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ISBN : 2226085866
Éditeur : Albin Michel (21/03/1996)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Rabindranâth Tagore (1861-1941) fut marqué dans son enfance par le climat panthéiste du mouvement religieux dont son père était le maître spirituel. Après des études en Angleterre, il revient en Inde, à Bolpur, y fonde son école (la Voix universelle), puis sillonne le monde. Antinationaliste, il a toujours milité pour la Paix et la non-violence. Auteur de nombreux recueils de poèmes tels L'Offrande lyrique, qui lui valut une célébrité mondiale immédiate, Le Jardinie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Neshouma
  20 juillet 2014
J'ai lu de nombreux livres de Vivekananda et je le perçois comme un grand esprit ayant eu le talent intellectuel d'offrir aux occidentaux une présentation complète et lumineuse du Vedanta. Après sa lecture, nous pouvons avoir envie de devenir sannyasin et nous assoir en méditation sur les bords du Gange. Cette philosophie lumineuse, divine, n'offre pas beaucoup d'autre alternative car son exposé de base n'offre pas encore d'articulation entre sa métaphysique profonde, et le quotidien gris et insipide du profane, surtout du profane occidental perdu dans la société de consommation.
Pour faire ce lien si difficile, ENJEU MAJEUR DE TOUT CHEMINEMENT SPIRITUEL, il faut quitter l'univers intellectuel pour entrer dans le langage de l'âme. Et pour cela, il fallait LE GENIE SPIRITUEL DE RABINDRANATH TAGORE.
Car Tagore est bel et bien un génie spirituel !! Ce génie transparaît clairement dans ce livre.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   14 août 2017
Demander pourquoi le mal existe revient au même que demander pourquoi existe l’imperfection ou, en d’autres termes, pourquoi existe la création. Il nous faut admettre purement et simplement qu’il ne pourrait pas en être autrement, que la création est forcément imparfaite, qu’elle est progressive, et qu’il est futile de poser la question : « Pourquoi existons-nous ? »

Ce que nous devrions véritablement demander, c’est : « L’imperfection que nous voyons est-elle la vérité finale ? Le mal est-il absolu et n’existe-t-il rien au-delà ? » Le fleuve a ses limites, ses rives, mais ne comprend-il pas autre chose ? Les rives sont-elles le dernier mot qu’on ait à dire sur le fleuve ? Et l’obstruction qu’elles constituent n’imprime-t-elle pas elle-même à l’eau son mouvement en avant ? La corde de touage est bien une attache pour le bateau, mais ce n’est pas là sa signification ; ne fait-elle pas avancer le bateau ?

Le grand courant du monde a aussi ses limites, sans quoi il ne pourrait exister. Mais c’est dans son mouvement – qui va vers la perfection – et non dans ce qui l’entrave, qu’on peut discerner son but. L’étonnant n’est pas qu’il existe en ce monde des obstacles et des souffrances, mais qu’on y trouve la loi et l’ordre, la beauté et la joie, la bonté et l’amour. Que l’homme possède dans son être une notion de Dieu, voilà le miracle des miracles. L’homme a senti dans les profondeurs de sa vie que ce qui paraît imparfait est la manifestation du parfait – tout comme celui qui a l’oreille musicale sent la perfection d’une mélodie, bien qu’il n’entende en réalité qu’une succession de notes. L’homme a découvert ce grand paradoxe que ce qui est limité n’est pas emprisonné dans ses limites, mais est toujours en mouvement et par conséquent se dégage à chaque instant de ses limitations. En fait l’imperfection n’est pas une limitation de la perfection ; le fini n’est pas incompatible avec l’infini ; ils ne sont qu’un ensemble complet qui se manifeste en partie, l’infinité qui se révèle dans des limites. (pp. 51-52)
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armand7000armand7000   11 avril 2019
La leçon la plus importante que l'homme puisse apprendre dans sa vie n'est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu'il dépend de nous d'en tirer profit, qu'il nous est loisible de la transmuer en joie.
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enkidu_enkidu_   14 août 2017
Le dénuement de l’homme est profond, et ses besoins sans nombre, jusqu’à ce qu’il devienne véritablement conscient de son âme. Jusqu’alors le monde est pour lui dans un état de flux et de reflux, comme un phantasme qui est et qui n’est pas. Au contraire, pour l’homme qui a réalisé son âme, l’univers a un sens précis autour duquel tout le reste peut s’ordonner, et c’est là seulement qu’il peut puiser et goûter le bonheur béni d’une vie harmonieuse.

