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ISBN : 9791093510583
Éditeur : LC éditions (01/03/2016)

Note moyenne : 5/5 (sur 8 notes)
Résumé :



Sous influences du vent méridional de la Haute-Provence, ce roman du terroir montagnard s'illustre de manifestations oniriques et fantastiques.
L'enfance de Lola est engluée entre la présence morbide d'un père qu'elle n'a pas connu et la pesante dépression d'une mère incapable de tendresse.
Son apaisement et son envol, elle les devra à un ruisseau vivifiant, à l'ombre d'un arbre séculaire, et à des rencontres bienfaisantes.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  05 novembre 2016
Après le chêne de saint Louis, voici celui de Lola. Aucun rapport me direz-vous ! Encore que… On peut retrouver le côté bienfaisant et salvateur. Ce réconfort dont a manqué l'héroïne dès les premiers jours de sa vie. On ne peut pas dire que sa mère, Huguette, était tendre : « Elle me coucha sans ménagement dans mon nouveau lit et sortit en claquant la porte derrière elle (P6) ». Charmant, n'est-ce pas ? Et encore, ce n'est rien par rapport à la rencontre avec Robert, son père : « -Robert, mon chéri, je te présente ta fille. L'urne bien calée à mes pieds contenait les cendres de mon père. du bout de mes chaussons je la touchai, elle était dure et lisse (P5) ». Comment arriver à se construire avec tout ceci ? D'autant plus lorsque sa mère décline de jour en jour ? « Il ne restait d'elle qu'une enveloppe vide (P88) ». La nature est là, bien heureusement, avec son porte-parole au nom bien symbolique, Sylvia, sorte de fée-clochette ou d'amie imaginaire, comme vous le souhaitez…
J'avais aimé le premier livre de Claire Strauss, "Sur les pas de Jesse", et j'ai encore plus apprécié celui-ci. On retrouve le thème des adolescents mal dans leur peau à qui la vie n'a rien épargné. Mais ce rapport à la nature est touchant. L'écriture est toujours aussi fluide, très agréable à lire. J'ai passé quelques bonnes heures de lecture. Et rien que pour cela, je vous remercie très chère Claire !
Lien : https://promenadesculturelle..
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fuji
  14 avril 2016
C'est avec un plaisir intense que je retrouve le monde de Claire Strauss, après "Sur les pas de Jesse", "Le chêne de Lola". Publié en second mais écrit en premier...
Claire c'est un univers celui de l'humain et de la nature, je souligne la beauté de la couverture: créée par son frère Morgan et très représentative du soin apporté par l'éditrice à ses auteurs.
Lire Claire c'est un rendez-vous avec l'émotion, pas celle larmoyante des mélos à l'eau de rose, non celle qu'engendre la vie, la nature...Une écriture lumineuse pour donner une âme aux êtres déroutés par la complexité des rapports humains, dans une société où la terre "mère" est bafouée.
Lola commence mal sa vie et elle n'y est pour rien, son père meurt quand elle naît et la laisse seule avec une mère qui ne surmonte pas son deuil, va de dépression en dépression, sans s'émouvoir du cadeau de la vie qu'est Lola.
"Il faut que tu trouves en toi la force d'être libre, que tu fasses ton chemin." lui dit la sage Sylvia.
Mais avant de trouver son chemin il lui a fallu accepter d'être transparente pour un monde dont elle n'avait pas les codes.
Deux femmes merveilleuses ont traversé sa vie mais cela lui a apporté des bienfaits sans soulager son fardeau qui a consisté à être adulte avant l'âge, à être la mère de sa mère bien avant que l'heure de la vieillesse de celle-ci ait sonné.
La petite fille va vous faire fondre par sa solitude, par ses désarrois et cet amour quel attend de façon pathologique et qui n'arrive pas et n'arrivera jamais car sa mère est comme une source tarie, qui n' a que jérémiades à offrir.
La jeune fille va vous épater par son courage et son opiniâtreté à avancer.
Que restera-t-il à la jeune femme pour se construire avec tout ça, des être humains difficiles à appréhender dans leur ensemble, une société ou l'indifférence et le quant-à-soi règnent ?
La nature est omniprésente et est le symbole d'une vie à préserver à tout prix. La Haute Provence nous est offerte par l'auteure qui la connait dans ses moindres recoins, et d'une plume inspirée elle nous emmène dans des paysages sublimes où nous pouvons voir, entendre la faune et la flore et percevoir ses multiples senteurs saisonnières.
L'éclosion de Lola se déroule sous nos yeux avec simplicité, le regard de Lola enfant est d'une justesse troublante.
Lola va rejoindre ses copains Poil de carotte, Tom Sawyer, Jean dit Brasse-brouillon( Vipère au poing), Rémi (Sans famille)etc...Vous remarquerez que ce sont des garçons, il y a beaucoup de témoignages sur des petites filles maltraitées (surtout témoignages d'inceste...) mais pas de petite fille héroïne d'un beau roman, avec Claire Strauss, c'est un oubli réparé et Lola restera dans les mémoires.
Jean Cocteau a écrit: Ecrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas il n'est qu'écriture.
Je pense que l'univers De Claire correspond totalement à cela, un acte d'amour, à la vie, à la nature...
Remplies d'émotions, je referme ce livre, mais j'en garde l'empreinte de façon indélébile.
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OScaryne
  10 avril 2016
Une naissance chaotique, une mère incapable de tendresse, dépressive, emprisonnée dans le déni de la mort de son mari... Ainsi démarre la vie de Lola. Cloîtrée dans sa chambre jusqu'à son entrée en CP, elle a tout pour devenir une sauvageonne asociale. Mais une douce voisine veille sur elle et lui fait découvrir la formidable nature qui entoure Sisteron où elles vivent. Grâce à cette femme mais aussi à la force de la terre, Lola parviendra à s'apprivoiser et à grandir jusqu'à devenir une belle jeune femme affirmée et amoureuse de la montagne. Il lui restera bien des obstacles à franchir avant de trouver son chemin et se libérer enfin de l'emprise maternelle.
Claire Strauss nous offre ici un roman empli de tendresse, de poésie, de beauté simple mais, surtout, d'espoir. Comme dans son précédent opus "Dans les pas de Jesse", elle nous embarque dans une tranche de vie au fil de son écriture sincère, aérienne, vraie. On y entre, on dévore, on a hâte d'en connaître l'issue et puis, la dernière page tournée, on est tout triste de devoir quitter Lola et ses montagnes. On est triste mais ébloui d'émotion et ça c'est bon !
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aligator427
  11 mai 2016
Après avoir dévoré Sur les pas de Jesse, je ne pouvais manquer de lire ce nouveau roman de Strauss Claire.
Une nouvelle fois, pris dans la tourmente de cette histoire, je ne peux que dire : Chapeau!
Strauss Claire nous embraque encore dans un monde, cette fois en pleine nature, avec à nouveau des personnages attachants, une histoire pleine d'émotions, une écriture d'une grande sensibilité, percutante, juste.

