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EAN : 9782756418315
384 pages
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (16/11/2016)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Londres, 1853.
Aaron Wendell, riche héritier à la réputation sulfureuse, n’imaginait pas que sa vie serait bouleversée par une banale partie de campagne.
Pas plus que la jeune Abigail Fischer, qui pensait avoir connu suffisamment de drames pour toute une vie.
Dans leur dos, les jalousies s’exacerbent et dans l’ombre, l’ennemi les guette…
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  01 mai 2018
La romance historique ce n'est clairement pas mon genre de prédilection (je dirais même que celles que j'ai aimées sont très très très rares) mais j'avais envie de légèreté et de bons sentiments après quelques lectures denses et arides.
Si ma Pile à Lire atteint des sommets, je n'ai en revanche que bien peu le choix dans cette thématique ; c'est donc assez rapidement que je me suis tournée vers Piégés, attirée par la couverture et le résumé.
Ce que j'attends d'une romance historique, c'est comme son nom l'indique : de la romance dans un cadre historique bien présent. Si le contexte m'a séduite, j'ai en revanche été un peu moins convaincue par la relation entre les deux personnages principaux. Je ne me suis pas ennuyée, je n'ai pas détesté… mais j'ai trouvé ça parfois un peu trop exagéré et surtout, sans grande surprise. de toute façon, c'est un peu ce que j'ai à reprocher aux deux héros justement : le manque de surprise et de crédibilité.
Abigail était une héroïne prometteuse. Aveugle suite à un accident à l'adolescence, elle a su se relever et accepter son état. le fait qu'elle fasse fi des convenances pour accompagner son père médecin au chevet des malades, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, me plaisait beaucoup car j'avais l'impression que c'était une jeune femme forte et réfléchie. Mais finalement, plus on avance dans l'histoire et plus sa fragilité prend le dessus. Attention, je ne dis pas que je souhaitais suivre une wonder woman (ça aurait été encore moins crédible) et j'aime assez les héros qui possèdent des failles, mais là, c'est trop. Dans la deuxième partie du récit, il y a trop de larmes, trop d'hésitations, trop de manque de confiance, trop de moments désemparés. Et c'est bien dommage.
Le héros – Aaron – n'est pas bien plus crédible dans son évolution. On insiste bien, au début du récit, sur sa « dépravation ». C'est un libertin assumé – comme ses deux meilleurs amis – et alors là, jamais une femme ne lui mettra la corde au cou… ça jamais ! Et voilà qu'il croise la frêle Abigail, son instinct de mâle protecteur s'enclenche et paf : c'est l'homme parfait, attentionné, aimant et surtout fidèle. Moui moui moui, on y croit. J'aurais sincèrement préféré qu'il continue ses activités et que progressivement, il s'en détache en se rendant compte que oui, la monogamie avec Abigail, c'est bien. Mais là, du jour au lendemain, fini, rideau. Il laisse des années de pratique et toutes ses convictions au placard, comme ça, d'un claquement de doigt. C'est lui le sur-homme en fait. ^^
Leur rencontre et les débuts de leur relation, sincèrement, ça m'a plu. Je trouvais ça plutôt émouvant et j'y croyais. Et puis, à cause d'un fâcheux événement (orchestré de main de maître), tout s'accélère. Soit, passe encore. Mais une fois que le couple est bien établi, tout va à vau-l'eau. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Pourquoi se parler quand on habite dans la même maison alors qu'on peut faire exprès de s'éviter pour envenimer les choses ?
Je veux bien que lorsque les choses se déroulent trop facilement dans une romance, ça perde un peu de son piment. Donc c'est un lieu commun d'ajouter des obstacles dans le récit pour que les héros croient que tout est foutu alors que pas du tout. Mais là, j'ai trouvé l'explication complètement surréaliste. Après la nuit de noces, Aaron évite à tout prix son épouse et refuse de la toucher… parce qu'il a peur de lui faire mal (alors que pendant la dite nuit de noces, elle a carrément pris son pied, soit dit en passant). Mais WTF ! C'est quoi le type, un vampire à la Edward dans Twilight ?! Donc forcément, comme il s'éloigne, elle pense qu'elle est tellement nulle qu'il est reparti dans le nid de ses anciennes maîtresses… et ça dure des semaines ! Mais qu'ils sont cons.
