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EAN : 9791035939601
624 pages
Auto édition (24/11/2020)
4.47/5   16 notes
Résumé :
Suite à une guerre perdue par les siens, Aniélis, enfant issue des clans matriarcaux valadons, doit apprendre à vivre dans la culture misogyne des vainqueurs. Elle refuse de se soumettre et rend les coups jusqu'à devenir une icône, crainte par certains, adulée par d'autres. Tout doit plier devant sa haine, y compris Joffrey, l'homme qu'elle aime alors qu'il appartient à l'ennemi, et Sibille, la petite sœur à la loyauté vacillante. Qu'y aura-t-il au bout du chemin ?
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Un roman de fantasy très addictif.

L'écriture de l'auteure est fine, poétique par moment et prenante.

La quête de la jeune Anielis la poussera loin dans ses retranchements.
J'ai beaucoup apprécié la psychologie des personnages. Cette jeune enfant, rebelle, qui gardera en mémoire ses origines et son éducation , ce qui lui permettra de combattre l'obscurantisme d'hommes patriarcaux, archaïques et assoiffés de pouvoir.

Dans un certain sens , ce roman m'a fait penser à la servante écarlate ( tout en étant complètement différent - ce n'est en aucun cas un remake) par certaines idées présentées avec force, mais en même temps avec subtilité.

La mise en place de l'univers, des personnages est un peu long. Mais je pense que c'est justement pour mieux asseoir le monde où se passe l'intrigue.

J'apprécie ces romans qui posent des réflexions. Ici, Marie Tetart n'hésite pas à égratigner le patriarcat, les religions.
Un livre un peu féministe, et tellement en adéquation avec des problèmes d'actualité. Et pourtant l'auteure a placé son scénario dans un monde moyen ageux. Un livre qui sonne juste.

J'ai également beaucoup apprécié, l'évolution de cette jeune femme. Elle grandit et mûrit aux fils des pages.
Seul bémol peut-être, un peu plus d'action aurait donné un plus à ce roman aboutit et bien construit.

Une très belle découverte... A tel point que j'en redemande.
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Qualité et intérêt sont au rendez-vous.

Anielis a vu toute sa famille exterminée par les prêtres de l'ordre qui échouent à la rééduquer. En fuite elle rejoint les laissés pour compte qui finissent par se retourner contre les prêtres qui dirigent en sous-main le pays d'une main de fer.


Aux antipodes de l'angélisme qui caractérise parfois les romans de fantasy, l'évolution de la révolte à la révolution d'une jeune femme forte, obstinée, voire butée. Une héroïne qui se construit dans la haine qui confine à l'obsession à la limite parfois franchie de la folie, jusqu'à la sagesse et la rédemption ?

Une ambiance assez sombre, dans un univers moyenâgeux classique (sans magie) crédible, culturellement, cultuellement et psychologiquement. Les rapports humains, la politique et la religion sont abordés avec justesse et réalisme.
Un début un peu long, mais qui permet de bien poser le personnage.
Ce n'est pas un livre d'action, même si cette dernière est présente (jamais suffisamment à mon goût, mais mes choix personnels en la matière, qui me tournent généralement plus vers l'heroic fantasy un peu bourrine font que je n'en ai jamais assez).


