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Olivier Debernard (Traducteur)
ISBN : 2811205195
Éditeur : Milady (20/05/2011)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 322 notes)
Résumé :
Le tueur parfait n'a pas d'amis, il n'a que des cibles. Pour Durzo Blint, l'assassinat est un art et il est l'artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps. Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d'un seul coup d'œil et à prendre des risques -comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti. Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  23 avril 2015
Une très belle réussite pour ce premier livre de l'auteur et premier tome d'une trilogie.
Azoth est un orphelin, livré à lui-même dans les rues noires et glauques du quartier pauvre de Cénaria. Lorsque son chemin croise celui de Durzo Blint, maître assassin, un seul espoir pour Azoth qui ne veut plus avoir peur : Devenir l'apprenti de la légende. de son douloureux apprentissage à ses premiers pas et plus si affinités ; passant par le développement de son Don (qui ajoute la dimension magique à l'oeuvre), dans un univers sombre, où les complots se joignent aux trahisons, vous suivrez les aventures de notre héros avec un leitmotiv : La vie ne vaut rien. Bien pratique lorsqu'on pratique ce métier.
Vous avez trouvé l'Assassin Royal de Hoob un poil trop littéraire, manquant de fange, de noirceur ? Vous auriez voulu rajouter un peu d'Abercrombie au mélange ? Vous en avez marre des Elfes qui, quand ils pètent ils font des paillettes ? La voie des ombres est faite pour vous (d'ailleurs il n'y a pas d'elfes ici).
Ne vous fiez pas à la couverture de l'édition Milady qui fait plus jeu vidéo, voire roman de gare écrit à la ligne que roman de Fantasy. (Celle de l'édition grand format Bragelonne est nettement mieux).
Nous avons là un roman de qualité, bien écrit (mais point trop n'en faut) avec une histoire dense (quoique parfois un peu confuse) et des personnages travaillés et nuancés. On découvre peu à peu l'univers riche de l'auteur (tout en laissant pas mal de place aux opus suivants je pense).
J'ai particulièrement aimé le Don, sa description, son fonctionnement, sa spécialisation fonction des cultures et des à priori des sociétés.
Un excellent premier tome qui appelle indéniablement à la lecture du suivant, le choix des ombres.
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Aelinel
  23 octobre 2015
Azoth est un jeune garçon, rat de guilde qui tente de survivre comme il peut dans les quartiers défavorisés de Cenaria. Sa rencontre avec Durzo Blint, un assassin professionnel, va changer le cours de sa vie. Dès lors, il fera tout pour devenir son apprenti.
Lorsque j'ai acheté ce premier tome, je venais de finir Gagner la Guerre de Jean-Philippe JAWORSKI. Inconsciemment ou pas, j'avais envie de poursuivre dans le même esprit avec un roman qui mettrait encore une fois en scène un assassin professionnel. Et puis, après la critique enthousiaste de Fnitter au sujet de ce premier opus, je n'ai pas été difficile à convaincre!
Oui, mais voilà, il m'a fallu deux mois pour le lire! Ce ne sont pourtant pas les 700 pages qui m'ont rebuté : j'ai l'habitude de lire des pavés. Pourtant, en soit, le roman est loin d'être mauvais, bien au contraire. L'univers imaginé par l'auteur est très travaillé et bien étoffé. On a une myriade de personnages dont la psychologie est assez bien détaillée et retranscrite. Le scénario a beaucoup de ressources et ponctué de rebondissements. Quant au style d'écriture, il est très agréable et fluide.
