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EAN : 9782357610569
393 pages
FLBLB (19/09/2013)
4/5   6 notes
Résumé :
Précipité du haut d’un immeuble par un producteur de télévision sans scrupules, le dessinateur de BD Otohiko Yamanobe acquiert la faculté, appelée « Diletta », de faire physiquement partager aux gens qui l’entourent les fantasmes délirants de son cerveau d’artiste génial. Le producteur va populariser le « Diletta » en construisant un immense émetteur, créant ainsi un nouveau média bien plus puissant que la télévision…

Réflexion sur les médias et conda... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
okka
  27 août 2016
Ichirô Monzen, un producteur qui veut décrocher les étoiles et être le numéro #1. Il a pour qualité (ou défaut) d'être sans scrupules, manipulateur, il abuse au détriment des autres pour s'élever dans le show-biz.
Il rencontre un jour Nagisa Harumi, une chanteuse à la voix majestueuse, qui rêve à un bel avenir. Mais son physique n'est pas à son avantage, cela fait même fuir les producteurs et fait rire le public. Monzen découvre que dès qu'elle a le ventre vide, elle devient tout autre. Son visage et ses courbes s'affinent et lui fait avoir un corps de la tête au pied de mannequin. Sauf qu'en étant en état de diète, elle est sur le seuil critique. Sa seule pensée est de vouloir manger sinon elle tombe dans les pommes, voire en famine.
L'auteur nous interpelle sur ce métier ingrat qui torture ces personnes leur privant de leur vie personnelle. Et intime car ces femmes se retrouvent comme rôle d'appât pour courtiser d'autre célébrité et personnes haut placé. Uniquement grâce au physique qu'importe si dans la personne se trouve une mentalité d'ado, ou un Q.I. énorme. L'auteur, Osamu Tezuka dénonce aussi, déjà en 1968 que les chanteurs play-boy amassant des millions de groupies, se font aider par du matériel informatique pour bidouiller leur voix grinçante en une voix mielleuse.
Un mangaka : Otohiko Yamabe (fiancé de Harumi), après avoir été viré par son patron, Il trouve Monzen, pour se disputer avec lui à propos d'Harumi. Mais Yamabe chute et se retrouve sous un immeuble en construction. Monzen au lieu de l'aider l'abandonne… Plus tard Yamabe se réveille mais l'entrée par laquelle il est entré est bouché. Commence pour lui le monde de Diletta, le monde des illusions. Il y restera dans ce trou plus de trois mois… Mais Diletta qu'est-ce que c'est ? « Un nom d'un mauvais tube en vogue ? … Un bar à hôtesse ? Un nom de femme ? … »
Une bonne lecture aux dessins simple et fluide, avec la touche reconnaissable de l'auteur dans ces visages de femmes.
L'auteur Osamu Tezuka, met le doigt sur la communication des médias, par les ondes avant internet. Mais surtout pour dénoncer les abus des dirigeants qui se servent des médias à leur avantage dans le but de persuader d'acheter des produits que l'on n'aurait pas achetés. (« Ils ont dit à la télé que…bon pour la santé… donc c'est vrai ! »)
On voit beaucoup, une surinformation d'images, pour au final se rendre compte que l'on ne voit rien. On nous montre ce qu'on a envie de nous montrer, juste le papier peint et non la noirceur qui s'y cache.
On entend que de belles choses faite par leur part, mais pas les scandales qui devraient les condamner en justice. Mais celui qui contrôle les médias, contrôle la foule, le peuple et c'est une marée humaine à disposition agissant comme un, mais pensant comme zéro !!
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beklf
  27 novembre 2017
Foisonnant, hallucinant, critique... comme très souvent, Osamu Tezuka nous montre avec ce manga toute sa capacité à s'emparer d'un sujet et, sous un habillage délirant, à nous en proposer une lecture réfléchie et mordante. Toutefois ici, il n'y aura pas d'échappatoire pour les personnages, que le Diletta emmènera au bout de leur folie, avidité ou passivité. Ce manga date de 1968 mais tout ce qui y est décrit colle particulièrement bien à la manière dont une partie du paysage médiatique et culturel fonctionne encore aujourd'hui. du producteur à l'impresario, en passant par le chef d'entreprise, aux stars et starlettes ou encore au monde politique, personne n'est épargné dans cette satire très bien menée. Concernant le dessin, c'est toujours un festival de maîtrise : découpage, points de vue (plongée, contre-plongée, les "retournements"...), jeu sur les hors-champs... tout est fluide, pensé, et adapté au propos.
Si Osamu Tezuka évoque pour vous avant tout Astro Boy, le Roi Léo ou Princesse Saphire, ce manga vous fera découvrir une toute autre facette de cet auteur. Et vous pourrez ensuite courir dévorer l'histoire des 3 Adolfs, Bouddha, Ayako, Barbara et tant d'autres pépites !
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critiques presse (2)
BDGest   10 janvier 2014
Bien que profondément intéressant par son propos, l’ouvrage démarre assez laborieusement et la pagaille du titre se reflète dans la forme. En effet, le déroulé se révèle un peu confus par moments et part quelquefois dans tous les sens.
Lire la critique sur le site : BDGest
Du9   07 octobre 2013
La grande pagaille du Diletta commence par une interrogation sur l’art, le goût, la nature de l’artiste à l’aune du manga ou du cinéma, puis se poursuit dans une deuxième partie par un questionnement sur le rôle des nouveaux médias de masse [...] Un livre qui serait peut-être davantage sur des illusions à perdre, que sur les pertes dans les virtualités illusionnistes.
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
beklfbeklf   27 novembre 2017
Le vent froid se déchaînait... Monzen se vit dépouillé de tout... et emporté pareil au feuilles mortes du boulevard désolé. Déjà, journaux et hebdos faisaient grand titre de son fiasco et les médias gravitant autour de lui avaient soudain pris leurs distances.
" Au fond, tu te dis que c'est bien fait pour moi, avoue ?
- Tu es un monstre de sang-froid, tu ne vas pas baisser les bras pour si peu. Tu es comme les lézards qui un jour perdent leur queue... et qui le lendemain en retrouvent une plus belle. Et ici, c'est le nid où tu attends qu'elle repousse.
- Tout juste. J'ai déjà en tête un autre projet. Un truc énorme, cette fois. Et pour le coup, je vais vraiment épater le monde ; ça s'appellera "Diletta".
- Que veux-tu dire par "Diletta" ?
- Je ne me limiterai pas au milieu du show-biz. Je régnerai sur un nouveau monde médiatique, en défrichant un nouveau média. A l'image du premier voyage sur le Lune, ça bouleversera le monde entier.
- "Diletta", c'est le nom de quelqu'un ?
- Non, c'est celui du monde des illusions.
- De plus en plus fou.
- Tu as raison. Le monde est fou ! Et je vais révéler à l'humanité sa propre folie.
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okkaokka   25 août 2016
p.360.