Bien construit, le style propre et clair, la plume fine et parfois poétique de l'auteure sont loin de l'amateurisme que l'on rencontre parfois dans l'auto édition ; le métier probablement.
Tout cela fait de Valadonne un roman réellement abouti qui mérite sa place dans le paysage encore un peu trop anémique de la fantasy française.
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Marie Tetart nous avait déjà régalé avec un ouvrage de fantasy mythologique « le dit de l'oracle » que je ne peux que vous recommander à nouveau vivement .
Cette fois-ci c'est encore de fantasy qu'il est question dans un cadre disions médiéval.
Mais attention, vous ne trouverez pas d'enchanteur, ni de sortilèges. Les seuls monstres ont deux bas et deux jambes. Seul l'aspect quête reste, mais l'objet de celle-ci est inconnu des protagonistes et n'apparaît aux yeux des lecteurs que vers la conclusion de ce petit pavé (612 pages !) …
Le pitch ? Anielis voit dans son enfance, sa famille assassinée, son pays envahi. Elle est contrainte à suivre un endoctrinement en compagnie de sa petite soeur, Sibille. Echappée elle va poursuivre sa vengeance contre tous et en particulier son premier amour, Joffrey.
La longueur du livre pourrait rebuter. Il n'en est rien ; Vous en redemanderez à la fin. Vous vous sentiez frustré et réclamerez à l'auteure une suite.
C'est que Marie Tétart prend le temps d'installer ses personnages et son univers. La découverte de celui-ci nous est présenté à travers le regard de son héroïne et c'est à travers son évolution qu'on comprendra combien celui-ci est biaisé. IL en est de même plus fugitivement pour Joffrey. Lui aussi subit une évolution dans ses convictions.
Que l'on se rassure cependant, ce n'est pas une confrontation psychologique seulement que nous présente Marie Tétart. le livre est plein d'action, de bruit, de fureur et de couleur.
La plume de l'auteure sait nous rendre étouffant les murs d‘un strict pensionnat, la fraternité des résistants, l'horreur, de la guerre, des tortures. Elle nous contraint à réfléchir sur nos propres certitudes ou passions. La religion et son utilisation est la cible principale de Marie Tétart. S'y ajoutent des réflexions sur l'esclavage et ses différentes formes ou sur le pouvoir et les excès auxquels il conduit.
On passe ainsi de passages à la Dickens à des scènes dignes de George Martin ou Maurice Druon.
L'atmosphère et les décors du roman sont une des forces du roman. On ne peut que saluer la plume colorée de Marie Tétra et son souci du détail. Tout concourt à nous faire vivre l'histoire. On a même envie d'en savoir plus, beaucoup plus.
Outre l'héroïne, on s'attache énormément aux différents protagonistes de « Valadonne ». En particulier les femmes car Marie Tétra réussit à détourner ce genre très phallocrate de la Fantasy en ode féministe. Ce sont essentiellement les femmes qui réveillent les hommes trop habitués à la tyrannie et elle n'a pas de mots assez durs pour peindre les tenants de la domination patriarcale.
Libre à chacun de chercher les messages que dissémine marie Tétart dans ce roman qui est surtout un merveilleux roman d'aventures, d'amour et de fidélité familiale mais je terminerai par une recommandation et une prière.
D'abord, même si ce merveilleux livre est addictif et pourrait vous valoir des nuits blanches, tant l'auteure manie bien les retournements de situation, lisez-le à doses modérées, appréciez les descriptions, les amitiés naissantes (c'est aussi une peinture de l'amitié), les discussions entre Aniélis et son trop tardif mentor, Brice (splendide personnage !), vous me remercierez.
Ce qui m'amène à mon souhait. Cela mérite une suite et même à des récits qui pourraient nous faire découvrir d'autres personnages, d'autres contrées du monde bien mystérieux de Marie Tétart.

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Lecture coup de poing, roman coup de coeur !

Premier roman de Marie Tétart, Valadonne est un roman âpre et puissant, servi par une plume poétique, envoûtante et percutante. Particulièrement sombre et violent, mais sans complaisance, il nous raconte l'histoire d'Aniélis, une petite fille prisonnière de guerre, arrachée à la quiétude d'une vie sans histoire par un empire religieux qui ne tolère pas les moeurs matriarcales du royaume dont elle est issue. le choc est rude pour l'héroïne qui, après avoir perdu les siens d'une bien sanglante façon, doit se soumettre aux diktats d'une société misogyne qui veut l'asservir. Mais la petite fille refuse de courber l'échine, et se déroule alors sous ses pieds une route pavées d'épreuves, toutes plus ardues les unes que les autres...

S'adressant à un public averti, en raison de l'omniprésence de la violence (sexuelle, psychologique et physique) Valadonne est un roman de fantasy réaliste, intelligent et subtil, qui n'emprunte pas le chemin de la facilité. Loin de se complaire dans un manichéisme convenu, l'autrice questionne les différentes facettes de son univers et de ses personnages pour les pousser jusque dans leurs derniers retranchements. Qui sont les gentils ? Qui sont les méchants ? Impossible de répondre à cette question de manière tranchée après avoir refermé le manuscrit.

Tout au long du roman, l'héroïne suscite des sentiments contradictoires et des émotions très ambivalentes. Je l'ai autant adorée que détestée. Malgré ses défauts et ses emportements, malgré ses errances et ses torts, le lecteur sait ce qu'elle a traversé. À défaut de lui pardonner, il comprend d'où lui vient ce feu intérieur qui ravage tout sur son passage. Indomptable et insoumise, Aniélis est avant tout un personnage humain, faillible et vulnérable. J'ai trouvé vraiment bluffante la façon que l'autrice a de construire, déconstruire, puis reconstruire son héroïne pour faire éprouver à son lecteur tout le spectre des émotions face à elle : empathie, tristesse, indulgence, colère, mépris, haine, compréhension, pardon, etc. J'ai pleuré à plusieurs endroits, preuve que ce roman m'a beaucoup touchée.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste face à l'héroïne : ils sont merveilleusement écrits et caractérisés. L'autrice a fait le choix de leur donner la parole, apportant un contrepoint stimulant au point de vue d'Aniélis. C'est si bien fait que je ne saurais dire quel personnage est mon préféré.