Bon, malgré ces points négatifs, j'ai passé un assez bon moment avec ce livre. Tout d'abord parce que, comme je vous le disais plus haut, l'aspect historique m'a convaincue. On sent que Christy Saubesty connaît la période dont elle parle grâce à des détails disséminés ici et là. On se croit assez facilement dans l'Angleterre de la moitié du XIXe siècle grâce aux images qu'elle parvient à nous insufler.
De façon générale, j'ai trouvé que c'était agréablement écrit. Je n'ai pas été choquée par le langage utilisé dans les dialogues et j'ai apprécié les descriptions. Notamment celles utilisées pour mettre en avant le handicap d'Abigail dans les scènes dans lesquelles elle intervient. On sent parfaitement le mal-être qu'elle peut ressentir dans la société, alors qu'elle ne peut rien voir de ce qui l'entoure ; mais on parvient également à percevoir lorsqu'elle est en confiance, selon les situations qu'elle vit. Et ça, c'est vraiment bien joué, bravo !
Autre point très positif et certainement celui qui me poussera à acheter les « tomes annexes » (s'il y en a un jour) : les personnages secondaires. Je les ai trouvés exceptionnellement bien croqués, j'ai adoré les découvrir et les suivre. Ils sont même plus intéressants – car plus vraisemblables – que les deux héros principaux ! Alors si Christy Saubesty se décide à écrire sur la suite des aventures des deux meilleurs amis, de la soeur de Aaron ou de la dame de compagnie d'Abigail, je signe tout de suite !
Quant à la grande méchante de l'histoire, là aussi je l'ai trouvée très bien dépeinte. Très flippante car vraiment sociopathe. On y croit !
Bon, je râle mais finalement, j'ai passé un assez bon moment. Christy Saubesty nous propose un cadre qu'elle maîtrise, ses personnages secondaires sont très chouettes et j'ai vraiment apprécié la place des femmes dans cette histoire (ce qui est assez rare dans les romances historiques pour être souligné !). Si les deux héros avaient été moins stupides, ça aurait pu être parfait.
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Colombedelesperance
  28 novembre 2016
Parlons donc de cette chouette lecture commune faite avec April, the seven ! C'est toujours un vrai plaisir de partager ses ressentis lecture avec elle, surtout quand le bouquin vous embarque !
Piégés est l'histoire d'Abigail Fischer, fille de médecin aveugle des suites d'un tragique accident survenu dix ans plus tôt, qui lui a retiré aussi sa mère ; mais aussi d'Aaron Wendell, jeune homme libertin qui n'envisage pas le moins du monde de se poser un jour. Leur rencontre, incongrue et pleine de malentendus, va les mener dans une situation qu'aucun des deux n'aurait imaginée…
J'avais déjà lu un roman de Christy Saubesty : Laurette et les petits bonheurs de la vie, et je me souviens avoir beaucoup apprécié mon escapade livresque. Je pensais bien aimer Piégés à son tour ! Tous les ingrédients étaient réunis : le contexte historique, une héroïne un peu atypique, le genre romance… et effectivement, j'ai passé u très bon moment de lecture.
Le roman commence par la funeste nuit qui ôta la vue à Abby. Cela nous permet de mieux comprendre les évènements par la suite et surtout les animosités de certains personnages à l'encontre d'autres. de fait, vous aimez ou détestez certains d'entre eux assez rapidement : le ton est donné.
Puis, vient le temps présent du roman, avec la rencontre impensable entre Aaron et Abigail, qui va se reproduire dans un tout autre cadre et totalement changer la donne de leur relation. En fait, ce roman nous induit dans une intrigue faite de pas mal de concours de circonstances, où chacun doit assumer les conséquences de ses actes, y compris des conséquences qu'il n'avait pas du tout imaginées. J'ai beaucoup aimé ceci : les protagonistes ne se défilent pas, et avancent quoi qu'il advienne.
