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Rose-Marie Vassallo-Villaneau (Traducteur)
EAN : 9782092525524
204 pages
Éditeur : Nathan (15/04/2010)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 126 notes)
Résumé :
Depuis près d'un an, je parviens à me soustraire à la vigilance de mes frères aînés, Mycroft et Sherlock Holmes qui s'entêtent à vouloir m'expédier en pension pour faire de moi une lady. Grâce à mon cabinet de " Spécialiste " en recherches - Toutes disparitions ", et sous une fausse identité, je concurrence désormais mon détective de frère sur son propre terrain - parfois même avec plus de succès que lui ! Mais voilà qu'en ce jour de juin 1889, regagnant mon logis, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  26 juin 2013
Je dépose plainte : le roman est plus court que les précédents, seulement 200 pages ! L'intrigue policière est intéressante, toujours agréable à lire et on s'attache à Enola. Je sens que je vais avoir du mal à la quitter.
Le style d'écriture est toujours agréable, bien écrit, il y a des situations cocasses, les explications sur la société victorienne ainsi que les descriptions de Londres sont réalistes, sans oublier que nous avons le combat "beaux quartiers vs bas-fonds", les péripéties d'Enola et le chassé-croisé avec son frère Sherlock ne sont pas dénués d'humour.
Quel chassé-croisé ? Mais enfin, vous suivez ou vous venez de prendre le train en marche ? Pour les p'tits derniers, Enola Holmes est la soeur cadette de Sherlock et Mycroft Holmes, leur mère a disparu et la petite de 15 ans a filé à l'anglaise, elle vit seule à Londres et fait tout ce qu'il faut pour ne pas tomber dans les mains de ses frères, qui souhaitent l'enfermer dans un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille.
J'ai regretté de ne pas avoir de nouvelles de maman Holmes. Rien, nada, que dalle. Maman ne répond pas aux petites annonces codées de sa fille et aucune indiscrétions ne transpire de chez les vieilles rombières : silence radio total.
Perturbant car je pensais (et je ne dois pas être la seule à l'avoir pensé) que Nancy Springer allait, au fur et à mesure des tomes, nous ramener vers l'élément déclencheur de la série, à savoir : maman partie, provoquant l'arrivée des frangins Holmes, entrainant la fuite d'Enola, son émancipation et le début de sa carrière d'apprentie détective.
Peut-être est-ce voulu... Une vision fugace de la fin m'étant venue à l'esprit, me faisant pencher pour... Non, je ne dirai rien ! Seul le tome 6 me dira si j'ai bien deviné.
Point de vue intrigue, c'est un peu différent : la logeuse d'Enola, la vieille Mrs Tupper (ware ?) a reçu d'étranges menaces via un billet anonyme.
La vioque est kidnappée et sa maison retournée de fond en comble.
Non mais, ça va pas, non ? On s'attaque aux p'tits vieux qui n'ont même pas une épargne pension digne de ce nom ?
Le sang d'Enola Holmes ne fait qu'un tour. Pourquoi s'en prendre à une veuve sans le sou, dont la seule richesse semble être une robe de crinoline en soie bleu de Prusse. Si encore elle avait eu des actions dans les pétrochimiques...
Quoi ? Qu'est-ce que je viens de dire, là ? Elle possède une robe de crinoline en soie bleu de Prusse ? Hé, fashion victim, la Tupper (ware) ? Comment possède-t-elle cette super robe, elle ? Volée au Zara du coin ?
Comme nous sommes en 1889, pas question de Googeliser le nom de la logeuse, donc, on travaille à l'ancienne et on fouille le passé de la dame.
Enola va croiser, durant son enquête, l'ombre d'une grande dame, recroiser par la même occasion Sherlock qui passait dans le coin, avant de faire feu des deux fuseaux pour ne pas qu'il lui mette la main au collet.
