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ISBN : 9791092011081
Éditeur : Anacharsis (14/05/2014)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Jeremiah Johnson (ou John Garrisson, en fait peu importe) arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe siècle pour s’y faire trappeur.
Mais l’assassinat de son épouse indienne le conduisit à mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Méchant, il mangeait cru le foie de ses ennemis.
Ce livre rapporte sa légende.

Bourré d’outrances, horrifiant, traversé par un humour sardonique et servi par un style alerte, Jeremiah J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  06 octobre 2014
C'est à partir de témoignages, d'entretiens et de journaux que Raymond W. Thorp est parvenu à reconstituer la vie de Jeremiah Johnson, célèbre « Mountain man » connu pour avoir traqué et tué durant quatorze ans les vingt indiens Crows qui avaient assassiné sa femme enceinte, dévorant soi-disant leur foie en guise de signature.

Légende ou réalité ? Difficile de dissocier clairement la vérité de la fiction, de l'exagération et du fantasme, tant l'histoire de Jeremiah Johnson est ancrée dans la tradition orale des trappeurs du grand Ouest américain et appartient désormais au folklore.

Robert Bunker s'est occupé de regrouper et de faire correspondre toutes les informations collectées par Raymond W. Thorp, nous offrant ainsi un portrait incroyable d'un homme solitaire, véritable force de la nature et amoureux de la vie sauvage. A travers la vie de Jeremiah Johnson, nous avons un aperçu du quotidien des trappeurs au XIXème siècle, confrontés à la rudesse de la vie dans les montagnes, aux dangers que représentent les bêtes sauvages mais surtout les indiens, toujours en quête de trophées et de nouveaux scalps. Une vie au grand air, où seuls survivent les braves, ceux capables de développer un sixième sens pour faire face au danger. Une vie régie par la loi du plus fort, mais où règne tout de même une solidarité et une franche camaraderie. Portrait d'un homme taiseux et réfléchi, capable de laisser libre court à la plus grande violence, sans pour autant la rechercher, Jeremiah Johnson avançait selon ses propres principes et était un ami aussi fidèle qu'il pouvait être un redoutable ennemi.

Malgré sa dimension folklorique, j'ai trouvé ce texte réellement fascinant. Il nous familiarise avec un mode de vie sauvage, dangereux, tout en témoignant d'un pan de l'histoire des Etats-Unis, ranimant les tensions d'un pays qui s'est construit dans le sang et la violence. Un texte rude, brutal, comme les personnages qui le composent et profondément marquant. Il ne me reste plus qu'à voir l'adaptation qu'en a fait Sydney Pollack !
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JaneEyre
  30 juin 2014
J'ai eu la chance de recevoir Jeremiah Johnson dans le cadre de la masse critique Babelio de mai 2014. Je remercie donc sincèrement Babelio et les éditions Anacharsis pour ce gentil geste! Je ne me serais peut être pas arrêtée devant ce livre en librairie, pourtant c'est avec un vrai plaisir que je l'ai lu!
Tout d'abord, je salue la qualité du livre, avec une très jolie couverture et plusieurs préfaces (une de Xavier Daverat, une Richard Dorson issue de l'édition de 1969 et une des auteurs, Raymond Thorp et Robert Bunker, de 1958) toutes très intéressantes, et qui mettent vraiment l'eau à la bouche avant de commencer la lecture du livre à proprement dit!

D'ailleurs, qu'est ce que Jeremiah Johnson, Mangeur de Foie? Un roman? du journalisme? Une compilation de récits? Et bien un peu tout cela. le livre fait l'exact compromis entre les trois, et c'est plutôt réussi! Tantôt on se base sur le témoignage des trappeurs, complétés par de nombreuses références à des états civils, journaux d'époque... D'autres fois on sent que les auteurs prennent un peu plus de liberté et adoptent un style plus libre et plus romancé. Ainsi, le lecteur n'est pas assommé et parvient à se laisser emporter par le récit.
Ceci dit, la dernière partie du livre manque de cette fluidité, et on perd quelque peu nos repères chronologiques...