Ah, parlons-en, des personnages. Aaron et Abby ont tous deux des caractères forts et par moment butés, c'est un fait. Pour les lecteurs, c'est aussi agréable que frustrant, parce que les quiproquos sont vite arrivés et que la tension qu'instaure Christy Saubesty ne nous laisse pas indifférent. Pourtant, c'est aussi ça qui rend le récit addictif. Pour en revenir à Aaron, par exemple, il a parfaitement conscience de ne pas être un modèle à imiter, toutefois, il s'en contrebalance assez férocement. Jusqu'au jour où il rencontre Abigail, et son comportement va peu à peu changer. Sa relation avec sa petite soeur va aussi le transformer, et c'est chouette à lire. Abigail, quant à elle, est déterminée, bien qu'innocente et parfois même inconsciente. Son manque de confiance en elle a fait écho en moi, et je pense que d'autres se retrouveront aussi en elle.
Pour autant, aucun n'est enfermé dans un carcan et tous les personnages évoluent, qu'ils soient secondaires ou principaux. L'auteur réussit à offrir à chacun une psychologie propre, offrant une profondeur intéressante au roman. Comme nous avons aussi pu en discuter avec ma partenaire de lecture commune, les personnages secondaires ne sont pas là pour mettre en valeur le héros : ils sont des éléments importants de l'histoire et de l'intrigue, véritablement acteurs qui peuvent débloquer des situations. du coup, ça nous laisse penser à une suite les concernant, ce qui n'est pas pour me déplaire !
Et si je dois m'attarder sur le méchant de l'histoire (ou la méchante, je ne dirai rien), je peux avouer qu'il y a des baffes qui se perdent, quand même.
Côté intrigue, romance et tout, j'ai été heureuse de constater que la romance tenait la place centrale, sauf que d'autres choses, nouées plusieurs années auparavant, jouaient sur l'instant narré. On aurait dit les fils emmêlés d'une pelote de laine qui enfin, se détendait pour être réarrangée. Niveau romance en elle-même, j'ai été accrochée, je ne voulais plus lâcher le bouquin, surtout que rien n'est simple et que l'auteur prend son temps pour faire monter la pression avant de compliquer toute la relation d'un joli coup de plume. Aaron et Abigail forment un couple d'exception et on aime les suivre, vraiment. Évidemment, pour ce qui a été des scènes osées, j'ai trouvé qu'il y avait trop de détails, mais ça devient une habitude chez moi, et je pense ne jamais m'y faire. Il n'y en a pas à outrance non plus, et Christy Saubesty a réussi à faire du sujet une thématique intéressante à traiter dans le récit.
Concernant la plume, j'ai beaucoup aimé le style, qui restait accessible, toutefois m'a semblé collé à l'époque aussi. C'était fluide, entraînant, prenant, passionnant parfois… et puis d'un coup, au détour d'une phrase, on voit que notre auteur sait très bien manier et les fils de son histoire, et nos propres émotions. C'est une des raisons pour laquelle j'ai décidé de sucrer un peu de ma nuit de vendredi à samedi… j'étais trop immergée dans l'histoire pour en décoller.
Abordons l'aspect des valeurs du roman. le courage et la détermination sont présents, l'amour aussi, bien que le chemin soit un peu différent : il survient plus tard. Si le lecteur le remarque assez tôt, il est nommé par les personnages après une longue suite d'évènements. On retrouve aussi le sens de la justice, l'honnêteté, la confiance en l'autre (et surtout dans une relation aussi importante que celle du mariage), mais aussi la fidélité… en fait, dans un bouquin qui aborde la notion de moeurs à n'importe quelle époque, vous avez forcément celle des valeurs qui ressort, et dans Piégés, je trouve que Christy Saubesty a réussi à faire passer de beaux messages.