Alors, qu'est-ce qui a bien pu ralentir ma lecture? J'ai eu beaucoup de mal à rentrer au départ dans l'histoire à cause justement de la complexité de l'univers imaginé par l'auteur. Je dois bien avouer qu'il m'a parfois un peu perdu. De plus, le récit est ponctué de beaucoup de noirceur et de violence : j'ai eu du mal à m'y habituer. Il ne vaut mieux pas d'ailleurs être en pleine dépression car lire ce livre ne va pas vous aider à en sortir! Ensuite, les personnages comme Durzo Blint ou Azoth étaient tellement froids que j'ai eu peu d'empathie pour eux, de prime abord. Enfin, le rythme du roman me semble assez inégal (après ce n'est que mon avis), mais je pense que le livre aurait été beaucoup plus efficace avec 200 pages de moins. Entre les pages 250 et 450, j'ai failli abandonner plusieurs fois car j'avais l'impression de ne pas avancer alors que j'ai dévoré les 250 dernières pages, beaucoup plus efficaces. Au final, je reste tellement partagée sur ce roman que je n'ai pas encore décidé si je vais investir dans le second tome...
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Igguk
  28 août 2015
Tête de gondole de ce que certains appellent la fantasy à capuche, Brent Weeks apparait maintenant comme un incontournable. le monsieur déroulant déjà sa deuxième série (Le porteur de lumière), je me suis dit que j'allais commencer par le début, le premier tome de sa première série : La voie des ombres édité chez Bragelonne (grand format) ou Milady (poche).
Dans ce roman, nous faisons la connaissance d'Azoth, orphelin d'une dizaine d'années au plus bas de l'échelle sociale des gangs d'un quartier vraiment pourri. Battu, affamé et réduit en quasi-esclavage par ses ainés, il va chercher à devenir l'apprenti du plus grand assassin du coin, Durzo Blint, pour se sortir de là (et pour plus qu'on l'emmerde, en gros). Il va d'abord devoir faire ses preuves, puis mettra les pieds en plein dans les histoires politiques et les complots de la pègre locale, des nobles du royaume et des pays voisins. Ici, les assassins sont les armes principales de tout le monde, donc Blint, et plus tard Azoth, seront les instruments de tous les complots, jusqu'à ce que ça dérape.
La voie des ombres se situe dans une cité médiévale classique mais l'ambiance emprunte énormément à l'univers des ninjas, à la fois dans l'art de la discrétion, de l'assassinat mais aussi dans certaines références et certaines armes (Wakizashi, Tanto, Kage, etc…). Comme les assassins légendaires japonais, Durzo et notre héros sont des ombres mortelles et aussi des encyclopédies vivantes de tout ce qui peut zigouiller quelqu'un : pièges, armes, poisons, techniques de combat, etc… La pègre (le sa'kagué) apparait également comme très influente, plus encore que le gouvernement légitime, à l'image des stéréotypes des syndicats du crime organisé asiatiques. L'ambiance rappelle pas mal Les mensonges de Locke Lamora pour ce côté « ville rongée par la pègre et les guerre de clans ».
Mais le livre se concentre surtout sur la relation Maître-élève ambigüe qui existe entre Azoth et Durzo Blint, cette partie du roman est très réussie car l'assassin est assez énigmatique pour que notre jeune héros ne sache jamais sur quel pied danser avec lui. Arriver à cerner ce personnage est un défi pour le héros mais également pour le lecteur qui va se demander tout le long à quel genre de gars il a vraiment affaire.
Brent Weeks se montre d'une efficacité redoutable dans l'écriture des scènes d'action et du suspense en général, le livre se lit très vite malgré ses 550 pages bien tassées, tout va à un rythme effréné et il n'y a pas un temps mort. C'est une des grandes qualité du roman, mais paradoxalement c'est aussi l'origine de principal défaut : pour moi ça devient confus. Tant qu'on reste dans l'enfance et l'apprentissage, l'histoire est bien équilibrée mais au bout d'un moment les grands complots arrivent, les retournements de situations et les trahisons s'enchainent presque trop vite, il y a tellement de révélations qui s'entassent les unes sur les autres que les motivations des personnages et des factions se noient dans tout ça.
J'ai eu l'impression que pour son premier roman, Weeks a vu trop grand et a visé une histoire trop complexe, il n'a pas la maitrise pour rendre tout ce bordel digeste et naturel, je me suis perdu plusieurs fois dans tous les complots qui s'entrecroisent, dans les motivations de tel ou tel personnages… Même son système de magie ou sa mythologie semblent un peu brouillons. Enfin on s'y retrouve en prenant un peu de recul, mais ça ne coule pas de source. le livre retrouve toute sa qualité lors des passages d'action pure, où on oublie les justifications et les explications pour se concentrer sur l'instant, la soirée au château du roi qui prend un bon morceau de la deuxième moitié du livre est des plus réussies par exemple. Je suis toujours partisan de l'histoire simple mais maitrisée plutôt que de la complexité casse-gueule.