Jeremiah Johnson c'est surtout une légende américaine, une histoire racontée au coin du feu, durant les longs hivers dans les rocheuses américaines! C'est rude, violent. Ça sent le sang, la neige et la poudre. Si vous avez le coeur bien accroché (et le foie aussi, on ne sait jamais!) vous pouvez tenter l'aventure. Peut être cet hiver, au coin du feu...?

En tout cas, pour ma part, je louche sur le livre dédié à Billy The Kid, toujours chez Anacharsis!
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encoredunoir
  21 juin 2014
Ceux qui ont vu le film de Sydney Pollack avec Robert Redford n'ont sans doute pas oublié la formidable ode à la nature qu'est Jeremiah Johnson… En publiant le roman, ou plutôt l'interprétation littéraire de la geste de Johnson, les éditions Anacharsis viennent nous rappeler que là n'est pourtant pas le propos du livre que Bunker a écrit d'après les collectages de Thorp. Récits de seconde ou troisième main, légendes colportées par les Montagnards ou les journaux, ont cela de commun qu'ils dépeignent avec crainte et admiration un Johnson (ou Johnston) moins préoccupé par la nature elle-même que par la vengeance et, d'une manière générale, la recherche de l'affrontement, l'accomplissement dans la violence, qui le mène de vendetta en expéditions punitives en passant par une participation décevante à la guerre civile :
« Des Indiens combattirent dans les deux camps au cours de ces sanglantes batailles successives et le tireur d'élite John Johnston […] fit une impressionnante moisson de scalps séminoles et cherokees. Mais si les Séminoles étaient des soldats confédérés, les Cherokees combattaient dans le camp de l'Union. Durement réprimandé, le Tueur de Crows dut abandonner son butin et commença à se languir de ses contrées sauvages. »
Quatorze ans à éliminer un par un les vingt guerriers crows chargés de le tuer ont fait de Johnson une légende de l'Ouest ; autant chez les Indiens qui lui donnent le surnom de Dapiek Absaroka, le Tueur de Crows, que chez ses amis Montagnards qui l'appellent quant à eux le Mangeur de Foie, eu égard à l'habitude de Johnson de manger le foie des Crows qu'il tue après que des membres de cette tribu ont assassiné sa femme enceinte.
Personnage hors norme et bien réel – il s'est éteint tranquillement en 1900, à 76 ans, dans un hospice pour vétérans à Los Angeles – Johnson est un de ces personnages de la Frontière à l'image d'un Daniel Boone, Davy Crockett, Jedediah Smith, Wyatt Earp (Johnson a aussi été shérif pendant un temps avant de rejoindre ses montagnes) ou même Paul Bunyan tant il acquiert dans les récits un caractère mythique proche du surnaturel ainsi que le montrent son extraordinaire capacité à flairer ses ennemis et sa technique étonnante – et létale – du coup de pied susceptible de soulever ses adversaires à un mètre du sol ou de les expédier trois mètres plus loin.
Incarnation du Montagnard rude, solitaire, infatigable chasseur de scalp qui ne déparerait pas dans le Méridien de sang de Cormac McCarthy mais plus à l'aise avec les Indiens qu'avec les pieds tendres qui viennent empiéter sur les contrées sauvages dans lesquelles il vit, Jeremiah Johnson méritait bien que sa geste soit contée. Et si l'on peut légitimement ressentir une certaine appréhension à aborder un récit écrit en 1958 sur la base d'un matériel folklorique un peu épars, celle-ci est vite levée tant Robert Bunker a su structurer le travail de collectage de Raymond Thorp et lui insuffler un véritable souffle épique.
Récit empli de sauvagerie mais aussi d'humour, Jeremiah Johnson. le Mangeur de Foie se révèle être un des plus étonnants et vivants récits de la conquête de l'Ouest. Un incontournable du genre.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Snow-White
  29 juin 2014
Publié pour la première fois en 1957-58, Jeremiah Johnson, le Mangeur de foie est l'oeuvre de deux hommes. Raymond W. Thorp sera celui qui aura collecté les informations à travers les multiples témoignages qu'il put récolter. Robert Bunker fut celui qui écrit l'ouvrage, donnant ainsi corps aux données rapportées par Thorp pour dresser un portrait de Jeremiah Johnson.
