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EAN : 9782266250207
544 pages
Éditeur : Pocket (28/05/2014)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Ce recueil de textes apporte un éclairage crucial sur le monde du Seigneur des Anneaux et du Silmarillion, à travers l'histoire de Celeborn et Galadriel ou l'expédition d'Erebor, un exposé sur les Istari, le groupe des Mages auquel appartenaient Gandalf et Saruman, ou encore une description de l'Île de Numenor et des Palantiri ; mais il trouvera également une version en prose de l'histoire des Enfants de Hûrin, et un épisode de la vie de Tuor : autant de textes qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  10 juillet 2018
Tout le monde s'accorde à souligner la valeur informative des récits de ce livre : ils complèteraient le Simarillion, le Seigneur des Anneaux, etc ... D'accord. Mais, si l'on va au texte original (ce qui est toujours mieux, et indispensable dans le cas des livres postérieurs de Tolkien), on se rend compte que ces récits rédigés par l'auteur après la publication du Seigneur des Anneaux et réunis dans ce volume, sont des merveilles de style et de poésie. Ici, Tolkien fait ce qu'il aime : décrire, énumérer, prendre son temps, et il délaisse volontiers la trame narrative au profit de détours et de chemins de traverse. Ainsi, l'histoire de la Chute de Gondolin (complète dans le Simarillion et dans le Livre des Contes Perdus, tome II) s'attarde-t-elle sur les voyages de Tuor, sur l'apparition du dieu des mers, sur sa découverte du port elfique ruiné de Nevrast, puis sur ses voyages avec Voronwë. Le texte s'interrompt au passage des Portes de Gondolin, longuement décrites : c'est dire clairement que le plaisir d'imaginer son monde dans ses moindres détails l'emporte sur celui de raconter ce qui l'a déjà été ailleurs. Nous rencontrons un Tolkien moins romancier que peintre ou prosateur-poète, capable d'écrire des scènes que le lecteur ne sera pas prêt d'oublier. Il lui faudrait des traducteurs à sa mesure.
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l-ourse-bibliophile
  29 juin 2019
Après le Seigneur des Anneaux, le Hobbit, le Silmarillion et une biographie de Tolkien, je poursuis ma découverte de l'oeuvre de l'écrivain. Comme le Silmarillion, ce livre a été publié par son fils, Christopher Tolkien, qui a annoté et parfois remis en forme des histoires écrites par son père. Si les textes présents dans ce recueil répètent parfois ce qui a été dit dans d'autres livres, c'est loin d'être systématiquement le cas. Au contraire, ils étoffent les aventures narrées ailleurs, s'offrent le temps de contempler un paysage, de détailler des relations entre les personnages. Bref, ils sont souvent contemplatifs et rebuteront probablement les lecteurs et lectrices qui n'aiment guère se perdre dans des détails.
Ce n'est donc pas un ouvrage romancé de A à Z : il y a parfois de simples fragments, encadrés, complétés et expliqués par des commentaires de Christopher Tolkien. Tout au long du roman, j'ai imaginé le bureau de Tolkien, des feuillets partout, des débuts d'histoire dans un carnet, un approfondissement dans un autre, une version par-ci et une version par-là, et son fils au milieu de tout ça, tentant de rassembler le tout.
Je dois dire que ce livre commence à devenir pointu. Des prérequis sont nécessaires : il faut avoir lu le Seigneur des Anneaux et le Silmarillion (et un peu le Hobbit) pour ne pas être largué·e. D'ailleurs, si je commence à connaître plutôt bien le Seigneur des Anneaux et le Hobbit, ce n'est pas le cas du Silmarillion et je me suis réjouie que mon unique lecture de ce dernier ne soit pas trop ancienne car, autrement, j'aurais été totalement perdue (j'ai malgré tout dû y rejeter un ou deux coups d'oeil).
La lecture est donc moins fluide et il est plus difficile de s'y plonger comme on s'immerge dans un roman. D'où le fait que j'ai pris mon temps, entrecoupant ma découverte de l'histoire de la Terre du Milieu par des excursions dans d'autres univers.
