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EAN : 9782818977903
72 pages
Éditeur : Bamboo Edition (04/03/2020)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 11 notes)
Résumé :
"La vie est un voyage, pas une destination."

À Reclesme, dans un petit village au cœur de la France, Abel vit seul avec son chien, ses deux vaches et ses brebis. Il n'a jamais quitté son village. Pourtant, toute sa vie, il a rêvé de parcourir le monde, et imaginé de lointains voyages. En ce mois de septembre, et ce malgré son âge, Abel a décidé de partir en Éthiopie.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  04 mai 2016
Abel rêve. de voyages. Seul dans la ferme héritée de ses parents qu'il entretient depuis que ses frères ont mis les voiles, Abel n'en peut plus de ce foutu pays et de cette vie rythmée par les corvées. Se lever à l'aube, traire les vaches, sortir les chèvres, labourer les champs. « Moi ce que je voulais, c'est être marin, prendre le large, voyager : Conakry, Singapour, Tahiti… ». Mais Abel a vieilli et il n'a jamais pu franchir le pas. Partir. Pour de bon. Les guides touristiques s'entassent sur les étagères du salon, les saisons passent, et Abel en est toujours au même point. Sa détermination semble cette fois bien réelle, et malgré les moqueries des autochtones qui l'ont surnommé « le capitaine » et n'ont jamais cru à ses envies d'ailleurs, Abel sait que l'heure est venue.
Étrange album à l'atmosphère nostalgique mettant en avant la rudesse de la vie à la campagne. Il est touchant Abel, fragile, sensible, timide, perdu dans des rêveries auxquelles il persiste à s'accrocher, sans doute pour trouver la force de sortir de son lit chaque matin et de donner du sens à une existence sans aucun relief. Dans son bled paumé, le ciel est bas et gris et les mentalités restent au ras des pâquerettes. Il y a une forme de cruauté permanente chez les paysans frustes qui peuplent les histoires rurales. Abel m'a rappelé les personnages d'André Bucher ou de Franck Bouysse, ces taiseux solitaires et bourrus évoluant dans un environnement âpre et difficile à supporter.
Une réflexion triste et mélancolique sur le temps qui passe et jamais ne se rattrape, sur ces choix que l'on ne fait pas, ces regrets qui nous hantent, ces départs toujours reportés et jamais pris. J'aurais voulu sortir bouleversé de cette lecture mais ce n'est pas le cas. L'album est pourtant très réussi, aucun doute là-dessus, mais il m'a manqué un petit quelque chose. J'ai eu l'impression que tout allait trop vite, que certains aspects auraient mérité d'être creusés (l'enfance du vieux fermier, la relation avec ses parents, l'attitude de ses frères). En fait, j'aurais voulu passer plus de temps avec Abel, partager davantage de choses, le côtoyer au fil d'un roman graphique de 200 pages par exemple. Je l'ai quitté trop rapidement et il m'a laissé en bouche un goût de trop peu. Dommage, parce que c'est typiquement le genre de personnage que j'adore.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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livreclem
  27 mars 2020
Une BD très poétique sur une année dans la vie d'Abel, agriculteur solitaire.
J'ai apprécié cette lecture et les émotions qu'elle transmet
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alouett
  04 mai 2016
Abel est un vieux loup solitaire. Sa vie est faite d'une routine harassante. Lui qui a toujours rêvé d'être marin et de voyager, il a finalement passé ses plus belles années à s'occuper de l'exploitation agricole familiale. Soigner les bêtes, s'occuper des champs… les tâches varient finalement assez peu au fil des saisons.
Dernier d'une fratrie de garçons, il s'est retrouvé coincé lorsque, arrivé à l'âge adulte, tous les autres avaient décampé vers d'autres horizons. Il a sacrifié sa vie et écarté ses rêves de jeunesse pour reprendre la ferme de ses parents. Au crépuscule de sa vie, il est aigri. Et c'est bourré d'amertume qu'il rêve d'un ailleurs plus épanouissant et se nourrit des photographies des guides de voyage qui remplissent les étagères de sa bibliothèque.
On entre vite dans le petit monde d'Abel, vieillard ronchon et solitaire. Pourtant, le scénario de Lisa Belvent s'installe doucement, ne posant pas ses mots tout de suite sur les illustrations de Bruno Duhamel. N'ayant pas d'autre choix, on regarde donc ce vieux bonhomme vaquer à ses occupations. le lecteur est accueilli par la sonnerie du réveil et on voit une tête décatie en haut d'une masse informe de couvertures. On sent le geste machinal pour attraper les vêtements posés sagement sur une chaise, pour préparer le café ou encore pour enfiler une veste chaude et une casquette. le parcours matinal de cet homme est rodé, du corps de ferme à l'étable, de l'étable à la bergerie, de la bergerie aux pâturages. Durant tout ce temps, il soliloque.