Il fut un temps où la terre n’était qu’une masse nébuleuse dont les fragments étaient disséminés par la force d’expansion de la chaleur ; elle n’avait pas encore trouvé sa forme précise, elle n’avait ni beauté ni but, elle n’était que chaleur et mouvement. Progressivement, par une force qui cherchait à ramener sous l’empire d’un centre toute la matière éparpillée, les vapeurs se condensèrent en une masse unifiée, arrondie. La terre prit alors la place qui lui revenait parmi les planètes du système solaire, comme une émeraude dans un collier de diamants. Il en est de même de notre âme. Lorsque la chaleur et le mouvement des passions et des impulsions aveugles l’entraînent de tous les côtés à la fois, nous ne pouvons véritablement ni donner ni recevoir. Mais quand nous trouvons notre centre dans notre âme par la puissance de la maîtrise de soi, par la force qui harmonise tous les éléments antagonistes et unifie ceux qui sont séparés, toutes les impressions momentanées de notre cœur trouvent leur accomplissement dans l’amour. Alors tous les menus détails de notre vie révèlent un plan et un but infinis ; toutes nos pensées et toutes nos actions s’unissent inséparablement en une grande harmonie intérieure.

Les Upanishads disent avec beaucoup d’emphase : « Connais l’Unique, l’Âme » et : « C’est le pont qui conduit à l’Être immortel. » Et c’est là le but unique de l’homme : trouver l’Unique qui est en lui, qui est sa vérité, qui est son âme – la clef qui ouvre les portes de la vie spirituelle, du royaume céleste. (pp. 40-42)
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NeshoumaNeshouma   20 juillet 2014
Ainsi notre intellect a pour fonction de réaliser la vérité par la voie de l'erreur, et notre connaissance consiste uniquement à brûler sans cesse l'erreur pour libérer la lumière de la vérité.
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enkidu_enkidu_   25 juillet 2017
Nous avons eu des hommes vertueux, des braves et des savants ; nous avons eu de grands hommes d’État, des rois et des empereurs. Entre tous quels hommes l’Inde a-t-elle choisi de vénérer, qui a-t-elle considéré comme les plus nobles représentants de l’humanité ?

Ce furent les rishis. Qu’étaient ces rishis ? « Ceux qui, ayant atteint l’Âme suprême dans la connaissance, étaient emplis de sagesse, qui, l’ayant trouvée en union avec leur âme, étaient en parfaite harmonie avec le moi intérieur. L’ayant réalisée dans leur cœur, ils étaient libérés de tout désir égoïste ; l’ayant connue dans toutes les activités du monde, ils étaient arrivés à la sérénité. Les rishis étaient ceux qui, ayant atteint de toutes part le Dieu suprême, avaient trouvé la paix immuable, s’étaient unis avec tout ce qui est, avaient pénétré dans la vie de l’Univers. »

Ainsi, dans l’Inde, l’état où l’on a réalisé sa parenté avec le tout, et pénétré en toutes choses par l’union avec Dieu était considéré comme le but ultime et l’accomplissement de l’humanité.

L’homme peut détruire et piller, gagner et amasser, inventer et découvrir, mais il n’est grand que parce que son âme embrasse tout. Pour lui, c’est une destruction pure et simple que d’envelopper son âme dans une coquille inerte de coutumière indifférence ou de se laisser emporter dans une fureur aveugle d’activité, pareille à un grand tourbillon de poussière qui lui cache tout l’horizon. Cela tue l’esprit même de son être, qui est l’esprit de compréhension. Dans son essence, l’homme n’est un esclave ni de lui-même, ni du monde ; il est un amant. Sa liberté et son accomplissement sont dans l’amour, qui est un autre nom de la parfaite compréhension. Par ce pouvoir de comprendre, par cette imprégnation de tout son être, il est uni avec l’Esprit qui pénètre tout, et qui est aussi le souffle de son âme. (pp. 22-23)
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Videos de Rabindranath Tagore (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rabindranath Tagore
Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 30, diffusée sur France 3, le 26 juillet 1995, et réalisée par Sylvain Roumette.
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