S'il est moins aisé de prime abord, il n'en reste pas moins impressionnant comme toujours lorsque l'on parle de Tolkien. Il aborde ici des considérations étymologiques, chronologiques, historiques, linguistiques, généalogiques, géographiques (et sûrement plein d'autres –iques auxquels je ne pense pas). Tolkien me fascine toujours davantage.
Il savait qu'à tel endroit le sentier était en pente, qu'à tel autre la rivière s'évasait un petit lac avant de repartir en bouillonnant, etc. Sous sa plume – dans le texte comme dans les extraits de lettres parfois rapportés – la Terre du Milieu semble être un vrai pays qu'il aurait mille fois parcouru jusqu'à le connaître par coeur. C'est sans doute le cas, mais en esprit seulement.
Encore une fois, il nous prouve qu'aucun élément n'est laissé au hasard et que tout est explicable. L'une des notes (il y a beaucoup de notes dans cet ouvrage, il ne faut pas y être allergique) reprend une lettre de 1956 dans laquelle Tolkien écrivait : « Dans le Seigneur des Anneaux, il n'est presque jamais fait référence à quelque chose qui n'ait pas son existence propre (en tant que réalité d'ordre secondaire, ou sous-jacente à la création) (…) Les chats de la Reine Berúthiel et les noms des deux autres mages (avec Saruman, Gandalf et Radagast, ils étaient cinq) sont les seules exceptions qui me viennent en mémoire. » Sauf que Christopher Tolkien nous fournit l'histoire de la Reine Berúthiel qui existait malgré tout, griffonnée comme simple ébauche. Alors je n'ai pas relu le Seigneur des Anneaux pour vérifier la véracité de cette information – d'autant que je n'ai pas connaissance de tout ce que Tolkien a écrit sans que ce soit publié – mais ça montre une nouvelle fois la profondeur de l'univers auquel il a donné vie.
Je pourrais encore disserter là-dessus parce que je n'ai pas parlé des noms pour lesquels il semblait à chaque fois avoir une explication étymologique (sachant qu'un certain nombre de personnages en ont plusieurs), qu'il passe du sindarin au quenya en allant se référer au vieux norrois ou à une autre langue morte, comme si s'était d'une évidence absolue. Mais je ne vais pas vous réécrire le livre simplement pour vous faire comprendre mon admiration.
Contes et légendes inachevé(e)s est un ouvrage passionnant, mais qui plaira avant tout à celles et ceux qui ont lu les autres romans de l'écrivain et qui, inlassables curieux, souhaitent en savoir toujours davantage, faute de pouvoir visiter la Comté, le Gondor ou la Lórien par leurs propres moyens.
Un point négatif tout de même en rien imputable aux Tolkien, père et fils : les erreurs dans la traduction. Comme dans tous les livres de Tolkien que j'ai lus à présent, celui-ci est truffé de coquilles et de fautes. Aargh ! On ne parle pas d'une coquille parmi les cinq cents pages, non, c'est fréquent et horripilant. Des noms de personnages sont parfois mélangés ! (ce qui, pour le coup, sont peut-être des erreurs déjà présentes dans la version originale.) Il faut avoir l'esprit alerte en s'y plongeant pour ne pas se faire avoir par ces aberrantes erreurs. C'est une déception sans cesse renouvelée mais qui me laisse systématiquement abasourdie. Il me semble qu'un auteur de la stature de Tolkien, lu comme Tolkien l'est, mériterait un peu plus de soin dans le travail d'édition. Je ne comprends absolument pas.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Draloeqi
  26 novembre 2014
Pour chaque amoureux de l'univers de Tolkien, ce livre sera une mine d'informations, et nous permet de continuer à parcourir le monde de la terre du milieu, alors que cet univers se termine au cinéma. On y retrouve bien la plume de l'écrivain, accompagnée des commentaires de son fils qui nous a gentiment donné accès au travail de son défunt père (et j'ajouterai qu'il est aussi un prit peu le père de tous ceux qui aiment son univers)., alors que ce dernier a rendu l'âme avant d'achever ces contes et légendes. Malgré le fait qu'ils soient inachevés, cela fait extrêmement plaisir pour une fan comme moi de pouvoir continuer à le lire. Ces contes sont magiques, comme toujours, et rend Tolkien, dans mon coeur, immortel.