On peut aussi reprocher à la voie des ombres son manque d'originalité, le postulat de base et beaucoup d'éléments font assez cliché même si l'efficacité reste intacte, ça pioche dans les grands poncifs de plusieurs genres. L'auteur arrive à en faire quelque chose de bon, mais on n'est jamais vraiment surpris, la plupart du temps ça ne dérange pas du tout, mais par moment on se dit « mouais, OK, on la connait cette ficelle… ». Rien de très grave, mais quand même…
Ce premier tome de la trilogie de l'ange de la nuit est un bon livre divertissant, une histoire d'apprenti assassin et de complots pleine d'action et de coups de théâtre, parfois un peu confus, mais qui se lit avec plaisir sans pour autant devenir un classique inoubliable. J'espère que l'auteur parviendra à mieux contenir son intrigue dans les prochains tomes, et là ça risque de devenir vraiment passionnant.
Lien : http://ours-inculte.fr/la-vo..
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Tatooa
  22 juillet 2015
Et voilà, un tome 1 de plié en assez peu de temps pour sa taille... Je suis sidérée de voir que c'est un premier livre, d'ailleurs, je l'aurais jamais pensé à sa lecture.
Dans ce premier tome, on se retrouve donc au cœur d'une énorme machination, et d'entrée de jeu, on plonge dans l'histoire. C'est noir, très noir, très très très noir, ça dégomme à tours de bras. Normal me direz-vous, on a des histoires d'assassins. Oui mais pas que ! Et ça va beaucoup plus loin que ça et beaucoup plus vite ! ça n'arrête pas une seconde !
Bon, il faut croire que je finis par m'habituer, vu ce que ça dégomme dans ce bouquin, je crois que c'est un des livres où il y a le plus de morts que j'ai lu, il y en a même plus en un tome que dans 3 de GoT, je suis sûre !
Mais bon, j'ai vaillamment et courageusement continué ma lecture !
C'est une histoire compliquée, à multiples protagonistes, mais les personnages secondaires sont si bien développés qu'on pourrait presque dire qu'ils ne le sont pas, secondaires. De plus, c'est si bien écrit qu'on ne s'y perd à aucun moment, on sait très exactement qui est qui et je n'ai jamais eu de mal à remettre les personnages et les événements à leur place, même si on a de nombreux flash-backs... Les combats sont très visuels, et même si la magie est un peu lente à arriver, quand elle arrive, bonjour, on en prend plein la tête !
Vous qui aimez les assassins (pardon, les pisse-culottes), les complots, les trahisons, les complications, les surprises, ben lisez ce livre, ça m'étonnerait que vous soyez déçus !
Je ne l'ai pas été, c'est un bien beau (mais noir) coup de cœur que j'ai là, paf ! Et je saute donc sur le tome 2...
J'ajoute que ça n'a strictement rien à voir avec "l'assassin royal", qui fait vraiment "fantasy pour fillette" à côté de ce massacre en continu... (j'ai quand même lu 6 tomes de ce dernier, je sais de quoi je cause).
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grm-uzik
  09 septembre 2018
Synopsis :
A Cenaria, la loi des rues est la plus dure. Azoth vit au rythme des supplices infligés par le Rat. Chef de la guilde des dragons noirs, il n'hésite pas à imposer ses règles par la violence. Poupée et Jarl, les amis d'Azoth en font les frais. Afin de les sauver de leur sinistre quotidien, Azoth est prêt à quitter le Dédale, quartier où ils survivent. Les genoux jouant des castagnettes et claquant des dents, notre chétif Azoth prie Durzo Blint le pisse-culotte de le prendre comme apprenti. Mais notre brave gamin est loin de deviner qu'il devra tout aussi durement survivre que dans les rues du Dédale, changer d'identité, et même... donner la mort.