Pour autant, dire que le livre est au sujet de ce dernier ne serait pas complètement exact. Il faut dire aussi qu'avec une première préface et un avant-propos, on prend bien le soin de nous signifier que le livre ne retranscrit pas une histoire authentique. La partie du récit la plus connue est celle est au coeur du film de Sydney Pollack avec Robert Redford (sur la couverture !) au sein duquel Johnson tuera des indiens Crows pour se venger de la mort de sa femme. Il le fera aussi dans le livre, si ce n'est que dans la réalité, Johnson n'avait rien contre les Crows (et beaucoup plus contre les Sioux).
Jeremiah Johnson, le Mangeur de foie n'est donc pas à proprement parler l'histoire d'un homme, mais une fenêtre sur une légende et sur le folklore américain. Si les faits ne sont pas tous exacts, le récit emporte définitivement auprès des Montagnards, au coeur de la nature où la violence était omniprésente.
Johnson aura donc laissé un monde derrière lui pour rejoindre un autre, dans les montagnes rocheuses au milieu du XIXe siècle, où il deviendra trappeur. Ces hommes survivent saison après saison, alimentant eux-mêmes leurs propres mythes par moment, faisant couler le sang à de multiples reprises, cohabitant avec les Indiens…
Les détails manquent parfois, les évènements ne s'enchainent pas toujours avec fluidité et le livre, alors que la vie de Johnson progresse, perd en même temps un peu de son rythme. Il n'en reste pas moins la vie d'un homme fascinant et une ouverture sur une époque différente, une histoire qui entraine au coin d'un feu de camp, avec l'odeur de la viande et le craquement de la nature…
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DanR
  09 août 2019
Sorti du film magnifique de Sydney Pollak en 1972 avec Robert Redford dans le rôle titre, je me suis plongé dans le récit qui en est l'origine. le héros a réellement existé, est considéré comme une figure légendaire de la conquête de de l'Ouest mais sa vie n'est finalement qu'une longue litanie de massacres d'indiens. La beauté des paysages des Rocheuses ne ressort quasiment jamais et on fini par se lasser de cette violence, pas gratuite car elle permettait une ressource substantielle par la revente des scalps...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
encoredunoirencoredunoir   21 juin 2014
Des Indiens combattirent dans les deux camps au cours de ces sanglantes batailles successives et le tireur d’élite John Johnston […] fit une impressionnante moisson de scalps séminoles et cherokees. Mais si les Séminoles étaient des soldats confédérés, les Cherokees combattaient dans le camp de l’Union. Durement réprimandé, le Tueur de Crows dut abandonner son butin et commença à se languir de ses contrées sauvages.
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JaneEyreJaneEyre   30 juin 2014
Tandis qu'ils remontaient vers la Platte River, Del Gue, par plaisanterie ou par admiration naïve, posa cette question: "Dis donc, Mangeur de Foie, pourquoi t'as pas d'mandé à Buffalo Bill de v'nir avec nous?
- Risquait d'salir son pantalon dans les Big Horns", répondit Johnson.
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KhatKhat   15 novembre 2014
Proscrit, craint et haï mais néanmoins respecté par tous, il s'agissait certainement de l'individu le plus seul que l'Ouest solitaire eût jamais connu.
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JaneEyreJaneEyre   30 juin 2014
Ils estimaient que la vie ne valait pas la peine d'être vécue si on n'avait plus à la défendre.
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liviuslivius   28 août 2019
"Dis donc, Mangeur de Foie, pourquoi t'as pas d'mandé à Buffalo Bill de venir avec nous ?
Risquait d'salir son pantalon dans les Big Horns" répondit Johnson.
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