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EAN : 9782931080016
Quadrature (07/02/2020)
4.25/5   10 notes
Résumé :
Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d’hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides renversés, 4 Noëls et demi, 3650 tartines, principalement à la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l’odeur de pi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
A travers une septantaine (oui, c'est du belge) de très courts textes (parfois juste un paragraphe), Linda Vanden Bemden nous parle d'Angèle, sa grand-mère. Une grand-mère dont, un vilain jour, le cerveau a commencé à déraper, sans espoir de redresser jamais sa trajectoire. Alors Angèle est entrée en maison de repos, où elle a vécu cinq ans et où Linda lui rendait visite chaque semaine.

De ces retrouvailles hebdomadaires, la petite-fille a tiré des instantanés, des fragments de la vie en maison de repos, celle des résidents, des soignants, des visiteurs.

Selon la quatrième de couverture, « lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d'avoir le coeur bien accroché » (Je confirme. Et parfois, malgré tout, il se décroche, glisse sur des larmes intérieures, et on le rattrape avec une crispation à peine perceptible du sourire qu'on affiche en façade).

Mais Linda Vanden Bemden restitue ces moments avec humour et une (vraie-fausse) légèreté, qui sont ici la politesse, non pas du désespoir, mais de la pudeur, de la tendresse et de l'amour petit-filial qu'elle porte à Angèle, sa princesse.

Point ici de pathos, de plaintif ou de lyrisme pour narrer les heurs et malheurs de ces vies dont tout le monde (les résidents, les soignants, les visiteurs) sait qu'elles sont en phase finale. Ces textes, joliment tournés, sont tout en spontanéité et simplicité, et cela les rend d'autant plus beaux et forts.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Angèle commence à dérailler lorsqu'elle expose un problème. La famille ne voit plus qu'une solution : la maison de repos et de soins.
La narratrice rend visite à sa grand-mère adorée, Angèle, et nous rapporte des tranches de vie. Que ce soient des amoureux en fauteuil roulant ou des pensionnaires qui attendent leur maman, pensionnaires de quatre-vingts ans et plus, persuadés qu'elle va venir, ces scènes de vie nous sont rapportées dans de courts textes de moins d'une page par Linda Vanden Bemden
Il y a des passages surprenants. Lorsque la narratrice vient, un dimanche, animée de bonnes intentions pour lire aux pensionnaires le petit Prince, ses auditrices s'en vont une par une, seule reste celle qui s'est endormie dans son fauteuil. Lorsqu'elle s'apprête à plier bagage, les autres reviennent la trouver en lui demandant de revenir… mais avec autre chose que de la lecture pour enfants ! Pourquoi pas un ouvrage érotique ?

Critique :

Voilà un livre coup de massue ! Au cours de ses visites à sa grand-mère, Linda Vanden Bemden, emmagasine des souvenirs de ce qu'elle voit, de ce qu'elle entend, de ce qu'elle ressent. Ses portraits des personnes qui vivent dans cette maison de soins et de repos sont très convaincants et c'est cela qui refile le bourdon au lecteur qui se demande s'il vivra, lui aussi, cette déchéance, car, ne nous voilons pas la face, la fin de vie des personnes très âgées n'est rose ni pour elles, souvent placées faute de pouvoir s'en occuper en permanence, notamment pour les personnes atteintes de démences diverses et variées, ni pour leurs familles.
Dans un tout autre registre, Linda Vanden Bemden a publié chez Weyrich un roman désopilant : « La reine, la loi, la liberté ».
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Quel beau petit livre… Chaque semaine, pendant les cinq ans de son séjour en maison de repos, Linda Vanden Bemden a rendu visite à sa grand-mère adorée. Après chaque visite, elle postait quelques impressions sur les réseaux sociaux. Je ne les ai pas lu, mais ce livre en est un extrait, ou s'en inspire, je ne sais pas trop. Environ 75 instantanés d'un ou deux paragraphes, rarement plus.

La quatrième de couverture donne l'impression que la vie n'est pas toujours rose, dans ces institutions. Ce n'est sans doute pas complètement faux. Mais l'ambiance des billets de Linda Vanden Bemden est tout autre. Chacun d'eux, ou presque, prête à sourire, sans qu'il s'agisse de cynisme ni de moquerie méchante. Beaucoup de tendresse se cache pudiquement derrière ces petits tableaux. C'est là le plus important: j'ai ressenti une immense affection de l'auteure envers sa grand-mère, sa princesse, comme elle dit. La joie de la revoir chaque semaine, sans doute, lui permettait de relativiser les aspects plus négatifs de sa visite, en les tournant à la plaisanterie plutôt que de s'en plaindre, comme l'auraient fait maints esprits ronchons. Voyez les citations qui ont été postées sur Babelio, vous comprendrez.

Une fois encore, la simplicité et le naturel de ce livre m'ont procuré un bien agréable moment de lecture. J'attache beaucoup de valeur à la simplicité. Bien entendu, je me délecte de la langue raffinée des grands auteurs, ou de leurs intrigues savamment construites. Mais la simplicité a aussi sa place. La simplicité, c'est le retour au fondamental, la réalité sans fard. La simplicité, quand c'est bien écrit, c'est frais et reposant et ça fait du bien !