Au sein du royaume de Cénaria, domine une anarchie certaine. Cette ville est rongée par la corruption et les rênes sont tenus par la pègre des Neuf appelée le Saka'gué. Il domine différents mondes afin qu'une certaine accalmie perdure entre eux. Toutefois, l'insécurité y est perpétuelle : vie pitoyable, racket incessant, forte corruption, vols, prostitution, arnaques et mort au quotidien n'y sont pas des moindres.
Pour assainir l'environnement, les corrompus font appel à la crème des assassins, les qualifiés pisse-culotte. Cette élite atypique est de fait hors-norme car ces rares membres sont dotés d'un Don. Ignorant de tout (ou presque) Azoth prie le majestueux Durzo Blint de le prendre sous sa coupe. La vie à ses côtés se révèlera dense et aussi détestable que son ancienne vie dans le Dédale. Devenu maintenant Kylar Stern, il devra s'allier à certaines figures, aider Durzo dans ses contrats et surtout, continuer de respirer à tout prix. Il va évoluer dans un monde dont les coulisses sont source de mort certaine, sans en connaître ni les fils, ni les logiques. Implacablement, c'est le grand bain pour Azoth.

Avec cette trilogie, difficile de ne pas parler d'archétype des personnages. Les personnalités ne sont pas originales, nous avons l'enfant martyrisé, l'assassin, la pute, le gigolo... avec tout ce que nous accrochons à ces portraits types en matière de défauts et de qualités. Ils manquent tous de profondeur dans ce premier volet. J'espère que le romancier de talent a su mieux les développer dans les deux tomes suivants.
Parmi la ribambelle de personnages, quelques petits mots au sujet de…
Azoth est une pauvre gens de 11 ans quand débute le roman. Il est sous-fifre dans une guilde des enfants mendiants du dédale, la Guilde des Dragons Noirs. A la tête de cette dernière, se trouve le Rat qui maltraite les gamins afin de les garder sous son contrôle : violence gratuite, menaces et viols à répétition. Notre petit Azoth souhaite protéger ses amis, Jarl son copain et Poupée, une toute petiote muette du Rat. Pour arriver à ses fins, il tente coûte que coûte de devenir l'apprenti du meilleur pisse-culotte de Cenaria, Durzo Blint. Azoth va mourir, notre protagoniste devient par la force des choses, Kylar Stern. Il devra changer d'identité, perdre ses amis, devenir sombre et tragique et donner la mort. Bien malgré lui, il n'atteindra pas le rang élitiste des pisse-culotte car il n'a pas de Don et devra utiliser bon nombre d'artefacts. Notre Azoth-Kylar va gagner peu à peu en maturité, devenir extrêmement attachant et la relation avec son maître est… particulière. C'est à vous, mes chers lecteurs et lectrices, de le découvrir.
Durzo Blint, est un super assassin aux supers pouvoirs. Ni plus, ni moins. L'équation Durzo Blint = mort fait tout le charme de notre super dur à cuire.
C'est la crème de la crème de Cenaria, mais tu ne voudrais même pas le croiser dans tes rêves. Un personnage épicé qui éveille notre curiosité.
Dans l'entourage d'Azoth, nous retrouvons également Logan Gyre, fils de noble qui deviendra l'ami de notre gamin ; Mamma K. est une figure intéressante et saura remettre Azoth dans le droit chemin et avorté dans l'oeuf ses belles illusions.
Cette première trilogie de l'auteur a connu un succès phénoménal outre-Atlantique. Elle arrive en France en 2009. Sans aucun doute, les guildes d'assassins ont toujours piqué à vif les lecteurs : grands amateurs ou simples curieux, nous sommes attirés par les assassins comme les abeilles par le miel. Que ce soit pour leur vie de grands chemins, leurs armes à foison ou leurs non-principes de vie, l'assassin, tu l'aimes cher lecteur, chère lectrice. Et là, vous allez être servi !
Brent Weeks nous propose un roman réellement sombre et non moins réaliste. La violence y est dominante, l'univers est sordide et macabre.