En conclusion, Piégés a été une très bonne lecture, bien addictive et avec une jolie histoire d'amour. le contexte historique était très agréable, sans parler de la notion de déficience sensorielle que je n'ai pas abordée dans ma chronique, mais que j'ai suivi avec intérêt (formation oblige) durant ma lecture. L'intrigue est bien ficelée, le rythme est présent, Christy Saubesty a une belle plume, sait jouer avec nos émotions, bref, c'est une vraie réussite et une lecture que je conseille !
Ce sera donc un 18/20 pour moi !
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April-the-seven
  28 novembre 2016
Je remercie les éditions Pygmalion, ainsi que Mathilde, pour cette très jolie réception. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant ce roman. Très vite attirée par la couverture, je me suis décidée à l'instinct, sentant que je pourrais apprécier l'univers historique, bien que j'en lise trop peu à mon goût. Comment vous dire ? J'ai lu le roman en deux fois, et j'ai eu du mal à me retenir de tout dévorer en l'espace d'une journée.
Nous sommes au XIXe siècle, à Londres. Alors qu'elle rentre retrouver son mari après de petits moments clandestins passés avec son amant, Lady Winthers provoque un accident qui a de terribles répercussions. La jeune Abigail perd sa mère ainsi que sa vue. Dix ans plus tard, elle est considérée comme une impotente destinée à devenir vieille fille. Ses journées sont plongées dans les ténèbres et elle aide comme elle peut son père médecin durant ses consultations. Un jour, un concours de circonstances va l'entraîner dans une situation qu'elle n'aurait jamais cru possible, impliquant un certain Aaron Wendell. Aaron n'est pas ce que l'on pourrait appeler un saint. Volage, insouciant et féru de conquêtes expérimentées, il passe de plumard en plumard en se fichant comme d'une guigne de sa réputation. Mais lorsqu'il va croiser, bien malgré lui, la route d'Abigail, toutes ses certitudes vont voler en éclat.
Comme j'ai aimé cette histoire ! Première fois que je lis un livre de cette auteur, et très franchement, je ne regrette pas ! Dès les premières pages, j'ai été alpaguée par le récit, sa justesse et la façon dont la société était dépeinte. Christy Saubesty nous dresse un portrait de la vie mondaine dans sa plus cruelle vérité. Les rumeurs, les langues de vipères et les coups fourrés en douce… Ce n'est qu'une succession de cornichons hypocrites qui ne font rien de leurs journées et bavardent a tort et à travers. Autant, ça m'a prodigieusement agacée, autant je me suis follement amusée en plongeant dans cette univers où le souci de la réputation est au coeur de tout.
Ne lisant pas beaucoup de romans historiques, je me considère un peu comme une néophyte en la matière. Mais lorsqu'il m'arrive d'en lire, c'est chaque fois un dépaysement total, un bond hors de ma zone de confort. J'ai aimé cette sensation et j'en redemande !
Côté personnages, il y a tellement à dire ! Abigail est la candeur incarnée. Ingénue et sans expérience de la vie en haute société, elle fait de son mieux pour faire corps avec le mobilier et ne pas être remarquée. Elle a accepté depuis longtemps le fait que sa cécité l'empêche de se marier et d'être mère un jour. Alors que tout le monde se plaît à parler d'elle comme si elle était sourde ou complètement frappée, Abby cache une réelle profondeur, une richesse de l'âme que seuls ceux amenés à la côtoyer peuvent réellement saisir.
Dans une société où le paraître et les manigances sont rois, Abby se contente du strict nécessaire. Elle prend de bon coeur ce que la vie a à lui offrir. C'est une héroïne constante – même si son obstination est souvent belle à voir – et très nature, qui détonne dans ce milieu pourri jusqu'à l'os.
Aaron Wendell est totalement à l'opposé. Coureur de jupons invétéré, il trouve son bonheur dans la luxure et les excès. Il est très actif, et même si les ronds de jambe l'ennuient à mourir, la compagnie des femmes expérimentées ne lui déplaît pas. Celles-ci vont et viennent, mais il y a une chose qui ne change pas d'un iota, c'est la fraternité sincère qui le lie à ses amis, Nicholas et Crawford.