Il dégage de ce roman un grand amour pour la nature sauvage. J'ai aimé sentir le soleil sur la peau de l'enfant, le gout de la pluie, les odeurs de bois pourris... j'ai adoré le personnage de Sylvia, entre fantasme et réalité et Martha qui sent si bon la rose, j'ai vibré avec Joël en observant Lola dormir au pied du chêne, j'ai hurlé de douleur avec Lola en entendant les tronçonneuses... sans oublier la mère, sombre, violente et pourtant fragile.
Je n'en dis pas plus, c'est à lire!
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Claire05
  11 avril 2016
Bien que publié en second, ce roman est le premier que j'ai écrit.
Dans ce roman j'ai voulu parler de ces enfance malmenées par le monde adulte, abimé par le milieu familial, j'ai voulu parler de ces blessures qui laissent ni bleu ni de bosses, ces blessures discrètes, ces maltraitances invisibles.
Dans ce roman j'ai voulu offrir un coin de paysage, celui que tout un chacun peut trouver, afin d'y puiser ce que la nature a à nous offrir de puissance, de calme et de stabilité.
J'ai tenté d'y faire un parallèle entre ce que les hommes peuvent infliger aux hommes et ce que la nature peut subir de la main de l'homme.
C'est une histoire qui parle de joies simples, de grands plaisirs avec de petites choses, d'amitié et d'amour vrai.