Que chaque fan se procure ce livre et en parcours chaque page avec la même émotion que moi (je l'espère). Je ne remercierai jamais assez son fils qui nous permet aujourd'hui de pouvoir encore continuer à plonger dans le travail du père de la fantasy, du modèle de beaucoup d'écrivains, et des amoureux inconditionnels de Bilbo, Gandalf, Gollum ou tout autre personnage de la Terre du milieu et de son histoire.
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morian1902
  01 juin 2015
Edit du 1er juin 2015 :
Les textes du Premier Age
Par rapport aux autres livres "Histoire de la Terre du Milieu", les textes contiennent des points similaires et des descriptions nouvelles complétant le monde de Tolkien.
Malheureusement, il y a des erreurs récurrentes dans la version française surtout au niveau des noms des personnages. Pourtant les autres livres ne semblent pas avoir ce problème.
Edit du 16 novembre 2016 :
Les textes du Second Age
Cette partie se concentre sur les nùménoréens, leur nation, la lignée des rois et aussi sur le couple des elfes Celeborn et Galadriel.
Il y a aussi des textes et des essais sur des personnages de Nùmenor. Peu de contes existent sur le Second Age contrairement au Premier Age très mystérieux contient de nombreux personnages et de faits légendaires.
Edit du 20 Décembre 2017 :
J'ai fini le livre depuis le mois de Mai, mais je n'ai pas pris le temps de compléter ma critique, pour les textes du troisième Age.
La partie la plus intéressante est la naissance de l'alliance entre le peuple du Gondor et le peuple de Rohan. La lignée des Rohirrims, les surintendants et les guerres avec les peuples de l'Est et du Sud.
Des contes et des légendes inachevés qui complètent la mythologie de la Terre du Milieu.
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Belykhalil
  31 janvier 2015
Ne vous fiez pas au titre, Les Contes et Légendes inachevés tiennent très peu du type d'ouvrage dont ils empruntent le nom. En effet, de par leur inachèvement et leur nature, les textes de ce recueil peuvent parfois être abrupts : traités de généalogie ou de géographie côtoient des fragments de récit, et pour le lecteur non averti, ils ont tout du casse-tête.
Néanmoins, cet ouvrage est un recueil d'informations inestimables pour le mordu de la Terre du Milieu : il recèle de nombreuses réponses à des questions tout juste évoquées dans les autres livres de l'auteur ainsi que son lot de mystères insolvables. Et sans surprise, c'est à lui qu'il s'adresse. Pour le mettre en forme, Christopher Tolkien s'est penché sur les lettres de son père et sur divers brouillons, parfois rédigés à la hâte, parfois retravaillés encore et encore sans jamais être achevés. On le sait monsieur Tolkien était un grand perfectionniste et il n'a eu de cesse de travailler et retravailler son monde pour donner à son ouvrage la perfection à laquelle il aspirait. Heureusement, quand le texte est un peu obscur, même pour le lecteur averti, Christopher Tolkien n'est pas avare de commentaires qui éclairent sous un autre jour de nombreux événements relatés dans Bilbo le hobbit et le seigneur des anneaux.
Pour ma part, je me suis plongée dans ces textes avec grand plaisir, car j'ai choisi de les lire en même temps le Silmarillion. Les deux ouvrages se complètent en effet parfaitement et pour si peu qu'on sache dans quel ordre lire leurs chapitres confondus, on obtient une immense fresque historique.
Seul bémol, comme tous les ouvrages de J. R. R. Tolkien traduit en français, celui-ci est bourré d'erreurs de traduction et de coquilles. Même en le sachant quand je l'ai acheté, je ne m'attendais pas à un tel désastre. Il faut dire que cette intégrale surpasse tous les autres livres que j'ai en ma possession ! Je vous déconseille donc de la lire avec l'esprit ailleurs, car vous vous perdrez vite : il arrive que le traducteur confonde carrément deux personnages… À moins que ce ne soit que des coquilles… Mais dans un cas, comme dans l'autre, ces erreurs gênent énormément la lecture, car elles peuvent changer tout le sens du texte.
