AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Balzac et la petite tailleuse chinoise (169)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
SakuraBouBou
19 septembre 2017
Très beau roman d'apprentissage qui aborde les thèmes de l'amour de la littérature et de la révolution culturelle en Chine.
Commenter  J’apprécie          00
sbeatrix1
17 septembre 2017
C'est une très belle histoire de livres et d'amour que vivent ces deux garçons. Comment les livres leur permettent de s'évader d'un monde de censure...
Un récit poétique, drôle, émouvant.
où les grands thèmes de la littérature y sont abordés avec finesse.
Ce livre est un petit bijou !
Commenter  J’apprécie          81
LordPerceval
31 août 2017
Belle histoire.
Commenter  J’apprécie          00
tantquilyauradeslivres
15 août 2017
Dans la Chine de Mao, il ne fait pas bon être vu comme un intellectuel, un bourgeois. Parce qu'ils sont fils de médecins, le narrateur et son ami Luo sont envoyés en rééducation dans un village de montagne, sans grand espoir de retour. Luo tombe amoureux de la fille du tailleur et décide de faire son éducation. Surtout après avoir découvert qu'un de leurs amis, en rééducation également, cache une valise remplie de livres. Balzac, Tolstoï, Zola,… vont aider les deux jeunes hommes à garder espoir.

C'est un roman très émouvant que nous offre Dai Sijie. Luo et le narrateur touchent le lecteur par leur appétit de vivre, leur soif de connaissance et leur foi en l'avenir qui semble pourtant bien sombre.

Le quotidien des chinois dans la Chine de Mao est terrifiant, aberrant, injuste. Comme le destin des pères des deux jeunes ou du pasteur qui nous rappellent les milliers qui ont été brisés, broyés par ce régime inique.

C'est aussi un bel hommage à la littérature. Les auteurs occidentaux vont, non seulement leur permettre de s'évader, mais aussi leur faire découvrir un monde inconnu. Lire est pour eux un acte de liberté, un acte de désobéissance, un acte d'espoir. Les deux jeunes vont partager ces livres avec d'autres grâce à leurs talents de conteurs. Et notamment à la petite tailleuse, cette jeune et jolie montagnarde dont Luo est tombé amoureux et dont il a juré de faire l'éducation.

Un très joli livre, doux-amer.
Lien : https://tantquilyauradeslivr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
RanaZou
06 août 2017
Délicatesse et pureté, voici ce que m'inspire ce livre.
Ode à la littérature et à la liberté.
A découvrir sans retenue.
Commenter  J’apprécie          141
FredMartineau
30 juillet 2017
J'avais été un peu déçu par ma découverte de Dai Sijié : Par une nuit où la lune ne s'est pas levé. Une "babelionaute" m'avait alors recommandé ce titre de l'auteur. Je m'étais promis de lire. C'est chose faite et il me faut remercier @Erveine et son conseil, Balzac et la Petite Tailleuse chinoise m'a tellement plus enthousiasmé. Une belle histoire, simple, très réussie qui plonge au coeur du quotidien d'intellectuels en rééducation agraire lors de cette période troublée de la longue Histoire chinoise : la révolution culturelle. Malgré la rudesse d'une ruralité éloignée du progrès, la culture, que le régime de Mao combattait, résiste à l'obscurantisme, se fraye un chemin dans ce monde paysan frustre, participe de l'espoir, ouvre les âmes à l'amour et émancipe une jeune paysanne pour qui Balzac sera en quelque sorte, la pomme qu'Ève croqua. le lecteur et l'auteur que je suis parfois ont ressenti une forte empathie pour la poésie littéraire de ce roman qui place LE LIVRE au centre et de la trame dramatique et de l'épanouissement humain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
cerisiers
20 juillet 2017
A la fin de l'année 68, le président Mao Zedeng ferma les universités et envoya les "jeunes intellectuels" (les lycéens) à la campagne pour qu'ils soient "rééduquer" par les paysans. Luo, 18 ans, fils d'un grand dentiste et son ami, 17 ans, fils d'un pneumologue partent pour un village près de la montagne. C'est là-bas que, pour eux, va commencer une nouvelle vie. Ils travaillent très dur et avec l'autorisation du chef de leur village, ils vont pouvoir aller au cinéma (bien évidemment, ils devront raconter tout ce qu'ils ont vu aux paysans). Un jour, ils rencontrent la Petite Tailleuse, la fille d'un grand couturier et pour Luo, c'est le coup de foudre. En échange d'un service pour le Binoclard, leur ami, les jeunes hommes gagnent un livre. Qui est vraiment le Binoclard? Que cache la valise qu'ils ont trouvé dans sa chambre? La réponse aux deux questions arrivera vers la fin du livre. Pour la valise, elles renferment une dizaine de livres d'auteurs, jusque là, inconnus pour eux. Grâce aux livres, ils vont acquirent de nouvelles connaissances, que Luo partagera avec la Petite Tailleuse.