A peine plus de 200 pages, le livre ! Pas à dire, ça frétille dans tous les sens, même si l'intrigue, bien qu'agréable et distrayante à lire, ne fera jamais repousser les jambes d'un cul-de-jatte ou casser les trois pattes d'un canard.
Oh, tiens, une lueur chez Sherlock ! Non, il ne vient pas de souscrire à la fée électricité chez Electrabel ou GDF-Suez, mais il est en train de comprendre que le bonheur de sa petite soeur n'a pas de prix, qu'il ne se bride pas comme un cheval et qu'il ne se met pas en pensionnat...
Vivement la suite ! Oh, ce sera déjà le dernier de la série... Snif.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Syl
  10 juin 2013
Enola est une jeune fille de quinze ans qui, suite à la disparition de sa mère, a désiré vivre sa vie sans les tyrannies de la société victorienne. le petit inconvénient… c'est qu'elle est la soeur de Mycroft et Sherlock Holmes. Fuyant ses frères, elle se cache, se travestit, et exerce le métier d'enquêtrice.
Scutari, 1855,
A la caserne Selimiye, l'hôpital est un enfer. La puanteur et les cris des blessés rendent les lieux insupportables. La guerre n'est pas la seule à tuer, les infections, les gangrènes, le choléra, le typhus, sont les premiers maux à décimer la soldatesque.
Une très jeune femme, Mrs. Tupper, est au chevet de son mari gravement atteint. Dans sa solitude et sa misère, elle est soutenue par une dame d'un dévouement remarquable, une dame qu'on appelle "la dame à la lampe".
Londres, 1889,
La logeuse d'Enola lui demande conseil. Mrs, Tupper est vieille et sourde, mais elle a longtemps deviné que Miss Meshle n'est pas la simple petite secrétaire qu'elle paraît être. le billet qu'elle vient de recevoir est menaçant et incompréhensible. Il parle d'oiseau, de message et de Scutari. Ce temps est bien loin ! de trente cinq années…
Avec ses maigres indices, Enola essaie de le déchiffrer en associant aux mots, des images, et rien ne semble évident. Puis, alors que rien ne l'engageait à poursuivre son investigation, durant son absence, deux hommes kidnappent Mrs. Tupper et mettent sens dessus dessous l'appartement !
Depuis qu'elle a quitté sa maison, que sa mère a disparu, Enola a reporté une partie de son affection sur cette brave femme, et son rapt lui en fait prendre conscience. Il faut qu'elle la retrouve très vite…
Cherchant dans le désordre des affaires personnelles de Mrs Tupper, Enola fait l'impasse sur les photos, les certificats de baptême, de mariage, et retient une robe de belle qualité, avec sa crinoline. C'est un élément qui se dissocie des autres possessions. Elle a une désuétude un peu fanée, mais conserve l'élégance de la distinction et de la richesse. Une passementerie ornée de fleurs brodées en fait toute la joliesse. Cette robe a appartenu à Florence Ningthingale.
Pour commencer, elle se rend à l'école des infirmières dans l'East End. Là-bas, elle apprend que l'héroïque infirmière est toujours de ce monde, et que si elle ne reçoit plus personne, elle continue à communiquer avec le monde par courrier. On dit qu'elle est généreuse de ses conseils et que sa maison est accueillante.
Il ne faut plus tarder ! Il faut retrouver Mrs. Tupper… et éviter de se retrouver nez à nez avec ses frères.
.
Cinquième tome de la série, il sera l'un de mes préférés. Dans d'autres lectures (Anne Perry, saga des William Monk), j'ai lu quelques passage de la guerre de Crimée, du camps de Scutari et de l'exemplaire Florence Ningthingale qui a révolutionné le monde médical et politicien. Cette partie de l'Histoire est très intéressante.