Lien : https://belykhalilcriticizes..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   02 juillet 2018
Tuor, homme mortel guidé par sept cygnes, entre dans le palais abandonné du roi elfe Turgon.
Now Tuor came to the ruins of a lost road, and he passed amid green mounds and leaning stones, and so came as the day was waning to the old hall and its high and windy courts. No shadow of fear or evil lurked there, but an awe fell upon him, thinking of those that had dwelt there and had gone, none knew whither : the proud people, deathless but doomed, from far beyond the sea. And he turned and looked, as often their eyes had looked, out across the glitter of the unquiet waters to the end of sight. Then he turned back again, and saw that the swans had alighted on the highest terrace, and stood before the west-door of the hall ; and they beat their wings, and it seemed to him that they beckoned him to enter. Then Tuor went up the wide stairs, now half-hidden in thrift and campion, and he passed under the mighty lintel and entered the shadows of the house of Turgon ; and he came at last to as high-pillared hall. If great it had appered from without, now vast and wonderful it seemed to Tuor from within, and for awe he wished not to awake the echoes in its emptiness. Nothing could he see there, save at the eastern end a high seat upon a dais, and softly as he might he paced towards it ; but the sound of his feet rang upon the paved floor as the steps of doom, and echoes ran before him along the pillared aisles.

pp. 26-27
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   28 juin 2018
(Isildur perd l'Anneau dans les eaux du fleuve Anduin).
... and strive as he might he was ever swept down towards the tangles of the Gladden Fields. They were nearer than he had thought, and even as he felt the stream slacken and had almost won across he found himself struggling among great rushes and clinging weeds. There suddenly he knew that the Ring had gone. By chance, or chance well used, it had left his hand and gone where he could never hope to find it again. At first so overwhelming was his sense of loss that he struggled no more, and would have sunk ans drowned. But swift as it had come the mood passed. The pain had left him. A great burden had been taken away. His feet found the river bed, and heaving himself up out of the mud he floundered through the reeds to a marshy islet to the western shore. There he rose up out of the water : only a mortal man, a small creature lost and abandoned in the wilds of Middle-Earth.

p. 275
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   26 mai 2018
The Istari.
Indeed, of all the Istari, one only remained faithful, and he was the last-comer. For Radagast, the fourth, became enamoured of the many beasts and birds that dwelt in Middle-Earth, and spent his days among the wild creatures. Thus he got his name (which is in the tongue of Numenor of old, and signifies, it is said, 'tender of beasts'). And Curunir 'Lân, Saruman the White, fell from his high errand, and becoming proud and impatient and enamoured of power, sought to have his own will by force, and to oust Sauron ; but he was ensnared by that dark spirit, mightier than he.
But the last-comer was named among the Elves Mithrandir, the Grey Pilgrim, for he dwelt in no place, and gathered to himself neither wealth nor followers, but ever went to and fro in the Westlands from Gondor to Angmar, and from Lindon to Lorien, befriending all folk in times of need. Warm and eager was his spirit (and it was enhanced by the ring Narya), for he was the Enemy of Sauron, opposing the fire that devours and wastes with the fire that kindles, and succours in wanhope and distress ; but his joy, and his swift wrath, were veiled in garments grey as ash, so that only those that knew him well glimpsed the flame that was within.

p. 390
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DanieljeanDanieljean   07 avril 2016
A Erendis, ils offrirent un couple d'oiseaux gris, dont le bec et les pattes étaient d'or. Et ces oiseaux se chantaient doucement l'un à l'autre un air longuement soutenu agrémenté de cadences toujours nouvelles; mais si on les séparait, ils revenaient toujours ensemble, et ils se refusaient de chanter loin l'un de l'autre.

"Comment les garder?" demanda Erendis.

"Laissez-les voler en toute liberté, répondirent les Eldar. Car nous leur avons parlé, et nous leur avons dit vos noms; et ils resteront auprès de vous partout ou vous ferez votre demeure. Ils s'accouplent pour la vie. Peut-être y aura-t-il nombre de ces oiseaux qui chanteront dans les jardins de vos enfants.