Bien que les "races" originales de magiciens, sorciers, dragons et autres lutins soient totalement absentes de l'histoire, le roman n'en demeure pas moins épique et délicieux.
Le monde se révèle assez travaillé notamment avec cette menace globale que nous retrouvons à tous les coins de page.
La magie est cependant bien présente avec l'existence de Don : il se matérialise sous différentes formes : décupler la force, séduire les personnes, marcher plus vite, devenir discret. La différence entre un bon pisse-culotte et un assassin médiocre est la possession du Don… ou non. En gros, le pisse-culotte est à l'assassin, ce que le fauve est au chaton. Je pense que si je devais retenir un atout indéniable du livre, ce serait son rythme : les ennemis retors et sadiques ne sont pas en reste et demeurent au coeur des différentes actions. le langage un peu châtié oeuvre pour la véracité de l'histoire. L'intrigue politique apparaît doucement et les trahisons de tous les côtés cadencent la lecture. le retournement de situations improbables est à couper le souffle. La violence est relativement difficile à lire mais Brent Weeks détourne savamment le récit au moment les plus insoutenables.
Et bien sûr, l'inconvénient menu-menu, est les ellipses trop importantes ; l'apprentissage au métier d'assassin d'Azoth est emballé-pesé en quelques pages alors qu'on aurait aimé tant en découvrir plus !
En bref, en résumé et pour conclure, je vous invite à découvrir ce premier tome car on entre dans la vie de pisse-culotte, on y découvre les mystères de Cenaria et la richesse d'histoires aux multiples rebondissements.
Une oeuvre de Dark Fantasy que je vous recommande très fortement.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   25 avril 2015
La douleur que tu ressens, c'est l'abandon d'une illusion. L'illusion a un sens, Kylar. Il n'y a pas de grand dessein. Il n'y a pas de dieux, pas d'arbitre du bien et du mal. Je ne te demande pas d'aimer la réalité, je te demande simplement d'être assez fort pour l'affronter. Il n'y a rien au-delà. Juste la perfection que nous atteignons en devenant des armes, en devenant aussi forts et aussi impitoyables qu'une lame. Le bien fondamental n'existe pas dans la vie. La vie ne représente rien en elle-même. Ce n'est qu'un repère qui différencie les vainqueurs des vaincus. Et les vainqueurs, c'est nous. Nous le sommes toujours. Il n'y a rien d'autre que la victoire et même la victoire ne signifie rien. Nous gagnons parce que perdre est une insulte. La fin ne justifie pas les moyens. Les moyens ne justifient pas la fin. Il n'y a personne devant qui se justifier. Il n'y a pas de justification.
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fnitterfnitter   26 avril 2015
Sais-tu combien de gens j'ai tué ? (Kylar secoua la tête). Moi non plus. Je l'ai su. Il fut un temps où je me rappelais le nom de chaque personne que je n'avais pas tuée en combattant. Et puis il y en a eu trop, et je me suis juste souvenu du nombre. Et puis seulement des innocents. Et puis j'ai fini par l'oublier, ça aussi. Et sais-tu quel châtiment on m'a infligé pour mes crimes, pour mes péchés ? Aucun. L'abstraction la plus chère au cœur des hommes n'est qu'une absurdité, j'en suis la preuve. Un univers équitable ne tolérerait pas mon existence.
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Acr0Acr0   19 avril 2010
Ce n’était pas la première fois qu’Azoth pénétrait dans un souterrain et s’il n’aimait pas beaucoup se déplacer à tâtons dans une obscurité sirupeuse il en était néanmoins capable. Pourtant, ce boyau était curieux. Au départ, il ressemblait à tous les autres : un couloir rudimentaire taillé dans la roche sinueux et, bien entendu, noir comme un four. Mais tandis qu’il s’enfonçait dans les profondeurs de la terre, les parois devinrent plus droites ; le sol, plus lisse. Ce tunnel menait à un endroit important.