En ce qui concerne l'univers du roman, c'est un petit bijou. Marie Tétart l'a construit avec beaucoup d'intelligence, de subtilité et de sensibilité. Je suis particulièrement attentive à ce point-là dans mes lectures, et j'ai vraiment adoré. Il n'y a pas de place pour le manichéisme, comme je le disais plus haut, sauf dans les souvenirs idéalisés d'Aniélis. Il y a une réelle profondeur, un vrai souci du détails et des réflexions pertinentes, presque philosophiques par moment. le monde créé par l'autrice est palpable, tangible ; elle le dessine avec beaucoup de talent. J'ai vraiment hâte de voir ce riche univers développé dans ses autres romans.

En conclusion, je ne peux que vous inviter à découvrir cette superbe pépite ! L'autrice réussit un véritable tour de force avec ce premier roman, auto-édité qui plus est (ce qui prouve que l'auto-édition peut être qualitative (et même plus que certains bouquins édités par des moyennes ou grosses maisons...))
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😊 A la découverte de 🤗
Valadonne de Marie Tétart
Auto-éditée

Merci à l'auteure pour sa confiance.

Aniélis, du haut de ses dix ans, assiste impuissante à la destruction de son village, de son clan, de sa famille. Elle sera dorénavant élevée par les vainqueurs, les Grésois, pour qui les femmes ne comptent pas.
La jeune fille ne se laisse pas faire et se rebelle contre cette éducation bien loin de ses origines où on lui apprend tout juste comment tenir une maison et satisfaire son futur époux. L'écriture et la connaissance sont des notions exclusivement réservées aux garçons.
Pourtant, dans cet orphelinat qui tente de la « dresser », il y a aussi Joffrey. Lui il la comprend, il se soucie d'elle mais il se dédie aussi totalement à cette foi étrangère et se destine à devenir prêtre. Comment pourrait-elle aimer un de ceux qui ont massacré sa famille?

Nous allons suivre le destin d'Aniélis, une jeune fille forte et déterminée. Elle a été élevée dans un monde où les femmes ont du pouvoir et du respect, où les relations sont le fruit d'une communion et d'un accord réciproque.
Avec les Grésois, elle va plonger dans l'obscurantisme, la domination par les hommes qui relèguent les femmes au simple rôle reproducteur. La religion et le Dieu unique qu'ils imposent est une belle excuse pour faire passer ces messages discriminants et punir les femmes qui sortent de leur rôle.
Heureusement pour notre héroïne, il existe de nombreuses poches de résistance.

Aniélis est hantée par ce passé douloureux, par cette tragique nuit où elle a perdu tous ceux qui comptaient pour elle. Elle est emplie de haine pour les responsables, et a juré la perte de l'Ordre et de leur culte de Ceylhad.
Mais cette colère l'empêche d'être heureuse, de profiter des bons moments et de ceux qui l'aiment comme Sibille ou Misha.
Envers et contre tous, elle combat à sa façon ceux qu'elle exècre. Ses actions vont commencer à être connues et à inspirer ceux, de plus en plus nombreux, qui n'en peuvent plus de cette domination de l'Ordre.
L'orpheline déracinée peut-elle devenir une icône de la libération ? Mais pour cela elle devra s'opposer à son amour de jeunesse, celui qu'elle n'a jamais oublié malgré son engagement dans l'Ordre honnis : Joffrey.


On va suivre Aniélis, la voir grandir, se révolter, agir mais aussi s'instruire, mûrir et comprendre. Ses certitudes d'enfant révoltée vont être chamboulées par des rencontres qui lui feront prendre conscience que tout n'est pas noir ou blanc, qu'il y a du bon et du mauvais partout.
Aniélis va grandir et devenir un symbole de la lutte contre l'oppression. On a un petit côté Braveheart dans le destin de cette jeune fille.

Une véritable saga qui nous plonge dans le destin hors norme d'Aniélis. On se passionne pour ses aventures, on la plaint, on la critique, on l'aime... Bref un personnage complexe et fort que l'on suit avec beaucoup de plaisir.

Pour retrouver ce livre, c'est par ici https://www.amazon.fr/Valadonne-Marie-T%C3%A9tart/dp/B08Q5H3MRC
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Il faut être prudent lorsqu’on souhaite forcer les gens pour leur bien, répondit le prêtre à voix basse. L’intention peut être bonne, mais les conséquences de nos actes nous échappent quelques fois.
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Eh bien je peux te dire que l’éducation des enfants, en pratique, n’a rien à voir avec la théorie, et comme je suis avant tout un intellectuel, je laisse ma chère et tendre le soin de s’occuper de notre marmaille.
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Je condamne la violence où qu’elle soit, répondit Brice Martel, Elle ne mènera pas à la victoire. Elle fera seulement couler le sang des plus fragiles.
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La violence ne fait pas avancer les justes causes, Anielis. Les mots sont plus puissants. Mais étaient-ils suffisants ?
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Il n’est méritoire d’obéir à la Loi que si on y obéit librement.
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