On est bien loin de l'histoire d'amour à l'eau de rose, trop facile et trop évidente. Entre Abby et Aaron ce n'est pas le coup de foudre immédiat, ça en est même assez loin. Ce sont deux caractères qui s'entrechoquent et peinent à s'accorder. Pourtant, ça a un certain charme et au contact l'un de l'autre, quelque chose va se créer, et c'est magnifique d'assister à l'éclosion de ce petit quelque chose. Au fil du temps, leur histoire s'approfondit et se transforme en un déluge de sentiments. Ce n'est pas toujours facile, leurs tempéraments de feu donnent souvent lieu à des quiproquos, mais ça ne m'a pas empêchée de me régaler. C'est un duo auquel je me suis attachée, avec qui j'ai vibré.
Les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, nous offrent une palette de couleurs et de caractères différents. Comment ne pas les aimer ? Nicholas et son don pour apaiser les inquiétudes, Crawford et ses manières peu cavalières, Gillian et ses élans de protection, Selina, toujours vive d'esprit et pétillante... Bon, il y a bien deux ou trois pimbêches que j'aurais allègrement claquées, tellement elles m'ont exaspérée, mais ce sont justement les sentiments violents que ces personnages nous inspirent qui font toute la force du récit.
Je tiens à souligner que j'ai apprécié le soin apporté à ces personnages. Contrairement à beaucoup d'autres romances, qui ont une fâcheuse tendance à tomber dans la facilité, les personnages secondaires ne servent pas de faire-valoir au couple. Chacun possède sa propre histoire, son cheminement… Ça donne une impression de crédibilité très appréciable, et surtout, ça n'enclave pas le duo d'Abby et Aaron.
En résumé c'était inévitable que j'accroche à cette magnifique romance. Une héroïne rafraichissante, un héros charismatique, une nuée d'autres personnages hauts en couleur et une intrigue addictive à souhait. L'époque apporte un réel charme à l'histoire et la plume habile de Christy Saubesty nous entraîne au coeur d'une histoire d'amour que personne n'aurait jamais crue possible. À quand la suite ?

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Hamisoitil
  30 décembre 2016
Un petit moment que je n'avais pas lu de romans historiques et pour le coup, avec Piégés de Christy Subesty, j'ai pu me replonger dans ce genre là, avec une histoire totalement captivante, qui a su me tenir en haleine, jusqu'au bout. Faut dire que l'auteure a une très belle plume qui emporte le lecteur dans le vieux Londres, en 1853, avec la douce Abigail et Aaron, vicomte De Lumley, mais surtout, homme volage.
Suite à un accident quand elle était plus jeune, Abigail a perdu la vue. Malgré tout, la jeune fille a continué à vivre normalement, aidée par Gillian, sa dame de compagnie et son père médecin.
De l'autre côté, nous avons Aaron, jeune homme de la haute bourgeoisie, toujours accompagné de ses deux amis d'enfance. Tous les trois aiment séduire et passer du bon temps auprès de femmes d'expérience et ne s'en cachent pas du tout, bien au contraire. Malheureusement, un jour, Aaron se laisse séduire par Lady Winthers ; femme mariée, aussi volage que lui, si ce n'est pire et extrêmement jalouse. le jour où, elle et son mari décident d'inviter pour quelques jours, dans leur domaine, Abigail et son père, ainsi que quelques invités dont Aaron et ses amis, Lady Winthers, montre son vrai visage. Ne supportant pas l'attitude de Aaron, vis-à-vis d'elle, et les regards de celui-ci, envers Abigail, Lady Winthers s'acharne sur la jeune fille en l'humiliant à tout va ; persuadée que sa cécité est un joli prétexte pour attirer la gente masculine. Hors de question de laisser faire ça, mais, le beau Aaron est dans les parages pour veiller sur elle.
Du coup, avec ce duo, on plonge directement dans une ambiance victorienne, qui fait parfois sourire, car plus on avance dans l'histoire, plus Abigail s'affirme et plus Aaron, s'en mord les doigts.