Alors donc, je vous recommande chaleureusement de goûter les petites touches de quotidien de ma compatriote belge Linda Vanden Bemden. J'avais déjà commenté ici son ouvrage précédent, "La reine, la loi, la liberté", qui procéde de la même démarche, mais sous une forme romancée.
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Pendant cinq ans, la grand-mère de Linda Vanden Bemden, qui perd la mémoire et est un peu désorientée, a vécu en maison de repos. Chaque fois qu'elle rentrait chez elle après une visite, la petite-fille a écrit un texte qu'elle publiait sur les réseaux sociaux. en voici , réunis dans la collection Miniatures des éditions Quadrature. Des textes qui font une phrase, quelques lignes, une page, et qui disent bien sûr le quotidien d'une dame très âgée, la vie de la maison de retraite. Il y a, malgré la vieillesse, malgré le rétrécissement de la vie, malgré la proximité de la mort toujours tapie en embuscade, il y a de la poésie, du sourire dans les éclats de vie captés par Linda Vanden Bemden. Oh il y a bien sûr parfois le soupir fataliste et un peu débordé d'un soignant, les prises de bec entre résidents qui « perdent la tête » (mais pas le coeur), mais il y a toujours énormément de bienveillance, c'est l'amour indéfectible pour sa grand-mère, « sa princesse », qui illumine ce recueil.

Les dimanches d'Angèle, des textes ciselés, un petit bijou de tendresse et d'humour.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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Avoir un membre de la famille en maison de retraite est la réalité pour une partie de la population occidentale. Pas besoin d'expliciter le pourquoi ou le comment, l'essentiel est que quelqu'un s'occupe de ce parent à temps plein. La vie n'y est ni triste, ni gaie. Cependant, certaines scènes de vie pourraient laisser plus d'un perplexe. Dubitatif. Des scènes Kafkaïennes
Après le placement de la grand-mère, nous assistons à la vie dans ce microcosme. Des scènes de vie qui font grincer des dents ou hurler de rire. Nous découvrons des personnes âgées espiègles. Avec des personnalités qui s'aiguisent ou pas, au fil de leur séjour. La routine dans une maison de vie et de soins belge, faite de rires, de sourires, de doux moments et d'autres moins doux. Des petites scènes de vie, d'amour, de tendresse. de force. de douce violence. de traits d'esprit maltraités ou absents. D'humour. de dimanche qui se suivent et ne se ressemblent jamais.
Les dimanche d'Angèle est un concentré d'amour. de tendresse qu'une petite-fille adresse à sa grand-mère. de la tendresse écrite pour sa princesse. C'est un recueil qui se lit d'une traite et se savoure comme un thé au coin du feu. Les mots dansent la farandole autour de l'espiègle Angèle et de ses voisins assez hauts en couleurs. Un recueil qui fait sourire à chaque page. A chaque petite anecdote. Une tendresse pleine d'empathie pour des personnes qui ont eu une vie bien pleine. Mais que l'âge a vidé de tous souvenirs.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Ecrits

A la maison de vie et de soin aujourd’hui, des écrits.

-Dans l’ascenseur : « Mercredi de 14h à 16h, atelier blagues et énigmes. »

-Sur le panneau d’affichage Santé : « Tu as entre 60 et 100 ans et tu souaites faire le point sur ta structure musculaire ? Participe à notre atelier. »

-Dans la salle commune : « La vie est frite de petites choses. »

Une lettre de différence et la vie prend des airs de mayonnaise. (p. 61)
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Feu d’artifice

Ce dimanche, la maison de vie et de soins est pyrotechnie de Noël. Formué ainsi, cela semble prometteur. En réalité, pas du tout :

-de Noël parce qu’un mini marché de Noël a prs place dans la salle à manger.

-pyrotechnique parce qu’un feu d’artifice est la comparaison qui s’impose quand un pensionnaire éternue après avoir mis en bouche une large part de tartine trempée dans le café.

Pas forcément festif mais très réussi. (p. 19)
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A l’essentiel

Voilà Angèle installée dans sa chambre double à la maison de vie et de soins.

Presque toute sa vie tient dans une garde-robe : penderie à gauche, étagères à droite, valise sur le toit. Et dans deux petits meubles : l’un à couture, l’autre à tiroirs.

Une leçon d’essentiel, à l’ombre de nos encombrements. (p. 8)
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Et enfin, il y a grand-maman, qui ne vieillit pas, qui n’a pas d’âge dans mon coeur et vingt ou trente dans le sien.
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- J’ai trouvé grand-maman radieuse comme un premier jour de printemps ce dimanche ! Elle souriait, elle était en pleine forme. Ça lui fait un bien fou ce soleil, confiais-je à ma fille en revenant d’une visite à la maison de vie et de soins.
- Ou alors elle a un mec.
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