Les enquêtes d'Enola sont toujours des prétextes, des bases, pour raconter ce qui se passait dans le XIXème siècle de Victoria. Encore une fois, les femmes sont à l'honneur, fines, intelligentes, intrépides et modernes. J'ai l'impression, plus forte que jamais avec ce tome, que l'auteur place l'information historique avant l'intrigue. Ainsi, le jeune lecteur apprend et se cultive sans ennui.
Nous retrouvons des codes secrets à décrypter, des filatures, Sherlock et Watson… une Enola primesautière, téméraire, un peu moins naïve… et nous fermons le livre en pensant au prochain épisode.
Une lecture à recommander !
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Luna26275
  22 juin 2015
Encore un excellent opus, pour cet série inébranlable. Aucun tome ne m'a déçue, c'était un vrai plaisir de les lire ! La plume magique de Nancy Springer nous transporte encore une fois au côté de la plus courageuse et rusé des jeunes filles. Une lecture saisissante, j'ai adoré !

Près d'un an, c'est écoulé est ni Sherlock ni Mycroft n'ont pu retrouvé leur soeur, Enola, qui, elle se porte comme un charme. Celle-ci arrive même à concurrencer son frère, un des plus célèbre détective sur son propre terrain.
Mais, sa joie de vivre va vite cesser quand elle apprendra que sa logeuse, Mrs Tupper a été enlever. C'est ainsi qu'elle se lance à sa recherche avec pour seul indice un mystérieux message et des jupons éparses.
Une très bonne lecture, j'ai passé un moment incroyable. Ce livre était tout simplement fantastique !
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Chaplum
  17 juin 2013
Alors qu'elle essaie de vivre discrètement depuis ses dernières mésaventures où elle a bien failli se faire repérer par ses frères Mycroft et Sherlock, Enola se retrouve à nouveau dans les ennuis. Sa logeuse, Mrs Tupper, lui confie, un soir, avoir reçu une lettre de menaces. C'est là qu'elle se rend compte que la brave dame, bien que sourde comme un pot, est plus maligne qu'elle ne le pensait. Non seulement elle avait remarqué qu'Enola sortait souvent sous différents déguisements mais elle l'avait aussi suivie et avait vu qu'elle venait en aide à de nombreux pauvres hères dans la rue. C'est donc en toute confiance qu'elle lui demande son aide. Car elle ne comprend pas de quoi on la menace ! Enola apprend ainsi que dans son passé, la sage Mrs Tupper a vécu la guerre de Crimée où elle a perdu son mari. Et qu'elle y a sans doute vu des choses dont elle n'a pas saisi la portée. Mais lorsque quelques jours plus tard, elle trouve la maison dévastée et sa logeuse disparue, elle comprend que la lettre de menaces était loin d'être anodine …
Pour moi, ce cinquième tome est jusqu'à présent le meilleur. Mrs Tupper, chez qui Enola loue une chambre dans l'East End londonien, prend réellement de l'épaisseur dans ce volume et on en apprend davantage sur elle et sur son passé. Elle apparaît sous un jour nouveau et on découvre une femme courageuse qui a vécu des drames et a réussi à s'en sortir miraculeusement.
Une fois encore, Nancy Springer écrit un beau roman jeunesse mêlant aventures et Histoire mais de manière ludique et plaisante pour un lectorat peu âgé et féminin. Elle axe en plus la découverte historique sur des sujets peu courants comme la guerre de Crimée, que j'avoue peu connaître, et des figures féminines ayant réellement existé, comme Florence Nightingale, une femme de bonne famille qui a choisi de travailler comme infirmière pour soulager les soldats sur le front lors de cette guerre et effectuer les bases besognes que personne ne voulait faire et surtout améliorer l'hygiène des salles de soins. Elle a aussi oeuvré toute sa vie pour participer à de grandes réformes sociales.
Bref, une série jeunesse divertissante et intelligente que je conseille à toutes les lectrices en herbe et dont la qualité s'améliore au fur et à mesure des tomes.
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Jangelis
  14 juillet 2015
Décidément, tout me plaît dans cette série.
