rêche aux personnages et aux décors. le lecteur a ainsi l'impression d'évoluer dans un environnement abrasif, au milieu d'individus pétris de sérieux, impliqués dans leur tâche et leurs contraintes. Cette forme de dessin fait d'autant plus ressortir les rares moments de plaisir et d'amitié.
Greg Rucka continue de dévoiler l'environnement de la série "Lazarus", en effectuant une ouverture sur une politique-fiction à l'échelle mondiale. Il raconte une intrigue générant un suspense soutenu. Il développe ses personnages, leur histoire personnelle, leurs doutes, leur relation interpersonnelle, leurs motivations, etc. Il n'oublie pas non plus le deuxième niveau de lecture. Ce dernier ne supplante pas l'intrigue, il en ressort de manière naturelle.
Régulièrement, le lecteur constate l'entrelacs de contraintes dans lequel un personnage se trouve, entre ses obligations sociales, sa relation et ses obligations vis-à-vis de son employeur, et sa façon d'envisager sa vie conditionnée par son éducation. de la même manière que le premier tome laisser suinter un regard terrifiant sur le capitalisme, celui-ci exsude un constat sans fard sur le déterminisme social qui fait plier l'individu, sur les aspirations étouffées dans l'oeuf par les obligations sociétales.
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Commenter  J’apprécie          40
Malahide75
  10 janvier 2016
L'équilibre déjà instable entre les différentes familles qui règnent sur le monde est à deux doigts de vaciller. Suite à sa trahison, Jonah Carlyle a cru pouvoir trouver refuge auprès de la famille Hock, mais c'était sans compter sur la rancune et l'ambition du patriarche, Jakob, qui a trouvé un otage et un cobaye tout désigné pour saper le pouvoir des Carlyle et mettre la main sur le secret de longévité de la famille ouest-américaine.
Ultime solution pour régler diplomatiquement le conflit, la tenue d'un conclave qui réunit toutes les familles et les Lazares. Aveuglement confiants dans la force et la dévotion de leurs bras armés, les chefs de famille ne tiennent pas compte de l'évolution qui a pourtant lieu sous leurs yeux : les liens qui se tissent entre les Lazares sont de plus en plus forts et ils commencent à se poser de réelles questions sur leurs origines et leurs rôles. Des questionnements qui ne sont pas étrangers à Forever Carlyle, qui s'achemine sur une route bien dangereuse : celle de la désobéissance.
Un comics intelligent où l'on croise manipulation et machination, le tout saupoudré de politique-fiction et de considérations scientifiques. Comme les deux tomes précédents, les planches sont sombres, tout comme le propos qui ne prête pas réellement à l'allégresse ! Cependant, fait notable à souligner, nos Lazares et particulièrement Forever, se voient gratifier de visages beaucoup plus... expressifs... En accord avec l'évolution psychologiques de leurs personnages.
Michael Lark manie avec une rare maîtrise les scènes d'actions... statiques... À cet égard, les deux confrontations entre Forever et Sonja (la première durant un entretien et la seconde lors d'un combat), sont à noter. le dessinateur a su insuffler à ses planches toute une violence et une puissance contenues, avec une économie d'effets parasites. Les scènes y gagnent en pureté et en force.
Le propos est quant à lui transparent : tandis que les « hommes » perdent leur humanité, ce sont les êtres génétiquement modifiés, programmés pour n'avoir d'autre sentiment que la loyauté, qui en forment une nouvelle...
Et l'ultime rebondissement n'augure rien de bon pour la suite...
Il n'y a pas qu'au royaume de Danemark que quelque chose est pourri...
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Commenter  J’apprécie          10
psychovision
  24 décembre 2015
Après un second tome de transition "Ascension", présentant la vie de souffrance du peuple, le scénariste revient sur sa trame principale et sur le devenir de la famille Carlyle, le conclave permet de découvrir la plupart des familles, ainsi que leurs lazares, au fur et à mesure que l'intrigue progresse...
Lien : http://psychovision.net/bd/c..
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (1)
Sceneario   09 décembre 2015
Une série qui continue donc sur sa lancée, mais qui reste un excellent moment de lecture !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Malahide75Malahide75   10 janvier 2016
Thomas Huston : Nous ne sommes peut-être pas tous amis, mais c'est ce que nous en avons de plus proche. Nous sommes des Lazares, et ça nous rend différents de tous les autres, d'une façon qu'ils ne comprendront jamais. Nous savons à qui nous sommes loyaux, tout comme nous savons à quoi nous servons, dans nos familles respectives. Nous serons peut-être amenés à nous entretuer avant que ceci ne soit terminé. Nous ferons ce qui nous sera ordonné. Ça ne veut pas dire que nous devons aimer ça.
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Commenter  J’apprécie          00
VanceVance   03 janvier 2016
- Ca fait peur, Forever, quand on meurt ?
- Seulement la première fois.
Commenter  J’apprécie          20
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