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DanieljeanDanieljean   07 avril 2016
Enfin, les forestiers firent halte sur la rive, et Dorlas, leur chef, dit "Tu es rapide à la course, Seigneur; mais tes hommes sont lents à suivre!"
"Non pas, dit Turin. Nous courons de concert, comme un seul homme, et jamais ne nous séparons".
Et les hommes de Brethil de rire, ils dirent: "Eh bien! un seul de ta force en vaut certes plusieurs!
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Vidéo de J.R.R. Tolkien
Émission “Une vie une oeuvre” dirigée par Martin Quenehen et consacrée à la figure de l'écrivain John Ronald Reuel Tolkien ou La Féérie du verbe. Diffusion sur France Culture le 06 décembre 2014. Par Lydia ben Ytzhak. Réalisation : Marie-Laure Ciboulet. Prise de son : Stéphane Beaufils. Attachée d'émission : Claire Poinsignon. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France. Pour ce philologue médiéviste enseignant à Oxford la linguistique et les langues nordiques, créer un univers monumental ne suffisait pas : il fallait aussi lui inventer une géographie toute entière avec ses cartes, ses noms de lieux rattachés à une histoire millénaire, à une cosmogonie détaillée, chacun des peuples de la Terre du Milieu possédant ses traditions, ses langues, ses chants et ses légendes, seule alchimie selon lui capable de conférer une vraisemblance à son atmosphère merveilleuse. Passionné par les langues construites, Tolkien qualifiait son amour des mots de « vice secret» le conduisant à créer des vocabulaires imaginaires, enrichis de notes étymologiques, d'alphabets dessinés et de grammaires fictives. Il affirmait ironiquement n’avoir écrit “Le Seigneur des anneaux” que dans le but de bâtir un monde rendant naturelle une salutation entre deux elfes. L'une des plus prodigieuses odyssées de l'imagination du XXe siècle fait écho à la tradition mythologique du Moyen-Age, à la littérature arthurienne, aux sagas islandaises, au poème héroïque en vieil anglais Beowulf (une épopée chevaleresque), aux anciens livres gallois, aux légendes celtiques, aux Eddas scandinaves, à la littérature haut-saxonne, nordique, germanique, anglo-saxonne... en diffusant leur étrange beauté. Son oeuvre proliférante et inachevée publiée essentiellement par son fils Christopher est devenue la référence inspiratrice du monde de la fantasy. Avec cent-cinquante millions de livres vendus, il est l'écrivain le plus lu dans le monde. Si les trilogies cinématographiques ne peuvent rendre toute la complexité de l'oeuvre de Tolkien dans sa portée esthétique, philosophique, initiatique et spirituelle, elles ont eu le mérite de relancer des millions de lecteurs dans son imaginaire poétique, sur les sentiers des elfes et les routes perdues des hobbits, sur les pistes des géants de pierre menacés par les orques, les dragons et les vieilles forêts, pour remonter aux sources de la légende du "Pays Faërie".
Invités : Vincent Ferré, maître de conférences à Paris XIII. Damien Bador, co-auteur de “L'Encyclopédie du Hobbit” et du “Monde des Hobbits” aux éditions Pré-aux-Clercs. Jean-Rodolphe Turlin, auteur de “Promenades au pays des Hobbits : itinéraires à travers la Comté de J.R.R. Tolkien” aux éditions Terre de brume. Isabelle Pantin, auteur de “Tolkien et ses légendes : une expérience en fiction” chez CNRS éditions, et d'une contribution à la revue Bifrost n°76 spécial J.R.R. Tolkien : Voyages en Terre du Milieu. Michaël Devaux, auteur de “Tolkien : l'effigie des elfes” publié chez Bragelonne, et a coordonné Tolkien aujourd'hui aux Presses Universitaires de Valenciennes.
Thèmes : Arts & Spectacles| Grands Classiques| Littérature Jeunesse| Science Fiction| J.R.R. Tolkien
Source : France Culture
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