De l'humour, des personnages attachants, la vie londonienne à la fin du 19e siècle, aussi bien côté noblesse que bas-quartiers. Une intrigue qui tient la route.
Enola toujours aussi débrouillarde, qui, comme chaque fois parvient à "doubler" son illustre frère.
On la voit grandir, s'affirmer, montrer son grand coeur aussi dans cet épisode. Et elle a le plaisir d'entendre par hasard de veilles amies de sa mère évoquer leurs jeunes années.
Et nous celui de croiser Florence Nightingale, et même d'entrer un peu dans son intimité. Grâce à elle, Sherlock va même presque se remettre en question !!
Mon seul regret est que cette série ne soit jamais en tomaison dans les bibliothèques, du coup, je les lis en ordre dispersé.
Comme beaucoup de séries policières, l'intrigue peut se lire séparément, mais la vie d'Enola est si passionnante que c'est mieux de la suivre dans l'ordre !
Je vous quitte, j'ai le tome 6 à lire !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ArlavorArlavor   25 février 2012
-Ah! D'un seul coup, Florence Nightingale comprend tout. Vous l'avez menacée de pensionnat!

Sherlock Holmes lève vers elle un regard décontenancé, presque un regard de gamin qui n'y comprend plus rien. "Menacée? Mais quel...

-Dieu du cie! votre mère ne vous a donc rien appris? Encore que cette ignorance soit le lot de plus des neuf dixièmes du genre masculin. Les souffrances endurées par une jeune fille dans un pensionnat sont à peine moindres que celles qu'endure un criminel au pénitencier. Je veux parler là des douloureuses contraintes corporelles qui débouchent invariablement su des déformations, parfois la mort."

Bouche ouverte, le grand détective ne suit plus.
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Ivy-RoseIvy-Rose   23 septembre 2013
Ma mère, suffragiste convaincue, avait eu tendance à négliger mon éducation dans les arts de salon, m'encourageant à lire, à faire de la bicyclette, à m promener dans les bois - voire à grimper aux arbres - plutôt qu'à modeler des roses de cire, à confectionner des colliers de coquillages, à orner de jours échelle des mouchoirs de batiste ou à garnir de perles des étuis à lunettes.
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CielvariableCielvariable   10 février 2019
-Mais ne voyez-vous donc pas, poursuit Florence Nightingale avec sa fermeté feutrée, qu'à ses yeux, à l'évidence, elle avait toutes les raisons du monde? De même, votre sœur, l'autre jour, semblait avoir de solides raisons d'agir comme elle le faisait. Miss Nightingale paraît hésiter, puis elle se décide: elle m'a paru avoir de vous une peur sans nom. Il a beau ne pas grimacer vraiment, elle voit bien que ses propos ont eu sur lui l'effet d'une gifle. Il cale ses avant-bras sur ses genoux, serre ses mains l'une dans l'autre et les contemple en silence.
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CielvariableCielvariable   10 février 2019
"Bien cher monsieur, poursuit avec tact Florence Nightingale, pardonnez-moi mon franc-parler, si ce n'est mon indécence, mais je suis une vieille femme, voyez-vous, ce qui m 'autorise à dire ce que les autres taisent : le supplice du pal n'est rien, comparé à celui du corset à laçage serré."

Corset : Jamais le mot n'est prononcé dans la bonne société, surtout pas en présence d'oreilles viriles.
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JangelisJangelis   14 juillet 2015
"Bien cher monsieur, poursuit avec tact Florence Nightingale, pardonnez-moi mon franc-parler, si ce n'est mon indécence, mais je suis une vieille femme, voyez-vous, ce qui m 'autorise à dire ce que les autres taisent : le supplice du pal n'est rien, comparé à celui du corset à laçage serré."
Corset : Jamais le mot n'est prononcé dans la bonne société, surtout pas en présence d'oreilles viriles.
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