J'ai beaucoup aimé ce livre, les personnages sont très attachants. Malgré leur situation compliquée, ils sont courageux, intelligents et affrontent les épreuves la tête haute, main dans la main. Leur amitié m'a beaucoup touché. Beauxcoup de suspense et de rebondissements vous attendent dans ce roman.

Bonne lecture!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SebastienFritsch
17 juin 2017
A priori, le sujet principal de ce roman est la révolution culturelle et, notamment, le système de rééducation des jeunes bourgeois réactionnaires. Fils de médecins ou d'écrivains, ils sont obligatoirement corrompus par les idées de leurs parents, étiquetés "ennemis du peuple". Alors on les envoie dans un coin reculé de Chine, avec ses rudes montagnes et son climat hostile. On les installe dans une maison miteuse à l'écart du village. On les surveille, on les soupçonne. On les fait trimer dans les rizières ou les champs de maïs. Et, surtout, on leur interdit tout lien avec cette civilisation rétrograde, dans laquelle on joue de la musique et on lit des livres. le narrateur évite de justesse la destruction de son violon. Par contre, pour les livres, pas de clémence : ils sont purement et simplement bannis, détruits ; et même le simple fait de les évoquer, d'en décrire le contenu, est considéré comme un crime. Pourtant, le vrai sujet de ce roman, ce sont eux : les livres. Les livres et leur pouvoir.
Je ne peux pas en dire plus, pour ne pas révéler le fin mot de l'histoire, mais on comprend bien, en suivant les développements du roman de Dai Sijie, le péril que représente, pour tout régime dictatorial, l'accès aux livres, à la connaissance, à la description d'autres mondes, même si ces mondes ne sont peuplés que des petites vies provinciales des personnages De Balzac et d'autres auteurs français. Car même dans ces petites vies, il y a des émotions, des réflexions, des envies de changement, des remises en question... Autant de pierres lancées sur le monument de l'ordre établi ! Il faut donc éradiquer cela : sus à la culture, sus à la lecture, sus aux livres et aux lecteurs !
Par ce côté, ce roman est fascinant : on comprend, comme je l'ai dit, la logique de ce pouvoir autoritaire (sans pour autant l'accepter, évidemment), mais on approche aussi, autant que faire se peut, la réalité de la vie des personnes écrasées sous le joug de ces lois iniques, cruelles, absurdes. On croise les petits chefaillons qui ont le devoir de les faire respecter. On constate la misère et la souffrance dans laquelle sont plongés les peuples soumis à ces règlements qui font du moindre geste, de la moindre pensée, un crime potentiel. Mais on voit aussi comment, bon an, mal an, les traditions tentent de perdurer, avec leurs rituels teintés de sorcellerie ou leurs chants montagnards grivois (oui, ça aussi, c'est interdit : on se doit d'être pur, parfait, sans aucune pensée un peu licencieuse).
Ce descriptif est atterrant, certes, et pourtant, on s'amuse et on s'émeut aussi beaucoup à la lecture de ce roman. le ridicule de ce système aberrant est clairement pointé du doigt par l'auteur ; mais il y ajoute aussi des scènes burlesques, qu'il nous dépeint d'un ton pince-sans-rire qui fait mouche. Enfin, avec la finesse de sa plume, il nous immerge totalement dans la réalité des protagonistes de son histoire (deux garçons en cours de "rééducation" et la petite tailleuse, qu'ils rencontrent dans ces montagnes). Surtout, Dai Sijie nous invite à ressentir avec ces trois jeunes adultes, la force, la permanence et l'universalité de ce qui nous unit les uns aux autres. Quel que soit le pays où l'on vit et quelle que soit la volonté des tyrans qui nous soumettent, au point de nous interdire de lire des romans d''amour et des histoires d'amitié, ces deux sentiments ne pourront jamais être effacés du coeur des hommes. Un beau message d'espoir porté par ce grand livre.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Iletheunefois
07 mai 2017
Le roman se déroule en Chine, à l'époque de la révolution culturelle lancée par Mao Zedong. Révolution qui vise surtout les intellectuels
Roman qui nous emmène de la fiction à la biographie
Très agréable lecture
Commenter  J’apprécie          20
Chasto
02 avril 2017
Province du Sichuan, montagnes dans les brumes et vallons assoupis de la rosée matinale.

Passions et découvertes, regards de l'autre et monde d'ailleurs se modèlent sur un nouvel univers.

D'un ouvrage, de nouvelles pages s'offrent un regard neuf, un regard d'étonnement et de délicatesse.

Délicatesse d'une petite tailleuse noyée dans une région de vallées et de montagnes.

Pages à suivre et découvrir le long de ces vallons avec parcimonie et sensibilité.
Commenter  J’apprécie          110


Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Balzac et la petite tailleuse chinoise

Combien de livres se trouve dans la valise bien ficelé ?

10
4 ou 3
5 ou 6
pas précisé

8 questions
77 lecteurs ont répondu
Thème : Dai SijieCréer un quiz sur ce livre