Une histoire bien sympathique où les us et les coutumes d'antan sont bien présents. L' intrigue, quant à elle, tient la route avec de la jalousie haute-voltige, des manipulations et des non-dits. J'ai beaucoup aimé le comportement de Aaron qui change dès la rencontre avec Abigail. Très protecteur, très doux, avenant et j'en passe. Quant à elle, c'est un peu autre chose, car elle est réellement naïve. Mais la fin réserve de belles surprises avec une éventuelle suite et d'autres personnages, peut-être même, plus intéressants.
Je recommande !
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Walkyrie29
  19 décembre 2016
Une romance historique qui respecte bien les codes du genre, l'auteur a parfaitement su s'imprégner de l'atmosphère victorienne du XIXème et romantique typique de ce genre de roman, toutefois on regrette une certaine facilité dans l'intrigue et plus encore, un côté lassant et redondant dans le dernier tiers du roman.
Abigail Fisher est la fille d'un médecin renommé qui s'occupe des plus riches et aristocrates du grand monde. Cependant, depuis un accident survenu une dizaine d'année plus tôt, elle a perdu sa mère et est devenue aveugle. Une infirmité qui lui ferme, a priori, les portes d'un mariage et lui prive de l'amour d'un homme. Mais lors d'une mondanité à la campagne, Abby manque de se noyer dans un lac. Lord Wendell est intervenu suffisamment tôt pour lui éviter la noyade mais certainement pas les rumeurs qui pourrait coûter l'honneur d'Abbygail. Dans le respect des lois des gentlemen, Aaron décide de se marier avec la jeune aveugle, c'était évidemment sans compter sur une ancienne amante bien décidée à reprendre ce que la jouvencelle lui a pris.
Dans l'ensemble, le roman se lit bien. Christy Saubesty a une écriture très fluide, très douce qui colle comme il se doit avec son histoire et le genre du roman. On est vite embarqué dans un univers victorien aux codes bien régis, dans l'ambiance des libertins et des courtisanes qui trouvent dans l'ombre, le plaisir de la chair partagée, mais aussi dans celle de la bienséance, des jeunes filles innocentes posées et élégantes, charmantes et parfaitement adaptées aux convenances. Un univers très romantiques, très doux, très tendre qui se confronte à la luxure et à la débauche. Les deux personnages, héros de cette romance historique, représente chacun un de ses univers à part entière de l'époque.
Abbygail est une jeune fille innocente qui n'a jamais approché un homme si ce n'est pour le soigner et uniquement sous la présence chaperonne de son père. Elle ne croit plus en l'amour, même si elle en rêve secrètement comme toutes les jeunes filles de son âge. Abby est une fille forte, têtue et qui accepte les découvertes de l'intimité d'un couple avec beaucoup de curiosité mais aussi de plaisir. Elle se retrouve mariée suite à un quiproquos, alors qu'elle ne souhaite imposer sa tare à personne, et pis encore ne souhaite pas que son propre mari la déteste parce qu'ils ne partageraient rien d'autre que les convenances. En cela, le personnage est bien dépeint et c'est plutôt original d'avoir dressé le portrait d'une aveugle, l'idée d'ajouter ce handicap renforce bien évidemment l'intensité à la romance mais plus particulièrement à la sensualité qui se dégage du roman. Elle a également du caractère et n'hésite pas à affronter Aaron, partage ses désaccords mais reste naïve, ce qui lui jouera bien des tours.
Aaron traîne une réputation épouvantable, considéré comme l'un des plus grands débauchés et libertins de la noblesse. Il cumule les conquêtes, ayant un attrait particulier pour les femmes expérimentées et dévergondées. Aussi quand il se retrouve marié à une vierge innocente qui n'a pas eu l'éducation donnée aux jeunes filles de l'époque avant le mariage, cela le rend nerveux et le fait énormément douter de sa capacité à la respecter dans l'intimité et à la rendre heureuse. C'en est même parfois excessif et c'est là que le dernier tiers du roman vient faire retomber la pression agréable et très sensuelle qui s'était établit entre les deux personnages. A force de se poser des questions, de fuir sa femme, de douter pendant une longue période, le récit perd de sa saveur, devient redondant voire même rébarbatif.