Le récit prend soin de décrire une vie ritualisée mise en images à l'aide d'une bichromie où le bleu règne en maître. Bruno Duhamel installe une ambiance où l'on perçoit rapidement qu'il est question de solitude et d'ennui. Pourtant, il y a quelque chose de léger dans le trait comme dans le propos, une pointe d'humour un peu cynique qui permet au lecteur de décaler le regard et à la narration de ne pas s'appesantir. (...) Lire l'article complet sur le site : https://chezmo.wordpress.com/2016/05/04/le-voyage-dabel-belvent-duhamel/
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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choumette
  28 mars 2015
Une petite BD qui se lit très vite mais qui fait ressortir quelques émotions.
Abel a passé toute sa vie dans la ferme familiale mais rêve depuis toujours de faire le tour du monde. Ce vieux monsieur n'a jamais pu ou eu le courage de prendre ses valises et aller a la découverte de tous ces pays dont il rêve a travers les timbres ou les guides. J'ai été triste pour lui.
C est une BD colorée toute en bleu et teintée d'autres couleurs uniquement lorsqu'Abel part dans ses rêves. Cela accentue réellement les moments de tristesse de sa vie quotidienne et la joie la quiétude qu'il ressent lors de ses escapades imaginaires.
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CharleneMouzi
  26 mars 2020
Une tranche de vie comme on les aime, en simplicité et avec humour ! Merci SIVAN & DUHAMEL pour cette belle bd !
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critiques presse (4)
BDZoom   20 mars 2020
L’empathie qu’on a pour Abel tient aussi à la façon qu’a Duhamel de dessiner ses personnages, de ce trait une caricatural qui rend les coléreux presque drôles et les aigris quasi sympathiques. On se rappelle de Madeleine dans « Jamais », la mémorable casse-pied, ou de XX dans « Nouveau contact », albums qui soulignent d’ailleurs le goût de l’auteur pour les villages et les voyages.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Auracan   12 mars 2020
Isabelle Sivan signe un récit sensible, construit par petites touches et tout en nuances. De son trait semi-réaliste, l'auteur parvient à donner au fermier bougon mais rêveur une allure sympathique qui participe à l'attachement du lecteur.On y retrouve le sens du détail du dessinateur au service, notamment, de fort beaux décors.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   06 mars 2020
Toujours dissimulée sous le pseudonyme d'«Isabelle Sivan», Lisa Belvent épluche un thème délaissé et ignoré par beaucoup, mais néanmoins réel et douloureux, celui de la solitude et de l'ennui en milieu rural. Chronique d'une vie poignante, pleine de tendresse et de poésie, chacun se souviendra d'avoir, dans son entourage, connu, admiré et aimé un «Abel».
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   22 décembre 2014
Le dessin de Bruno Duhamel est toujours aussi simple et efficace, mais alors que dans la très bonne série Les Brigades du temps (scénarisée par Kris), la couleur « aplatit » par moment son dessin, il n’utilise ici que du noir et des dégradés de bleu. Cette quasi bichromie donne au propos encore plus de poésie et nous rend exotique ce coin de campagne française.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
alouettalouett   04 mai 2016
Moi, ce que je voulais, c’est être marin. Prendre le large. Voyager : Conakry, Singapour, Tahiti… Bombay… A Reclesme, il y a eu un palmier, une fois… un seul… Il a crevé au premier hiver. Je ne pourrais pas en dire autant ! Les hivers, moi, je peux les compter. Y en n’a pas un seul que j’ai raté. Pas un. Depuis que je suis né, j’les ai tous faits, les hivers à Reclesme… C’est la poisse l’hiver. Déjà, rien que parce que j’suis né en hiver ! La mère, elle avait 40 ans quand elle a accouché. Autant dire qu’elle s’en serait bien passé. Ca, elle me l’a dit… et pas qu’une fois.
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ThyuigThyuig   30 novembre 2014
- Alors, un timbre... Lequel, monsieur Abel ?
- Je voudrais le paquebot blanc.
- Je n'ai plus de paquebot, monsieur Abel... c'était la collection de l'an dernier.
- C'est quoi, la nouvelle collection ?
- Les animaux de la ferme.
- Vous n'avez rien qui fasse un peu plus voyager que des percherons ?
- Prenez-en deux, vous pourrez faire un attelage.
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alouettalouett   04 mai 2016
De toute façon, le plus beau voyage, c’est celui qu’on ne fera jamais.
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Vidéo de Isabelle Sivan
Isabelle Sivan et Bruno Duhamel parlent du "Voyage d'Abel", enfin réédité, chez Bamboo/Grand Angle
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