Tu sais, Yamabe… de nos jours, la course à l’armement… la colonisation de l’espace, partout on ne pense qu’à ça. Mais l’homme… L’homme est faible, c’est une fourmi et on va le lui faire comprendre. Toi et moi on est des artistes. Ensemble réalisons notre grand œuvre…
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okkaokka   25 août 2016
p.30.

- Ta signature au moins est réussie. Pas besoin de jeter un coup d’œil ?
- À quoi bon ? Tout ça, c’est de l’hébreu pour moi.
- C’est parce que beaucoup font comme toi qu’ils sont exploités par les maisons de disques.
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okkaokka   25 août 2016
p.177.

- Bob…
- On n’a plus le choix. Filons d’ici avant que tout n’éclate au grand jour. On dira que tu as fait un malaise.
- Mais on viole le contrat …
- Ce ne sera pas la première fois !
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okkaokka   25 août 2016
p.209.

ARUSHI KONU

Loisirs : tournée des casinos.
Devise : la vie n’est que succès et échèques (orthographe non garantie).
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Vidéo de Osamu Tezuka
D'abord coloriste puis intervalliste, se formant auprès de l'immense Osamu Tezuka, Rintar travaille comme réalisateur sur des séries phares comme Astro Boy, toute première série télé animée japonaise, ou encore le Roi Léo. Puis, en 1978, il réalise Albator, le corsaire de l'espace. Il fait ensuite carrière sur le grand écran en adaptant des mangas de Leiji Matsumoto (Galaxy Express 999) et Clamp (X). Carrière qui culmine en 2001 avec le film Metropolis. Actuellement, il travaille sur une bande dessinée autobiographique à paraître en France. Rencontre avec un extraordinaire homme-orchestre de l'animation japonaise Avec : Rintar Modération : Hervé de la Haye
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