Il n’était pas bizarre, juste différent. Ce qui était bizarre, c’était ce qui se trouvait trente centimètres devant Azoth. Le garçon s’accroupit et se reposa en réfléchissant. Il ne s’assit pas : on s’asseyait lorsqu’on était sûr qu’il n’y avait pas de danger et qu’il ne faudrait pas s’enfuir à toutes jambes.
Il ne sentit pas d’odeurs inhabituelles, bien que l’air soit lourd et aussi épais que du gruau. En plissant les yeux, il distinguait quelque chose, mais, selon toute probabilité, c’était justement parce qu’il plissait les yeux. Il tendit la main devant lui. Est-ce qu’il ne faisait pas plus frais par là ?
Il était certain de sentir un vague courant d’air. Une peur soudaine le traversa comme une décharge électrique. Blint était passé à cet endroit vingt minutes plus tôt sans porter de torche. Azoth n’avait pas réfléchi à ce détail, il se rappela alors certaines histoires.
Un petit souffle aigrelet caressa sa joue. Azoth faillit s’enfuir en courant, mais il ne savait pas quel côté était dangereux, quel côté ne l’était pas. Il n’avait aucun moyen de défense. Une nouvelle bouffée effleura sa joue.
Ca sent bizarre. L’ail ?
_ Il y a des secrets en ce bas monde, mon garçon, dit une voix. Comme les systèmes d’alarme magiques et l’identité des Neuf, par exemple. Si tu fais un pas de plus, tu apprendras un de ces secrets. Ensuite, les deux gentils cogneurs qui ont ordre de s’occuper des intrus te tueront.
_ Maître Blint ?
Azoth scruta les ténèbres.
_ La prochaine fois que tu suis quelqu’un, ne sois pas si discret. Ca met la puce à l’oreille.
Azoth ne comprit pas ce que cela signifiait, mais ce n’était pas de bon augure.
_ Maître Blint ?
Il entendit quelqu’un s’esclaffer en s’éloignant, plus haut dans le tunnel.
Le garçon se releva d’un bond en sentant ses espoirs s’évanouir comme les échos du rire. Il remonta le boyau à toute allure dans le noir.
_ Attendez !
Personne ne lui répondit. Azoth accéléra et trébucha contre une pierre. Il s’affala et s’écorcha les genoux et les paumes sur le sol rocailleux.
_ Maître Blint ! Attendez ! Il faut que je devienne votre apprenti ! Maître Blint ! Je vous en prie !
Une voix parla juste au-dessus de lui, mais il ne distingua rien en dépit de ses efforts.
_ Je ne prends pas d’apprentis. Rentre chez toi mon garçon.
_ Mais je ne suis pas comme les autres ! Je ferai tout ce que vous me demanderez ! J’ai de l’argent !
Personne ne lui répondit. Maître Blint était parti.
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fnitterfnitter   27 avril 2015
La vengeance naît d'un amour de la justice et de la volonté de redresser les torts. Mais la revanche conduit à la damnation. L'Ange de la Nuit, l'incarnation du châtiment, a trois visages : la vengeance, la justice et la pitié.
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PouchouPouchou   26 mai 2010
- Voici Azoth, mon meilleur apprenti. Il est agile. Il est intelligent. Il est inutile de lui répéter quelque chose pour qu'il le retienne. Il travaille des heures durant. Azoth, raconte au général ce que tu as appris sur la vie.
Azoth prit la parole sans un instant d'hésitation.
- La vie est vaine. La vie est dénuée de sens. En prenant une vie, on ne prend rien de précieux. Les pisse-culottes sont des tueurs. Nous ne faisons que tuer. Nous ne sommes rien de plus. Il n'y a pas de place pour les poètes dans ce cruel métier.
- Seigneur général ? demanda Blint. Vous êtes toujours avec moi ?
- Je suis toujours avec vous, lâcha le général, les yeux brillants de rage.
La voix de maître Blint se fit glaciale.
- Alors, retenez ceci : je tuerai mon apprenti avant de vous laisser l'utiliser contre moi.
Le général sursauta violemment sur sa chaise, comme si cette déclaration l'avait choqué au plus haut point. Il avait les yeux fixés sur Azoth et Azoth suivit son regard.
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