Heureusement, ce n'est qu'une faible partie du récit mais qui a toutefois gâché un peu mon plaisir. Par ailleurs, pour en revenir au positif, les personnages secondaires sont prometteurs, Crawford, Ellworth, Gillian et Lady Selina intriguent énormément tant sur leur passé que sur leur avenir potentiel. Enfin, il y a cette couverture très attractive, ce blanc gage de pureté évidente, ce que l'on retrouve dans le personnage d'Abby et ses touches rouges qui inspirent la passion que l'on retrouve dans le personnage d'Aaron, c'est plutôt très réussi !
En bref, un roman qui avait très bien commencé, qui me faisait battre vivement le coeur quand les deux personnages s'apprivoisaient mais qui s'essouffle malheureusement par trop de questionnement des héros et une facilité dans la finalité du récit. Toutefois, s'il y a une suite, je la lirai certainement, car les personnages de Crawford et de Gillian m'ont bien tapés dans l'oeil et j'aimerai vraiment beaucoup connaître leur avenir et leur histoire.
Je remercie Louve du forum Mort Sure et son partenaire les éditions Pygmalion pour ce tendre partenariat.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Ninie067Ninie067   19 décembre 2016
Aaron contempla la jeune créature qu’il retenait contre lui.

Jamais encore il n’avait rencontré de femmes avec un tel regard. Un regard qui lui inspirait des choses n’ayant plus rien à voir avec la musique. Si vif, si pur. Il vous transperçait littéralement.

Finalement, il était peut-être bien d’humeur à la bagatelle… Il relâcha lentement son étreinte et laissa ses mains glisser le long des bras de la demoiselle jusqu’à ses poignets. L’alcool excusait tout ou presque, alors pourquoi pas…

— Mon cœur, chuchota-t-il en repoussant délicatement une mèche sur son front. Voulez-vous bien me raccompagner dans ma chambre ?

La jeune femme resta immobile, le regard fixé droit devant elle.

— Vous pourriez ainsi me border…

Elle eut une inspiration tremblante et cilla deux fois.

Quelque part dans la maison, des pas précipités approchaient.

— Et me tenir chaud…, ajouta-t-il.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2019
Il entama le Nocturne no 2 de Chopin. La première partition que lui avait apprise sa mère. Il lui avait fallu des mois pour la maîtriser, mais aujourd’hui, après des années de pratique, il pouvait le faire les yeux fermés. La musique était son refuge. Elle lui parlait et il communiait avec elle.
Pour le taquiner, son ami Crawford lui avait demandé une fois s’il était aussi doux avec les femmes qu’avec son piano. Parce que, lorsqu’il effleurait les touches, qu’il leur tirait des notes tantôt graves, tantôt aiguës, on aurait pu dire qu’il jouait avec elles à une forme de séduction tactile à laquelle elles ne savaient résister.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2019
Elle était toujours parvenue à abandonner ses amants avant que ceux-ci manifestent la moindre lassitude. Il était hors de question de laisser ce jeune aristocrate fier comme un coq la considérer comme n’importe quelle donzelle de basse extraction prête à s’offrir à lui pour un malheureux sourire.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2019
Elle s’enorgueillit d’avoir su retenir le sulfureux libertin plus longtemps que les autres femmes. Et puis, s’il avait trouvé son plaisir avec elle sur une telle période, cela signifiait forcément quelque chose. De plus, il avait dérogé à la règle commune des gentlemen impliquant de ne jamais avoir pour maîtresse une dame mariée… Peut-être avait-il eu quelques remords à s’être comporté aussi légèrement sur ce point-là ? Peut-être avait-il eu besoin d’y réfléchir ? De prendre du recul ?
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2019
Je connais vos appétits. Je sais ce qui vous plaît, ce qui vous rend fou, ce que vous attendez d’une femme. Et vous avez trouvé avec moi ce que vous aviez toujours souhaité avoir sans oser le demander vraiment.
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