Lien : https://www.facebook.com/Le-..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Claire05Claire05   16 avril 2016
Un jour, en montant vers la clairière, je m’arrêtai un instant pour apprécier le paysage.
À mes pieds se déployait la vallée du Jabron avec ses cultures et ses villages, en face de moi se dressait la montagne de Lure, grande et majestueuse.
Mais ce jour-là elle était sombre, coiffée de lourds nuages noirs.
Il faisait très chaud et gravir cette route m’avait laissée trempée de sueur. J’hésitai un moment voyant cet orage se préparer.
Fallait-il redescendre vers la maison qui était déjà loin, ou allais-je poursuivre mon chemin et m’abriter dans une des ruines du hameau d’Aubard ?
Je décidai de poursuivre. Mais quelques instants plus tard la pluie tombait déjà à grosses gouttes lourdes et chaudes.
Mon premier réflexe fut de courir pour trouver refuge plus haut, mais les ruines étaient encore loin, je fus vite essoufflée et trempée. Je m’abritai un instant sous un petit chêne qui ne pouvait que ralentir cette pluie battante.
J’avais couru très vite, j’avais du mal à reprendre mon souffle, la pluie ruisselait sur mon visage. Que faire ? Je me sentais comme prise au piège, le tonnerre grondait, le vent se levait.

Puis, peu à peu ma respiration s’apaisa, ainsi que mon angoisse.
Pourquoi courir ?
J’étais trempée jusqu’aux os, la pluie était chaude, elle perdait déjà de sa violence.
J’enlevai mon tee-shirt qui collait à ma peau, le coinçai dans ma ceinture et repris mon chemin sous l’averse. L’eau coulait sur ma peau, c’était très excitant
« On ne peut pas rêver douche plus agréable ! », me dis-je.
En repensant à ma panique face à l’orage, je me mis à rire. Mes cheveux dégoulinaient, je buvais l’eau de pluie qui rentrait dans ma bouche. J’enlevai mes chaussures et sautai dans les flaques
— Tant pis pour maman ! criai-je soudain et me voilà repartie à rire.
Je ris tellement que j’eus l’impression de provoquer un rayon de soleil, puis une éclaircie.
La pluie cessa, j’arrivai à la clairière. J’étalai mes vêtements sur les buissons et laissai le soleil se charger du séchage...
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OScaryneOScaryne   10 avril 2016
De retour chez moi, je n'attendis pas cette fois d'être en plein repas pour parler, j'attaquai dès le seuil de la porte franchi.
— Maman, Mademoiselle Istori m'a dit que papa était mort.
La phrase tomba comme un oiseau tué en plein vol.
Elle atterrit lourdement à nos pieds, nous surprenant toutes les deux.
Puis tout alla très vite !
Ma mère se réfugia dans sa colère, une colère démentielle.
— Mon Dieu mais ma pauvre fille, t'as pas honte de dire une chose pareille devant ton père ? T'es qu'une méchante fille ! Je l'ai toujours su. Maintenant du vas t'excuser devant ton père !
Elle pointa l'urne d'un doigt menaçant en me tirant par l'épaule. Je ne l'avais encore jamais vue ainsi, écumante de rage, les mots sortaient de sa bouche à une vitesse folle.
J'étais pétrifiée.
Soudain, sa main se leva et s'abattit sur ma joue avec violence.
Le choc me projeta à terre !
(...)
Je décidai d'aller à la clairière.
Il me fallut près d'une heure de marche pour y arriver. Je marchais d'abord très vite puis, peu à peu, mes pas ralentirent, je trouvais mon rythme.
Je m'assis au pied du chêne, le menton dans les genoux et laissait enfin mes larmes couler
(...)
Cette femme me raconta que le chêne allait puiser sa force tout au fond de la terre, qu'il était là depuis plus de quatre cents ans, mais sa vie touchait à sa fin. Elle dit percevoir en moi une grande force, c'était cette force qui m'avait guidée vers l'arbre. Pour le vieux chêne, c'était agréable de trouver au crépuscule de sa vie une enfant comme moi, ouverte à la nature. J'avais le pouvoir de tirer tout comme lui la force de la terre. Elle me dit aussi qu'il me fallait apprendre à me connaître et à me sentir livre. Elle était là pour guider mes premiers pas.
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OScaryneOScaryne   10 avril 2016
Je me sentais accueillie par la végétation.
Mes pas me guidèrent vers une clairière, au centre de laquelle trônait un majestueux chêne séculaire. Il étalait généreusement ses branches, propageant une ombre fraîche et apaisante. Instinctivement, je me couchai à son pied, dans l'herbe clairsemée.
Une sensation de calme et de sérénité pénétra en moi. Mon pouls et ma respiration avaient trouvé un rythme paisible et harmonieux.
Allongée, les bras en croix, je regardais les feuilles et les branches jouer avec la lumière du soleil. La terre chaude dans mon dos apaisait mes muscles, je les sentais se détendre un à un.
Pour la première fois, je prenais conscience de chaque partie de mon corps, comme si la terre m'aidait à les découvrir, à les apprivoiser.
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